{"id":346354,"date":"2014-01-30T00:00:00","date_gmt":"2014-01-29T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/des-progres-lents-mais-constants\/"},"modified":"2014-01-30T00:00:00","modified_gmt":"2014-01-29T23:00:00","slug":"des-progres-lents-mais-constants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/des-progres-lents-mais-constants\/","title":{"rendered":"Des progr\u00e8s lents mais constants"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le carcinome \u00e9pith\u00e9lial de l&#8217;ovaire est un groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de carcinomes qui pr\u00e9sentent une \u00e9tiologie, une g\u00e9n\u00e9tique et donc un pronostic biologique diff\u00e9rents. Dans les stades avanc\u00e9s (IIB-IV), le traitement standard reste le traitement cytor\u00e9ducteur maximal, en tenant compte de la morbidit\u00e9 et de la possibilit\u00e9 de poursuivre la chimioth\u00e9rapie par carboplatine\/paclitaxel dans un d\u00e9lai raisonnable. La chimioth\u00e9rapie adjuvante reste le carboplatine et le paclitaxel (q3w ou q1w). En cas de situation R1 ou de stade IV, le bevacizumab devrait \u00eatre administr\u00e9 en plus pendant le traitement et poursuivi comme traitement d&#8217;entretien, car cela a montr\u00e9 un avantage de survie d&#8217;environ neuf mois. L&#8217;individualisation du traitement en fonction de la biologie sous-jacente est essentielle, d&#8217;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de l&#8217;implication de tous les experts et d&#8217;une \u00e9quipe interprofessionnelle et interdisciplinaire dans un centre de lutte contre les tumeurs.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Environ 200 000 femmes dans le monde sont atteintes d&#8217;un cancer \u00e9pith\u00e9lial de l&#8217;ovaire (EOC). Environ 60 \u00e0 70% des patientes sont diagnostiqu\u00e9es \u00e0 un stade avanc\u00e9 (FIGO stade III-IV). Parmi ces patientes, environ 70% subissent une r\u00e9cidive, ce qui signifie g\u00e9n\u00e9ralement une situation contr\u00f4lable mais non curative. Le pronostic dans les stades avanc\u00e9s est modeste, avec un taux de survie de 50% \u00e0 5 ans. Dans les stades pr\u00e9coces (FIGO I-IIA), les patientes sont g\u00e9n\u00e9ralement gu\u00e9ries apr\u00e8s un staging chirurgical ad\u00e9quat et un traitement syst\u00e9mique adjuvant \u00e0 base de platine (\u00e9tude ACTION). Cependant, les taux d&#8217;incidence et de mortalit\u00e9 europ\u00e9ens standardis\u00e9s selon l&#8217;\u00e2ge n&#8217;ont que peu \u00e9volu\u00e9 au cours des 40 derni\u00e8res ann\u00e9es, malgr\u00e9 l&#8217;am\u00e9lioration de la sous-sp\u00e9cialisation chirurgicale et les nouveaux m\u00e9dicaments de deuxi\u00e8me ligne.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes\">Sympt\u00f4mes<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes de l&#8217;EOC sont g\u00e9n\u00e9ralement non sp\u00e9cifiques et apparaissent tardivement. Les sympt\u00f4mes dont on se plaint fr\u00e9quemment sont souvent d&#8217;origine gastro-intestinale : m\u00e9t\u00e9orisme, changement des habitudes de d\u00e9f\u00e9cation, troubles mictionnels et augmentation du volume de l&#8217;abdomen. Le signe clinique le plus important est une tumeur solide, irr\u00e9guli\u00e8re et fix\u00e9e dans le petit bassin, qui peut \u00eatre d\u00e9limit\u00e9e lors de l&#8217;examen gyn\u00e9cologique.<\/p>\n<h2 id=\"sous-types-histologiques\">Sous-types histologiques<\/h2>\n<p>Les sous-types histologiques du cancer de l&#8217;ovaire sont bien d\u00e9limit\u00e9s morphologiquement : s\u00e9reux (75-80%), endom\u00e9trio\u00efde (10%), mucineux (10%), \u00e0 cellules claires (1%), \u00e0 cellules transitionnelles (1%) et indiff\u00e9renci\u00e9s (1%). Ces histotypes ne se distinguent pas seulement sur le plan purement morphologique, ils pr\u00e9sentent \u00e9galement un sch\u00e9ma de comportement biologique diff\u00e9rent, repr\u00e9sent\u00e9 notamment par une distinction g\u00e9n\u00e9tique claire au niveau de l&#8217;ARNm [1]. Et l&#8217;\u00e9volution clinique diff\u00e8re \u00e9galement en fonction des sous-types biologiques. Ainsi, le pronostic de l&#8217;EOC endom\u00e9trio\u00efde est nettement meilleur que celui de l&#8217;EOC mucineuse [2]. A l&#8217;avenir, le traitement devra de plus en plus s&#8217;orienter vers les sous-types biologiques afin d&#8217;obtenir de meilleurs pronostics.