{"id":346352,"date":"2014-01-30T00:00:00","date_gmt":"2014-01-29T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quoi-de-neuf-5\/"},"modified":"2014-01-30T00:00:00","modified_gmt":"2014-01-29T23:00:00","slug":"quoi-de-neuf-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quoi-de-neuf-5\/","title":{"rendered":"Quoi de neuf ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>A ce jour, il n&#8217;existe pas de d\u00e9finition unique de l&#8217;incontinence f\u00e9cale dans la litt\u00e9rature scientifique. Le sujet reste un sujet de d\u00e9bat scientifique. L&#8217;article suivant donne un aper\u00e7u de l&#8217;\u00e9tiologie et des multiples voies de diagnostic. Si les approches th\u00e9rapeutiques conservatrices ne sont pas efficaces, des mesures chirurgicales invasives doivent \u00eatre envisag\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;incontinence f\u00e9cale est d\u00e9finie comme une perte involontaire de selles ou une incapacit\u00e9 \u00e0 contr\u00f4ler l&#8217;\u00e9mission de selles. Cliniquement, on peut distinguer l&#8217;incontinence passive (perte involontaire de selles ou de vent dont la personne n&#8217;a pas conscience) de l&#8217;incontinence d&#8217;urgence (perte de selles malgr\u00e9 une tentative de r\u00e9tention du contenu de l&#8217;intestin) et de l&#8217;incontinence f\u00e9cale (\u00e9vacuation normale des selles suivie d&#8217;une d\u00e9f\u00e9cation) [1].<\/p>\n<p>Une combinaison des sympt\u00f4mes est fr\u00e9quente. Dans la plupart des cas, la charge mentale est importante. Il n&#8217;est pas rare que l&#8217;incontinence conduise \u00e0 l&#8217;isolement social en raison de la peur de perdre involontairement des selles [2]. Seul un tiers environ des personnes concern\u00e9es consulte un m\u00e9decin pour des probl\u00e8mes d&#8217;incontinence [3].<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie-et-couts\">\u00c9pid\u00e9miologie et co\u00fbts<\/h2>\n<p>Environ 8% de la population adulte est concern\u00e9e par l&#8217;incontinence f\u00e9cale. La pr\u00e9valence augmente avec l&#8217;\u00e2ge. Selon les estimations, 30 \u00e0 50% des r\u00e9sidents des maisons de retraite souffrent d&#8217;incontinence [1, 4, 5]. Cela a un impact socio-\u00e9conomique important. L&#8217;ampleur du probl\u00e8me de l&#8217;incontinence est illustr\u00e9e par le fait qu&#8217;aux \u00c9tats-Unis, on d\u00e9pense plus d&#8217;argent pour les traitements de l&#8217;incontinence f\u00e9cale et urinaire que pour le traitement des tumeurs malignes [1].<\/p>\n<h2 id=\"etiologie\">\u00c9tiologie<\/h2>\n<p>L&#8217;incontinence f\u00e9cale peut \u00eatre principalement due \u00e0 une modification de la consistance des selles, \u00e0 un trouble structurel (au niveau du rectum ou de l&#8217;appareil sphinct\u00e9rien) ou \u00e0 un trouble fonctionnel [6]. On peut distinguer les groupes de causes suivants :<\/p>\n<p><strong>Modifications de la quantit\u00e9 et de la qualit\u00e9 des selles : <\/strong>les causes de l&#8217;incontinence f\u00e9cale sont souvent la diarrh\u00e9e (par exemple dans le cadre de maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin ou du syndrome du c\u00f4lon irritable) et une constipation marqu\u00e9e avec r\u00e9tention des selles (par exemple en raison d&#8217;une d\u00e9f\u00e9cation dyssynergique ou de m\u00e9dicaments).<\/p>\n<p><strong>Les troubles structurels : <\/strong>Les troubles structurels au niveau du rectum se produisent en pr\u00e9sence d&#8217;un prolapsus rectal ou d&#8217;une hyper- ou hyposensibilit\u00e9. Les causes les plus fr\u00e9quentes d&#8217;incontinence f\u00e9cale au niveau de l&#8217;appareil sphinct\u00e9rien anal sont les traumatismes obst\u00e9tricaux ou chirurgicaux.<\/p>\n<p>Chez les femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er, le traumatisme de l&#8217;accouchement constitue le plus grand facteur de risque pour le d\u00e9veloppement de l&#8217;incontinence [7]. Ainsi, une d\u00e9chirure au niveau des muscles du sphincter anal a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence chez 35% des femmes (primipares) apr\u00e8s un accouchement par voie vaginale [7, 8].