{"id":346636,"date":"2013-12-19T00:00:00","date_gmt":"2013-12-18T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/identifier-les-points-de-contact-et-eviter-les-malentendus\/"},"modified":"2013-12-19T00:00:00","modified_gmt":"2013-12-18T23:00:00","slug":"identifier-les-points-de-contact-et-eviter-les-malentendus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/identifier-les-points-de-contact-et-eviter-les-malentendus\/","title":{"rendered":"Identifier les points de contact et \u00e9viter les malentendus"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les prestations d&#8217;assurance doivent en fin de compte \u00eatre d\u00e9cid\u00e9es de mani\u00e8re binaire par l&#8217;utilisateur du droit. Soit de telles prestations sont accord\u00e9es, soit elles sont refus\u00e9es. En comparaison, la pens\u00e9e m\u00e9dicale est moins une question de oui\/non que de dimension. Les difficult\u00e9s entre les deux domaines surviennent toujours lorsque le foss\u00e9 entre l&#8217;\u00e9tat des connaissances scientifiques et les concepts juridiques de la maladie est particuli\u00e8rement grand. Cet article met en lumi\u00e8re cette tension \u00e0 travers trois maladies mentales s\u00e9lectionn\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Dans le pr\u00e9sent article, nous examinons les tensions entre la m\u00e9decine et le droit de la s\u00e9curit\u00e9 sociale \u00e0 travers trois maladies psychiques s\u00e9lectionn\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"maladies-de-la-dependance\">Maladies de la d\u00e9pendance<\/h2>\n<p>D&#8217;un point de vue m\u00e9dical : les r\u00e9sultats de la recherche des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es concernant le syndrome de d\u00e9pendance aux substances psychotropes ont surtout montr\u00e9 qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une maladie c\u00e9r\u00e9brale chronique (&#8220;chronic brain disease&#8221;) avec des changements d\u00e9celables aux niveaux mol\u00e9culaire, cellulaire, structurel et fonctionnel [1]. Au fond, elle est donc aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9e comme un trouble fondamental du fonctionnement du cerveau, avec des alt\u00e9rations du m\u00e9tabolisme des neurotransmetteurs, de la disponibilit\u00e9 des r\u00e9cepteurs, de l&#8217;expression des g\u00e8nes et du comportement de r\u00e9ponse aux stimuli exog\u00e8nes [1, 2]. Des \u00e9tudes g\u00e9n\u00e9tico-\u00e9pid\u00e9miologiques ont \u00e9galement montr\u00e9 que les facteurs g\u00e9n\u00e9tiques ont une influence importante sur l&#8217;\u00e9volution \u00e0 long terme d&#8217;une maladie de la d\u00e9pendance. En revanche, l&#8217;influence des facteurs environnementaux sociaux individuels se manifeste surtout dans le cadre de l&#8217;exposition et de la premi\u00e8re utilisation de substances psychotropes [3].<\/p>\n<p>Cette maladie neurobiologique se caract\u00e9rise, entre autres, par une envie forte ou compulsive de la substance, par l&#8217;apparition de sympt\u00f4mes de sevrage, par le d\u00e9veloppement d&#8217;une tol\u00e9rance (ou l&#8217;augmentation des doses), par la poursuite de la consommation malgr\u00e9 des cons\u00e9quences sociales et sanitaires n\u00e9gatives, mais aussi par sa chronicit\u00e9 avec des rechutes fr\u00e9quentes apr\u00e8s les traitements de sevrage. C&#8217;est pourquoi, au sein de la m\u00e9decine de l&#8217;addiction, le point de vue consistant \u00e0 \u00e9tablir des parall\u00e8les avec d&#8217;autres maladies chroniques telles que le diab\u00e8te sucr\u00e9 ou l&#8217;hypertension art\u00e9rielle s&#8217;est aujourd&#8217;hui impos\u00e9 [4]. En cons\u00e9quence, des approches th\u00e9rapeutiques visant moins l&#8217;absence de substance (abstinence) que la r\u00e9duction des risques se sont d\u00e9velopp\u00e9es [5\u20137]. Pour compliquer les choses, dans plus de la moiti\u00e9 des cas, la d\u00e9pendance \u00e0 une substance s&#8217;accompagne d&#8217;une autre comorbidit\u00e9 psychiatrique, dont le traitement doit \u00eatre men\u00e9 de front [8, 9]. Des alt\u00e9rations importantes du niveau de fonctionnement psychosocial et, d&#8217;un point de vue m\u00e9dical, de la capacit\u00e9 de travail sont fr\u00e9quemment observ\u00e9es et document\u00e9es depuis des d\u00e9cennies [10\u201312].