{"id":347254,"date":"2013-09-19T00:00:00","date_gmt":"2013-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/une-orientation-precoce-est-essentielle-pour-une-evolution-favorable\/"},"modified":"2013-09-19T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-18T22:00:00","slug":"une-orientation-precoce-est-essentielle-pour-une-evolution-favorable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/une-orientation-precoce-est-essentielle-pour-une-evolution-favorable\/","title":{"rendered":"Une orientation pr\u00e9coce est essentielle pour une \u00e9volution favorable"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les \u00e9tats \u00e0 risque de schizophr\u00e9nie sont principalement d\u00e9finis par des sympt\u00f4mes psychotiques att\u00e9nu\u00e9s et des modifications subjectives de la perception et de la pens\u00e9e. Dans un \u00e9tat \u00e0 risque, un traitement de soutien et un monitoring sont surtout indiqu\u00e9s, mais pas un traitement antipsychotique. En cas de psychose manifeste, il convient de mettre en place rapidement un traitement multimodal comprenant une pharmacoth\u00e9rapie (avec des antipsychotiques), une psychoth\u00e9rapie et une r\u00e9\u00e9ducation, car une dur\u00e9e prolong\u00e9e de psychose non trait\u00e9e a un effet n\u00e9gatif sur l&#8217;\u00e9volution de la maladie et le fonctionnement quotidien des patients.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les psychoses schizophr\u00e9niques sont des maladies mentales graves qui s&#8217;accompagnent souvent d&#8217;une perte durable de la qualit\u00e9 de vie et des fonctions quotidiennes [1]. C&#8217;est au cours de la p\u00e9riode qui pr\u00e9c\u00e8de et qui suit la premi\u00e8re phase psychotique que se posent les jalons d\u00e9cisifs pour le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de la maladie [2]. La majorit\u00e9 des personnes atteintes pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques avant l&#8217;apparition d&#8217;une schizophr\u00e9nie manifeste <strong>(figure 1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1958\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt1.png-712b9c_700.jpg\" width=\"1100\" height=\"806\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt1.png-712b9c_700.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt1.png-712b9c_700-800x586.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt1.png-712b9c_700-120x88.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt1.png-712b9c_700-90x66.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt1.png-712b9c_700-320x234.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt1.png-712b9c_700-560x410.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>C&#8217;est \u00e0 ce stade qu&#8217;intervient la d\u00e9tection pr\u00e9coce des psychoses, dans une optique de pr\u00e9vention secondaire. Elle s&#8217;adresse donc aux personnes d\u00e9j\u00e0 affect\u00e9es par des sympt\u00f4mes et qui, de ce fait, demandent conseil et assistance. Le r\u00f4le du d\u00e9pistage pr\u00e9coce est donc non seulement d&#8217;\u00e9valuer le risque de psychose et, id\u00e9alement, de pr\u00e9venir le passage \u00e0 une maladie manifeste, mais aussi de traiter les sympt\u00f4mes d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents.<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-des-risques\">\u00c9valuation des risques<\/h2>\n<p>Il existe aujourd&#8217;hui des d\u00e9finitions bien \u00e9tablies des crit\u00e8res de risque pour \u00e9valuer le risque de psychose<strong> (tableau 1) <\/strong>[3]. On observe actuellement une tendance \u00e0 utiliser deux approches diff\u00e9rentes en parall\u00e8le. L&#8217;une d&#8217;entre elles a pour objectif de d\u00e9terminer le risque de passage imminent \u00e0 une maladie manifeste. Cet \u00e9tat de risque plus proche de la psychose est d\u00e9crit par exemple par les crit\u00e8res de risque ultra-\u00e9lev\u00e9. Ils sont bas\u00e9s sur la pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes psychotiques att\u00e9nu\u00e9s ou sur l&#8217;apparition \u00e0 court terme de sympt\u00f4mes psychotiques \u00e9vidents qui disparaissent sans traitement sp\u00e9cifique. Les crit\u00e8res de risque