<\/p>\n<p>Les interventions chirurgicales dans la r\u00e9gion anale (par exemple, le traitement chirurgical des h\u00e9morro\u00efdes, des fistules ou des fissures anales) peuvent provoquer des l\u00e9sions de l&#8217;appareil sphinct\u00e9rien, qui n&#8217;entra\u00eenent toutefois typiquement l&#8217;incontinence que des ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n<p><strong>Les troubles fonctionnels : <\/strong>Les troubles fonctionnels sont souvent associ\u00e9s \u00e0 une perception sensorielle anorectale compromise. Cela peut \u00e0 son tour \u00eatre d\u00fb \u00e0 des traumatismes \u00e0 la naissance, mais aussi \u00e0 une l\u00e9sion du syst\u00e8me nerveux central ou p\u00e9riph\u00e9rique (p. ex. l\u00e9sion transversale traumatique) ainsi qu&#8217;\u00e0 une l\u00e9sion nerveuse dans le cadre d&#8217;un diab\u00e8te sucr\u00e9 ou d&#8217;une scl\u00e9rose en plaques.<\/p>\n<p><strong>Autres causes :<\/strong> l&#8217;incontinence f\u00e9cale&nbsp; est fr\u00e9quente \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9, en particulier lorsqu&#8217;une d\u00e9mence est \u00e9galement pr\u00e9sente. L&#8217;incontinence f\u00e9cale peut \u00e9galement \u00eatre due \u00e0 une diarrh\u00e9e provoqu\u00e9e par une intol\u00e9rance alimentaire (par ex. lactose, sorbitol) ou \u00e0 un effet ind\u00e9sirable de certains m\u00e9dicaments (par ex. anticholinergiques, myorelaxants).<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Lors du diagnostic, il est important que le m\u00e9decin pose explicitement la question de la pr\u00e9sence d&#8217;une incontinence f\u00e9cale. De nombreux patients n&#8217;abordent pas le sujet des sympt\u00f4mes de l&#8217;incontinence lors de la consultation m\u00e9dicale, car ils ont honte. Diff\u00e9rents questionnaires, tels que le score de Vaizey-Wexner <strong>(tableau 1)<\/strong>, sont utiles pour l&#8217;enqu\u00eate et l&#8217;objectivation [9]. Il est \u00e9galement important de conna\u00eetre l&#8217;origine de l&#8217;incontinence. Il s&#8217;agit notamment de questions sur la consistance des selles (pour vous aider, vous pouvez utiliser le tableau des outils de Bristol), les accouchements vaginaux, les op\u00e9rations proctologiques, les maladies syst\u00e9miques existantes et l&#8217;utilisation de laxatifs.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2988\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_Hp1.jpg-40cd1a_1526.jpg\" width=\"1100\" height=\"860\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_Hp1.jpg-40cd1a_1526.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_Hp1.jpg-40cd1a_1526-800x625.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_Hp1.jpg-40cd1a_1526-120x94.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_Hp1.jpg-40cd1a_1526-90x70.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_Hp1.jpg-40cd1a_1526-320x250.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_Hp1.jpg-40cd1a_1526-560x438.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><strong>Inspection :<\/strong> l&#8217;inspection au repos r\u00e9v\u00e8le des coussins h\u00e9morro\u00efdaires en prolongement, des cicatrices dues \u00e0 des interventions ant\u00e9rieures, d&#8217;\u00e9ventuelles fistules, etc. Le test de compression d\u00e9masque un prolapsus rectal ou anal.<br \/>\n<strong>Examen rectal digital : <\/strong>l&#8217;examen rectal digital (DRU) fournit des informations sur le tonus sphinct\u00e9rien (pression de repos et de serrage) et la contractilit\u00e9 des muscles du plancher pelvien. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, une impaction f\u00e9cale ou une masse tumorale est palpable, ce qui peut avoir une influence sur la continence. Lors de l&#8217;examen synchrone du vagin et du rectum, il est \u00e9galement possible de visualiser une rectoc\u00e8le par palpation chez la patiente.