<\/p>\n<p>Du point de vue <strong>du droit des assurances sociales : <\/strong>les maladies de d\u00e9pendance, comme par exemple une d\u00e9pendance \u00e0 l&#8217;alcool, ne constituent pas en soi une invalidit\u00e9 au sens de la loi (ATFA 1968 p. 278 consid. 3 a). De m\u00eame, selon la jurisprudence, la toxicomanie seule ne peut pas entra\u00eener d&#8217;invalidit\u00e9. La d\u00e9pendance peut toutefois entra\u00eener des atteintes \u00e0 la sant\u00e9 invalidantes (p. ex. cirrhose du foie, syndrome de Korsakov) ou \u00eatre un sympt\u00f4me d&#8217;un autre trouble ayant valeur de maladie, p. ex. une schizophr\u00e9nie ou un trouble de la personnalit\u00e9 (cf. ATF 99 V 28).<\/p>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;\u00e9valuation juridique de ce que l&#8217;on appelle le double diagnostic (maladie mentale et maladie de la d\u00e9pendance), le praticien du droit part du principe que l&#8217;on peut faire une distinction m\u00e9dicale entre ce que l&#8217;on appelle les troubles mentaux induits (provoqu\u00e9s par la d\u00e9pendance) et les troubles psychiatriques ind\u00e9pendants (associ\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pendance). On suppose en outre qu&#8217;en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les sympt\u00f4mes psychiques peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une cons\u00e9quence de la d\u00e9pendance (et donc pas comme une maladie \u00e0 part enti\u00e8re) et qu&#8217;ils s&#8217;am\u00e9liorent d&#8217;eux-m\u00eames apr\u00e8s un sevrage de la substance \u00e0 l&#8217;origine de la d\u00e9pendance.&nbsp;<br \/>\nCe n&#8217;est qu&#8217;en pr\u00e9sence d&#8217;une maladie mentale distincte que ses effets peuvent contribuer \u00e0 l&#8217;incapacit\u00e9 de gain de la personne assur\u00e9e (CSIH, no 1013\/1013.1). Dans la logique de l&#8217;utilisateur du droit, il est donc souvent demand\u00e9 \u00e0 la personne assur\u00e9e de suivre d&#8217;abord un traitement de d\u00e9sintoxication, afin que la personne concern\u00e9e puisse ensuite \u00eatre \u00e9valu\u00e9e sans \u00eatre sous l&#8217;influence de substances addictives (Meyer T, 2004).<\/p>\n<p>D&#8217;un point de vue m\u00e9dical, scientifique et clinique, il n&#8217;est souvent pas possible de consid\u00e9rer la d\u00e9pendance et les troubles psychiatriques comorbides de mani\u00e8re isol\u00e9e. En ce qui concerne le devoir de coop\u00e9ration exig\u00e9 de l&#8217;utilisateur de la loi, il ne faut pas non plus oublier que le sevrage d&#8217;une substance est une intervention m\u00e9dicale qui peut tout \u00e0 fait se d\u00e9rouler avec des complications graves, voire l\u00e9tales dans le cas du sevrage de l&#8217;alcool, des benzodiaz\u00e9pines et du GHB par exemple [13\u201316].