{"id":347039,"date":"2013-09-20T00:00:00","date_gmt":"2013-09-19T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lalgorithme-dablation-de-berne\/"},"modified":"2013-09-20T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-19T22:00:00","slug":"lalgorithme-dablation-de-berne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lalgorithme-dablation-de-berne\/","title":{"rendered":"L&#8217;algorithme d&#8217;ablation de Berne"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les recommandations pour le traitement chirurgical de la fibrillation auriculaire (FAV) varient et le succ\u00e8s du traitement est souvent \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;h\u00f4pital traitant, aux co-morbidit\u00e9s du patient et \u00e0 un \u00e9change interdisciplinaire intensif entre les \u00e9lectrophysiologistes et les chirurgiens cardiaques. En outre, il ne semble pas y avoir de consensus entre les chirurgiens cardiaques en ce qui concerne les indications, la technique chirurgicale et les soins postop\u00e9ratoires. Depuis 2009, l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele a mis en place, dans le cadre d&#8217;une collaboration interdisciplinaire, un nouvel algorithme de traitement chirurgical de la FHV, qui comprend un concept unique pour l&#8217;indication, la technique perop\u00e9ratoire, les soins postop\u00e9ratoires et le suivi.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La fibrillation auriculaire (FAV) est le trouble du rythme cardiaque le plus fr\u00e9quent. Rien que dans le monde occidental, environ 1% de la population souffre de FHV. L&#8217;incidence augmente avec l&#8217;\u00e2ge [1, 2]. Le risque de FHV augmente consid\u00e9rablement avec la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des maladies cardiaques existantes. Ainsi, pour l&#8217;insuffisance cardiaque, on a trouv\u00e9 une pr\u00e9valence de 4% au stade NYHA I, une pr\u00e9valence d&#8217;environ 25% aux stades NYHA II et III et m\u00eame une pr\u00e9valence de 50% au stade NYHA IV.<\/p>\n<p>La mortalit\u00e9 est environ deux fois plus \u00e9lev\u00e9e chez les personnes atteintes de FHV que chez les personnes du m\u00eame \u00e2ge en rythme sinusal, mais cela est principalement ou exclusivement d\u00fb aux maladies cardiaques plus fr\u00e9quentes. En moyenne, environ 6% des patients atteints de FHV subissent un AVC chaque ann\u00e9e, et 15 \u00e0 20% de tous les AVC sont associ\u00e9s \u00e0 la FHV. L&#8217;enqu\u00eate Euro Heart Survey sur la FHV a identifi\u00e9 le nombre croissant d&#8217;hospitalisations et le taux croissant d&#8217;interventions comme les principaux facteurs de co\u00fbts \u00e9conomiques de la FHV. L&#8217;int\u00e9r\u00eat de d\u00e9velopper des approches r\u00e9ussies pour le traitement de la FHV, qui favorisent la pr\u00e9vention primaire ou secondaire, est donc justifi\u00e9 [3].<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes AFFIRM et RACE ont toutes deux montr\u00e9 que, chez les patients \u00e2g\u00e9s et peu symptomatiques, un traitement m\u00e9dicamenteux \u00e0 contr\u00f4le de fr\u00e9quence pur associ\u00e9 \u00e0 une anticoagulation orale est \u00e9quivalent \u00e0 un traitement m\u00e9dicamenteux \u00e0 contr\u00f4le de rythme en termes de mortalit\u00e9. Cependant, moins de 30% des patients peuvent \u00eatre trait\u00e9s par des m\u00e9dicaments ou par l&#8217;\u00e9lectricit\u00e9. De plus, les m\u00e9dicaments antiarythmiques n&#8217;ont souvent, au mieux, qu&#8217;un succ\u00e8s mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 long terme et ont souvent des effets secondaires ind\u00e9sirables. En revanche, l&#8217;ablation interventionnelle ou par cath\u00e9ter par radiofr\u00e9quence s&#8217;av\u00e8re \u00eatre un traitement efficace pour la FHV symptomatique r\u00e9cidivante et r\u00e9fractaire au traitement m\u00e9dicamenteux [5]. N\u00e9anmoins, les taux de r\u00e9ussite de la proc\u00e9dure par cath\u00e9ter pour la FHV paroxystique sont d&#8217;environ 60-80% lors de la premi\u00e8re utilisation ; 30-40% des patients ont besoin d&#8217;au moins une deuxi\u00e8me intervention [6\u20138]. Cependant, les taux de succ\u00e8s \u00e0 long terme continuent de diminuer au fil des ans : une survie sans arythmie n&#8217;est rapport\u00e9e que chez 29 \u00e0 53% des patients [9\u201311]. Pour les patients pr\u00e9sentant une FVC persistante, le pendule ne penche pas en faveur de l&#8217;ablation interventionnelle, car des ablations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et extensives sont g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaires [12\u201314]. Compte tenu des limites des options th\u00e9rapeutiques pharmacologiques et interventionnelles, l&#8217;ablation chirurgicale de la FHV prend de plus en plus d&#8217;importance.