{"id":346457,"date":"2013-12-20T00:00:00","date_gmt":"2013-12-19T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/spectre-de-lagent-pathogene-clarification-et-traitement\/"},"modified":"2023-01-19T00:16:30","modified_gmt":"2023-01-18T23:16:30","slug":"spectre-de-lagent-pathogene-clarification-et-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/spectre-de-lagent-pathogene-clarification-et-traitement\/","title":{"rendered":"Spectre de l&#8217;agent pathog\u00e8ne, clarification et traitement"},"content":{"rendered":"<p><strong>Traditionnellement, l&#8217;ur\u00e9trite infectieuse est divis\u00e9e en deux groupes : L&#8217;ur\u00e9trite gonococcique (UG) et l&#8217;ur\u00e9trite non gonococcique (UNG). Cette classification a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie historiquement pour distinguer la NGU &#8211; un groupe d&#8217;infections aux sympt\u00f4mes similaires mais dont l&#8217;\u00e9tiologie \u00e9tait \u00e0 l&#8217;\u00e9poque peu claire, h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et difficile \u00e0 d\u00e9terminer &#8211; de l&#8217;ur\u00e9trite gonorrh\u00e9ique, beaucoup mieux \u00e9tudi\u00e9e et plus grave. La NGU, autrefois appel\u00e9e ur\u00e9trite non sp\u00e9cifique, \u00e9tait relativement rare avec la gonorrh\u00e9e, mais son incidence d\u00e9passe aujourd&#8217;hui de loin celle de cette derni\u00e8re. L&#8217;article suivant traite de la NGU, de son spectre d&#8217;agents pathog\u00e8nes, des \u00e9tapes de clarification n\u00e9cessaires et des mesures th\u00e9rapeutiques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En principe, le diagnostic d&#8217;ur\u00e9trite doit d&#8217;abord exclure une infection des voies urinaires, ce qui peut parfois poser des probl\u00e8mes de diagnostic diff\u00e9rentiel. Si une ur\u00e9trite avec une clinique typique d&#8217;algurie et de fluor avec  &gt;5 leucocytes dans cinq champs visuels (ou  &gt;10 leucocytes dans cinq champs visuels dans l&#8217;urine du premier jet) est confirm\u00e9e, il convient de faire la distinction entre une forme non infectieuse et une forme infectieuse<strong> (tableau 1).<\/strong> Les causes typiques des ur\u00e9trites non infectieuses sont des d\u00e9clencheurs m\u00e9caniques et traumatiques tels que l&#8217;insertion de corps \u00e9trangers, les rapports sexuels excessifs, certaines pratiques SM ainsi que l&#8217;effeuillage r\u00e9p\u00e9t\u00e9 du p\u00e9nis pour se contr\u00f4ler en cas de fluor. De m\u00eame, des causes chimiques (par ex. d\u00e9sinfectants, savons) ou locales telles que des anomalies cong\u00e9nitales, des phimosis et des n\u00e9oplasies peuvent \u00eatre accompagn\u00e9es d&#8217;une ur\u00e9trite non infectieuse. Toutefois, nous ne traiterons ici que de l&#8217;ur\u00e9trite infectieuse.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2891\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_DP6_s8.jpg-cd84ec_1379.jpg\" width=\"857\" height=\"1292\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_DP6_s8.jpg-cd84ec_1379.jpg 857w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_DP6_s8.jpg-cd84ec_1379-800x1206.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_DP6_s8.jpg-cd84ec_1379-120x181.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_DP6_s8.jpg-cd84ec_1379-90x136.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_DP6_s8.jpg-cd84ec_1379-320x482.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_DP6_s8.jpg-cd84ec_1379-560x844.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 857px) 100vw, 857px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"chlamydia\">Chlamydia<\/h2>\n<p>Chlamydia trachomatis comprend au total 15 s\u00e9rotypes d\u00e9finis par diff\u00e9rents antig\u00e8nes prot\u00e9iques, d\u00e9sign\u00e9s par les lettres A-C, D-K et L1-L3, qui provoquent diff\u00e9rentes maladies.