<br \/>\nOn a longtemps pens\u00e9 que le cancer de l&#8217;ovaire \u00e9tait le plus souvent sporadique et qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait h\u00e9r\u00e9ditaire que dans 10 \u00e0 15% des cas. Les <em>mutations h\u00e9r\u00e9ditaires <\/em>pertinentes pour le cancer de l&#8217;ovaire sont celles des g\u00e8nes BRCA1 (Chr. 17,60%) et BRCA2 (Chr. 13,30%), ainsi que les mutations dans les g\u00e8nes de m\u00e9sappariement de l&#8217;ADN MLH1, MSH2, MSH6, PMS1, PMS2 (5%), qui provoquent \u00e9galement le &#8220;human non polyposis colon cancer&#8221; (HNPCC) ou le syndrome de Lynch [3]. Une \u00e9tude australienne r\u00e9cente a montr\u00e9 que m\u00eame jusqu&#8217;\u00e0 20% de tous les cancers s\u00e9reux avaient une mutation dans le g\u00e8ne BRCA1 ou -2 [4]. Dans le cas des carcinomes s\u00e9reux indiff\u00e9renci\u00e9s, nous savons qu&#8217;il existe un ph\u00e9notype dit &#8220;BRCAness&#8221;. Comme BRCA et PARP jouent tous deux un r\u00f4le dans la modification de la r\u00e9sistance tumorale, le traitement par ce que l&#8217;on appelle les inhibiteurs de PARP est essentiel, ce qui va probablement s&#8217;intensifier \u00e0 l&#8217;avenir.&nbsp;<br \/>\nNos connaissances sur le d\u00e9veloppement du cancer de l&#8217;ovaire ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9volutionn\u00e9es en 2007 par l&#8217;ablation des annexes chez les porteurs de la mutation BRCA1\/2, qui a permis de d\u00e9couvrir des carcinomes tubaires in situ pr\u00e9coces. On a ainsi d\u00e9couvert qu&#8217;une grande partie des cancers s\u00e9reux de l&#8217;ovaire provenaient probablement de la trompe. Auparavant, on pensait que l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium de surface monocouche qui recouvre l&#8217;ovaire \u00e9tait modifi\u00e9 par l&#8217;ovulation constante et produisait des kystes d&#8217;inclusion m\u00e9taplasiques [5, 6].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-du-cancer-de-lovaire\">Traitement du cancer de l&#8217;ovaire<\/h2>\n<p>Le traitement du cancer de l&#8217;ovaire est multimodal et comprend la chirurgie et la chimioth\u00e9rapie ou la th\u00e9rapie cibl\u00e9e, ainsi qu&#8217;autrefois la radioth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>D\u00e8s les ann\u00e9es 1940, il a \u00e9t\u00e9 postul\u00e9 pour la premi\u00e8re fois que la r\u00e9section compl\u00e8te de tous les r\u00e9sidus tumoraux \u00e9tait essentielle pour le pronostic. Mais ce n&#8217;est qu&#8217;avec la sous-sp\u00e9cialisation de gyn\u00e9cologues sp\u00e9cialis\u00e9s en tant qu&#8217;oncologues gyn\u00e9cologues qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 possible de pratiquer une op\u00e9ration de d\u00e9bullage en dessous de 2 cm. Dans ce cas, il convient de viser, si possible, une cytor\u00e9duction compl\u00e8te plut\u00f4t qu&#8217;une cytor\u00e9duction optimale [7, 8]. Selon l&#8217;ancien consensus du GCIG (Gynecological Cancer Intergroup) r\u00e9alis\u00e9 en 2010, le d\u00e9bullage optimal est un foyer tumoral r\u00e9siduel &lt;1 cm (atteignable dans 47% des cas) [9]. En revanche, dans la nouvelle d\u00e9finition consensuelle du GCIG, un d\u00e9bullage optimal ne correspond pas \u00e0 une tumeur r\u00e9siduelle macroscopiquement visible (atteignable dans seulement 34% des cas) [10].<\/p>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 que la survie d\u00e9pendait significativement du volume de la tumeur r\u00e9siduelle. Une m\u00e9ta-analyse de Bristow portant sur plus de 6000 patientes et publi\u00e9e en 2002 a clairement montr\u00e9 la relation lin\u00e9aire entre l&#8217;\u00e9tendue de la cytor\u00e9duction et le taux de mortalit\u00e9.