<\/p>\n<h2 id=\"ptsd\">PTSD<\/h2>\n<p><strong>Du point de vue de la m\u00e9decine :<\/strong> le diagnostic de trouble de stress post-traumatique (PTSD), qui figure pour la premi\u00e8re fois dans le DSM III, est une r\u00e9action cons\u00e9cutive possible \u00e0 un ou plusieurs \u00e9v\u00e9nements traumatiques. Une cause sp\u00e9cifique et connue (traumatisme) est une condition n\u00e9cessaire mais non suffisante pour \u00e9tablir le diagnostic [17]. Environ 10% des personnes qui subissent un traumatisme mettant leur vie en danger d\u00e9veloppent un PTSD, une d\u00e9pression ou les deux. Des facteurs biologiques tels que le g\u00e9notype et la constitution neurobiologique des personnes concern\u00e9es interagissent avec des facteurs environnementaux (p. ex. la gravit\u00e9 du traumatisme, les exp\u00e9riences de vie) et d\u00e9terminent ainsi la vuln\u00e9rabilit\u00e9 ou la r\u00e9silience \u00e0 la suite d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement traumatique [18]. Des \u00e9tudes de jumeaux ont montr\u00e9 que plus de 30% de la variance associ\u00e9e au d\u00e9veloppement du PTSD est due \u00e0 une composante h\u00e9r\u00e9ditaire [19]. Des \u00e9tudes r\u00e9centes sugg\u00e8rent \u00e9galement que les interactions entre les polymorphismes du g\u00e8ne FKBP5 (et le chaperon mol\u00e9culaire Hsp90) et l&#8217;environnement de l&#8217;enfant pr\u00e9disent la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du PTSD ult\u00e9rieur [19, 20]. Des modifications morphologiques du cerveau ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 document\u00e9es. Ainsi, il est aujourd&#8217;hui bien \u00e9tabli que les \u00e9v\u00e9nements traumatiques (ind\u00e9pendamment d&#8217;un diagnostic existant) sont associ\u00e9s \u00e0 un volume hippocampique plus faible [21].<\/p>\n<p>Par rapport au DSM III (et \u00e0 la CIM 10), qui contenaient ou contiennent une d\u00e9finition \u00e9troite du traumatisme, le DSM V \u00e9largit la notion de traumatisme, de sorte que le fait d&#8217;\u00eatre t\u00e9moin d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement (en tant que t\u00e9moin, dans les m\u00e9dias de masse, etc.) est \u00e9galement reconnu comme une situation traumatique suffisante possible [22].<\/p>\n<p>Le trouble se caract\u00e9rise par des pens\u00e9es et des souvenirs envahissants et p\u00e9nibles du traumatisme (intrusions) ainsi que par des images, des cauchemars, des flashbacks et une amn\u00e9sie partielle. ), des comportements d&#8217;\u00e9vitement et un engourdissement \u00e9motionnel (retrait g\u00e9n\u00e9ral, perte d&#8217;int\u00e9r\u00eat, apathie) (voir les classifications DSM V et CIM 10).<\/p>\n<p>Le concept de &#8220;Late Onset Stress Symptomatology&#8221; (PTSD) fait l&#8217;objet de controverses, notamment dans le contexte de la m\u00e9decine des assurances [23]. L&#8217;apparition retard\u00e9e d&#8217;un sympt\u00f4me de PTSD sans sympt\u00f4mes initiaux est un ph\u00e9nom\u00e8ne plut\u00f4t rare. Il est plus fr\u00e9quent que les sympt\u00f4mes initiaux soient retard\u00e9s (r\u00e9activation) [24].<\/p>\n<p>La prise en compte de la comorbidit\u00e9 psychiatrique dans le diagnostic semble essentielle en raison de la pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e des troubles comorbides (notamment les troubles affectifs, les troubles anxieux, l&#8217;abus de substances, les troubles de somatisation) et de leur pertinence clinique [25, 26].<\/p>\n<p><strong>Du point de vue du droit de la s\u00e9curit\u00e9 sociale : <\/strong>bien que les crit\u00e8res de l&#8217;ESPT selon le DSM soient mieux op\u00e9rationnalis\u00e9s et pr\u00e9sentent donc des avantages par rapport \u00e0 la CIM 10 (Dreissig 2010), la jurisprudence de la plus haute instance juridique s&#8217;oriente strictement vers la classification CIM 10. Ainsi, dans l&#8217;ATF 9C_228\/2013 du 26.&nbsp;Dans son arr\u00eat du 26 juin 2013, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a estim\u00e9 qu&#8217;une formulation moins restrictive du crit\u00e8re de traumatisme (\u00e9largissement du crit\u00e8re de traumatisme au sens du DSM IV et du DSM V) et une formulation moins restrictive de la latence temporelle (dans le sens d&#8217;une apparition retard\u00e9e des sympt\u00f4mes du PTSD) pouvaient \u00eatre utiles sur le plan th\u00e9rapeutique et \u00e9taient d\u00e9crites dans la litt\u00e9rature scientifique, mais qu&#8217;elles ne devaient pas \u00eatre prises en compte lors de l&#8217;examen du droit aux prestations de l&#8217;assurance-invalidit\u00e9 (cf. \u00e9galement ATF 9C_671\/2012 du 15 novembre 2012).