ultra-\u00e9lev\u00e9 sont \u00e9galement remplis lorsqu&#8217;une baisse significative du niveau de fonctionnement se produit et qu&#8217;il existe en m\u00eame temps une charge g\u00e9n\u00e9tique li\u00e9e \u00e0 la psychose d&#8217;un proche ou \u00e0 un trouble de la personnalit\u00e9 schizotypique chez le sujet lui-m\u00eame. L&#8217;autre approche appr\u00e9hende d\u00e9j\u00e0 l&#8217;\u00e9tat de risque &#8220;pr\u00e9coce&#8221; plus \u00e9loign\u00e9 de la psychose. Il repose sur ce que l&#8217;on appelle les sympt\u00f4mes de base, qui comprennent les troubles de la pens\u00e9e per\u00e7us subjectivement par les personnes concern\u00e9es et les changements dans la perception de soi et de l&#8217;environnement.<\/p>\n<p>Selon une m\u00e9ta-analyse, si les crit\u00e8res de risque sont remplis, les personnes concern\u00e9es ont un risque d&#8217;environ 32% d&#8217;\u00e9voluer vers une maladie schizophr\u00e9nique manifeste dans les trois ann\u00e9es suivantes [4]. Mais cela signifie \u00e9galement qu&#8217;environ deux tiers des personnes en \u00e9tat de risque ne d\u00e9veloppent pas de schizophr\u00e9nie manifeste dans les trois ans. Cependant, les diff\u00e9rentes \u00e9tudes ont montr\u00e9 une large dispersion des taux de transition. Il est int\u00e9ressant de noter que les taux de transition \u00e9taient plus faibles dans les \u00e9tudes plus r\u00e9centes, ce qui, outre les effets de dilution dus \u00e0 l&#8217;inclusion de personnes pr\u00e9sentant un risque de psychose plus faible, peut \u00e9galement \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme une indication du succ\u00e8s du traitement des personnes \u00e0 risque.<\/p>\n<p>Comme le montrent les taux de transition, la pr\u00e9sence d&#8217;un \u00e9tat \u00e0 risque n&#8217;est pas n\u00e9cessairement une symptomatologie prodromique d&#8217;une maladie schizophr\u00e9nique. Il existe \u00e9galement un grand nombre de recoupements avec d&#8217;autres maladies non psychotiques. Environ 40% des personnes en \u00e9tat de risque de maladie psychotique r\u00e9pondaient \u00e9galement aux crit\u00e8res diagnostiques d&#8217;un \u00e9pisode d\u00e9pressif et environ 15% \u00e0 ceux d&#8217;un trouble anxieux [5]. Dans le but de r\u00e9duire les sympt\u00f4mes, ces troubles suppl\u00e9mentaires doivent \u00eatre trait\u00e9s de mani\u00e8re appropri\u00e9e, par exemple par l&#8217;administration d&#8217;un m\u00e9dicament antid\u00e9presseur.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1959 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt2.jpg-7672a1_701.jpg\" width=\"1100\" height=\"566\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt2.jpg-7672a1_701.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt2.jpg-7672a1_701-800x412.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt2.jpg-7672a1_701-120x62.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt2.jpg-7672a1_701-90x46.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt2.jpg-7672a1_701-320x165.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt2.jpg-7672a1_701-560x288.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/566;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"therapie-de-soutien\">Th\u00e9rapie de soutien<\/h2>\n<p>Selon une recommandation consensuelle actuelle, les personnes \u00e0 risque devraient g\u00e9n\u00e9ralement recevoir un traitement de soutien ax\u00e9 sur leurs besoins individuels actuels. En outre, l&#8217;utilisation de th\u00e9rapies cognitives et d&#8217;acides gras om\u00e9ga-3 est jug\u00e9e utile. La m\u00e9dication antipsychotique n&#8217;est actuellement pas recommand\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tat \u00e0 risque, car les \u00e9tudes actuelles ne montrent pas d&#8217;avantage pour le traitement antipsychotique, compar\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres traitements ayant moins d&#8217;effets secondaires [6]. Dans certains cas, l&#8217;utilisation d&#8217;antipsychotiques peut toutefois entra\u00eener une r\u00e9duction de la charge symptomatique, m\u00eame en cas d&#8217;\u00e9tat \u00e0 risque. Un traitement m\u00e9dicamenteux doit \u00eatre soigneusement \u00e9valu\u00e9 et ne doit pas \u00eatre entrepris uniquement parce que les crit\u00e8res de risque de psychose sont remplis.