<br \/>\nSurvival sur [8]. Les sujets de discussion actuels concernent le degr\u00e9 d&#8217;agressivit\u00e9 du d\u00e9bullage, par exemple de la partie sup\u00e9rieure de l&#8217;abdomen [11] ou des ganglions lymphatiques. L&#8217;\u00e9tude d&#8217;un grand centre am\u00e9ricain de lutte contre les tumeurs a montr\u00e9 qu&#8217;une cytor\u00e9duction compl\u00e8te \u00e9tait possible dans 85,3% des cas et une cytor\u00e9duction optimale (&lt;1 cm) dans 13,5% suppl\u00e9mentaires. Cependant, cela n&#8217;a \u00e9t\u00e9 possible qu&#8217;avec une morbidit\u00e9 massivement accrue en raison d&#8217;interventions suppl\u00e9mentaires \u00e9tendues, telles que les r\u00e9sections rectosigmo\u00efdiennes (52,1%), le stripping du diaphragme (40,5%), l&#8217;ablation d&#8217;implants p\u00e9riton\u00e9aux (89%) ou encore les spl\u00e9nectomies, les r\u00e9sections h\u00e9patiques et les pancr\u00e9atectomies distales (19%) [7]. \u00c9tant donn\u00e9 que le traitement de l&#8217;EOC implique non seulement un d\u00e9bullage chirurgical, mais aussi la poursuite rapide du traitement par une chimioth\u00e9rapie, il semble douteux qu&#8217;un d\u00e9bullage \u00e9tendu, entra\u00eenant une morbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e et retardant de quelques mois la chimioth\u00e9rapie ult\u00e9rieure, soit judicieux, surtout chez les patientes d&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9.&nbsp;<br \/>\nA l&#8217;heure actuelle, aucune \u00e9tude n&#8217;a d\u00e9montr\u00e9 le b\u00e9n\u00e9fice de la lymphonodectomie. C&#8217;est particuli\u00e8rement vrai en cas de tumeur r\u00e9siduelle, quel que soit son volume. Une analyse r\u00e9trospective des patientes de diverses \u00e9tudes AGO-OVAR (n=3388) a montr\u00e9 un faible b\u00e9n\u00e9fice en termes de survie globale pour les 51,3% de patientes dont la tumeur a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite de mani\u00e8re optimale lorsqu&#8217;une lymphonectomie pelvienne\/paraaortique syst\u00e9matique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e [12]. En dehors de cette observation r\u00e9trospective, il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es prospectives qui prouveraient la r\u00e9alit\u00e9 des faits.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-chirurgicale\">Th\u00e9rapie chirurgicale<\/h2>\n<p>En cas de forte suspicion de malignit\u00e9, le traitement chirurgical de l&#8217;EOC doit toujours passer par une laparatomie longitudinale. La laparascopie n&#8217;a pas de place dans le traitement primaire de l&#8217;EOC et augmente le risque de rupture de la tumeur ou du kyste. Si une rupture tumorale iatrog\u00e8ne se produit en perop\u00e9ratoire, le pronostic s&#8217;aggrave avec un &#8220;upstaging&#8221; \u00e0 un stade IC. Le traitement de la tumeur doit toujours inclure un staging complet au stade pr\u00e9coce et un d\u00e9bullage au stade avanc\u00e9, car cela a \u00e9galement une valeur pronostique. Des compromis peuvent \u00eatre faits en cas de chirurgie de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 avec une ad\u00e9nectomie unilat\u00e9rale. Toutefois, en cas de staging incomplet, un &#8220;upstaging&#8221; est effectu\u00e9 dans 30% des cas lors de la deuxi\u00e8me op\u00e9ration.<strong> Le tableau 1<\/strong> pr\u00e9sente les exigences en mati\u00e8re de traitement chirurgical, y compris la chirurgie de pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9, pour le stade pr\u00e9coce. Comme les carcinomes mucineux avanc\u00e9s ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas d&#8217;origine ovarienne, une appendicectomie et une exploration approfondie de l&#8217;intestin\/estomac doivent toujours \u00eatre effectu\u00e9es [13].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2996\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s9_Oh1.jpg-40be71_1493.jpg\" width=\"1100\" height=\"670\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s9_Oh1.jpg-40be71_1493.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s9_Oh1.jpg-40be71_1493-800x487.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s9_Oh1.jpg-40be71_1493-120x73.