{"id":346820,"date":"2013-10-25T00:00:00","date_gmt":"2013-10-24T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-praticien-nest-pas-seulement-sollicite-pour-le-diagnostic\/"},"modified":"2013-10-25T00:00:00","modified_gmt":"2013-10-24T22:00:00","slug":"le-praticien-nest-pas-seulement-sollicite-pour-le-diagnostic","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-praticien-nest-pas-seulement-sollicite-pour-le-diagnostic\/","title":{"rendered":"Le praticien n&#8217;est pas seulement sollicit\u00e9 pour le diagnostic"},"content":{"rendered":"<p><strong>Bien que la d\u00e9mence ne soit pas l&#8217;une des maladies neurologiques les plus courantes, elle constitue d\u00e9j\u00e0 un probl\u00e8me pertinent et son importance va consid\u00e9rablement augmenter en raison de l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La d\u00e9mence est une maladie c\u00e9r\u00e9brale chronique et progressive qui entra\u00eene des troubles dans plusieurs sph\u00e8res cognitives telles que la m\u00e9moire, le raisonnement, l&#8217;orientation, la compr\u00e9hension, le calcul, la capacit\u00e9 d&#8217;apprentissage, le langage, la parole et le jugement. La conscience des personnes d\u00e9mentes n&#8217;est pas alt\u00e9r\u00e9e et la perception sensorielle est pr\u00e9serv\u00e9e. En revanche, on observe des modifications du contr\u00f4le \u00e9motionnel, du comportement social et\/ou de la motivation, avec les cons\u00e9quences que cela implique sur la vie quotidienne. Selon la d\u00e9finition de la CIM-10, cet \u00e9tat doit persister pendant une p\u00e9riode d&#8217;au moins six mois pour que le diagnostic de d\u00e9mence puisse \u00eatre pos\u00e9. Outre la cognition, la d\u00e9mence affecte plusieurs comp\u00e9tences quotidiennes et fonctions corporelles. La d\u00e9mence de type Alzheimer est de loin la forme de d\u00e9mence la plus fr\u00e9quente, avec 50 \u00e0 60% des cas<strong> (tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p><strong><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2467\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s47.jpg-c29a6d_995.jpg\" style=\"height:256px; width:600px\" width=\"1014\" height=\"432\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s47.jpg-c29a6d_995.jpg 1014w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s47.jpg-c29a6d_995-800x341.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s47.jpg-c29a6d_995-120x51.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s47.jpg-c29a6d_995-90x38.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s47.jpg-c29a6d_995-320x136.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s47.jpg-c29a6d_995-560x239.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1014px) 100vw, 1014px\" \/><\/strong><\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>&#8220;Dans le diagnostic de la d\u00e9mence, vous avez un r\u00f4le \u00e0 jouer en tant que praticien. Vous connaissez les patients et leurs familles et, la plupart du temps, vous \u00eates la premi\u00e8re personne \u00e0 contacter lorsqu&#8217;une personne change de comportement&#8221;, explique le professeur Hans Jung, de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de Zurich. Outre l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;anamn\u00e8se externe, les mesures suivantes peuvent \u00eatre facilement mises en \u0153uvre dans chaque cabinet pour un premier d\u00e9pistage de la d\u00e9mence :<\/p>\n<ul>\n<li>le recueil d&#8217;un bilan interne, neurologique et psychopathologique orient\u00e9,<\/li>\n<li>Examens de laboratoire de base (\u00e9lectrolytes, taux thyro\u00efdiens, taux r\u00e9naux, vitamine B12, acide folique, VIH, lues) ainsi que<\/li>\n<li>un ou plusieurs tests courts standardis\u00e9s (Mini-Mental-State, test de l&#8217;horloge).