{"id":346935,"date":"2013-10-16T00:00:00","date_gmt":"2013-10-15T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-psychotropes-dans-les-crises-de-la-vie-evaluation-des-benefices-et-des-risques\/"},"modified":"2013-10-16T00:00:00","modified_gmt":"2013-10-15T22:00:00","slug":"les-psychotropes-dans-les-crises-de-la-vie-evaluation-des-benefices-et-des-risques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-psychotropes-dans-les-crises-de-la-vie-evaluation-des-benefices-et-des-risques\/","title":{"rendered":"Les psychotropes dans les crises de la vie &#8211; \u00e9valuation des b\u00e9n\u00e9fices et des risques"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors de la onzi\u00e8me r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de S\u00e9curit\u00e9 des M\u00e9dicaments en Psychiatrie (SSMSP), qui s&#8217;est tenue \u00e0 la clinique priv\u00e9e Schl\u00f6ssli, riche en traditions, \u00e0 Oetwil am See, trois th\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 abord\u00e9s, dont on parle souvent aujourd&#8217;hui en relation avec le cerveau humain : Mild Cognitive Impairment, Neuro-Enhancement et Burnout. Il s&#8217;agissait de savoir dans quelle mesure l&#8217;utilisation de psychotropes \u00e9tait utile ou risqu\u00e9e dans ce cas.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Prof. Dr. med. Dr. rer. nat. Martin E. Keck, organisateur de la conf\u00e9rence et directeur m\u00e9dical de la clinique priv\u00e9e Clienia Schl\u00f6ssli, a attir\u00e9 l&#8217;attention sur le fait que les ventes d&#8217;antid\u00e9presseurs sont en augmentation et que le nombre de jours de maladie dus au stress psychologique au travail a \u00e9galement augment\u00e9 de 80% au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es. Cela soul\u00e8ve la question de savoir quels sont les avantages et les risques des m\u00e9dicaments psychotropes utilis\u00e9s et s&#8217;ils constituent une th\u00e9rapie utile en cas de crise existentielle.<\/p>\n<h2 id=\"le-grand-oubli\">Le grand oubli<\/h2>\n<p>Thomas Zetzsche, m\u00e9decin-chef de la psychiatrie de la personne \u00e2g\u00e9e \u00e0 la clinique priv\u00e9e Schl\u00f6ssli, s&#8217;est d&#8217;abord pench\u00e9 sur le &#8220;Mild Cognitive Impairment&#8221; (MCI). Ce terme a \u00e9t\u00e9 introduit par Ronald C. Petersen et ses coll\u00e8gues \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 <strong>(tableau 1)<\/strong>. Ils souhaitaient ainsi combler le foss\u00e9 entre le vieillissement normal et la d\u00e9mence. &#8220;Ce concept a permis de caract\u00e9riser un groupe \u00e0 haut risque de d\u00e9velopper une d\u00e9mence, puis il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu aux formes de MCI non amn\u00e9siques&#8221;, explique le Dr Zetzsche. &#8220;Ainsi, il y a donc le MCI amn\u00e9sique (aMCI), qui \u00e9volue souvent vers une d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer, en particulier lorsque des marqueurs biologiques de la maladie d&#8217;Alzheimer sont d\u00e9tectables (par exemple, atrophie de l&#8217;hippocampe et d\u00e9tection d&#8217;amylo\u00efde \u00e0 l&#8217;imagerie c\u00e9r\u00e9brale), et le MCI non amn\u00e9sique (non-aMCI), qui peut pr\u00e9senter une \u00e9volution favorable ou au contraire se convertir \u00e0 d&#8217;autres formes de d\u00e9mence&#8221;. Selon la CIM-10, le MCI se caract\u00e9rise principalement par des difficult\u00e9s dans un ou plusieurs des domaines suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>M\u00e9moire (en particulier la rem\u00e9moration et l&#8217;apprentissage de nouvelles choses)<\/li>\n<li>Concentration et attention<\/li>\n<li>Raisonnement (par ex. r\u00e9solution de probl\u00e8mes ralentie, difficult\u00e9 avec les abstractions)<\/li>\n<li>Langage (difficult\u00e9 \u00e0 trouver les mots ou \u00e0 comprendre)<\/li>\n<li>fonctions visuo-spatiales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&#8220;Pour reconna\u00eetre le MCI, il faut donc toujours trouver le juste milieu entre les changements cognitifs qui ne sont plus dans la norme physiologique de l&#8217;\u00e2ge, mais qui n&#8217;atteignent pas non plus le niveau d&#8217;une d\u00e9mence. En particulier, la capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer le quotidien doit \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e&#8221;, a soulign\u00e9 le Dr Zetzsche. Le diagnostic se d\u00e9roule de la m\u00eame mani\u00e8re que pour la d\u00e9mence. Tout d&#8217;abord, un diagnostic syndromique est effectu\u00e9 : Existe-t-il un d\u00e9ficit correspondant aux syst\u00e8mes de classification mentionn\u00e9s, diff\u00e9rent du processus de vieillissement normal ? Des tests (par exemple le &#8220;rappel diff\u00e9r\u00e9&#8221;), des questionnaires et des entretiens standardis\u00e9s avec la personne concern\u00e9e et ses proches sont utilis\u00e9s \u00e0 cet effet. Ensuite, pour le diagnostic diff\u00e9rentiel, il faut en plus classer la gravit\u00e9 et l&#8217;\u00e9tiologie. Existe-t-il une cause traitable du MCI, par exemple une carence en vitamines ou une infection ?