<\/p>\n<p>C. trachomatis est retrouv\u00e9 dans 15 \u00e0 41% des cas d&#8217;ur\u00e9trite chez l&#8217;homme. Cependant, la litt\u00e9rature de ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es n&#8217;indique pas de mani\u00e8re uniforme la fr\u00e9quence de la chlamydia en tant qu&#8217;agent pathog\u00e8ne. En Suisse, on peut estimer une pr\u00e9valence de 3 \u00e0 4 % chez les femmes \u00e2g\u00e9es de 16 \u00e0 30 ans. La transmission se fait lors de contacts sexuels non prot\u00e9g\u00e9s, l&#8217;\u00e2ge inf\u00e9rieur \u00e0 20 ans, la promiscuit\u00e9 et l&#8217;absence ou la mauvaise utilisation du pr\u00e9servatif \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9s comme des facteurs de risque. Un d\u00e9pistage annuel est recommand\u00e9 pour les patientes sexuellement actives de moins de 25 ans, ainsi que pour les femmes de plus de 25 ans pr\u00e9sentant des facteurs de risque (partenaires multiples, nouveaux partenaires).<\/p>\n<p>L&#8217;infection \u00e0 chlamydia chez l&#8217;homme se manifeste par des pertes s\u00e9reuses apr\u00e8s une p\u00e9riode d&#8217;incubation de sept jours \u00e0 trois semaines. En outre, des br\u00fblures et une algurie sont indiqu\u00e9es. L&#8217;examen ne r\u00e9v\u00e8le g\u00e9n\u00e9ralement rien d&#8217;autre qu&#8217;une discr\u00e8te rougeur de l&#8217;orifice ur\u00e9tral et une adh\u00e9rence de l&#8217;orifice ur\u00e9tral. Chez 30 \u00e0 50% des hommes infect\u00e9s, l&#8217;infection est asymptomatique. La localisation la plus fr\u00e9quente de l&#8217;infection \u00e0 chlamydia chez la femme est le col de l&#8217;ut\u00e9rus, l&#8217;infection \u00e9tant asymptomatique dans pr\u00e8s de 70% des cas. Les manifestations cliniques se traduisent par des pertes g\u00e9nitales blanch\u00e2tres et jaun\u00e2tres, qui entra\u00eenent des d\u00e9mangeaisons et des br\u00fblures au niveau de l&#8217;introitus vaginae.<\/p>\n<p>Diagnostic : chez les femmes, les agents pathog\u00e8nes sont d\u00e9tect\u00e9s par des frottis cervicaux ou vaginaux ou des analyses d&#8217;urine (un peu moins sensibles) par PCR. Chez l&#8217;homme, une analyse d&#8217;urine ou un pr\u00e9l\u00e8vement de l&#8217;ur\u00e8tre peuvent \u00e9galement \u00eatre effectu\u00e9s.<\/p>\n<p>En raison de leur petite taille et de leur faible affinit\u00e9 pour les colorants, les chlamydiae ne sont pas visibles nativement ou par coloration. En tant que bact\u00e9ries intracellulaires obligatoires, elles sont \u00e9galement difficiles \u00e0 cultiver.<\/p>\n<p><strong>Traitement :<\/strong> les infections urog\u00e9nitales non compliqu\u00e9es peuvent \u00eatre trait\u00e9es par doxycycline 2\u00d7100&nbsp;mg pendant sept jours ou azithromycine 1&nbsp;g en une seule fois. L&#8217;efficacit\u00e9 des deux antibiotiques est presque \u00e9quivalente, avec une r\u00e9ponse l\u00e9g\u00e8rement meilleure pour la doxycycline, mais une meilleure observance pour l&#8217;azithromycine. Comme cela a \u00e9t\u00e9 document\u00e9 r\u00e9cemment, les taux de gu\u00e9rison semblent l\u00e9g\u00e8rement diminuer sous ces th\u00e9rapies standard. Sur la base des donn\u00e9es actuelles, l&#8217;azithromycine, tout comme l&#8217;\u00e9rythromycine, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme s\u00fbre pendant la grossesse. Alternativement, pendant la grossesse, l&#8217;amoxycilline peut \u00eatre administr\u00e9e 3\u00d7500&nbsp;mg\/j pendant sept jours.<\/p>\n<h2 id=\"mycoplasmes\">Mycoplasmes<\/h2>\n<p>Les mycoplasmes sont des bact\u00e9ries gram-n\u00e9gatives immobiles. Elles se distinguent des autres bact\u00e9ries par la petite taille de leurs cellules, leur g\u00e9nome r\u00e9duit et l&#8217;absence de paroi cellulaire. Sur des milieux de culture sp\u00e9ciaux, on peut distinguer les ur\u00e9aplasmes qui coupent l&#8217;ur\u00e9e (Ureaplasma urealyticum) et les mycoplasmes qui ne coupent pas l&#8217;ur\u00e9e (Mycoplasma hominis).<br \/>\nL&#8217;importance des mycoplasmes g\u00e9nitaux dans le d\u00e9veloppement des maladies sexuellement transmissibles est controvers\u00e9e. M. hominis, bien que d\u00e9tect\u00e9 dans le tractus urog\u00e9nital, ne semble pas \u00eatre responsable d&#8217;une NGU chez l&#8217;homme. De m\u00eame, U. urealyticum peut souvent \u00eatre isol\u00e9 \u00e0 partir du tractus g\u00e9nital de femmes et d&#8217;hommes en bonne sant\u00e9, mais des manifestations cliniques possibles ont \u00e9t\u00e9 postul\u00e9es en cas de concentration bact\u00e9rienne \u00e9lev\u00e9e, de s\u00e9rotype sp\u00e9cifique Biovar 2 et de primo-infection. Cependant, le potentiel pathog\u00e8ne de M. genitalium a \u00e9t\u00e9 