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il peut \u00e9galement \u00eatre n\u00e9cessaire de demander une imagerie. Selon la situation, d&#8217;autres \u00e9tapes diagnostiques, comme des tests neurophysiologiques plus d\u00e9taill\u00e9s, peuvent \u00eatre entreprises en collaboration avec un sp\u00e9cialiste. &#8220;En particulier chez les jeunes patients &#8211; et j&#8217;entends par l\u00e0 les patients de moins de 65 ou 70 ans ( !) &#8211; ainsi qu&#8217;en cas d&#8217;incertitude diagnostique, un diagnostic du liquide c\u00e9phalo-rachidien, un EEG ou une imagerie plus pouss\u00e9e avec le PET ou le SPECT peuvent \u00e9galement \u00eatre indiqu\u00e9s&#8221;, poursuit le professeur Jung. Lors du diagnostic du LCR, ce sont surtout les taux d&#8217;inflammation, de tau, de phospho-tau, de \u03b2-amylo\u00efde et de prot\u00e9ine 14-3-3 qui sont int\u00e9ressants).<\/p>\n<p>Des sympt\u00f4mes pr\u00e9coces, tels que des troubles cognitifs l\u00e9gers n&#8217;affectant que la m\u00e9moire, peuvent dans certains cas \u00eatre des signes pr\u00e9curseurs de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer. 20 \u00e0 30% des patients atteints de MCI (Mild Cognitive Imp airement) finissent par d\u00e9velopper une d\u00e9mence de type Alzheimer. En th\u00e9orie, il serait possible d&#8217;identifier les patients qui d\u00e9velopperont une d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer \u00e0 ce stade pr\u00e9coce \u00e0 l&#8217;aide de marqueurs sp\u00e9cifiques dans le LCR et dans le PET\/SPECT, mais en pratique, cela n&#8217;a pas de sens tant qu&#8217;aucun traitement pr\u00e9ventif n&#8217;est disponible.<\/p>\n<h2 id=\"possibilites-therapeutiques\">Possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 des recherches intensives, les seuls traitements disponibles \u00e0 ce jour, outre le soutien psychosocial apport\u00e9 aux patients et \u00e0 leurs familles, sont des m\u00e9dicaments destin\u00e9s \u00e0 traiter les sympt\u00f4mes. Des effets positifs significatifs sur les sympt\u00f4mes de d\u00e9mence ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s tant pour les inhibiteurs de l&#8217;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase (rivastigmine, galantamine, don\u00e9z\u00e9pil) que pour la m\u00e9mantine. Les premiers sont indiqu\u00e9s en cas de d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e, les seconds en cas de d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re.<br \/>\nLes inhibiteurs de l&#8217;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase permettent d&#8217;am\u00e9liorer la transmission cholinergique dans le cerveau, qui est r\u00e9duite en cas de d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer. L&#8217;\u00e9volution de la maladie ne peut certes pas \u00eatre stopp\u00e9e, mais l&#8217;\u00e9tat peut \u00eatre consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 et stabilis\u00e9, ce qui permet de retarder l&#8217;apparition de la perte d&#8217;autonomie et de la d\u00e9pendance [1, 2]. S&#8217;il existe des d\u00e9ficits importants, il convient donc de faire un essai avec ces m\u00e9dicaments relativement t\u00f4t apr\u00e8s le diagnostic.<\/p>\n<p>Les effets secondaires cholinergiques tels que les naus\u00e9es, les vomissements et la diarrh\u00e9e sont relativement fr\u00e9quents avec les inhibiteurs de l&#8217;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase, le plus souvent avec la rivastigmine, bien que cela ne soit vrai que pour la formulation orale. Sous le patch de rivastigmine, disponible depuis quelques ann\u00e9es, le taux d&#8217;effets secondaires est significativement plus faible et seulement l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9 que sous placebo [3]. De plus, le patch est disponible en deux dosages (9,5 mg\/24h et 13,3 mg\/24h), ce qui permet d&#8217;obtenir un b\u00e9n\u00e9fice suppl\u00e9mentaire en termes d&#8217;efficacit\u00e9 avec le patch plus fortement dos\u00e9, tout en conservant le m\u00eame taux d&#8217;effets secondaires [4].<\/p>\n<p>La m\u00e9mantine est surtout efficace dans les stades mod\u00e9r\u00e9s et tardifs de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer et peut contribuer \u00e0 une nette am\u00e9lioration de la situation de soins en influen\u00e7ant positivement les troubles du comportement. &#8220;Des \u00e9tudes montrent clairement qu&#8217;il serait utile de combiner la m\u00e9mantine avec un inhibiteur de l&#8217;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase, mais malheureusement cette combinaison n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e et vous devez donc la demander individuellement dans chaque cas&#8221;, a conclu l&#8217;orateur [5].