<\/p>\n<h2 id=\"suivi-et-recuperation\">Suivi et r\u00e9cup\u00e9ration<\/h2>\n<p>Une autre t\u00e2che essentielle du d\u00e9pistage pr\u00e9coce est le suivi r\u00e9gulier des r\u00e9sultats psychologiques, afin que, dans les cas o\u00f9 l&#8217;on ne parvient pas \u00e0 emp\u00eacher l&#8217;apparition d&#8217;une maladie manifeste, un traitement appropri\u00e9 puisse \u00eatre mis en place sans d\u00e9lai. Ceci est particuli\u00e8rement important car une dur\u00e9e prolong\u00e9e de psychose non trait\u00e9e a un impact n\u00e9gatif sur le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur des sympt\u00f4mes et le fonctionnement quotidien [2]. Il existe donc un consensus sur l&#8217;indication d&#8217;un traitement le plus rapide possible en cas de maladie psychotique manifeste. En ce qui concerne les objectifs du traitement, le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes et la pr\u00e9vention des r\u00e9cidives ne sont plus les seules priorit\u00e9s aujourd&#8217;hui, mais le recovery en termes de fonction quotidienne et de qualit\u00e9 de vie subjective prend de plus en plus d&#8217;importance. Cela va de pair avec le d\u00e9veloppement d&#8217;approches th\u00e9rapeutiques int\u00e9gr\u00e9es qui, outre le traitement antipsychotique, accordent une grande importance aux proc\u00e9dures psychoth\u00e9rapeutiques et de r\u00e9adaptation.<\/p>\n<h2 id=\"pharmacotherapie\">Pharmacoth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>En ce qui concerne la pharmacoth\u00e9rapie, il existe un consensus sur le fait qu&#8217;un traitement antipsychotique doit commencer le plus t\u00f4t possible en cas de psychose manifeste. Les particularit\u00e9s chez les personnes atteintes pour la premi\u00e8re fois comprennent des taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9s, m\u00eame \u00e0 de faibles doses, mais aussi une plus grande sensibilit\u00e9 aux effets secondaires. Les diff\u00e9rentes lignes directrices internationales n&#8217;adoptent pas une position uniforme en ce qui concerne la pr\u00e9f\u00e9rence pour les antipsychotiques atypiques par rapport aux antipsychotiques typiques. Les diff\u00e9rences d&#8217;efficacit\u00e9 semblent moins marqu\u00e9es qu&#8217;on ne le pensait [7]. Les antipsychotiques typiques entra\u00eenent plus souvent des effets secondaires extrapyramidaux moteurs, tandis que les antipsychotiques atypiques entra\u00eenent une prise de poids. En m\u00eame temps, il faut noter que les antipsychotiques atypiques constituent un groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de m\u00e9dicaments. Ainsi, le guide de la &#8220;World Federation of Societies of Biological Psychiatry&#8221; donne une recommandation diff\u00e9renci\u00e9e, bas\u00e9e sur des \u00e9tudes sp\u00e9cifiques chez les patients atteints pour la premi\u00e8re fois<strong> (tableau 2) <\/strong>[8].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1960 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt4.jpg-a04f9c_703.jpg\" width=\"847\" height=\"896\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt4.jpg-a04f9c_703.jpg 847w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt4.jpg-a04f9c_703-800x846.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt4.jpg-a04f9c_703-120x127.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt4.jpg-a04f9c_703-90x95.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt4.jpg-a04f9c_703-320x339.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt4.jpg-a04f9c_703-560x592.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 847px) 100vw, 847px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 847px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 847\/896;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"psychotherapie\">Psychoth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Les proc\u00e9dures psychoth\u00e9rapeutiques pour les premi\u00e8res manifestations de la psychose comprennent diff\u00e9rentes approches <strong>(figure 2)<\/strong> [9]. Un \u00e9l\u00e9ment essentiel est la psycho\u00e9ducation, dont les objectifs comprennent l&#8217;\u00e9laboration d&#8217;un concept de la maladie, la promotion de l&#8217;adh\u00e9sion au traitement, la gestion de la maladie et, en fin de compte, le d\u00e9veloppement d&#8217;une perspective de vie positive. La psycho\u00e9ducation est propos\u00e9e sous diff\u00e9rentes formes et dans diff\u00e9rents cadres, un format de groupe pr\u00e9sentant des avantages pour l&#8217;\u00e9laboration commune des th\u00e8mes.