document\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises. Les infections \u00e0 mycoplasmes peuvent provoquer chez l&#8217;homme, outre des \u00e9volutions silencieuses, les sympt\u00f4mes cliniques d&#8217;une ur\u00e9trite. Les infections \u00e0 U. urealyticum et M. genitalium, en particulier, se manifestent sous la forme d&#8217;une ur\u00e9trite aigu\u00eb, mais aussi chronique, accompagn\u00e9e de dysurie et de fluor. Bien qu&#8217;il existe peu de donn\u00e9es sur l&#8217;importance des infections \u00e0 M. genitalium chez les femmes, les r\u00e9sultats de certaines \u00e9tudes indiquent que M. genitalium est fortement associ\u00e9 \u00e0 la cervicite, \u00e0 l&#8217;endom\u00e9trite aigu\u00eb, aux ulc\u00e8res g\u00e9nitaux&nbsp; et peut-\u00eatre \u00e0 une infection des voies g\u00e9nitales sup\u00e9rieures (PID).<\/p>\n<p><strong>Diagnostic :<\/strong> en raison de leur taille et de leur faible affinit\u00e9 pour les colorants, il n&#8217;est pas possible de d\u00e9tecter les mycoplasmes dans les pr\u00e9parations de Gram. U. urealyticum et M. hominis sont d\u00e9tect\u00e9s par culture (ou PCR), M. genitalium par PCR. Les examens s\u00e9rologiques n&#8217;ont pas d&#8217;importance pour le diagnostic des infections \u00e0 mycoplasmes dans la pratique clinique quotidienne.<\/p>\n<p><strong>Traitement : <\/strong>les m\u00e9dicaments de choix sont les t\u00e9tracyclines, les antibiotiques macrolides et les quinolones. La doxycycline 2\u00d7100 mg\/j pendant sept jours ou l&#8217;azithromycine 1\u00d7 1&nbsp;g sont consid\u00e9r\u00e9es comme le traitement standard pour M. hominis et U. urealyticum <strong>(tableau 2).<\/strong> Une dur\u00e9e de traitement plus longue peut \u00eatre n\u00e9cessaire pour les formes chroniques d&#8217;ur\u00e9trite. Pour le traitement de l&#8217;ur\u00e9trite g\u00e9nitale, l&#8217;azithromycine est recommand\u00e9e car elle est nettement sup\u00e9rieure aux t\u00e9tracyclines en termes d&#8217;efficacit\u00e9. De plus en plus d&#8217;\u00e9checs th\u00e9rapeutiques ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s ces derniers temps, raison pour laquelle, en cas de non-r\u00e9ponse \u00e0 1&nbsp;g d&#8217;azithromycine, un traitement de plusieurs jours (1\u00d7500 mg le premier jour, suivi de 1\u00d7250 mg pendant quatre jours) est favoris\u00e9 <strong>(tableau 2).<\/strong> La moxifoxacine est consid\u00e9r\u00e9e comme le m\u00e9dicament de r\u00e9serve absolu.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2892 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s9.jpg-1c84d2_1380.jpg\" width=\"1100\" height=\"1039\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s9.jpg-1c84d2_1380.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s9.jpg-1c84d2_1380-800x756.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s9.jpg-1c84d2_1380-120x113.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s9.jpg-1c84d2_1380-90x85.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s9.jpg-1c84d2_1380-320x302.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s9.jpg-1c84d2_1380-560x529.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1039;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"bacteries-de-la-flore-orale-et-anale\">Bact\u00e9ries de la flore orale et anale<\/h2>\n<p>Les ur\u00e9trites peuvent \u00eatre caus\u00e9es par de nombreuses autres bact\u00e9ries. Le staphylocoque dor\u00e9 peut entra\u00eener une ur\u00e9trite, une cystite ou une prostatite, en particulier chez les patients porteurs d&#8217;une sonde ur\u00e9trale. Les streptocoques et surtout les ent\u00e9rocoques peuvent \u00e9galement \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une ur\u00e9trite. E. coli peut rarement provoquer une ur\u00e9trite, une cystite, une prostatite ou une \u00e9pididymite ainsi qu&#8217;une py\u00e9lon\u00e9phrite chez les hommes apr\u00e8s un rapport anal.<\/p>\n<p>Les agents pathog\u00e8nes de la flore buccale, tels que l&#8217;Haemophilus influenzae, peuvent souvent \u00eatre responsables, d&#8217;autant plus que les rapports sexuels oraux sont aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9s par beaucoup comme peu probl\u00e9matiques en termes de transmission d&#8217;infections et que, par cons\u00e9quent, peu de pr\u00e9servatifs sont utilis\u00e9s lors des rapports sexuels oraux.