{"id":346875,"date":"2013-10-24T00:00:00","date_gmt":"2013-10-23T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-un-traitement-de-premier-choix\/"},"modified":"2013-10-24T00:00:00","modified_gmt":"2013-10-23T22:00:00","slug":"les-inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-un-traitement-de-premier-choix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-inhibiteurs-de-la-pompe-a-protons-un-traitement-de-premier-choix\/","title":{"rendered":"Les inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons, un traitement de premier choix"},"content":{"rendered":"<p><strong>Si des sympt\u00f4mes d&#8217;alarme sont pr\u00e9sents en cas de reflux, une \u0153sophagogastroduod\u00e9noscopie doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e. Le traitement repose en premier lieu sur les inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP). Elle est justifiable \u00e0 titre probatoire en l&#8217;absence de sympt\u00f4mes d&#8217;alarme. Selon des \u00e9tudes r\u00e9centes, le traitement par IPP semble l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur \u00e0 l&#8217;approche chirurgicale. Un ulc\u00e8re ne peut \u00eatre diagnostiqu\u00e9 que lors d&#8217;une panendoscopie sup\u00e9rieure. Ici aussi, le traitement pr\u00e9voit une th\u00e9rapie IPP de plusieurs semaines, tout en recherchant et en \u00e9liminant la cause de l&#8217;ulc\u00e8re. Le d\u00e9pistage de l&#8217;<em>Helicobacter pylori<\/em> peut \u00eatre invasif ou non invasif, mais dans tous les cas, l&#8217;objectif est l&#8217;\u00e9radication.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 30% de la population adulte souffre r\u00e9guli\u00e8rement de reflux gastro-\u0153sophagien. Les femmes et les hommes sont touch\u00e9s \u00e0 \u00e9galit\u00e9 et il n&#8217;y a pas de pic d&#8217;\u00e2ge dans l&#8217;apparition du reflux gastro-\u0153sophagien. Le principal sympt\u00f4me est une sensation de br\u00fblure r\u00e9trosternale (aigreurs d&#8217;estomac). D&#8217;autres sympt\u00f4mes typiques sont la r\u00e9gurgitation de d\u00e9bris alimentaires, la pression r\u00e9trosternale, les remont\u00e9es d&#8217;air, la dysphagie ou les br\u00fblures \u00e9pigastriques.<\/p>\n<p>Outre les troubles \u0153sophagiens mentionn\u00e9s, la toux chronique, l&#8217;enrouement, les troubles asthmatiques ou l&#8217;\u00e9rosion de l&#8217;\u00e9mail dentaire peuvent \u00e9galement constituer des manifestations extra-\u0153sophagiennes d&#8217;un reflux gastro-\u0153sophagien <strong>(tableau 1)<\/strong> [1].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2431\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s28.jpg-505a80_972.jpg\" width=\"1100\" height=\"409\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s28.jpg-505a80_972.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s28.jpg-505a80_972-800x297.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s28.jpg-505a80_972-120x45.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s28.jpg-505a80_972-90x33.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s28.jpg-505a80_972-320x119.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab1_s28.jpg-505a80_972-560x208.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Les facteurs pr\u00e9disposant au reflux gastro-\u0153sophagien sont les hernies hiatales et l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 visc\u00e9rale. Un trouble hypotensif de la motilit\u00e9 de l&#8217;\u0153sophage (par exemple en cas de scl\u00e9rodermie) est \u00e9galement un facteur de risque en raison d&#8217;une fonction de clairance \u0153sophagienne insuffisante.