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s9_Oh1.jpg-40be71_1493-90x55.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s9_Oh1.jpg-40be71_1493-320x195.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s9_Oh1.jpg-40be71_1493-560x341.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Contrairement au traitement de l&#8217;EOC pr\u00e9coce, le traitement de l&#8217;EOC avanc\u00e9e est con\u00e7u pour une chirurgie cytor\u00e9ductrice maximale. Apr\u00e8s le stade FIGO, le reste de la tumeur apr\u00e8s r\u00e9section maximale est le deuxi\u00e8me facteur pronostique le plus important.<br \/>\nFacteur. Toutes les l\u00e9sions tumorales visibles doivent \u00eatre retir\u00e9es. Dans ce contexte, une r\u00e9section compl\u00e8te est nettement pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 une r\u00e9section &lt;1 cm (1-10 mm). Une m\u00e9ta-analyse de l&#8217;AGO a montr\u00e9 qu&#8217;une r\u00e9section compl\u00e8te prolongeait la survie de 30 mois pour le stade IV, de 47 mois pour le stade IIIC et de 60 mois pour les stades IIB-IIIB [14].&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Les r\u00e9sections partielles de l&#8217;intestin, du diaphragme et du foie peuvent \u00e9galement am\u00e9liorer le r\u00e9sultat, mais elles entra\u00eenent \u00e9galement une morbidit\u00e9 et une mortalit\u00e9 correspondantes et ne doivent \u00eatre pratiqu\u00e9es que par des oncologues gyn\u00e9cologues exp\u00e9riment\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"radiotherapie\">Radioth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1980, la radioth\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e comme traitement adjuvant, car elle pr\u00e9sentait un avantage par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie par cyclophosphamides. Cependant, l&#8217;introduction de la chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine l&#8217;a aujourd&#8217;hui rel\u00e9gu\u00e9e au second plan et, malgr\u00e9 son efficacit\u00e9, elle n&#8217;est plus gu\u00e8re utilis\u00e9e. Cependant, en situation palliative, la radioth\u00e9rapie a encore une place importante pour le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes et elle peut \u00eatre envisag\u00e9e m\u00eame apr\u00e8s une cytor\u00e9duction secondaire optimale en cas de r\u00e9cidive localis\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"chimiotherapie\">Chimioth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>La chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine est aujourd&#8217;hui la norme dans le traitement adjuvant du cancer de l&#8217;ovaire ainsi que dans les situations de r\u00e9cidive avec un intervalle appropri\u00e9 (&gt;6 mois). Dans les ann\u00e9es 1980, diff\u00e9rentes th\u00e9rapies combin\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es, notamment l&#8217;association du platine avec le cyclophosphamide ou la doxorubicine. Des combinaisons triples ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es, mais elles ont globalement entra\u00een\u00e9 plus de toxicit\u00e9 que de b\u00e9n\u00e9fices pour les patients.&nbsp;<br \/>\nLe deuxi\u00e8me pilier essentiel de la chimioth\u00e9rapie est constitu\u00e9 par les taxanes, initialement extraits de l&#8217;if du Pacifique (Taxus brevifolia). La combinaison de carboplatine et de paclitaxel est \u00e0 ce jour la norme dans la chimioth\u00e9rapie adjuvante du cancer de l&#8217;ovaire et a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans diverses \u00e9tudes (GOG111, OV10, ICON3). Depuis 2004&nbsp;, l&#8217;association carboplatine\/paclitaxel i.v. est devenue la norme mondiale sur la base des donn\u00e9es des \u00e9tudes. Cela a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 dans un document de consensus [9].