<\/p>\n<p><strong>\u00c9chographie endo-anale et IRM endo-anale : <\/strong>L&#8217;\u00e9chographie endo-anale permet d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 structurelle de l&#8217;appareil sphinct\u00e9rien et, partiellement, de l&#8217;anse pubo-rectale. Il est possible de visualiser des l\u00e9sions locales, telles que des pertes de substance, des d\u00e9fauts ou des cicatrices [10]. Une comparaison entre l&#8217;\u00e9chographie endo-anale et l&#8217;IRM endo-anale n&#8217;a pas montr\u00e9 de diff\u00e9rence significative dans la d\u00e9tection des anomalies sphinct\u00e9riennes. L&#8217;\u00e9chographie endo-anale est donc la m\u00e9thode de choix [1, 11].<\/p>\n<p><strong>Manom\u00e9trie anale et d\u00e9f\u00e9cographie :<\/strong> lors de la d\u00e9f\u00e9cographie, le plancher pelvien est examin\u00e9 dans diff\u00e9rentes positions (repos, contraction du plancher pelvien, pouss\u00e9e).<br \/>\nLa manom\u00e9trie anale permet de mesurer objectivement la pression de l&#8217;appareil sphinct\u00e9rien, aussi bien au repos qu&#8217;\u00e0 l&#8217;effort. De plus, la longueur de la partie fonctionnelle du canal anal peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e. Un sphincter sain et fonctionnel a une pression de repos d&#8217;environ 60-80 mmHg. En activant le sphincter externe, cette pression d&#8217;occlusion peut \u00eatre volontairement augment\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 environ 120-140 mmHg. La dur\u00e9e normale de serrage est de &gt;10 secondes.<\/p>\n<p>La nouveaut\u00e9 est la manom\u00e9trie anale tridimensionnelle \u00e0 haute r\u00e9solution, qui permet d&#8217;obtenir simultan\u00e9ment des donn\u00e9es physiologiques et topographiques en trois dimensions [12].<\/p>\n<p><strong>Endoscopie :<\/strong> \u00e9tant donn\u00e9 que les processus inflammatoires et les tumeurs b\u00e9nignes et malignes peuvent \u00e9galement affecter la continence, l&#8217;examen endoscopique est \u00e9galement un \u00e9l\u00e9ment important de l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;incontinence.<\/p>\n<h2 id=\"approches-therapeutiques\">Approches th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Toute th\u00e9rapie comprend d&#8217;abord la r\u00e9gulation des selles, dans le but de normaliser la consistance des selles et d&#8217;allonger le temps de passage des selles dans l&#8217;intestin. Les selles liquides sont beaucoup moins bien retenues par un organe de continence endommag\u00e9 que les selles moul\u00e9es. Il est important que l&#8217;alimentation soit riche en fibres. Outre la consommation de fruits, de l\u00e9gumes, de l\u00e9gumineuses et de produits \u00e0 base de c\u00e9r\u00e9ales compl\u00e8tes, les agents gonflants ont un effet de soutien (p. ex. <sup>Metamucil\u00ae<\/sup> = psyllium).<\/p>\n<p>Si, malgr\u00e9 ces mesures, des selles trop molles ou une fr\u00e9quence de selles trop \u00e9lev\u00e9e persistent, le lop\u00e9ramide (<sup>Imodium\u00ae<\/sup>) peut aider [13].<\/p>\n<p>Les mesures physioth\u00e9rapeutiques de type biofeedback sont utilis\u00e9es dans des cas s\u00e9lectionn\u00e9s en plus de la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse mentionn\u00e9e ci-dessus. La th\u00e9rapie par biofeedback devrait surtout \u00eatre effectu\u00e9e en pr\u00e9sence de facteurs pr\u00e9dictifs positifs (patient motiv\u00e9, perception rectale faible, appareil sphinct\u00e9rien intact, incontinence urinaire) [14].<\/p>\n<h2 id=\"chirurgie\">Chirurgie<\/h2>\n<p>Si les traitements conservateurs, c&#8217;est-\u00e0-dire non chirurgicaux, n&#8217;apportent pas d&#8217;am\u00e9lioration d\u00e9cisive de la conti-nuit\u00e9, la chirurgie doit \u00eatre envisag\u00e9e comme mesure th\u00e9rapeutique. Entrer en ligne de compte :<\/p>\n<p><strong>R\u00e9paration du sphincter :<\/strong> si l&#8217;incontinence est due \u00e0 un d\u00e9faut de l&#8217;appareil sphinct\u00e9rien, le d\u00e9faut musculaire existant peut \u00eatre r\u00e9par\u00e9 par une r\u00e9paration du sphincter. Cette op\u00e9ration est g\u00e9n\u00e9ralement pratiqu\u00e9e sur des patients plus jeunes, notamment en pr\u00e9sence d&#8217;un d\u00e9faut d&#8217;ext\u00e9riorisation &lt;120 \u00b0 (g\u00e9n\u00e9ralement en cas d&#8217;incontinence apr\u00e8s un traumatisme \u00e0 la naissance).