<\/p>\n<h2 id=\"ph-metrie-dimpedance-de-24h-comme-gold-standard\">pH-m\u00e9trie d&#8217;imp\u00e9dance de 24h comme gold standard<\/h2>\n<p>Lorsqu&#8217;un patient se pr\u00e9sente au cabinet m\u00e9dical avec des sympt\u00f4mes de reflux, il faut d&#8217;abord lui demander de fa\u00e7on cibl\u00e9e s&#8217;il pr\u00e9sente des sympt\u00f4mes d&#8217;alarme <strong>(tableau 2) <\/strong>. Si des sympt\u00f4mes d&#8217;alarme sont pr\u00e9sents, une \u0153sophagogastroduod\u00e9noscopie doit imp\u00e9rativement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e. L&#8217;endoscopie permet d&#8217;exclure les diagnostics alternatifs (en particulier, bien s\u00fbr, les tumeurs). Cela permet \u00e9galement d&#8217;\u00e9valuer la gravit\u00e9 de l&#8217;\u0153sophagite de reflux, ce qui est important pour le pronostic de l&#8217;\u00e9volution de la maladie de reflux et pour la r\u00e9ponse attendue au traitement par inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2432 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/tab2_hp9.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1015px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1015\/285;height:168px; width:600px\" width=\"1015\" height=\"285\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En l&#8217;absence de sympt\u00f4mes d&#8217;alarme, un traitement probatoire avec un IPP \u00e0 une dose de 20-40 mg\/j pendant quatre semaines est acceptable en premier lieu. En l&#8217;absence d&#8217;am\u00e9lioration au bout de quatre semaines, l&#8217;IPP doit \u00eatre augment\u00e9 \u00e0 deux fois la dose standard et le patient doit \u00eatre inscrit pour une \u0153sophagogastroduod\u00e9noscopie.<\/p>\n<p>Si les r\u00e9sultats endoscopiques sont normaux, il peut n\u00e9anmoins y avoir un reflux gastro-\u0153sophagien pathologique. On parle alors de reflux gastro-\u0153sophagien non \u00e9rosif (RGNE). Ce diagnostic ne peut \u00eatre \u00e9tabli que par pH-m\u00e9trie d&#8217;imp\u00e9dance de 24 heures.&nbsp;  La pH-m\u00e9trie d&#8217;imp\u00e9dance de 24h est le gold standard dans le diagnostic du reflux gastro-\u0153sophagien. De m\u00eame, si l&#8217;endoscopie ne r\u00e9v\u00e8le rien, les \u00e9ventuels sympt\u00f4mes extra-\u0153sophagiens doivent \u00eatre examin\u00e9s plus avant pour d\u00e9terminer s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un reflux gastro-\u0153sophagien, gr\u00e2ce \u00e0 une pH-m\u00e9trie \u00e0 imp\u00e9dance de 24 heures, en raison du large diagnostic diff\u00e9rentiel.<\/p>\n<p>Ainsi, cette m\u00e9thode a permis de montrer que si les IPP suppriment l&#8217;acidit\u00e9 gastrique, ils ne r\u00e9duisent pas le nombre d&#8217;\u00e9pisodes de reflux (non acide). Ils constituent une cause fr\u00e9quente de sympt\u00f4mes persistants sous traitement. <strong>La figure 1<\/strong> montre un \u00e9pisode de reflux acide lors d&#8217;une pH-m\u00e9trie d&#8217;imp\u00e9dance de 24 heures.<br \/>\nEnviron 50% des patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux typiques, mais ne r\u00e9pondant pas aux IPP et ayant une endoscopie normale, ne souffrent pas de reflux gastro-\u0153sophagien [2].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2433 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/abb1_s27.jpg-4e8b1c_971.jpg\" width=\"1043\" height=\"1120\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/abb1_s27.jpg-4e8b1c_971.jpg 1043w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/abb1_s27.jpg-4e8b1c_971-800x859.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/abb1_s27.jpg-4e8b1c_971-120x129.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/abb1_s27.jpg-4e8b1c_971-90x97.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/abb1_s27.jpg-4e8b1c_971-320x344.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/abb1_s27.jpg-4e8b1c_971-560x601.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1043px) 100vw, 1043px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1043px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1043\/1120;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"mesures-de-style-de-vie-et-ipp\">Mesures de style de vie et IPP<\/h2>\n<p>En modifiant ses habitudes de vie, il est possible de r\u00e9duire la fr\u00e9quence et la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes de reflux. Les approches th\u00e9rapeutiques non m\u00e9dicamenteuses visent \u00e0 perdre du poids, \u00e0 \u00e9viter de manger juste avant d&#8217;aller au lit, \u00e0 sur\u00e9lever le haut du corps et \u00e0 \u00e9viter individuellement les aliments et les boissons d\u00e9clencheurs [3].