<\/p>\n<p>Diagnostic : Pour \u00e9tablir le diagnostic, il faut toujours rechercher l&#8217;identification bact\u00e9riologique de l&#8217;agent pathog\u00e8ne par culture.<\/p>\n<p><strong>Traitement : <\/strong>Le traitement d\u00e9pend de l&#8217;agent pathog\u00e8ne et de l&#8217;antibiogramme.<\/p>\n<h2 id=\"candida\">Candida<\/h2>\n<p>Le Candida albicans peut entra\u00eener une ur\u00e9trite secondaire \u00e0 une balanite ou \u00e0 une vulvovaginite, en particulier en pr\u00e9sence d&#8217;un diab\u00e8te sucr\u00e9 ou d&#8217;une immunod\u00e9ficience.<\/p>\n<p><strong>Diagnostic :<\/strong> la d\u00e9tection se fait par pr\u00e9paration directe et par culture mycologique.<\/p>\n<p><strong>Traitement : <\/strong>Le traitement fait appel \u00e0 des d\u00e9riv\u00e9s de l&#8217;imidazole tels que l&#8217;itraconazole 100 mg\/j pendant 7 \u00e0 14 jours ou le fluconazole 50&nbsp;mg\/j pendant 14 \u00e0 30 jours<strong> (tableau 2).<\/strong><\/p>\n<h2 id=\"virus\">Virus<\/h2>\n<p>Une ur\u00e9trite virale doit \u00eatre suspect\u00e9e lorsque les investigations bact\u00e9riologiques se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es infructueuses. L&#8217;ur\u00e9trite herp\u00e9tique se caract\u00e9rise par des pertes s\u00e9reuses douloureuses, souvent accompagn\u00e9es d&#8217;\u00e9ruptions herp\u00e9tiformes sur les organes g\u00e9nitaux externes. L&#8217;infection \u00e0 herp\u00e8s simplex exclusivement intra-ur\u00e9trale est plus rare. Des \u00e9tudes r\u00e9centes ont montr\u00e9 que l&#8217;herp\u00e8s simplex de type 1 <strong>(figure 1)<\/strong> provoque plus souvent une NGU que l&#8217;herp\u00e8s simplex de type 2.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2893 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_s9_DP6.png-1eaeb7_1381.png\" width=\"845\" height=\"625\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_s9_DP6.png-1eaeb7_1381.png 845w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_s9_DP6.png-1eaeb7_1381-800x592.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_s9_DP6.png-1eaeb7_1381-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_s9_DP6.png-1eaeb7_1381-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_s9_DP6.png-1eaeb7_1381-320x237.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_s9_DP6.png-1eaeb7_1381-560x414.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 845px) 100vw, 845px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 845px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 845\/625;\" \/><\/p>\n<p>Les ad\u00e9novirus peuvent \u00e9galement provoquer une ur\u00e9trite. Celle-ci se caract\u00e9rise g\u00e9n\u00e9ralement par une m\u00e9atite et des douleurs prononc\u00e9es <strong>(figure 2), et<\/strong> s&#8217;accompagne \u00e9galement dans la majorit\u00e9 des cas d&#8217;une conjonctivite hautement contagieuse <strong>(figure 3) <\/strong>. Les virus de l&#8217;ad\u00e9novirus et de l&#8217;herp\u00e8s de type 1 doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une cause, en particulier apr\u00e8s des contacts oraux non prot\u00e9g\u00e9s, si l&#8217;agent pathog\u00e8ne n&#8217;est pas identifi\u00e9, surtout chez les homosexuels.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2894 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb23_s10.png-f0bbbd_1382.png\" width=\"857\" height=\"1580\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb23_s10.png-f0bbbd_1382.png 857w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb23_s10.png-f0bbbd_1382-800x1475.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb23_s10.png-f0bbbd_1382-120x221.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb23_s10.png-f0bbbd_1382-90x166.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb23_s10.png-f0bbbd_1382-320x590.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb23_s10.png-f0bbbd_1382-560x1032.