<\/p>\n<p><strong>Neuromodulation sacr\u00e9e :<\/strong> l&#8217;op\u00e9ration se d\u00e9roule en deux phases, une phase de test et (si la stimulation de test est r\u00e9ussie) une implantation d\u00e9finitive. Lors de la phase de test, une \u00e9lectrode d&#8217;essai est d&#8217;abord introduite sous anesth\u00e9sie locale au niveau de la racine nerveuse S3 ou S4 du sacrum et connect\u00e9e \u00e0 un stimulateur externe. Il s&#8217;ensuit g\u00e9n\u00e9ralement une stimulation test de trois semaines. Un journal des selles est consult\u00e9 pour \u00e9valuer le succ\u00e8s du traitement. Si une am\u00e9lioration d&#8217;au moins 50% des sympt\u00f4mes est obtenue pendant la phase de test, il s&#8217;agit d&#8217;une indication pour l&#8217;implantation d\u00e9finitive d&#8217;un stimulateur. Contrairement \u00e0 la reconstruction du sphincter, le taux de r\u00e9ussite \u00e0 long terme de la neuromodulation sacr\u00e9e est de 89%, avec 53% des patients am\u00e9liorant leurs sympt\u00f4mes d&#8217;incontinence de plus de 50% et 36% devenant totalement continents [15]. Elle est donc consid\u00e9r\u00e9e aujourd&#8217;hui comme le traitement invasif le plus prometteur de l&#8217;incontinence f\u00e9cale.<\/p>\n<p><strong>Gracilisplastie dynamique : <\/strong>la gracilisplastie dynamique peut notamment \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en pr\u00e9sence d&#8217;un important d\u00e9faut de substance des muscles sphinct\u00e9riens d\u00fb \u00e0 un traumatisme grave ou \u00e0 une reconstruction chirurgicale du sphincter qui a \u00e9chou\u00e9.<\/p>\n<p>La partie distale du muscle gracile est enroul\u00e9e autour de l&#8217;anus apr\u00e8s une mobilisation chirurgicale. Mais comme le patient n&#8217;est pas capable de contracter le muscle de mani\u00e8re permanente, une \u00e9lectrode de stimulation est \u00e9galement implant\u00e9e. Pour l&#8217;\u00e9vacuation des selles, il est ainsi possible de stopper la contraction musculaire au moyen d&#8217;une t\u00e9l\u00e9commande. Lorsque le stimulateur est \u00e0 nouveau activ\u00e9, le muscle gracilis se contracte \u00e0 nouveau et l&#8217;anus se referme. En raison du taux \u00e9lev\u00e9 de complications, cette proc\u00e9dure n&#8217;est plus que tr\u00e8s rarement utilis\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>N\u00e9o-sphincter artificiel :<\/strong> Les indications pour l&#8217;implantation d&#8217;un n\u00e9o-sphincter artificiel sont les m\u00eames que celles de la gracilisplastie dynamique. Le sphincter artificiel est constitu\u00e9 d&#8217;une manchette en silicone plac\u00e9e autour de l&#8217;anus. Le brassard est reli\u00e9 par un tuyau \u00e0 une pompe plac\u00e9e dans le scrotum chez l&#8217;homme et dans le grand labium chez la femme. La pompe est \u00e9galement reli\u00e9e par un second tuyau \u00e0 un ballon de r\u00e9gulation de la pression qui est log\u00e9 dans le cavum Retzii. Le sphincter peut \u00eatre command\u00e9 m\u00e9caniquement par l&#8217;interm\u00e9diaire de l&#8217;orifice situ\u00e9 dans le scrotum ou le rectum. pompe plac\u00e9e dans le labium majus [16]. Comme pour la gracilisplastie dynamique, la morbidit\u00e9 de cette proc\u00e9dure est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e. En cons\u00e9quence, l&#8217;indication de l&#8217;op\u00e9ration doit \u00eatre pos\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s stricte.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats peu satisfaisants des n\u00e9o-sphincters d\u00e9crits ci-dessus ont stimul\u00e9 la recherche : Ainsi, en 2010, on a d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois l&#8217;implantation d&#8217;un sphincter artificiel magn\u00e9tique, compos\u00e9 de plusieurs billes de titane avec un noyau magn\u00e9tique. L&#8217;objectif est de renforcer l&#8217;organe de continence naturel et de pr\u00e9venir les \u00e9pisodes d&#8217;incontinence. La d\u00e9f\u00e9cation est possible par voie normale contre la r\u00e9sistance magn\u00e9tique. Il reste \u00e0 voir si ce sphincter magn\u00e9tique donnera de bons r\u00e9sultats [17].