&nbsp;<br \/>\nPlusieurs \u00e9tudes ont \u00e9valu\u00e9 l&#8217;utilisation de la chimioth\u00e9rapie dans les groupes \u00e0 faible risque par rapport aux groupes \u00e0 haut risque (GOG, ICON 1, ACTION). Les discussions actuelles portent sur l&#8217;administration d&#8217;une chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante (EORTC55971,<br \/>\nCHORUS), la chimioth\u00e9rapie intrap\u00e9riton\u00e9ale (SWOG, GOG172), l&#8217;administration hebdomadaire de paclitaxel (JGOG3016, MITO7, ICON8), l&#8217;administration suppl\u00e9mentaire de th\u00e9rapies cibl\u00e9es, en particulier le bevacizumab (ICON7, GOG218, AURELIA, OCEANS), ainsi que la chimioth\u00e9rapie continue dite &#8220;post-chimioth\u00e9rapie&#8221;. &#8220;Maintenance&#8221; &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire chimioth\u00e9rapie d&#8217;entretien avec le bevacizumab.<br \/>\nLes \u00e9tudes de phase III qui, au cours des d\u00e9cennies, ont marqu\u00e9 un<em> changement de paradigme dans le traitement standard<\/em> du cancer avanc\u00e9 de l&#8217;ovaire \u00e9taient :<\/p>\n<ol>\n<li>GOG111 (n=386) et OV10 (n=680) comparant cisplatine\/cyclophosphamide \u00e0 cisplatine\/paclitaxel et montrant un avantage de survie pour la combinaison paclitaxel<\/li>\n<li>GOG158 (n=792) et OVAR3 (n=883), comparant le cisplatine\/paclitaxel au carboplatine\/paclitaxel et montrant une efficacit\u00e9 similaire avec une meilleure tol\u00e9rance pour le carboplatine.<\/li>\n<li>GOG172 (n=429), qui a compar\u00e9 l&#8217;administration de cisplatine\/paclitaxel par voie iv \u00e0 l&#8217;administration intrap\u00e9riton\u00e9ale et a observ\u00e9 une am\u00e9lioration de l&#8217;efficacit\u00e9, mais une augmentation de la toxicit\u00e9 et une diminution de la qualit\u00e9 de vie des patientes.<\/li>\n<li>JGOG3016 (n=637), qui a compar\u00e9 l&#8217;association carboplatine\/paclitaxel en administration hebdomadaire \u00e0 une administration de taxol toutes les trois semaines et a montr\u00e9 un avantage de survie pour le traitement hebdomadaire par paclitaxel.<\/li>\n<li>GOG218 (n=1873) et ICON7 (n=1528), qui ont \u00e9valu\u00e9 le carboplatine\/paclitaxel avec placebo par rapport au carboplatine\/paclitaxel avec et sans administration continue de bevacizumab, et qui ont montr\u00e9 un avantage significatif en termes de survie pour les patientes ayant un cancer avanc\u00e9 (FIGO III\/IV) et ne pouvant pas \u00eatre op\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re optimale (ICON7).<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le bevacizumab est le premier m\u00e9dicament de la liste des th\u00e9rapies \u00e9num\u00e9r\u00e9es \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 comme nouvelle &#8220;th\u00e9rapie cibl\u00e9e&#8221; dans le cadre de l&#8217;analyse g\u00e9n\u00e9tique du cancer de l&#8217;ovaire. Il s&#8217;attaque aux vaisseaux tumoraux en se liant au &#8220;vascular endothelial growth factor&#8221; (VEGF), qui se lie \u00e0 son tour au r\u00e9cepteur du m\u00eame nom. Le VEGF est responsable de la survie des cellules endoth\u00e9liales, des anomalies vasculaires, de la stimulation de la croissance de nouveaux vaisseaux et de l&#8217;augmentation de la perm\u00e9abilit\u00e9 vasculaire [15]. Il a \u00e9t\u00e9 l&#8217;un des meilleurs candidats dans l&#8217;analyse des g\u00e8nes d\u00e9r\u00e9gul\u00e9s dans le cancer de l&#8217;ovaire [16]. Le VEGF joue un r\u00f4le central dans l&#8217;ovulation normale, l&#8217;angiogen\u00e8se stimul\u00e9e par le VEGF est essentielle pour la croissance tumorale et joue un r\u00f4le important dans le d\u00e9veloppement du cancer de l&#8217;ovaire en favorisant les changements de la croissance b\u00e9nigne \u00e0 la croissance maligne et en contribuant \u00e0 la formation de m\u00e9tastases p\u00e9riton\u00e9ales et \u00e0 la production d&#8217;ascite [17]. Il n&#8217;est donc pas surprenant que des niveaux \u00e9lev\u00e9s de VEGF dans le sang soient associ\u00e9s \u00e0 un moins bon pronostic. Il existe d\u00e9sormais quatre \u00e9tudes de phase III sur l&#8217;utilisation du bevacizumab, un inhibiteur du VEGF, dans le cancer de l&#8217;ovaire, en adjuvant (GOG-0218 et ICON7 [18, 19]) et en premi\u00e8re ligne palliative dans les situations sensibles et r\u00e9fractaires au platine (OCEANS et AURELIA [20, Pujade-Lauraine ASCO 2012]).