<\/p>\n<h2 id=\"fhv-evolution-du-traitement-chirurgical\">FHV : \u00e9volution du traitement chirurgical<\/h2>\n<p>En 1980, Williams et al.  [15]cinq ans plus tard, Guiraudon et al.  [16]  les premiers traitements chirurgicaux de la FHV. Ces m\u00e9thodes tentaient de canaliser les voies de conduction \u00e9lectrique au moyen d&#8217;incisions dans l&#8217;oreillette gauche, de mani\u00e8re \u00e0 garantir une conduction r\u00e9guli\u00e8re dans les ventricules. Les deux m\u00e9thodes ont \u00e9chou\u00e9, car une grande partie des oreillettes continuaient \u00e0 pr\u00e9senter une FVO, ce qui ne permettait pas d&#8217;assurer le transport auriculaire et laissait le risque thromboembolique inchang\u00e9.<\/p>\n<p>En 1991, Cox [17] a pr\u00e9sent\u00e9 la premi\u00e8re op\u00e9ration dite du labyrinthe (Cox-Maze I). Le concept repose sur deux hypoth\u00e8ses :<\/p>\n<ul>\n<li>Le fractionnement du tissu auriculaire en petits segments supprime les multiples &#8216;r\u00e9entr\u00e9es&#8217;.<\/li>\n<li>Ces petits segments doivent n\u00e9anmoins \u00eatre reli\u00e9s entre eux afin de permettre la d\u00e9polarisation d&#8217;une quantit\u00e9 suffisante de tissu myocardique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ferguson et Cox [18] ont d\u00e9fini cinq objectifs pour le traitement chirurgical de la FHV : \u00e9liminer la FHV, r\u00e9tablir le rythme sinusal, la synchronie auriculo-ventriculaire, pr\u00e9server la fonction de transport des oreillettes et \u00e9viter l&#8217;AVC.<\/p>\n<p>L&#8217;op\u00e9ration Cox-MAZE III, plus sophistiqu\u00e9e, permet d&#8217;obtenir un rythme sinusal dans 75 \u00e0 98% des cas et de r\u00e9tablir la fonction de transport dans 81 \u00e0 86% des cas. Le suivi \u00e0 10 ans montre une incidence d&#8217;AVC de &lt;1%. L&#8217;effet sur le taux de survie n&#8217;est pas encore clair. Cependant, le processus prend du temps et n\u00e9cessite de la pratique. Il est d\u00e9sormais possible de reproduire la fragmentation auriculaire complexe initiale de l&#8217;op\u00e9ration de Cox Maze III avec moins d&#8217;efforts en utilisant diff\u00e9rentes sources d&#8217;\u00e9nergie hyper ou hypothermiques (principalement l&#8217;ablation par radiofr\u00e9quence). Les taux de r\u00e9ussite de cette m\u00e9thode &#8211; appel\u00e9e ablation chirurgicale ou Cox-Maze-IV &#8211; montrent des r\u00e9sultats comparables : Dans 70 \u00e0 98% des cas, le rythme sinusal r\u00e9appara\u00eet toutefois avec une seule proc\u00e9dure [19\u201329], selon le r\u00e9sultat \u00e0 court ou \u00e0 long terme.<\/p>\n<h2 id=\"lignes-directrices\">Lignes directrices<\/h2>\n<p>Les recommandations concernant le traitement chirurgical de la FHV varient. La seule \u00e9tude randomis\u00e9e comparant l&#8217;ablation chirurgicale et l&#8217;ablation interventionnelle par cath\u00e9ter a montr\u00e9 une plus grande libert\u00e9 d&#8217;arythmies auriculaires un an apr\u00e8s l&#8217;intervention chirurgicale, mais un taux de complications plus \u00e9lev\u00e9 par rapport \u00e0 l&#8217;approche par cath\u00e9ter [30]. L&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;h\u00f4pital traitant, les co-morbidit\u00e9s et le souhait du patient ainsi qu&#8217;un \u00e9change interdisciplinaire intensif entre les \u00e9lectrophysiologistes et les chirurgiens cardiaques font partie de la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>Les lignes directrices de 2010 de la Soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne de cardiologie (ESC) sur le traitement de la FHV recommandent l&#8217;ablation chirurgicale pour :<\/p>\n<ul>\n<li>Patients symptomatiques souffrant d&#8217;une FHV et devant de toute fa\u00e7on subir une chirurgie cardiaque (IIA-A).