<\/p>\n<p>Les IPP sont le traitement de choix pour les patients souffrant de reflux gastro-\u0153sophagien. Les IPP sont nettement sup\u00e9rieurs aux bloqueurs des r\u00e9cepteurs de l&#8217;histamine 2 en ce qui concerne la gu\u00e9rison de l&#8217;oesophagite de reflux et le soulagement des sympt\u00f4mes. L&#8217;efficacit\u00e9 de tous les IPP disponibles est sensiblement la m\u00eame. En cas de bonne r\u00e9ponse \u00e0 un traitement de quatre \u00e0 six semaines, on peut essayer d&#8217;interrompre l&#8217;IPP et de passer \u00e0 un traitement &#8220;\u00e0 la demande&#8221; adapt\u00e9 aux besoins. Chez les patients atteints d&#8217;\u0153sophagite de reflux \u00e9rosive de haut grade, le taux de r\u00e9cidive peut atteindre 80% dans l&#8217;ann\u00e9e qui suit l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;IPP [4]. Le plus souvent, un traitement continu avec la dose la plus faible encore efficace est n\u00e9cessaire dans ces cas.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude r\u00e9cente men\u00e9e sur des sujets ne souffrant que de reflux sporadiques a montr\u00e9 que l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;IPP entra\u00eenait une augmentation des sympt\u00f4mes de reflux [5]. La question de savoir dans quelle mesure ce &#8220;rebond acide&#8221; a une pertinence clinique est encore controvers\u00e9e \u00e0 l&#8217;heure actuelle.<br \/>\nUne approche chirurgicale (fundoplicatio) doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e si&#8230;<\/p>\n<ul>\n<li>&#8230; les patients pr\u00e9sentent un reflux volumique non contr\u00f4lable<\/li>\n<li>&#8230; il existe une absence de suppression de l&#8217;acide gastrique document\u00e9e par pH-m\u00e9trie lors de la prise d&#8217;IPP \u00e0 haute dose.<\/li>\n<li>&#8230; une bonne r\u00e9ponse, mais une intol\u00e9rance s\u00e9v\u00e8re aux IPP existe.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Un nouveau travail compare le traitement par IPP \u00e0 la chirurgie antireflux par laparoscopie. Les deux approches pr\u00e9sentent des taux de r\u00e9mission \u00e9lev\u00e9s \u00e0 cinq ans, le traitement par IPP (92%) semblant l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur \u00e0 l&#8217;approche chirurgicale (85%) [6].&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"ulcere-gastro-duodenal\">Ulc\u00e8re gastro-duod\u00e9nal<\/h2>\n<p>Dans plus de 90% des cas, l&#8217;ulc\u00e8re gastrique ou duod\u00e9nal est caus\u00e9 par une infection \u00e0 <em>Helicobacter pylori <\/em>et\/ou par des anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens. Le principal sympt\u00f4me de l&#8217;ulc\u00e8re est une douleur br\u00fblante dans la partie sup\u00e9rieure de l&#8217;abdomen (dyspepsie). En l&#8217;absence de signes d&#8217;alarme <strong>(tableau 2)<\/strong>, on peut en premier lieu &#8211; comme pour le reflux gastro-\u0153sophagien &#8211; faire un essai de plusieurs semaines avec un IPP.<\/p>\n<p>Cependant, un ulc\u00e8re ne peut finalement \u00eatre diagnostiqu\u00e9 que lors d&#8217;une panendoscopie sup\u00e9rieure. Si tel est le cas, il convient de suivre un traitement de six semaines avec un IPP. Parall\u00e8lement, il faut rechercher la cause de l&#8217;ulc\u00e8re et l&#8217;\u00e9liminer.