<\/p>\n<p>Le traitement des stades pr\u00e9coces (FIGO IA G1-FIGO IIA) du cancer de l&#8217;ovaire comprend une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine ; le pronostic de survie \u00e0 cinq ans est ainsi am\u00e9lior\u00e9 d&#8217;environ 8%. Les tumeurs de stade IA G1 ne doivent pas recevoir de chimioth\u00e9rapie, car elles ont un excellent pronostic avec la chirurgie seule. Tous les autres stades pr\u00e9coces re\u00e7oivent une chimioth\u00e9rapie par carboplatine\/paclitaxel trois fois par semaine pour un total de quatre \u00e0 six cycles.<br \/>\nDans le traitement combin\u00e9 carboplatine\/paclitaxel, le paclitaxel &#8220;dose-dense&#8221; peut \u00eatre administr\u00e9 en option chaque semaine. Les donn\u00e9es japonaises (JGOG3016) sont excellentes, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure les donn\u00e9es sont transposables aux patientes europ\u00e9ennes, bien que ce ne soient pas les carcinomes \u00e0 cellules claires, mais les carcinomes s\u00e9reux qui ont montr\u00e9 une r\u00e9ponse. L&#8217;\u00e9tude europ\u00e9enne MITO7 n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;avantage en termes de PFS (survie sans progression) lorsque le carboplatine et le paclitaxel \u00e9taient administr\u00e9s chaque semaine, avec toutefois une meilleure tol\u00e9rance.<br \/>\nOn attend maintenant avec impatience les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude ICON8, dont un bras teste \u00e9galement l&#8217;approche dose-densit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-recidives\">Traitement des r\u00e9cidives<\/h2>\n<p>Environ 70% des patientes diagnostiqu\u00e9es au stade avanc\u00e9 de FIGO III\/IV subiront une r\u00e9cidive au cours des cinq premi\u00e8res ann\u00e9es apr\u00e8s un traitement adjuvant. Dans ce cas, il s&#8217;agit malheureusement d&#8217;une situation palliative avec, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, aucune chance de gu\u00e9rison. Mais contrairement aux derni\u00e8res d\u00e9cennies, la situation de r\u00e9cidive est caract\u00e9ris\u00e9e par le fait que les options th\u00e9rapeutiques ont augment\u00e9 et qu&#8217;il est possible d&#8217;obtenir une situation de r\u00e9cidive stable, souvent pendant des ann\u00e9es.<br \/>\nLes objectifs du traitement de la r\u00e9cidive doivent inclure le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes, la prolongation de la survie sans sympt\u00f4mes et le maintien\/l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie. La prise en charge de ces patientes devient de plus en plus complexe \u00e0 mesure que les donn\u00e9es s&#8217;accumulent, et le choix de tel ou tel traitement ou l&#8217;attentisme prudent d\u00e9pendent de facteurs individuels. Toutefois, les d\u00e9cisions de traitement doivent, dans la mesure du possible, \u00eatre bas\u00e9es sur des preuves et issues d&#8217;\u00e9tudes randomis\u00e9es. Une nouvelle intervention chirurgicale n&#8217;a de sens que pour les patientes s\u00e9lectionn\u00e9es, c&#8217;est-\u00e0-dire lorsque, par exemple<\/p>\n<ul>\n<li>la patiente est sans r\u00e9cidive depuis plus de deux ans<\/li>\n<li>La tumeur semble compl\u00e8tement r\u00e9s\u00e9cable<\/li>\n<li>une atteinte isol\u00e9e des ganglions lymphatiques est pr\u00e9sente<\/li>\n<li>Absence d&#8217;ascite ou de carcinose p\u00e9riton\u00e9ale<\/li>\n<li>La patiente pr\u00e9sente de bonnes performances.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Des donn\u00e9es prospectives sur la r\u00e9section sont actuellement g\u00e9n\u00e9r\u00e9es dans le cadre de l&#8217;essai DESKTOP-III. Cette \u00e9tude examine de mani\u00e8re randomis\u00e9e la place de la r\u00e9section dans les r\u00e9cidives sensibles au platine. L&#8217;\u00e9tude DESKTOP-II avait d\u00e9j\u00e0 permis d&#8217;acqu\u00e9rir de l&#8217;exp\u00e9rience et de d\u00e9velopper un score pr\u00e9dictif d&#8217;op\u00e9rabilit\u00e9 [21].