<\/p>\n<p>Comme pour les troubles somatoformes et quelques autres pathologies, la possibilit\u00e9 de surmonter l&#8217;ESPT et ses effets n&#8217;est ni\u00e9e qu&#8217;exceptionnellement et dans des conditions strictes dans les derniers jugements rendus par les plus hautes juridictions. En ce sens, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral consid\u00e8re que le PTSD n&#8217;est pas n\u00e9cessairement invalidant. Pour l&#8217;\u00e9valuation m\u00e9dico-assurantielle du PTSD et de ses effets, il est donc n\u00e9cessaire de prendre en compte &#8211; outre l&#8217;\u00e9valuation des limitations fonctionnelles concr\u00e8tes li\u00e9es \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 professionnelle et \u00e0 la vie quotidienne et des ressources disponibles &#8211; l&#8217;\u00e9valuation m\u00e9dicale et m\u00e9dico-assurantielle de la comorbidit\u00e9 psychique et somatique grave \u00e9ventuellement pr\u00e9sente et des r\u00e9sultats de traitement obtenus jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, y compris l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 du patient. motivation pour le traitement (cf. ATF 136 V 279 consid. 3.2.1 p. 282).<\/p>\n<h2 id=\"trouble-somatoforme-douloureux\">Trouble somatoforme douloureux<\/h2>\n<p>Du point de vue de la m\u00e9decine : dans la pratique clinique quotidienne, on constate une pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e (15-20%) de sympt\u00f4mes somatiques sans corr\u00e9lats organiques suffisants, qui peuvent parfois causer des souffrances consid\u00e9rables [27, 28]. Souvent, apr\u00e8s un examen complet, ces sympt\u00f4mes sont class\u00e9s comme troubles somatoformes. Elles font d\u00e9sormais partie des maladies mentales les plus courantes.<\/p>\n<p>En pratique, les sympt\u00f4mes peuvent concerner diff\u00e9rents syst\u00e8mes d&#8217;organes (par exemple, palpitations cardiaques, vertiges, douleurs gastriques, douleurs localis\u00e9es, paresth\u00e9sies, paralysie, etc.) ou appara\u00eetre &#8220;g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s&#8221; (fatigue, douleurs g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es, sensation de faiblesse). Il existe aussi souvent des sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de d\u00e9pression [29].<br \/>\nLa nature h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de ces troubles en termes de type de sympt\u00f4me, de dur\u00e9e, d&#8217;\u00e9volution et de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 pose souvent un probl\u00e8me majeur pour \u00e9tablir un diagnostic pr\u00e9cis. Les cat\u00e9gories diagnostiques sont donc tr\u00e8s controvers\u00e9es, raison pour laquelle certains auteurs plaident pour une adaptation des cat\u00e9gories diagnostiques [28\u201332]. Dans le nouveau syst\u00e8me de classification DSM V, une telle adaptation a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 mise en \u0153uvre [33].<\/p>\n<p>Il existe diff\u00e9rentes explications neurobiologiques et psychodynamiques. De plus, la litt\u00e9rature actuelle souligne \u00e9galement la proximit\u00e9 de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, de la d\u00e9pression et de la douleur [34, 35]. La vision classique de la psychosomatique, selon laquelle la &#8220;somatisation&#8221; est due \u00e0 une diminution de la perception des \u00e9motions, est scientifiquement controvers\u00e9e [36, 37].