<\/li>\n<li>Les patients asymptomatiques qui subissent de toute fa\u00e7on une chirurgie cardiaque devraient \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s pour une ablation chirurgicale si la proc\u00e9dure pr\u00e9sente un faible risque suppl\u00e9mentaire et une bonne chance de succ\u00e8s et si elle est r\u00e9alis\u00e9e par un chirurgien exp\u00e9riment\u00e9 (IIB-C).<\/li>\n<li>Patients atteints de FHV qui n&#8217;ont pas d&#8217;autre indication de chirurgie cardiaque ou pour lesquels l&#8217;ablation par cath\u00e9ter a \u00e9chou\u00e9 et une ablation chirurgicale peu invasive est possible (IIB-C).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les recommandations des experts EHRS-EHRA-ECAS de 2012 pour l&#8217;ablation chirurgicale s&#8217;appliquent :<\/p>\n<ul>\n<li>Pour les patients pr\u00e9sentant une FVO paroxystique symptomatique ou persistante et ayant une autre indication de chirurgie cardiaque (IIa-C).<\/li>\n<li>Patients pr\u00e9sentant une FVC r\u00e9sistante aux m\u00e9dicaments (antiarythmiques de classe 1 ou 3), paroxystique ou persistante, sans autre indication de chirurgie cardiaque et apr\u00e8s une ablation par cath\u00e9ter infructueuse, ou patients qui pr\u00e9f\u00e8rent eux-m\u00eames une ablation chirurgicale (IIb-C).<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"ablation-chirurgicale-de-la-fhv-en-tant-quoperation-concomitante\">Ablation chirurgicale de la FHV&nbsp;en tant qu&#8217;op\u00e9ration concomitante<\/h2>\n<p>La pr\u00e9valence de la FHV chez les patients subissant une chirurgie cardiaque varie d&#8217;environ 2% (pour les pontages aorto-coronaires) \u00e0 60% pour les chirurgies des valves mitrales [31, 32]. Comme il est tr\u00e8s improbable qu&#8217;une FVC persistante et non trait\u00e9e se convertisse spontan\u00e9ment en rythme sinusal et que la FVC seule peut \u00e9galement influencer la survie \u00e0 long terme, il est judicieux de proc\u00e9der \u00e0 une ablation suppl\u00e9mentaire en cas de chirurgie cardiaque de toute fa\u00e7on indiqu\u00e9e [33, 34]. M\u00eame dans le cas d&#8217;une FHV induite par la valvulopathie, la correction de la pathologie valvulaire ne suffit pas \u00e0 elle seule \u00e0 traiter l&#8217;arythmie. Il semble que l&#8217;isolation \u00e9lectrique des orifices veineux pulmonaires soit \u00e0 elle seule suffisamment efficace pour traiter la FHV paroxystique [35]. Il n&#8217;est pas encore clair si l&#8217;ablation bi-atriale est meilleure dans tous les cas que l&#8217;ablation auriculaire gauche seule [36].<\/p>\n<h2 id=\"efficacite-de-lablation-chirurgicale-et-suivi-des-patients\">Efficacit\u00e9 de l&#8217;ablation chirurgicale&nbsp;et suivi des patients<\/h2>\n<p>Le consensus publi\u00e9 en 2007 entre la Heart Rhythm Society, la Society for Thoracic Surgeons, l&#8217;European Heart Rhythm Association et l&#8217;European Cardiac Arrhythmia Society [37] contient une recommandation sur le contr\u00f4le du succ\u00e8s du traitement et sur la poursuite du traitement du patient apr\u00e8s une ablation chirurgicale ou interventionnelle. Cependant, la r\u00e9alit\u00e9 dans la pratique clinique quotidienne et dans la plupart des publications, en particulier apr\u00e8s une ablation chirurgicale, est diff\u00e9rente : Rares sont les m\u00e9decins qui adoptent les recommandations susmentionn\u00e9es. De plus, il semble qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de consensus, m\u00eame parmi les chirurgiens cardiaques, sur l&#8217;indication, la technique chirurgicale et le suivi postop\u00e9ratoire. Ainsi, ni les chirurgiens eux-m\u00eames, ni les \u00e9lectrophysiologistes ne peuvent d\u00e9montrer l&#8217;efficacit\u00e9 du traitement chirurgical ou des modifications introduites. Pour contourner cet obstacle, un nouvel algorithme de traitement chirurgical de la FHV a \u00e9t\u00e9 mis en place \u00e0 partir de f\u00e9vrier 2009 \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele, de mani\u00e8re interdisciplinaire avec des \u00e9lectrophysiologistes et des internistes. Celui-ci comprend un concept uniforme pour l&#8217;indication, la technique per-op\u00e9ratoire, les soins post-op\u00e9ratoires et le suivi.