<br \/>\n<strong>Augmentation du sphincter : <\/strong>l&#8217;augmentation du sphincter est notamment utilis\u00e9e en cas d&#8217;incontinence passive l\u00e9g\u00e8re (par exemple en cas de faiblesse ou de d\u00e9faut du muscle sphincter interne). Les mat\u00e9riaux les plus courants sont le collag\u00e8ne, le silicone ou la graisse autologue. Les substances sont inject\u00e9es par voie sous-muqueuse ou intersphinct\u00e9rienne. La plupart des \u00e9tudes n&#8217;ont pu d\u00e9montrer qu&#8217;une am\u00e9lioration \u00e0 court terme de l&#8217;incontinence.<\/p>\n<p>La th\u00e9rapie est certes simple, mais son succ\u00e8s est discutable, les \u00e9tudes \u00e0 long terme manquent. En outre, il faut mentionner le prix \u00e9lev\u00e9 : La th\u00e9rapie par silicone n&#8217;est pas une prestation obligatoire et n&#8217;est actuellement pas rembours\u00e9e par les caisses d&#8217;assurance maladie, ce qui peut entra\u00eener une charge d&#8217;au moins 3000 \u00e0 4000 CHF pour le patient.<\/p>\n<p><strong>Colostomie : <\/strong>la pose d&#8217;une colostomie doit \u00eatre envisag\u00e9e en particulier lorsque le patient a en outre besoin d&#8217;aide pour chaque passage aux toilettes, par exemple chez les patients d\u00e9pendants d&#8217;un fauteuil roulant ou totalement immobiles [18]. La qualit\u00e9 de vie des patients souffrant d&#8217;incontinence f\u00e9cale r\u00e9fractaire au traitement conventionnel s&#8217;am\u00e9liore nettement apr\u00e8s la pose d&#8217;une colostomie [19].<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>La pr\u00e9valence de l&#8217;incontinence f\u00e9cale est de 8%.<\/li>\n<li>Seul un tiers des personnes concern\u00e9es demande un avis m\u00e9dical. Cela est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00fb \u00e0 la honte.<\/li>\n<li>Le traitement conservateur comprend principalement une alimentation riche en fibres, le <sup>Metamucil\u00ae<\/sup>, le lop\u00e9ramide et le biofeedback.<\/li>\n<li>Le traitement invasif le plus efficace est la neuromodulation sacr\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Antonio Nocito<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;\n<\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Rao SS, et al : Diagnostic et prise en charge de l&#8217;incontinence f\u00e9cale. Am J Gastroenterol 2004 Aug ; 99(8) : 1585-1604.<\/li>\n<li>Norton NJ : The perspective of the patient. Gastroenterology 2004 ; 126 : S175-S179.<\/li>\n<li>Johanson JF, et al : Epid\u00e9miologie de l&#8217;incontinence f\u00e9cale : l&#8217;affliction silencieuse. Am J Gastroenterol 1996 Jan ; 91(1) : 33-36.<\/li>\n<li>Saga, et al. : Pr\u00e9valence et corr\u00e9lations de l&#8217;incontinence f\u00e9cale chez les r\u00e9sidents de maisons de retraite : une \u00e9tude de section transversale bas\u00e9e sur la population. BMC Geriatrics 2013 ; 13 : 87.<\/li>\n<li>Rudolph W, et al : A practical guide to the diagnosis and management of fecal incontinence. Mayo Clin Proc 2002 Mar ; 77(3) : 271-275.<\/li>\n<li>Lazarescu A, et al : Investiguer et traiter l&#8217;incontinence f\u00e9cale : quand et comment. Can J Gastroenterol 2008 ; 23(4) : 301-308.<\/li>\n<li>Kamm MA : Dommages obst\u00e9tricaux et incontinence f\u00e9cale. Lancet 1994 ; 344 : 730-733.<\/li>\n<li>Sultan AH, et al. : Disruption anale-sphinct\u00e9rienne pendant l&#8217;accouchement par voie vaginale. NEJM 1993 ; 329 : 1905-1911.<\/li>\n<li>Vaizey CJ, et al : Comparaison prospective des syst\u00e8mes de notation de l&#8217;incontinence f\u00e9cale. Gut 1999 Jan ; 44(1) : 77-80.<\/li>\n<li>Sultan AH, et al : Endosonographie anale et corr\u00e9lation avec l&#8217;anatomie in vitro et in vivo. BJS 1993 ; 80 : 508-511.<\/li>\n<li>Dobben AC, et al. : D\u00e9fauts du sphincter anal externe chez les patients souffrant d&#8217;incontinence f\u00e9cale : comparaison de l&#8217;imagerie MR endoanal et de l&#8217;US endoanal. Radiology 2007 Feb ; 42(2) : 463-471.