<\/p>\n<p>Chez les personnes \u00e2g\u00e9es, il est souvent utile de poser des questions sp\u00e9cifiques sur la prise d&#8217;anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens. Ils sont souvent pris pendant des ann\u00e9es et le patient ne les per\u00e7oit plus comme des m\u00e9dicaments \u00e0 proprement parler. Pour la pr\u00e9vention des ulc\u00e8res, il est toujours recommand\u00e9 de prendre un IPP en m\u00eame temps que le traitement par AINS. Apr\u00e8s le diagnostic d&#8217;un ulc\u00e8re, les AINS ne devraient plus \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 l&#8217;avenir chez les personnes concern\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"test-de-depistage-de-lhelicobacter-pylori\">Test de d\u00e9pistage de <em>l&#8217;Helicobacter pylori<\/em><\/h2>\n<p>Environ 50% des personnes dans le monde sont infect\u00e9es par <em>Helicobacter pylori<\/em>. On distingue deux types de tests : invasifs et non invasifs. Cela signifie qu&#8217;il faut d&#8217;abord d\u00e9terminer si le patient a besoin ou non d&#8217;une panendoscopie sup\u00e9rieure. Pendant la panendoscopie sup\u00e9rieure, il est alors possible de rechercher<em> Helicobacter pylori <\/em>par biopsie. En cas de r\u00e9sultat suspect, une biopsie est pr\u00e9lev\u00e9e pour un examen histologique, qui permet de d\u00e9tecter <em>l&#8217;Helicobacter<\/em> avec une sensibilit\u00e9 de 80 \u00e0 95%. Si un examen histologique du tissu gastrique n&#8217;est pas n\u00e9cessaire, <em>Helicobacter pylori <\/em>peut \u00eatre recherch\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un test rapide ur\u00e9asique, dont la sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 sont de 90-95%. La mise en culture pour <em>Helicobacter pylori <\/em>ou la recherche par PCR sont peu utilis\u00e9es au quotidien. La culture n&#8217;a de sens qu&#8217;en cas de recherche de r\u00e9sistance (sensibilit\u00e9 de 70 \u00e0 90%, sp\u00e9cificit\u00e9 de 100%), la PCR en cas d&#8217;incertitude persistante (sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 de 90 \u00e0 95%).<\/p>\n<p>En l&#8217;absence de sympt\u00f4mes d&#8217;alerte et en particulier si l&#8217;origine est asiatique, africaine ou du sud-est de l&#8217;Europe, il vaut la peine de rechercher <em>Helicobacter pylori<\/em> de mani\u00e8re non invasive, car la pr\u00e9valence dans ce groupe de population est nettement &gt;20%. Chez les Suisses et les Suissesses souffrant de troubles dyspeptiques, la <em>pr\u00e9valence d&#8217;Helicobacter<\/em>est de &lt;20%. Il existe trois options pour le test non invasif :<\/p>\n<ol>\n<li>Le dosage de l <em>&#8216;antig\u00e8ne Helicobacter dans les selles<\/em>(HpSA, sensibilit\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 de 85-95%)<\/li>\n<li>La r\u00e9alisation d&#8217;un test respiratoire \u00e0 l&#8217;ur\u00e9e (sensibilit\u00e9 et&nbsp; sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9galement de 85-95%)<\/li>\n<li>Le d\u00e9pistage s\u00e9rologique (sensibilit\u00e9 : 70-90%).&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p>L&#8217;examen s\u00e9rologique ne convient que pour exclure une infection. L&#8217;avantage du d\u00e9pistage s\u00e9rologique par rapport \u00e0 toutes les autres m\u00e9thodes de test invasives et non invasives est que le r\u00e9sultat est ind\u00e9pendant de la prise d&#8217;un IPP. Celui-ci entra\u00eene une diminution de l&#8217;<em>activit\u00e9 de l&#8217;Helicobacter<\/em>, raison pour laquelle le test peut alors \u00eatre faussement n\u00e9gatif. L&#8217;intervalle sans IPP&nbsp; doit \u00eatre d&#8217;au moins deux semaines, et apr\u00e8s une \u00e9radication, il faut attendre au moins quatre semaines avant de proc\u00e9der \u00e0 un nouveau test.<br \/>\nQue l&#8217;on effectue un test respiratoire \u00e0 l&#8217;ur\u00e9e ou la d\u00e9termination de l&#8217;antig\u00e8ne f\u00e9cal, cela ne joue aucun r\u00f4le en termes de sensibilit\u00e9\/sp\u00e9cificit\u00e9, et le co\u00fbt des deux tests est identique, soit environ 50 CHF.<\/p>\n<h2 id=\"viser-leradication\">Viser l&#8217;\u00e9radication<\/h2>\n<p>En cas d&#8217;<em>infection \u00e0 Helicobacter<\/em> av\u00e9r\u00e9e, l&#8217;\u00e9radication doit \u00eatre recherch\u00e9e en raison du potentiel canc\u00e9rig\u00e8ne, m\u00eame si la souffrance est faible. Les sch\u00e9mas standard de longue date sont les trith\u00e9rapies avec IPP 2\u00d7 dose standard\/d, clarithromycine 2\u00d7500&nbsp;mg\/d et soit amoxicilline 2\u00d71&nbsp;g\/d (sch\u00e9ma fran\u00e7ais) soit m\u00e9tronidazole 2\u00d7500&nbsp;mg\/d (sch\u00e9ma italien). La dur\u00e9e optimale du traitement est de 10 \u00e0 14&nbsp;jours.