<\/p>\n<h2 id=\"nouvel-algorithme-de-lablation-chirurgicale-de-la-fibrillation-auriculaire\">Nouvel algorithme de l&#8217;ablation chirurgicale de la fibrillation auriculaire&nbsp;<\/h2>\n<p>L&#8217;<em> indication<\/em> de l&#8217;ablation chirurgicale en tant qu&#8217;op\u00e9ration concomitante \u00e0 d&#8217;autres interventions de chirurgie cardiaque et la technique chirurgicale correspondante sont r\u00e9sum\u00e9es dans les <strong>figures 1 et 2<\/strong>.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2164\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll1.png-7252fd_799.png\" style=\"height:1037px; width:800px\" width=\"1035\" height=\"1342\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll1.png-7252fd_799.png 1035w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll1.png-7252fd_799-800x1037.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll1.png-7252fd_799-120x156.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll1.png-7252fd_799-90x117.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll1.png-7252fd_799-320x415.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll1.png-7252fd_799-560x726.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1035px) 100vw, 1035px\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2165 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll2.png-71630f_798.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1034px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1034\/950;height:735px; width:800px\" width=\"1034\" height=\"950\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll2.png-71630f_798.png 1034w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll2.png-71630f_798-800x735.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll2.png-71630f_798-120x110.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll2.png-71630f_798-90x83.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll2.png-71630f_798-320x294.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll2.png-71630f_798-560x515.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1034px) 100vw, 1034px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Le traitement <em>antiarythmique postop\u00e9ratoire<\/em> est g\u00e9r\u00e9 par les cardiologues\/internistes et comprend en premier lieu le m\u00e9troprolol et en second lieu l&#8217;amiodarone. Le <em>suivi postop\u00e9ratoire<\/em> est effectu\u00e9 trois fois par mois la premi\u00e8re ann\u00e9e, puis une fois par an par les \u00e9lectrophysiologistes de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele ou par des cardiologues lib\u00e9raux. Tous les contr\u00f4les incluent un ECG \u00e0 long terme (test R) sur 7 jours pour d\u00e9tecter les \u00e9pisodes asymptotiques de FVC et adapter le traitement antiarythmique ou anticoagulant en cons\u00e9quence. On ne peut parler de succ\u00e8s \u00e9lectrique que si aucune FVC ou arythmie auriculaire &gt;30&nbsp;secondes n&#8217;appara\u00eet sur une p\u00e9riode de sept jours. En revanche, un succ\u00e8s clinique est l&#8217;absence de sympt\u00f4mes chez le patient, m\u00eame si des r\u00e9cidives asymptomatiques se produisent encore.<\/p>\n<p>La r\u00e9section ou l&#8217;exclusion perop\u00e9ratoire de l&#8217;oreillette gauche pour la prophylaxie thromboembolique est effectu\u00e9e lorsque le score CHADS-VASC est \u22652, que le patient a des ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;AIT et\/ou que de la fibrine ou un thrombus est localis\u00e9 dans l&#8217;oreillette gauche \u00e0 l&#8217;inspection, ou \u00e0 l&#8217;\u00e9chocardiographie. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;une oreillette intacte contribue de mani\u00e8re significative au transport de l&#8217;oreillette gauche. En outre, l&#8217;\u00e9quilibre hydrique du corps joue un r\u00f4le important [38\u201344].<\/p>\n<p>Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal de cette analyse continue est l&#8217;absence d&#8217;\u00e9pisodes de fibrillation auriculaire dans le R-test. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation secondaires sont l&#8217;absence d&#8217;anticoagulation orale, l&#8217;absence de m\u00e9dication antiarythmique, le taux d&#8217;attaque c\u00e9r\u00e9brale et l&#8217;identification de facteurs pr\u00e9dictifs potentiels d&#8217;un rythme sinusal stable. Un suivi complet est obligatoire.