<br \/>\nLe traitement des troubles somatoformes est complexe [38] et souvent caract\u00e9ris\u00e9 par des pertes significatives de la capacit\u00e9 fonctionnelle [28].<\/p>\n<p>Du point de vue du droit des assurances sociales : compte tenu des difficult\u00e9s de preuve qui d\u00e9coulent naturellement de la douleur, les d\u00e9clarations subjectives de la personne assur\u00e9e concernant la douleur ne suffisent pas, selon les crit\u00e8res de la jurisprudence, \u00e0 justifier une invalidit\u00e9 (partielle) (cf. ATF 130 V 352). Ce n&#8217;est que dans des cas exceptionnels qu&#8217;un trouble somatoforme est consid\u00e9r\u00e9 par la jurisprudence comme \u00e9tant d&#8217;une gravit\u00e9 telle qu&#8217;il pourrait donner lieu \u00e0 des prestations. Pour identifier ces cas exceptionnels, la jurisprudence utilise diff\u00e9rents crit\u00e8res auxiliaires inspir\u00e9s de Foerster (voir ATF I 224\/06 du 3 juillet 2006). Si ces crit\u00e8res sont (majoritairement) remplis, le trouble somatoforme devient exceptionnellement d\u00e9clencheur de la performance <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2843\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_30.jpg-e2a066_1344.jpg\" width=\"855\" height=\"895\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_30.jpg-e2a066_1344.jpg 855w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_30.jpg-e2a066_1344-800x837.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_30.jpg-e2a066_1344-120x126.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_30.jpg-e2a066_1344-90x94.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_30.jpg-e2a066_1344-320x335.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_30.jpg-e2a066_1344-560x586.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 855px) 100vw, 855px\" \/><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation du crit\u00e8re de comorbidit\u00e9 psychiatrique, en particulier, constitue un d\u00e9fi particulier [1, 11-13]. Ceci parce que les sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de d\u00e9pression existants peuvent \u00eatre pr\u00e9sents dans le cadre du trouble somatoforme et, du point de vue de la jurisprudence, ne doivent pas n\u00e9cessairement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une maladie mentale (importante) distincte (voir CIM 10 chapitre F45). C&#8217;est pourquoi, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la jurisprudence consid\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement les \u00e9pisodes d\u00e9pressifs l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s comme des &#8220;sympt\u00f4mes associ\u00e9s&#8221; \u00e0 la maladie douloureuse (cf. ATF I 224\/06 du 3 juillet 2006). Dans ce contexte, il convient de noter que les crit\u00e8res Foerster initiaux, d\u00e9velopp\u00e9s pour l&#8217;\u00e9valuation pronostique de l&#8217;\u00e9volution, ont \u00e9t\u00e9 rendus autonomes par la jurisprudence et sont devenus un crit\u00e8re juridique et normatif (communication orale lic. iur. A. Traub, expos\u00e9 du 13 septembre 2013).<\/p>\n<h2 id=\"discussion\">Discussion<\/h2>\n<p>Les exemples de cas choisis, \u00e0 savoir la d\u00e9pendance, l&#8217;ESPT et le trouble somatoforme douloureux, soulignent qu&#8217;il existe un net d\u00e9calage entre l&#8217;\u00e9tat actuel de la recherche scientifique, notamment en ce qui concerne l&#8217;\u00e9tiologie et les effets fonctionnels de certaines pathologies, et leur \u00e9valuation par la jurisprudence. Sur le plan formel, cela se manifeste notamment par l&#8217;attachement de la jurisprudence \u00e0 des notions non conformes \u00e0 la CIM-10 et d\u00e9pass\u00e9es d&#8217;un point de vue m\u00e9dical (addiction primaire et secondaire, P\u00e4usbonog) ; sur le plan du contenu, par exemple, par l&#8217;utilisation de concepts non pas fond\u00e9s sur des preuves mais sur des normes morales (par exemple dans le sens d&#8217;une occultation des facteurs psychosociaux) et par l&#8217;exigence d&#8217;objectivation et de comparabilit\u00e9 de ph\u00e9nom\u00e8nes pathologiques intra-individuels et subjectifs par nature.