<\/p>\n<p>Les nouvelles options de chimioth\u00e9rapie pour le cancer de l&#8217;ovaire en r\u00e9cidive dans les situations sensibles ou r\u00e9fractaires au platine peuvent inclure l&#8217;administration suppl\u00e9mentaire de bevacizumab ou l&#8217;administration hebdomadaire de paclitaxel. <strong>Le tableau 2<\/strong> montre les d\u00e9veloppements actuels dans le domaine de l&#8217;anti-angiogen\u00e8se dans le traitement initial ainsi que dans le traitement des r\u00e9cidives.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2997 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab2_s12_Oh1.jpg-3dba6a_1492.jpg\" width=\"1100\" height=\"345\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab2_s12_Oh1.jpg-3dba6a_1492.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab2_s12_Oh1.jpg-3dba6a_1492-800x251.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab2_s12_Oh1.jpg-3dba6a_1492-120x38.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab2_s12_Oh1.jpg-3dba6a_1492-90x28.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab2_s12_Oh1.jpg-3dba6a_1492-320x100.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab2_s12_Oh1.jpg-3dba6a_1492-560x176.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/345;\" \/><\/p>\n<p>Pour les patientes r\u00e9fractaires au traitement, il faut en outre une bonne m\u00e9decine palliative, qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9e au pr\u00e9alable dans les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques. Dans cette situation, le pronostic est g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s mauvais (&lt;1 an de survie) et la priorit\u00e9 est donc donn\u00e9e au contr\u00f4le des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les cofacteurs suivants doivent \u00eatre soigneusement pris en compte lors du choix du m\u00e9dicament de chimioth\u00e9rapie palliative : Le d\u00e9lai avant la r\u00e9cidive, les chimioth\u00e9rapies adjuvantes re\u00e7ues, les sympt\u00f4mes actuels, les souhaits et le confort de la patiente (alop\u00e9cie ?), l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, les comorbidit\u00e9s, la tol\u00e9rance de la chimioth\u00e9rapie ant\u00e9rieure, la toxicit\u00e9 r\u00e9siduelle (polyneuropathie) et la fonction des organes. Lorsque l&#8217;\u00e9tat ECOG des patientes atteintes de tumeurs sensibles au platine est bon, une association de platine avec un taxane\/anthracycline est indiqu\u00e9e, car elle am\u00e9liore le pronostic par rapport au traitement par platine seul [22]. Il est g\u00e9n\u00e9ralement conseill\u00e9 d&#8217;inclure ces patientes dans un \u00e9ventuel essai clinique.<\/p>\n<p>En raison de sa complexit\u00e9 croissante, une patiente atteinte d&#8217;un cancer de l&#8217;ovaire devrait toujours \u00eatre trait\u00e9e par une \u00e9quipe interdisciplinaire et interprofessionnelle dans le cadre d&#8217;un centre de tumeurs gyn\u00e9cologiques. Cela pr\u00e9sente l&#8217;avantage non seulement d&#8217;une plus grande exp\u00e9rience avec ces patientes, mais aussi et surtout d&#8217;un lien \u00e9troit entre les diff\u00e9rentes disciplines et d&#8217;une coordination optimale des mesures de soutien et de traitement.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Dr. med. Marcus Vetter<br \/>\nProf Dr. med. Viola Heinzelmann-Schwarz<\/strong><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Heinzelmann-Schwarz VA, et al : Br J Cancer 2006 ; 94(6) : 904-913.<\/li>\n<li>Winter III WE, et al : JCO ao\u00fbt 20 2007 ; 25(24) : 3621-3627.<\/li>\n<li>Burke W, et al. : JAMA 1997 ; 277(12) : 997-1003.<\/li>\n<li>Alsop K, et al : J Clin Oncol 2012 ; 30(21) : 2654-2663.<\/li>\n<li>Auersperg N, et al : Endocr Rev 2001 ; 22(2) : 255-288.<\/li>\n<li>Jarboe E, et al : Int J Gynecol Pathol 2008 ; 27(1) : 1-9.<\/li>\n<li>Eisenkop SM, Friedman RL, Wang HJ : Gynecol Oncol 1998 ; 69(2) : 103-108.<\/li>\n<li>Bristow RE, et al : Gynecol Oncol 2002 ; 86(2) : 163-170.<\/li>\n<li>du Bois A, et al. (Gynecologic Cancer Intergroup ; AGO-OVAR ; ANZGOG ; EORTC ; GEICO ; GINECO ; GOG ; JGOG ; MRC\/NCRI ; NCIC-CTG ; NCI-US ; NSGO ; RTOG ; SGCTG ; IGCS ; \u00c9quipe organisatrice des deux pr\u00e9c\u00e9dentes OCCC internationales) : Ann Oncol 2005 ; 16(8) : viii7-viii12.