<\/li>\n<li>Vitton V, et al : Comparaison de la manom\u00e9trie tridimensionnelle haute r\u00e9solution et de l&#8217;\u00e9chographie endoanale dans le diagnostic des anomalies du sphincter anal. Colorectal Disease 2013 ; 15 : e607-e611. doi:10.1111\/codi.12319).<\/li>\n<li>Sun WM, et al. : Effets de l&#8217;oxyde de lop\u00e9ramide sur le temps de transit gastro-intestinal et la fonction anorectale chez les patients souffrant de diarrh\u00e9e chronique et d&#8217;incontinence f\u00e9cale. Scand J Gastroenterol 1997 Jan ; 32(1) : 34-38.<\/li>\n<li>Prather CM : Variables physiologiques qui pr\u00e9disent les r\u00e9sultats du traitement de l&#8217;incontinence f\u00e9cale. Gastroenterology 2004 Jan ; 126(1Suppl 1) : S135-140.<\/li>\n<li>Hull T, et al : Durabilit\u00e9 \u00e0 long terme de la th\u00e9rapie de stimulation des nerfs sacr\u00e9s pour l&#8217;incontinence f\u00e9cale chronique. Dis Colon Rectum 2013 ; 56 : 234-245.<\/li>\n<li>Christiansen J, et al : Implantation d&#8217;un sphincter artificiel pour l&#8217;incontinence anale. Lancet 1987 Aug 1 ; 2(8553) : 244-245.<\/li>\n<li>17 Lehur PA, et al : Augmentation magn\u00e9tique du sphincter anal pour le traitement de l&#8217;incontinence f\u00e9cale : un rapport pr\u00e9liminaire d&#8217;une \u00e9tude de faisabilit\u00e9. Dis Colon Rectum 2010 ; 53 : 1604-1610.<\/li>\n<li>Vaizey CJ, et al : Recent advances in the surgical treatment of faecal incontinence. BJS 1998 ; 85 : 596-603.<\/li>\n<li>Catena F, et al : Incontinence f\u00e9cale irr\u00e9versible : colostomie ou colostomie et proctectomie ? Colorectal Dis 2002 ; 4(1) : 48-50.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(1) : 17-22<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A ce jour, il n&#8217;existe pas de d\u00e9finition unique de l&#8217;incontinence f\u00e9cale dans la litt\u00e9rature scientifique. Le sujet reste un sujet de d\u00e9bat scientifique. L&#8217;article suivant donne un aper\u00e7u de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":40314,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Incontinence f\u00e9cale","footnotes":""},"category":[11531,11414,11368,11549],"tags":[36221,57872,26896,57919,15763,57888,57926,57910,43294,57827,57864,27551,57893,16588,32666,57900,57881],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346352","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-geriatrie-fr","category-rx-fr","tag-anal-fr","tag-base-fr","tag-biofeedback-fr","tag-colostomie-fr","tag-endoscopie","tag-examen-rectal-numerique-fr","tag-gracilisplastik-fr","tag-imodium-fr","tag-incontinence-durgence","tag-incontinence-fecale","tag-incontinence-urinaire-fr","tag-irm-fr","tag-manometrie-anale","tag-prevalence-fr","tag-prolapsus-rectal","tag-psyllium-fr","tag-trouble-fonctionnel","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-18 06:19:05","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346365,"slug":"cosa-ce-di-nuovo-5","post_title":"Cosa c'\u00e8 di nuovo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/cosa-ce-di-nuovo-5\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346373,"slug":"o-que-ha-de-novo-5","post_title":"O que h\u00e1 de novo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-que-ha-de-novo-5\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346379,"slug":"que-hay-de-nuevo-5","post_title":"\u00bfQu\u00e9 hay de nuevo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/que-hay-de-nuevo-5\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346352","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346352"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346352\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/40314"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346352"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346352"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346352"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346352"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}