<\/p>\n<h2 id=\"resultats-provisoires-et-analyse-partielle\">R\u00e9sultats provisoires et analyse partielle<\/h2>\n<p>Depuis l&#8217;introduction d&#8217;un nouvel algorithme d&#8217;ablation en 2009, 144 patients qui pr\u00e9sentaient une FHV en plus de leur maladie cardiaque respective ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s en perop\u00e9ratoire par ablation chirurgicale en tenant compte du nouvel algorithme. 64% des patients ont \u00e9t\u00e9 ablat\u00e9s par radiofr\u00e9quence unipolaire, 29% des patients par radiofr\u00e9quence bipolaire et 7% des patients par une autre source d&#8217;\u00e9nergie (cryothermie).<\/p>\n<p>Une analyse partielle des 42 premiers patients montre qu&#8217;avant l&#8217;intervention chirurgicale, 21 (50%) patients souffraient d&#8217;une FVO paroxystique et 21 (50%) d&#8217;une FVO persistante. La dur\u00e9e moyenne de la maladie \u00e9tait de 26 mois (\u00e9cart-type 40,5). L&#8217;\u00e2ge moyen au moment de l&#8217;intervention \u00e9tait de 69 ans (\u00e9cart-type : 7,8). 34 (81%) patients \u00e9taient de sexe masculin, huit (19%) de sexe f\u00e9minin. Les diff\u00e9rents profils de patients pr\u00e9op\u00e9ratoires sont r\u00e9sum\u00e9s dans<strong> les tableaux 1 et 2<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2166 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll4.jpg-6db89b_795.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1035px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1035\/763;height:590px; width:800px\" width=\"1035\" height=\"763\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll4.jpg-6db89b_795.jpg 1035w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll4.jpg-6db89b_795-800x590.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll4.jpg-6db89b_795-120x88.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll4.jpg-6db89b_795-90x66.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll4.jpg-6db89b_795-320x236.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll4.jpg-6db89b_795-560x413.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1035px) 100vw, 1035px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2167 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll5.jpg-6ea00d_796.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1035px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1035\/675;height:522px; width:800px\" width=\"1035\" height=\"675\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll5.jpg-6ea00d_796.jpg 1035w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll5.jpg-6ea00d_796-800x522.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll5.jpg-6ea00d_796-120x78.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll5.jpg-6ea00d_796-90x59.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll5.jpg-6ea00d_796-320x209.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll5.jpg-6ea00d_796-560x365.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1035px) 100vw, 1035px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>30 (71%) patients \u00e9taient sous anticoagulation orale avant l&#8217;ablation chirurgicale. Le score CHADS2 et le score CHA2DS2-VASc moyens \u00e9taient respectivement de 2 et 3. 3 (ET 1 et 1,5 respectivement). En raison du risque thromboembolique, l&#8217;oreillette gauche a \u00e9t\u00e9 ligatur\u00e9e chez 18 (43%) des patients et compl\u00e8tement retir\u00e9e chez deux (5%) d&#8217;entre eux. Chez la plupart des patients, l&#8217;oreillette a donc \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9e intacte. Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, l&#8217;ablation chirurgicale a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e avec une autre intervention sur le c\u0153ur. La dur\u00e9e de l&#8217;op\u00e9ration n&#8217;est que l\u00e9g\u00e8rement prolong\u00e9e, le temps suppl\u00e9mentaire est d&#8217;environ 15 \u00e0 20 minutes.<\/p>\n<p>La <strong>figure 3<\/strong> pr\u00e9sente les op\u00e9rations qui ont \u00e9t\u00e9 combin\u00e9es \u00e0 une ablation chirurgicale entre 2009 et 2010. Dans plus de 25% des cas, l&#8217;ablation chirurgicale a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e en association avec une chirurgie de la valve mitrale, suivie par les chirurgies de la valve aortique et du pontage.