<br \/>\nIl faut toutefois constater que la m\u00e9decine ne parvient justement pas \u00e0 proposer des concepts et des mod\u00e8les de maladie indiscutables, dont la jurisprudence est pourtant tributaire pour prendre des d\u00e9cisions pr\u00e9visibles pour le justiciable.<\/p>\n<p>Ainsi, dans le contexte de l&#8217;application par les experts m\u00e9dicaux de diff\u00e9rents paradigmes scientifiques accept\u00e9s (par ex. mod\u00e8les d&#8217;explication psychodynamiques vs neurobiologiques), les \u00e9valuations cliniques et m\u00e9dico-assurantielles divergent souvent au quotidien. Les m\u00e9decins doivent donc d\u00e9crire les faits m\u00e9dicaux de la mani\u00e8re la plus pr\u00e9cise et la plus compl\u00e8te possible, afin que les concepts juridiques puissent \u00eatre appliqu\u00e9s sur la base de faits clairs.<\/p>\n<p>Cela pose la question de la d\u00e9limitation des comp\u00e9tences entre le droit et la m\u00e9decine. Dans ce contexte, le r\u00f4le de l&#8217;expert m\u00e9dical n&#8217;est pas n\u00e9cessairement de combler le foss\u00e9 d\u00e9crit ci-dessus entre la recherche m\u00e9dicale et la jurisprudence, mais de proc\u00e9der d&#8217;abord tr\u00e8s concr\u00e8tement \u00e0 une constatation m\u00e9dicale de la limitation des prestations de l&#8217;assur\u00e9\/du patient.<\/p>\n<p>D&#8217;apr\u00e8s lic. avocat. A. Traub (greffier du BG), il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der comme suit :<\/p>\n<ol>\n<li>La constatation et la description de l&#8217;atteinte \u00e0 la sant\u00e9<\/li>\n<li>L&#8217;analyse d&#8217;impact :<\/li>\n<\/ol>\n<ul>\n<li>Inventaire des fonctions de base limit\u00e9es par l&#8217;atteinte \u00e0 la sant\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>On en d\u00e9duit<\/p>\n<ul>\n<li>D&#8217;un point de vue qualitatif, un profil d&#8217;exigences pour les activit\u00e9s de renvoi : Quels types de t\u00e2ches sont encore possibles ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Et dans ce cadre :<\/p>\n<ul>\n<li>la d\u00e9termination quantitative de la limitation fonctionnelle imputable : l'(in)aptitude au travail.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour la mise en \u0153uvre, la SSPP recommande dans sa ligne directrice actuelle pour les expertises psychiatriques dans l&#8217;assurance-invalidit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale (2012) d&#8217;examiner les troubles de l&#8217;activit\u00e9 et de la participation de l&#8217;assur\u00e9\/du patient en s&#8217;inspirant de l&#8217;application Mini-ICF [39]. Il s&#8217;agit d&#8217;un outil d&#8217;\u00e9valuation externe permettant de diff\u00e9rencier les sympt\u00f4mes de la maladie des troubles de la capacit\u00e9 li\u00e9s \u00e0 la maladie [40]. L&#8217;objectif serait de d\u00e9duire la capacit\u00e9 de travail et les performances qualitatives et quantitatives en tenant compte de l&#8217;\u00e9tat des ressources de l&#8217;assur\u00e9\/du patient <strong>(tableau 2).<\/strong> Les r\u00e9sultats de l&#8217;application Mini-ICF ne devraient pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s de mani\u00e8re absolue sur la base du score total, mais selon Linden et al. \u00eatre mis en relation avec le profil d&#8217;exigences de l&#8217;assur\u00e9 dans son environnement professionnel habituel ou dans une activit\u00e9 adapt\u00e9e \u00e0 son affection [40].