<\/li>\n<li>Stuart GC, et al. (Participants \u00e0 la <sup>4e<\/sup> Conf\u00e9rence de consensus sur le cancer de l&#8217;ovaire (OCCC) ; Intergroupe sur le cancer gyn\u00e9cologique) : Int J Gynecol Cancer 2011 ; 21(4) : 750-755.<\/li>\n<li>Barlin JN, et al : Gynecol Oncol 2013 ; 130(2) : 284-288.<\/li>\n<li>du Bois A, et al. (Groupe d&#8217;Investigateurs Nationaux pour l&#8217;Etude des Cancers Ovariens. R\u00f4le potentiel de la lymphad\u00e9nectomie dans les cancers ovariens avanc\u00e9s) : J Clin Oncol 2010 ; 28(10) : 1733-1739.<\/li>\n<li>Schilder JM, et al : Gynecol Oncol 2002 ; 87(1) : 1-7.<\/li>\n<li>du Bois A, et al : Cancer 2009 Mar 15 ; 115(6) : 1234-1244.<\/li>\n<li>Ferrara N : Endocr Rev 2004 ; 25(4) : 581-611.<\/li>\n<li>Jacob F, et al : Biomark Med 2009 ; 3(6) : 743-756.<\/li>\n<li>Belotti D, et al : Cancer Res 2003 ; 63(17) : 5224-5229.<\/li>\n<li>Burger RA, et al. (Groupe d&#8217;oncologie gyn\u00e9cologique) : N Engl J Med 2011 ; 365(26) : 2473-2483.<\/li>\n<li>Perren TJ, et al. (Investigateurs ICON7) : N Engl J Med 2011 ; 365(26) : 2484-2496.<\/li>\n<li>Aghajanian C, et al : J Clin Oncol 2012 ; 30(17) : 2039-2045.&nbsp;<\/li>\n<li>Harter P, et al : Int J Gynecol Cancer 2011 Feb ; 21(2) : 289-295.<\/li>\n<li>Raja FA, et al : Ann Oncol 2013 Dec ; 24(12) : 3028-3034.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; (2)1 : 8-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le carcinome \u00e9pith\u00e9lial de l&#8217;ovaire est un groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de carcinomes qui pr\u00e9sentent une \u00e9tiologie, une g\u00e9n\u00e9tique et donc un pronostic biologique diff\u00e9rents. Dans les stades avanc\u00e9s (IIB-IV), le traitement&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":40372,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Traitement du carcinome \u00e9pith\u00e9lial de l'ovaire","footnotes":""},"category":[11399,11531,11422,11389,11549],"tags":[31324,57911,57894,49338,57927,57902,57870,12996,56934,31317,57889,57944,33869,57920,57880,21679,29127,57935,15025,34586,27631,13600,57952,26619,15365,24613],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346354","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-gynecologie","category-oncologie","category-rx-fr","tag-adjuvant-fr","tag-arnm","tag-avantage-de-survie","tag-bevacizumab-fr","tag-brca1-fr","tag-carboplatine","tag-carcinome-epithelial-de-lovaire","tag-chimiotherapie","tag-chirurgical","tag-combinaison","tag-cytoreducteur","tag-eoc-fr","tag-ganglions-lymphatiques","tag-hereditaire","tag-histologique-fr","tag-lesion-fr","tag-morbidite","tag-morphologique","tag-mutation-fr","tag-paclitaxel-fr","tag-palliatif","tag-pfs-fr","tag-reduction-des-cytoplasmes","tag-resection-fr","tag-syndrome-de-lynch","tag-tumeur","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-23 14:22:11","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346368,"slug":"progressi-lenti-ma-costanti","post_title":"Progressi lenti ma costanti","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/progressi-lenti-ma-costanti\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346377,"slug":"progresso-lento-mas-constante","post_title":"Progresso lento mas constante","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/progresso-lento-mas-constante\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346381,"slug":"progreso-lento-pero-constante","post_title":"Progreso lento pero constante","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/progreso-lento-pero-constante\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346354","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346354"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346354\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346354"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346354"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346354"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346354"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}