{"id":347210,"date":"2013-09-19T00:00:00","date_gmt":"2013-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-sattaquer-aux-depots\/"},"modified":"2013-09-19T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-18T22:00:00","slug":"comment-sattaquer-aux-depots","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-sattaquer-aux-depots\/","title":{"rendered":"Comment s&#8217;attaquer aux d\u00e9p\u00f4ts ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du congr\u00e8s EULAR de cette ann\u00e9e, le professeur Thomas Bardin, Paris, s&#8217;est pench\u00e9 plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur les diverses strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques pour la goutte et les autres maladies induites par les cristaux. Il a notamment discut\u00e9 des avantages et des inconv\u00e9nients des diff\u00e9rents m\u00e9dicaments utilis\u00e9s pour traiter les inflammations aigu\u00ebs et chroniques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Thomas Bardin, Paris, a commenc\u00e9 sa pr\u00e9sentation par un aper\u00e7u des strat\u00e9gies de prise en charge des crises de goutte aigu\u00ebs. D&#8217;une part, le refroidissement et le repos peuvent d\u00e9j\u00e0 aider, d&#8217;autre part, la colchicine et les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) sont souvent utilis\u00e9s en combinaison. Les glucocortico\u00efdes et les anti-IL-1 sont \u00e9galement efficaces. &#8220;En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les m\u00e9dicaments sont plus efficaces lorsqu&#8217;ils sont administr\u00e9s t\u00f4t. Mais dans tous les cas, ils ne permettent pas de gu\u00e9rir la goutte&#8221;, explique le professeur Bardin.<\/p>\n<p>Les recommandations EULAR de 2006 indiquent que des doses \u00e9lev\u00e9es de colchicine peuvent entra\u00eener des effets secondaires, mais que de petites doses (par exemple 3\u00d7 0,5&nbsp;mg\/j) sont d\u00e9j\u00e0 efficaces chez certains patients. C&#8217;est ce que confirme une \u00e9tude de Terkeltaub et al. (2010) : L&#8217;administration de colchicine \u00e0 faible dose (1,8 mg\/jour) a \u00e9t\u00e9 mieux tol\u00e9r\u00e9e (moins d&#8217;effets secondaires tels que diarrh\u00e9e ou vomissements) et a \u00e9t\u00e9 \u00e0 peu pr\u00e8s aussi efficace que la dose \u00e9lev\u00e9e (4,8 mg\/jour) [1]. De m\u00eame, les recommandations de l&#8217;ACR de 2012 pour l&#8217;utilisation de la colchicine en cas de goutte aigu\u00eb consid\u00e8rent qu&#8217;une dose de d\u00e9part de 1,2 mg plus 0,6 mg une heure plus tard, suivie de 0,6 mg une \u00e0 deux fois par jour jusqu&#8217;\u00e0 la fin de la crise de goutte, est appropri\u00e9e.<\/p>\n<p>La comparaison entre un AINS (naprox\u00e8ne) et un glucocortico\u00efde synth\u00e9tique (prednisolone) a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e par Janssens et al. (2008) [2]. R\u00e9sultat : la prednisolone et le naprox\u00e8ne sont aussi efficaces l&#8217;un que l&#8217;autre dans le traitement initial de la goutte pendant quatre jours.<\/p>\n<p>Les inhibiteurs de l&#8217;IL-1 ont g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s dans le cadre de crises de goutte aigu\u00ebs. Selon le professeur Bardin, ils peuvent \u00eatre envisag\u00e9s comme option th\u00e9rapeutique chez les patients difficiles \u00e0 traiter. Cependant, aucun inhibiteur de l&#8217;IL-1 n&#8217;a encore \u00e9t\u00e9 commercialis\u00e9 avec cette indication. En outre, il existe des inqui\u00e9tudes quant au co\u00fbt et \u00e0 la tol\u00e9rance d&#8217;une inhibition \u00e0 long terme de l&#8217;IL-1. Il existe des donn\u00e9es qui montrent une bonne efficacit\u00e9 pour l&#8217;anakinra, par exemple, m\u00eame si elle n&#8217;est pas constante. C&#8217;est surtout dans le cas de la goutte aigu\u00eb que cet antagoniste des r\u00e9cepteurs IL-1 semble \u00eatre efficace, mais moins dans le cas d&#8217;inflammations chroniques. Le canakinumab est un anticorps anti-IL-1 \u00e0 longue dur\u00e9e de vie. Schlesinger et al. ont montr\u00e9 en 2012 que le canakinumab soulageait consid\u00e9rablement la douleur et l&#8217;inflammation chez les patients atteints de goutte aigu\u00eb et r\u00e9duisait le risque de nouvelles crises [3].