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2844 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab2_s31.jpg-dd48c5_1343.jpg\" width=\"860\" height=\"842\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab2_s31.jpg-dd48c5_1343.jpg 860w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab2_s31.jpg-dd48c5_1343-800x783.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab2_s31.jpg-dd48c5_1343-120x117.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab2_s31.jpg-dd48c5_1343-90x88.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab2_s31.jpg-dd48c5_1343-320x313.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab2_s31.jpg-dd48c5_1343-560x548.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 860px) 100vw, 860px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 860px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 860\/842;\" \/><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation de la &#8220;surmontabilit\u00e9&#8221; des plaintes implique \u00e0 la fois des questions m\u00e9dicales et juridiques. Dans l&#8217;esprit de la d\u00e9limitation des comp\u00e9tences, l&#8217;expert doit se prononcer sur les bases m\u00e9dicales de la d\u00e9cision juridique [41]. L&#8217;\u00e9valuation finale incombe alors \u00e0 l&#8217;utilisateur du droit.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, le foss\u00e9 constat\u00e9 entre l&#8217;\u00e9tat actuel de la recherche m\u00e9dicale et l&#8217;exp\u00e9rience clinique d&#8217;une part, et la jurisprudence d&#8217;autre part, explique pourquoi l&#8217;\u00e9valuation m\u00e9dicale (ou th\u00e9rapeutique) de la capacit\u00e9 fonctionnelle (par exemple dans le cas des troubles somatoformes douloureux et des troubles de la d\u00e9pendance) est dans de nombreux cas incongrue avec celle des praticiens du droit. Selon les auteurs, la connaissance des concepts diff\u00e9rents en m\u00e9decine et en droit contribuerait \u00e0 \u00e9viter les malentendus de part et d&#8217;autre.<\/p>\n<p><em><strong>Dr. m\u00e9d. Michael Liebrenz<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Remerciements : Les auteurs remercient Fr. Dr. med. A. Buadze (charg\u00e9e de cours \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Zurich) et M. Me Frank Bremer, LL.M. (charg\u00e9 de cours \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Saint-Gall HSG) pour sa relecture critique du manuscrit. Michael Liebrenz a \u00e9t\u00e9 soutenu par la fondation Prof. Dr Max Clo\u00ebtta, Zurich et la fondation Uniscientia, Vaduz.<\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Leshner AI : La d\u00e9pendance est une maladie du cerveau, et elle est importante. Science 1997 ; 278 (5335) : 45-47.<\/li>\n<li>Koob GF, Simon EJ : The Neurobiology of Addiction : Where We Have Been and Where We Are Going. J Drug Issues 2009 ; 39(1) : 115-132.<\/li>\n<li>Merikangas KR, McClair VL : Epidemiology of substance use disorders. 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Biological psychiatry 2004 ; 56 (10) : 730-737.<\/li>\n<li>Minkoff K : Best practices : developing standards of care for individuals with co-occurring psychiatric and substance use disorders. Services psychiatriques 2001 ; 52(5) : 597-599.<\/li>\n<li>Uchtenhagen A : Cons\u00e9quences sanitaires et sociales de l&#8217;abus de substances psychoactives. M\u00e9decine sociale et pr\u00e9ventive 1987 ; 32(3) : 122-126.<\/li>\n<li>Uchtenhagen A : \u00c9volution \u00e0 long terme chez les toxicomanes adultes. In : \u00c9volution \u00e0 long terme des maladies de la d\u00e9pendance. Springer 1987 : 137-148.<\/li>\n<li>McLellan AT, et al : Drug dependence, a chronic medical illness. JAMA : the journal of the American Medical Association 2000 ; 284(13) : 1689-1695.<\/li>\n<li>Trevisan LA, et al : Complications of alcohol withdrawal : pathophysiological insights. 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