<\/p>\n<p>La tol\u00e9rance d&#8217;un traitement antibiotique n&#8217;est pas bonne, c&#8217;est pourquoi la raison la plus fr\u00e9quente d&#8217;un \u00e9chec th\u00e9rapeutique n&#8217;est pas l&#8217;\u00e9chec proprement dit des antibiotiques, mais une observance insuffisante de la part du patient. N\u00e9anmoins, la r\u00e9sistance aux antibiotiques constitue \u00e9galement un probl\u00e8me croissant dans le traitement d&#8217;une <em>infection \u00e0 Helicobacter plyori<\/em>. Les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes montrent un taux de r\u00e9sistance de 38% \u00e0 la clarithromycine en Autriche et de 34% au m\u00e9tronidazole dans toute l&#8217;Europe [7]. La r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;amoxicilline est rare, de l&#8217;ordre de 1 \u00e0 2 %. Le <strong>tableau 3<\/strong> r\u00e9sume des sch\u00e9mas d&#8217;\u00e9radication r\u00e9cents. Les recommandations pour le traitement de deuxi\u00e8me ligne sont les IPP, l&#8217;amoxicilline et soit la rifabutine (2\u00d7 150&nbsp;mg\/d) soit la l\u00e9vofloxacine (2\u00d7 500&nbsp;mg\/d) pendant 10 jours. Une culture avec test de r\u00e9sistance est recommand\u00e9e en cas d&#8217;\u00e9radication imp\u00e9rative et d&#8217;absence de r\u00e9ponse au traitement de premi\u00e8re et de deuxi\u00e8me ligne.&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2434 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Tab3_s29.jpg-544282_974.jpg\" width=\"1100\" height=\"613\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Tab3_s29.jpg-544282_974.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Tab3_s29.jpg-544282_974-800x446.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Tab3_s29.jpg-544282_974-120x67.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Tab3_s29.jpg-544282_974-90x50.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Tab3_s29.jpg-544282_974-320x178.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Tab3_s29.jpg-544282_974-560x312.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/613;\" \/><\/p>\n<p>Le contr\u00f4le n\u00e9cessaire du succ\u00e8s de l&#8217;\u00e9radication d\u00e9pend de l&#8217;indication. Chez les personnes ayant des ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;ulc\u00e8re ou de n\u00e9oplasie, le succ\u00e8s doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9. En cas de troubles purement dyspeptiques, le nouveau test peut \u00eatre effectu\u00e9 en cas de troubles r\u00e9currents.<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>Conclusion pour la pratique<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>En l&#8217;absence de sympt\u00f4mes d&#8217;alarme, un essai d&#8217;IPP de quatre semaines peut \u00eatre tent\u00e9 en cas de dyspepsie ou de troubles du reflux.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9talon-or pour confirmer le diagnostic de la maladie de reflux gastro-\u0153sophagien est la pH-m\u00e9trie \u00e0 imp\u00e9dance de 24 heures.<\/li>\n<li>Le reflux \u00e9rosif n\u00e9cessite souvent un traitement continu par IPP \u00e0 faible dose.<\/li>\n<li>En cas de douleurs dans la partie sup\u00e9rieure de l&#8217;abdomen, il vaut la peine de rechercher Helicobacter pylori.<\/li>\n<li>Le manque d&#8217;observance et la r\u00e9sistance \u00e0 la clarithromycine et au m\u00e9tronidazole sont des causes fr\u00e9quentes d&#8217;\u00e9chec th\u00e9rapeutique primaire.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s un traitement d&#8217;\u00e9radication, il convient d&#8217;attendre au moins quatre semaines avant de proc\u00e9der au test suivant.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Vakil N, et al : La d\u00e9finition et la classification de Montr\u00e9al de la maladie de reflux gastro-\u0153sophagien : un consensus mondial bas\u00e9 sur des preuves.&nbsp;  Am J Gastroenterol 2006 ; 101 : 1900-1920.