<\/p>\n<h2 id=\"inflammation-du-cpp-et-du-bcp\">Inflammation du CPP et du BCP<\/h2>\n<p>Pour g\u00e9rer l&#8217;inflammation aigu\u00eb du pyrophosphate de calcium (CPP), on peut recourir au refroidissement, au repos, \u00e0 la respiration articulaire ou aux injections de st\u00e9ro\u00efdes. En outre, la colchicine, les AINS , les st\u00e9ro\u00efdes, l&#8217;hormone adr\u00e9nocorticotrope (ACTH) et les bloqueurs d&#8217;IL1 agissent \u00e9galement. Dans la forme chronique, outre les st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques, la colchicine, les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), les injections articulaires de st\u00e9ro\u00efdes, les radio-isotopes et l&#8217;hydroxychloroquine peuvent \u00eatre utilis\u00e9s. Dans certaines circonstances, le m\u00e9thotrexate ou les bloqueurs d&#8217;IL-1 peuvent \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9s.<br \/>\nSelon le professeur Bardin, l&#8217;inflammation au phosphate de calcium basique (PCB) peut \u00eatre trait\u00e9e avec des AINS, des st\u00e9ro\u00efdes, de la cholchicine ou de l&#8217;anakinra.<\/p>\n<h2 id=\"eviter-les-depots\">\u00c9viter les d\u00e9p\u00f4ts<\/h2>\n<p>La partie la plus importante du traitement de la goutte est le contr\u00f4le des d\u00e9p\u00f4ts d&#8217;urate de monosodium (MSU), a soulign\u00e9 le professeur Bardin. Abaisser l&#8217;uric\u00e9mie en dessous du niveau de saturation pour le MSU permet de dissoudre les d\u00e9p\u00f4ts de cristaux et donc les caract\u00e9ristiques de la goutte. L&#8217;objectif serait ici, selon les recommandations de l&#8217;EULAR, une valeur de &lt;6&nbsp;mg\/dl (360 mmol\/l). Dans le cas des tophus, les valeurs cibles peuvent \u00eatre encore plus basses, ce qui soul\u00e8ve la question de savoir si les nouveaux m\u00e9dicaments efficaces ou les th\u00e9rapies combin\u00e9es ne font pas trop baisser les valeurs, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Bardin. &#8220;L&#8217;acide urique est un antioxydant qui est b\u00e9n\u00e9fique pour le cerveau. C&#8217;est ce qu&#8217;affirment plusieurs \u00e9tudes. En outre, il semble y avoir un lien entre des niveaux extr\u00eames d&#8217;acide urique et la mortalit\u00e9 [4]&#8221;.<\/p>\n<p>Alors, comment r\u00e9duire l&#8217;urate ? Les modifications du mode de vie telles que le r\u00e9gime alimentaire et l&#8217;exercice physique n&#8217;ont qu&#8217;un impact mod\u00e9r\u00e9 sur l&#8217;uric\u00e9mie. Il est important d&#8217;arr\u00eater les m\u00e9dicaments induisant une hyperuric\u00e9mie (diur\u00e9tiques, ciclosporine, tacrolimus) et d&#8217;utiliser ceux qui ont un effet r\u00e9ducteur sur l&#8217;urate, comme l&#8217;allopurinol ou le prob\u00e9n\u00e9cide. En 2010, une \u00e9tude de Thanassoulis et al. montrent que l&#8217;administration d&#8217;allopurinol peut \u00eatre utile, en particulier pour les patients souffrant de goutte et pr\u00e9sentant des malformations cardiaques [5]. &#8220;Plusieurs points posent toutefois probl\u00e8me avec l&#8217;allopurinol. La plupart des m\u00e9decins ne d\u00e9passent pas une dose maximale de 300&nbsp;mg\/jour. Ainsi, ils n&#8217;atteignent souvent pas l&#8217;objectif d&#8217;uric\u00e9mie de &lt;6 mg\/dl. En outre, le m\u00e9dicament peut provoquer des r\u00e9actions cutan\u00e9es graves (Lyell, Steven-Johnson, DRESS)&#8221;, explique le professeur Bardin. &#8220;Globalement, l&#8217;adh\u00e9sion aux &#8220;urate-lowering drugs&#8221; (ULD) est relativement mauvaise dans le cas de la goutte par rapport \u00e0 d&#8217;autres maladies chroniques. Le patient doit donc \u00eatre bien inform\u00e9 dans tous les cas et \u00eatre impliqu\u00e9 de mani\u00e8re intensive dans le processus de d\u00e9cision&#8221;.