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 857px) 100vw, 857px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 857px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 857\/1580;\" \/><\/p>\n<p><strong>Diagnostic : <\/strong>en cas d&#8217;infection par l&#8217;herp\u00e8s, l&#8217;examen par frottis est une bonne solution. La d\u00e9tection du HSV par culture n\u00e9cessite environ 48 heures. Les virus ne peuvent \u00eatre obtenus qu&#8217;\u00e0 partir de l\u00e9sions fra\u00eeches pour la culture. Une PCR permet d&#8217;analyser le mat\u00e9riel de pr\u00e9l\u00e8vement en quelques heures. La culture, comme la PCR, peut \u00e9galement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir de l&#8217;urine. La d\u00e9tection des antig\u00e8nes par immunofluorescence est \u00e9galement utile pour \u00e9tablir le diagnostic. La d\u00e9tection des ad\u00e9novirus peut \u00e9galement se faire \u00e0 partir de l&#8217;urine.<\/p>\n<p>Traitement : Le traitement de l&#8217;ur\u00e9trite herp\u00e9tique fait appel, si n\u00e9cessaire, \u00e0 des analogues de nucl\u00e9osides.<\/p>\n<h4 id=\"trichomonas\">Trichomonas<\/h4>\n<p>Trichomonas vaginalis est un flagell\u00e9 de forme ovale avec quatre flagelles (flagelles) et une membrane non ulc\u00e9rente. La trichomonase est une infection sexuellement transmissible qui se produit dans le monde entier et dont la pr\u00e9valence d\u00e9pend des comportements sexuels \u00e0 risque. Les statistiques r\u00e9v\u00e8lent des diff\u00e9rences consid\u00e9rables dans les taux d&#8217;infection entre les diff\u00e9rents groupes de population et entre les pays d\u00e9velopp\u00e9s et les pays en d\u00e9veloppement. Le pic d&#8217;\u00e2ge correspond \u00e0 celui de l&#8217;activit\u00e9 sexuelle la plus \u00e9lev\u00e9e et est corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 l&#8217;apparition d&#8217;autres IST qui doivent \u00eatre exclues.<\/p>\n<p>La transmission de T. vaginalis se fait principalement par contact sexuel et rarement par contamination, car la dur\u00e9e de survie est courte en dehors d&#8217;un milieu humide. Les femmes sont plus souvent touch\u00e9es que les hommes. Les sympt\u00f4mes peuvent inclure une vaginite, un accouchement pr\u00e9matur\u00e9 et une rupture pr\u00e9matur\u00e9e des membranes. Environ un quart des femmes infect\u00e9es sont asymptomatiques. Chez l&#8217;homme, la trichomonase est mal \u00e9tudi\u00e9e, mais selon certaines \u00e9tudes, elle serait \u00e0 l&#8217;origine de jusqu&#8217;\u00e0 20% des cas de NGU chez les hommes dans certaines r\u00e9gions.<\/p>\n<p><strong>Diagnostic : <\/strong>la meilleure approche diagnostique consiste en l&#8217;examen microscopique en pr\u00e9paration native avec du NaCl 0,9% de la vo\u00fbte vaginale, du col et de l&#8217;ur\u00e8tre. Chez les femmes, environ 75% des infections peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es de cette mani\u00e8re. La microscopie \u00e0 polarisation ou \u00e0 fond noir augmente le taux de r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Le frottis est g\u00e9n\u00e9ralement riche en neutrophiles et en cellules \u00e9pith\u00e9liales de la muqueuse, de sorte que les flagell\u00e9s sont plus facilement identifiables par leur mouvement. En raison du taux de d\u00e9tection plus faible chez les hommes, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire d&#8217;analyser le s\u00e9diment urinaire du matin.<\/p>\n<p>Un certain nombre de milieux de culture appropri\u00e9s sont disponibles, avec une sensibilit\u00e9 d&#8217;environ 95%. Tr\u00e8s peu de laboratoires proposent cette culture. La PCR est \u00e9galement peu r\u00e9pandue. La r\u00e9ponse s\u00e9rique en anticorps \u00e0 une infection par trichomonas est variable et peu fiable, de sorte qu&#8217;un test s\u00e9rologique de routine n&#8217;est pas recommand\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Traitement :<\/strong> la trichomonase peut \u00eatre trait\u00e9e avec du m\u00e9tronidazole 1\u00d7 2&nbsp;g avec une \u00e9ventuelle r\u00e9p\u00e9tition apr\u00e8s deux jours ou avec 2\u00d7500 mg\/d pendant sept jours, mais il faut souligner l&#8217;effet antabuse. Par ailleurs, le tinidazole 1\u00d7 2&nbsp;g est une option th\u00e9rapeutique. Le tinidazole pr\u00e9sente une demi-vie plus longue, moins d&#8217;effets secondaires et un taux de gu\u00e9rison l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur.<\/p>\n<h2 id=\"gestion\">Gestion<\/h2>\n<p>Un exemple d&#8217;approche possible de l&#8217;ur\u00e9trite est list\u00e9 dans le <strong>tableau 3<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2895 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab3_DP6.jpg-f6d0e4_1384.jpg\" width=\"1100\" height=\"1013\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab3_DP6.jpg-f6d0e4_1384.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab3_DP6.jpg-f6d0e4_1384-800x737.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab3_DP6.jpg-f6d0e4_1384-120x111.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab3_DP6.jpg-f6d0e4_1384-90x83.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab3_DP6.jpg-f6d0e4_1384-320x295.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab3_DP6.jpg-f6d0e4_1384-560x516.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1013;\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2896 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/gonorrhoe_dp6-13.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 850px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 850\/846;height:597px; width:600px\" width=\"850\" height=\"846\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p><em>Litt\u00e9rature chez l&#8217;auteur<\/em><\/p>\n<p><strong>Professeur Dr. med. Stephan Lautenschlager<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2013 ; 23(6) : 7-11<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Traditionnellement, l&#8217;ur\u00e9trite infectieuse est divis\u00e9e en deux groupes : L&#8217;ur\u00e9trite gonococcique (UG) et l&#8217;ur\u00e9trite non gonococcique (UNG). Cette classification a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie historiquement pour distinguer la NGU &#8211; un groupe&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":39810,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Ur\u00e9thrite non gonorrh\u00e9ique","footnotes":""},"category":[11362,11531,11428,11549],"tags":[58690,36221,58674,58705,13688,26790,58722,30504,15225,58697,58683,58656,56241,30518,13282,58644,22088,41851,35811,58715,58665,38325,58727,58639,35835],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346457","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-infectiologie","category-rx-fr","tag-algurie-fr","tag-anal-fr","tag-antigenes-proteiques","tag-azithromycine","tag-bacteries","tag-bruler","tag-candida-albicans-fr","tag-chlamydia-fr","tag-conformite","tag-doxycycline-fr","tag-ecoulement","tag-ethiologie","tag-flora-fr","tag-gonocoque","tag-herpes-fr","tag-heterogene","tag-infection-des-voies-urinaires","tag-mycoplasme","tag-oral-fr","tag-sexuellement-transmissible","tag-spectre-des-agents-pathogenes","tag-sti-fr","tag-trichomonades","tag-uretrite-non-gonorrheique","tag-virus-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-20 03:59:23","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346474,"slug":"spettro-patogeno-chiarimenti-e-terapia","post_title":"Spettro patogeno, chiarimenti e terapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/spettro-patogeno-chiarimenti-e-terapia\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346489,"slug":"espectro-de-agentes-patogenicos-clarificacao-e-terapia","post_title":"Espectro de agentes patog\u00e9nicos, clarifica\u00e7\u00e3o e terapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/espectro-de-agentes-patogenicos-clarificacao-e-terapia\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346513,"slug":"espectro-patogeno-esclarecimiento-y-terapia","post_title":"Espectro pat\u00f3geno, esclarecimiento y terapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/espectro-patogeno-esclarecimiento-y-terapia\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346457","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346457"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346457\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":346510,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346457\/revisions\/346510"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/39810"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346457"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346457"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346457"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346457"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}