<\/p>\n<p>Un aMCI qui \u00e9volue vers une d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer est trait\u00e9 de mani\u00e8re symptomatique par des inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase et de la m\u00e9mantine. Il n&#8217;existe pas encore de donn\u00e9es fiables sur l&#8217;approche th\u00e9rapeutique sp\u00e9cifique au stade de l&#8217;aMCI. &#8220;Ni les inhibiteurs de l&#8217;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase, ni la m\u00e9mantine ne pr\u00e9sentent des preuves suffisantes de leur efficacit\u00e9 en cas d&#8217;aMCI selon les \u00e9tudes actuelles. Il est donc essentiel de promouvoir la pr\u00e9vention primaire de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer, c&#8217;est-\u00e0-dire d&#8217;identifier les risques \u00e0 un stade pr\u00e9coce et de les \u00e9viter ou de les traiter&#8221;, explique le Dr Zetzsche <strong>(tableau 2)<\/strong>. &#8220;L&#8217;espoir pour l&#8217;avenir r\u00e9side dans le d\u00e9veloppement de m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques dites de modification de la maladie, qui visent \u00e0 stopper ou \u00e0 ralentir la neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence&#8221;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2329\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab1.png-b01bdd_901.jpg\" style=\"height:296px; width:600px\" width=\"850\" height=\"420\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab1.png-b01bdd_901.jpg 850w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab1.png-b01bdd_901-800x395.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab1.png-b01bdd_901-120x59.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab1.png-b01bdd_901-90x44.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab1.png-b01bdd_901-320x158.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab1.png-b01bdd_901-560x277.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2330 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab2.png-b0a8f3_902.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 816px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 816\/420;height:309px; width:600px\" width=\"816\" height=\"420\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab2.png-b0a8f3_902.jpg 816w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab2.png-b0a8f3_902-800x412.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab2.png-b0a8f3_902-120x62.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab2.png-b0a8f3_902-90x46.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab2.png-b0a8f3_902-320x165.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_tab2.png-b0a8f3_902-560x288.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 816px) 100vw, 816px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"lhomme-optimise\">L&#8217;homme optimis\u00e9<\/h2>\n<p>Le deuxi\u00e8me intervenant, le professeur Michael Soyka, Meiringen, a abord\u00e9 le neuro-enhancement : &#8220;Comme son nom l&#8217;indique, il s&#8217;agit d&#8217;am\u00e9liorer les performances intellectuelles et le bien-\u00eatre psychique de personnes en bonne sant\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire, en fin de compte, le r\u00eave d&#8217;une personne optimis\u00e9e. C&#8217;est pourquoi on parle aussi de neuro-dopage. Si l&#8217;on en croit des rapports r\u00e9cents, l&#8217;utilisation de psychostimulants tels que le Ritalin\u00ae et le Modafinil est une pratique courante dans les universit\u00e9s am\u00e9ricaines et, de plus en plus, en Europe&#8221;. Les m\u00e9dicaments utilis\u00e9s dans le traitement des maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s pour am\u00e9liorer les performances des personnes en bonne sant\u00e9. Concr\u00e8tement, le neuro-enhancement fait appel \u00e0 des stimulants, des amph\u00e9tamines, du modafinil, des antid\u00e9mentiels (par exemple le don\u00e9p\u00e9zil) ainsi que des antid\u00e9presseurs (ISRS : par exemple la fluox\u00e9tine). En outre, les mesures et comportements suivants, en partie con\u00e7us comme des visions d&#8217;avenir, peuvent par exemple \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme relevant de ce domaine :<\/p>\n<ul>\n<li>Le diagnostic pr\u00e9implantatoire permet de s\u00e9lectionner des embryons particuli\u00e8rement performants.