<\/li>\n<li>Mainie I, et al. : Reflux acide et non acide chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes persistants malgr\u00e9 un traitement acido-suppresseur : une \u00e9tude utilisant la surveillance combin\u00e9e de l&#8217;imp\u00e9dance ambulatoire et du pH. Gut 2006 ; 55 : 1398-1402.<\/li>\n<li>Kahrilas PJ, et al : American Gastroenterological Association Institute technical review on the management of gastroesophageal reflux disease. Gastroenterology 2008 ; 135 : 1392-1413.<\/li>\n<li>Howden CW : Editorial : juste \u00e0 quel point est-il &#8220;difficile&#8221; de se retirer d&#8217;un traitement par IPP ? Am J Gastroenterol 2010 ; 105 : 1538-1540.<\/li>\n<li>Reimer C, et al. : Le traitement par inhibiteur de pompe \u00e0 protons induit des sympt\u00f4mes li\u00e9s \u00e0 l&#8217;acidit\u00e9 chez des volontaires sains apr\u00e8s le retrait du traitement. Gastroenterology 2009 ; 137 : 80-87.<\/li>\n<li>Galmiche JP, et al. : Chirurgie laparoscopique antireflux vs traitement par \u00e9som\u00e9prazole pour le RGO chronique : l&#8217;essai clinique randomis\u00e9 LOTUS. JAMA 2011 ; 305 : 1969.<\/li>\n<li>Megraud, et al : Helicobacter pylori resistance to antibiotics in Europe and its relationship to antibiotic consumption. Gut 2013 ; 62 : 34-42.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2013 ; 8(9) : 27-30<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si des sympt\u00f4mes d&#8217;alarme sont pr\u00e9sents en cas de reflux, une \u0153sophagogastroduod\u00e9noscopie doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e. Le traitement repose en premier lieu sur les inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP).&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":37806,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Reflux et ulc\u00e8re","footnotes":""},"category":[11531,11414,11549],"tags":[60392,60378,60385,42966,60383,60373,60388,16477,31042,18796,17072,55475,34667],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346875","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-rx-fr","tag-bloqueurs-des-recepteurs-de-lhistamine-2","tag-clearance-fr","tag-gastrouodenal-fr","tag-helicobacter-pylori-fr","tag-impedance-ph-metrie","tag-inhibiteur-de-la-pompe-a-protons-fr","tag-mesure-de-style-de-vie","tag-nerd-fr","tag-recidive","tag-reflux-fr","tag-risque-fr","tag-symptome-fr","tag-ulkus-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 03:49:41","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346838,"slug":"gli-inibitori-della-pompa-protonica-come-agenti-terapeutici-di-prima-scelta","post_title":"Gli inibitori della pompa protonica come agenti terapeutici di prima scelta","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/gli-inibitori-della-pompa-protonica-come-agenti-terapeutici-di-prima-scelta\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346853,"slug":"inibidores-da-bomba-de-protons-como-agentes-terapeuticos-de-primeira-escolha","post_title":"Inibidores da bomba de pr\u00f3tons como agentes terap\u00eauticos de primeira escolha","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/inibidores-da-bomba-de-protons-como-agentes-terapeuticos-de-primeira-escolha\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346865,"slug":"inhibidores-de-la-bomba-de-protones-como-agentes-terapeuticos-de-primera-eleccion","post_title":"Inhibidores de la bomba de protones como agentes terap\u00e9uticos de primera elecci\u00f3n","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/inhibidores-de-la-bomba-de-protones-como-agentes-terapeuticos-de-primera-eleccion\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346875","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346875"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346875\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/37806"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346875"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346875"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346875"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346875"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}