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2168 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll3.jpg-6c3067_794.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1034px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1034\/801;height:620px; width:800px\" width=\"1034\" height=\"801\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll3.jpg-6c3067_794.jpg 1034w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll3.jpg-6c3067_794-800x620.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll3.jpg-6c3067_794-120x93.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll3.jpg-6c3067_794-90x70.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll3.jpg-6c3067_794-320x248.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll3.jpg-6c3067_794-560x434.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1034px) 100vw, 1034px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>La figure 4<\/strong> montre les taux de r\u00e9ussite respectifs de l&#8217;ablation chirurgicale : apr\u00e8s trois mois, 43% des patients n&#8217;avaient plus de FVO, et apr\u00e8s six mois, le taux de r\u00e9ussite passe m\u00eame \u00e0 71%. Au bout de douze mois, 83% des patients \u00e9taient compl\u00e8tement lib\u00e9r\u00e9s de la FHV.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2169 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll6.jpg-702d9b_797.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1034px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1034\/738;height:571px; width:800px\" width=\"1034\" height=\"738\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll6.jpg-702d9b_797.jpg 1034w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll6.jpg-702d9b_797-800x571.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll6.jpg-702d9b_797-120x86.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll6.jpg-702d9b_797-90x64.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll6.jpg-702d9b_797-320x228.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/ll6.jpg-702d9b_797-560x400.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1034px) 100vw, 1034px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de l&#8217;ablation s&#8217;est \u00e9galement traduit par la r\u00e9duction, voire la suppression, de la prise d&#8217;antiarythmiques et d&#8217;anticoagulants apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration. Dans cette analyse partielle, 85% des patients ne prenaient plus d&#8217;anticoagulants oraux apr\u00e8s un an et 69% ont pu arr\u00eater les m\u00e9dicaments antiarythmiques de classe I et III.<\/p>\n<p><strong>Complications : <\/strong>5 (12%) patients ont pr\u00e9sent\u00e9 des complications postop\u00e9ratoires : Deux patients ont subi un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral. L&#8217;un d&#8217;eux avait l&#8217;oreillette gauche \u00e9teinte, l&#8217;autre patient avait l&#8217;oreillette intacte. Tous deux \u00e9taient sous anticoagulation en pr\u00e9- et postop\u00e9ratoire.<\/p>\n<p>Chez un patient sous anticoagulation, une tamponnade p\u00e9ricardique s&#8217;est produite au cours de l&#8217;intervention, mais elle a pu \u00eatre trait\u00e9e avec succ\u00e8s par voie chirurgicale. En outre, un patient a subi une tachycardie ventriculaire avec arr\u00eat cardiaque, \u00e0 la suite de quoi une cardioversion \u00e9lectrique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e avec succ\u00e8s et un DAI a \u00e9t\u00e9 mis en place. Un autre patient a eu besoin d&#8217;un pacemaker d\u00e9finitif en postop\u00e9ratoire (implantation totale de pacemaker en postop\u00e9ratoire 4,7%).<\/p>\n<p>Un rythme sinusal ou un rythme stimul\u00e9 par l&#8217;oreillette \u00e0 la fin de l&#8217;intervention (p=0,001) et une courte dur\u00e9e d&#8217;intervention (p=0,02) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent comme des pr\u00e9dicteurs positifs de l&#8217;absence de FVH un an apr\u00e8s l&#8217;intervention.<\/p>\n<p><strong>Discussion :<\/strong> La question se pose de savoir si un enregistreur ECG continu en boucle implantable (Reveal) offrirait un suivi encore plus pr\u00e9cis et continu du rythme cardiaque. Les appareils actuellement disponibles offrent encore une endurance limit\u00e9e, une sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e mais une sp\u00e9cificit\u00e9 r\u00e9duite et sont encore tr\u00e8s co\u00fbteux. En outre, on ne sait pas exactement comment un tel enregistrement continu avec un dispositif implant\u00e9 influence l&#8217;observance des patients.