<\/li>\n<li>Les interfaces cerveau-ordinateur et les implants corticaux \u00e9tendent et modifient les fonctions psychiques et mentales.<\/li>\n<li>La stimulation magn\u00e9tique transcr\u00e2nienne am\u00e9liore les performances intellectuelles.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&#8220;Il convient de distinguer entre l&#8217;am\u00e9lioration des capacit\u00e9s cognitives et celle du bien-\u00eatre psychique. Dans le premier cas, on utilise notamment le m\u00e9thylph\u00e9nidate, le modafinil, le pirac\u00e9tam ou la m\u00e9mantine, dans le second, la fluox\u00e9tine ou des bloqueurs de r\u00e9cepteurs \u03b2 comme le m\u00e9toprolol&#8221;, explique le professeur Soyka. &#8220;Si vous pensez que ce ph\u00e9nom\u00e8ne ne se produit qu&#8217;aux \u00c9tats-Unis, une \u00e9tude suisse [2] de 2012 vous d\u00e9trompera : 80,2% des psychiatres et m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes suisses font \u00e9tat de demandes de &#8220;neuroenhancing products&#8221; une \u00e0 deux fois par an, 9,6% d&#8217;entre eux r\u00e9pondant aux demandes des patients&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"etat-de-risque-burnout\">\u00c9tat de risque Burnout<\/h2>\n<p>Dans la deuxi\u00e8me partie de la s\u00e9rie de conf\u00e9rences, le professeur Gregor Hasler, de la clinique psychiatrique universitaire de Berne, a parl\u00e9 du burnout : &#8220;Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une maladie \u00e0 proprement parler, mais d&#8217;un \u00e9tat \u00e0 risque&#8221;. Il a tout d&#8217;abord \u00e9voqu\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne dit de l&#8217;iceberg, qui montre que la majorit\u00e9 des personnes souffrant de troubles affectifs ne pr\u00e9sentent pas de sympt\u00f4mes diagnostiquables et que, par cons\u00e9quent, seule une petite partie d&#8217;entre elles, environ 10%, est en traitement.  <strong>(Fig. 1).<\/strong>  Les sympt\u00f4mes subcliniques, comme ceux du burnout, ne sont toutefois pas sans danger au cours de l&#8217;\u00e9volution : ils entra\u00eenent \u00e0 peu pr\u00e8s autant de tentatives de suicide et d&#8217;incapacit\u00e9 de travail que les syndromes d\u00e9pressifs l\u00e9gers ou mod\u00e9r\u00e9s. Le risque de transition vers des troubles mentaux graves et les taux d&#8217;hospitalisation sont comparables au risque correspondant pour les syndromes de gravit\u00e9 moyenne. &#8220;Lorsque nous parlons de facteurs de risque pour la d\u00e9pression, il s&#8217;av\u00e8re que c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment au d\u00e9but d&#8217;une \u00e9volution d\u00e9pressive que le stress psychosocial est un facteur de risque tr\u00e8s important. De nombreuses d\u00e9pressions \u00e0 \u00e9volution chronique commencent de mani\u00e8re r\u00e9active et deviennent de plus en plus endog\u00e8nes au cours de leur \u00e9volution, c&#8217;est-\u00e0-dire que le risque d&#8217;\u00e9pisodes spontan\u00e9s augmente continuellement&#8221;, explique le professeur Hasler. &#8220;C&#8217;est pourquoi le burnout doit \u00eatre pris au s\u00e9rieux et abord\u00e9 correctement. Avec l&#8217;\u00e9volution vers une d\u00e9pression clinique et la progression de la maladie, les chances de r\u00e9mission durable diminuent drastiquement [3]. Le fait de ne pas atteindre la r\u00e9mission entra\u00eene \u00e0 son tour les probl\u00e8mes suivants :<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2331 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_abb1.png-aced2f_900.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/560;height:407px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"560\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_abb1.png-aced2f_900.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_abb1.png-aced2f_900-800x407.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_abb1.png-aced2f_900-120x61.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_abb1.png-aced2f_900-90x46.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_abb1.png-aced2f_900-320x163.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/k_abb1.png-aced2f_900-560x285.