<\/p>\n<p><em>Source : &#8220;Gouttes et autres maladies de cristal&#8221;, EULAR,&nbsp;12-15 juin 2013, Madrid<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Terkeltaub RA, et al : Dosage \u00e9lev\u00e9 versus faible de colchicine orale pour l&#8217;\u00e9ruption cutan\u00e9e aigu\u00eb pr\u00e9coce : Twenty-four-hour outcome of the first multicenter, randomized, double-blind, placebo-controlled, parallel-group, dose-comparison colchicine study. Arthritis Rheum 2010 Apr ; 62(4) : 1060-1068. doi : 10.1002\/art.27327.<\/li>\n<li>Janssens HJ, et al : Utilisation de la prednisolone ou du naprox\u00e8ne par voie orale pour le traitement de l&#8217;arthrite goutteuse : un essai d&#8217;\u00e9quivalence randomis\u00e9 en double aveugle. Lancet 2008 May 31 ; 371(9627) : 1854-1860. doi : 10.1016\/S0140-6736(08)60799-0.<\/li>\n<li>Schlesinger N, et al : Canakinumab for acute gouty arthritis in patients with limited treatment options : results from two randomised, multicentre, active-controlled, double-blind trials and their initial extensions. Ann Rheum Dis 2012 ; 71 : 1839-1848. doi:10.1136\/annrheumdis-2011-200908.<\/li>\n<li>Kuo CF, et al : Significance of serum uric acid levels on the risk of all-cause and cardiovascular mortality. Rheumatology (Oxford) 2013 ; 52(1) : 127-134.<\/li>\n<li>Thanassoulis G, et al : Gout, Allopurinol Use, and Heart Failure Outcomes. Arch Intern Med 2010 ; 170(15) : 1358-1364. doi:10.1001\/archinternmed.2010.198.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du congr\u00e8s EULAR de cette ann\u00e9e, le professeur Thomas Bardin, Paris, s&#8217;est pench\u00e9 plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur les diverses strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques pour la goutte et les autres maladies induites par&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":35168,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Goutte","footnotes":""},"category":[11368,11535,11505,11549],"tags":[17583,26668,61514,20257,51511,40934,13882,19181,45122,17185,50904,61526,61521,61517,40547,12573],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-347210","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-geriatrie-fr","category-rapports-de-congres","category-rhumatologie","category-rx-fr","tag-ains-fr","tag-anakinra-fr","tag-anti-il-1-fr","tag-chronique","tag-depots","tag-diuretiques","tag-effets-secondaires","tag-eular-fr","tag-glucocorticoides-fr","tag-goutte","tag-inflammation-fr","tag-inflammation-au-phosphate-de-calcium-de-base-bcp","tag-inflammation-au-pyrophosphate-de-calcium-cpp","tag-recommandation-de-lacr","tag-steroides-fr-2","tag-therapie-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-24 03:07:39","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":347215,"slug":"come-si-possono-affrontare-i-depositi","post_title":"Come si possono affrontare i depositi?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/come-si-possono-affrontare-i-depositi\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":347170,"slug":"como-podem-os-depositos-ser-enfrentados","post_title":"Como podem os dep\u00f3sitos ser enfrentados?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/como-podem-os-depositos-ser-enfrentados\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":347184,"slug":"como-se-puede-hacer-frente-a-los-depositos","post_title":"\u00bfC\u00f3mo se puede hacer frente a los dep\u00f3sitos?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/como-se-puede-hacer-frente-a-los-depositos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347210","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347210"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347210\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/35168"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347210"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=347210"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347210"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=347210"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}