<\/p>\n<p><em>Source : Lunchsymposium, Medidays 2013, 2-6 septembre 2013, Universit\u00e4tsSpital Z\u00fcrich.<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Birks J : Inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase pour la maladie d&#8217;Alzheimer. Base de donn\u00e9es Cochrane des revues syst\u00e9matiques 2006 : CD005593.<\/li>\n<li>Birks J : Les inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase (ChEIs), le don\u00e9p\u00e9zil, la galantamine et la rivastigmine sont efficaces pour la maladie d&#8217;Alzheimer l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e. R\u00e9sum\u00e9s Cochrane. Publi\u00e9 en ligne : May 16, 2012.<\/li>\n<li>Winblad B, et al : Caregiver preference for rivastigmine patch relative to capsules for treatment of probable Alzheimer&#8217;s disease. Int J Geriatr Psychiatry 2007 ; 22 : 485-491.<\/li>\n<li>Cummings J, et al : Randomized, double-blind, parallel-group, 48-week study for efficacy and safety of a higher-dose rivastigmine patch (15 vs. 10 cm2) in Alzheimer&#8217;s disease. Dement Geriatr Cogn Disord 2012 ; 33 : 341-353.<\/li>\n<li>Farrimond LE, et al : Memantine and cholinesterase inhibitor combination therapy for Alzheimer&#8217;s disease : a systematic review. BMJ Open 2012;2. pii : e000917.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>HAUSARZT PRAXIS 2013, Vol. 8, n\u00b0 9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien que la d\u00e9mence ne soit pas l&#8217;une des maladies neurologiques les plus courantes, elle constitue d\u00e9j\u00e0 un probl\u00e8me pertinent et son importance va consid\u00e9rablement augmenter en raison de l&#8217;\u00e9volution&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":38023,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"D\u00e9mence d'Alzheimer","footnotes":""},"category":[11368,11489,11535,11549],"tags":[60165,52677,20257,60170,30917,14154,60176,57535,27818],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346820","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-geriatrie-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-cerveau-fr","tag-cerveau","tag-chronique","tag-comportement-social","tag-demence-dalzheimer","tag-diagnostic-fr","tag-inhibiteurs-de-lacetylcholinesterase","tag-memantin-fr","tag-restriction-cognitive","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-20 19:08:37","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346783,"slug":"il-professionista-non-e-richiesto-solo-nella-diagnostica","post_title":"Il professionista non \u00e8 richiesto solo nella diagnostica.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/il-professionista-non-e-richiesto-solo-nella-diagnostica\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346792,"slug":"o-praticante-nao-e-apenas-procurado-no-diagnostico","post_title":"O praticante n\u00e3o \u00e9 apenas procurado no diagn\u00f3stico","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-praticante-nao-e-apenas-procurado-no-diagnostico\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346801,"slug":"el-profesional-no-solo-es-demandado-en-diagnosticos","post_title":"El profesional no s\u00f3lo es demandado en diagn\u00f3sticos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/el-profesional-no-solo-es-demandado-en-diagnosticos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346820","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346820"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346820\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/38023"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346820"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346820"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346820"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346820"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}