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<ul>\n<li>Risque accru de r\u00e9cidive<\/li>\n<li>Augmentation de l&#8217;\u00e9volution chronique<\/li>\n<li>Intervalles plus courts entre les \u00e9pisodes<\/li>\n<li>Incapacit\u00e9 de travail persistante&#8221;.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Comme chaque nouvel \u00e9pisode d\u00e9pressif augmente le risque de survenue d&#8217;autres \u00e9pisodes, le traitement de la d\u00e9pression unipolaire doit \u00eatre poursuivi pendant trois \u00e0 six mois lors du premier \u00e9pisode, pendant deux ans d\u00e9j\u00e0 lors du deuxi\u00e8me et pendant cinq ans \u00e0 vie lors du troisi\u00e8me \u00e9pisode, ou en cas d&#8217;autre risque accru. Ces recommandations se fondent sur le rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque tr\u00e8s favorable des antid\u00e9presseurs. Par exemple, en 2006, Kornstein et ses coll\u00e8gues ont montr\u00e9 que le traitement continu par l&#8217;antid\u00e9presseur escitalopram, un inhibiteur s\u00e9lectif du recaptage de la s\u00e9rotonine (ISRS), \u00e9tait bien tol\u00e9r\u00e9 et constituait une pr\u00e9vention efficace des rechutes [4].<\/p>\n<p><em>Source : &#8220;11e r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de s\u00e9curit\u00e9 des m\u00e9dicaments en psychiatrie (SSMSP)&#8221;, 26 septembre 2013, Oetwil am See<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Petersen RC : L&#8217;incapacit\u00e9 cognitive l\u00e9g\u00e8re en tant qu&#8217;entit\u00e9 diagnostique. J Intern Med. 2004 Sep ; 256(3) : 183-94.<\/li>\n<li>Ott R, et al : Neuroenhancement &#8211; perspectives des psychiatres et des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes suisses. Swiss Med Wkly. 2012 Nov 27 ; 142:w13707. doi : 10.4414\/smw.2012.13707.<\/li>\n<li>Keller MB, et al : Time to recovery, chronicity, and levels of psychopathology in major depression. Un suivi prospectif sur 5 ans de 431 sujets. Arch Gen Psychiatry. 1992 Oct ; 49(10) : 809-16.<\/li>\n<li>Kornstein SG, et al : Escitalopram Maintenance Treatment for Prevention of Recurrent Depression : A Randomized, Placebo-Controlled Trial. J Clin Psychiatry 2006 ; 67 : 1767-1775.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de la onzi\u00e8me r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de S\u00e9curit\u00e9 des M\u00e9dicaments en Psychiatrie (SSMSP), qui s&#8217;est tenue \u00e0 la clinique priv\u00e9e Schl\u00f6ssli, riche en traditions, \u00e0 Oetwil&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":37152,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Congr\u00e8s annuel de la SSMSP","footnotes":""},"category":[11489,11535,11549],"tags":[17945,12572,60601,60606,30917,14976,60611,12336,31895,60617,37539],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346935","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-antidepresseurs","tag-burnout-fr","tag-congres-annuel-de-la-ssmsp","tag-deficit-cognitif-leger","tag-demence-dalzheimer","tag-depression-fr","tag-neuro-enhancement","tag-prevention-fr","tag-psychostimulants-fr","tag-risque-de-recidive-fr-3","tag-ritaline","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-04 12:44:26","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346946,"slug":"psicofarmaci-nelle-crisi-di-vita-soppesare-benefici-e-rischi","post_title":"Psicofarmaci nelle crisi di vita - soppesare benefici e rischi","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/psicofarmaci-nelle-crisi-di-vita-soppesare-benefici-e-rischi\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346952,"slug":"psicofarmacos-em-crises-de-vida-pesar-beneficios-e-riscos","post_title":"Psicof\u00e1rmacos em crises de vida - pesar benef\u00edcios e riscos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/psicofarmacos-em-crises-de-vida-pesar-beneficios-e-riscos\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346959,"slug":"psicofarmacos-en-las-crisis-vitales-sopesar-beneficios-y-riesgos","post_title":"Psicof\u00e1rmacos en las crisis vitales: sopesar beneficios y riesgos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/psicofarmacos-en-las-crisis-vitales-sopesar-beneficios-y-riesgos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346935","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346935"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346935\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346935"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346935"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346935"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346935"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}