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>L&#8217;ablation chirurgicale par radiofr\u00e9quence pour le traitement de la FVC en tant qu&#8217;intervention combin\u00e9e au cours d&#8217;autres op\u00e9rations cardiaques offre une proc\u00e9dure r\u00e9ussie et s\u00fbre. Un monitoring r\u00e9p\u00e9t\u00e9 et prolong\u00e9 (au moins 7 jours d&#8217;ECG avec enregistrement des \u00e9v\u00e9nements) des patients apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration permet de d\u00e9tecter jusqu&#8217;\u00e0 13% des cas souffrant d&#8217;\u00e9pisodes de fibrillation auriculaire postop\u00e9ratoires encore asymptomatiques. Ceux-ci sont souvent manqu\u00e9s avec un enregistrement instantan\u00e9 tel que celui fourni par un simple ECG ou m\u00eame un ECG Holter de 24 heures. Cela a un impact important sur la gestion postop\u00e9ratoire des patients en termes d&#8217;ajustement de l&#8217;anticoagulation et de la m\u00e9dication antiarythmique. Il est certainement utile pour les centres qui souhaitent proposer un traitement chirurgical de la FVC de concevoir un algorithme longitudinal similaire. Il joue un r\u00f4le important dans l&#8217;\u00e9valuation des r\u00e9sultats, mais il stimule \u00e9galement l&#8217;immense collaboration interdisciplinaire entre les chirurgiens et les \u00e9lectrophysiologistes. En fin de compte, ce sont les patients qui en b\u00e9n\u00e9ficient.<\/p>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;\u00e9diteur<\/em><\/p>\n<p><strong>PD Dr. med. Alberto Weber<br \/>\nPD Dr. med. Hildegard Tanner<br \/>\nProf. Dr. med. Thierry Carrel<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les recommandations pour le traitement chirurgical de la fibrillation auriculaire (FAV) varient et le succ\u00e8s du traitement est souvent \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;h\u00f4pital traitant, aux co-morbidit\u00e9s du patient&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":36127,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Traitement chirurgical de la FHV","footnotes":""},"category":[11378,11531,11549],"tags":[40038,34561,60972,30237,60970,12411,14861,12245,60973,60999,45873,60983,60977,40040],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-347039","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-formation-continue","category-rx-fr","tag-ablation-fr","tag-algorithme","tag-arythmie-auriculaire","tag-bypass-fr","tag-chirurgien","tag-ecg-fr","tag-fibrillation-auriculaire","tag-ligne-directrice","tag-rythme-sinusal","tag-score-chads-score-vasc","tag-suivi-fr","tag-thromboembolique","tag-trouble-du-rythme-cardiaque-fr-2","tag-vhf-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-05 10:00:11","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":347055,"slug":"lalgoritmo-di-ablazione-di-berna","post_title":"L'algoritmo di ablazione di Berna","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/lalgoritmo-di-ablazione-di-berna\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":347060,"slug":"o-algoritmo-da-ablacao-de-berna","post_title":"O Algoritmo da Abla\u00e7\u00e3o de Berna","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-algoritmo-da-ablacao-de-berna\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":347065,"slug":"el-algoritmo-de-ablacion-de-berna","post_title":"El algoritmo de ablaci\u00f3n de Berna","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/el-algoritmo-de-ablacion-de-berna\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347039","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347039"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347039\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/36127"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347039"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=347039"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347039"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=347039"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}