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1961 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt3.jpg-96f321_702.jpg\" width=\"816\" height=\"595\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt3.jpg-96f321_702.jpg 816w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt3.jpg-96f321_702-800x583.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt3.jpg-96f321_702-120x88.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt3.jpg-96f321_702-90x66.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt3.jpg-96f321_702-320x233.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/zt3.jpg-96f321_702-560x408.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 816px) 100vw, 816px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 816px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 816\/595;\" \/><\/p>\n<p>Un autre pilier est le travail avec les proches. Il existe ici des approches qui vont de la transmission d&#8217;informations \u00e0 un accompagnement des familles sur le long terme, en passant par un travail sur la communication intrafamiliale. Bien qu&#8217;il existe de bonnes preuves concernant le travail avec les proches, le choix d&#8217;interventions sp\u00e9cifiques au sein de ces approches reste difficile. Les interventions psychoth\u00e9rapeutiques au sens strict du terme ont \u00e9galement fait l&#8217;objet de bonnes preuves, m\u00eame si presque toutes les approches bas\u00e9es sur la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es. Outre la forme et le cadre, les \u00e9tudes diff\u00e8rent \u00e9galement par leurs objectifs, qui incluent la pr\u00e9vention des rechutes, la gestion des sympt\u00f4mes persistants, l&#8217;am\u00e9lioration du fonctionnement quotidien et la gestion de l&#8217;exp\u00e9rience de la psychose. Les \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es en majorit\u00e9 en individuel, mais aussi en groupe, et durent g\u00e9n\u00e9ralement de 16 \u00e0 20 heures.<\/p>\n<h2 id=\"rehabilitation\">R\u00e9habilitation<\/h2>\n<p>L&#8217;accent \u00e9tant de plus en plus mis sur le fonctionnement quotidien des patients, les proc\u00e9dures de r\u00e9\u00e9ducation gagnent en importance. Il convient de pr\u00e9ciser qu&#8217;il existe peu d&#8217;\u00e9tudes empiriques sur ce point pour le groupe des patients psychotiques atteints pour la premi\u00e8re fois. L&#8217;approche du supported employment, dans laquelle les patients sont accompagn\u00e9s dans leur recherche directe d&#8217;emploi sur le march\u00e9 du travail, puis sur le lieu de travail par un job coach, constitue une exception [10]. En Suisse, il existe de nombreuses autres offres de r\u00e9adaptation professionnelle et quotidienne qui sont utilis\u00e9es avec profit dans la pratique. Il serait souhaitable de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation empirique plus pouss\u00e9e en ce qui concerne les patients atteints pour la premi\u00e8re fois, afin de pouvoir mieux cibler de telles offres.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, le domaine du d\u00e9pistage et du traitement pr\u00e9coce des psychoses schizophr\u00e9niques conna\u00eet une \u00e9volution dynamique qui suscite l&#8217;espoir que nos patients seront moins limit\u00e9s \u00e0 l&#8217;avenir par les cons\u00e9quences de ces maladies. Cette \u00e9volution rapide des diagnostics et des traitements pharmacologiques, psychoth\u00e9rapeutiques et de r\u00e9adaptation repr\u00e9sente \u00e9galement un d\u00e9fi difficile \u00e0 relever par les diff\u00e9rents acteurs du syst\u00e8me de sant\u00e9. Afin de pouvoir prendre en charge de mani\u00e8re optimale les patients \u00e0 ce moment critique de leur \u00e9volution, une coop\u00e9ration renforc\u00e9e entre les m\u00e9decins lib\u00e9raux, les cliniques et les \u00e9tablissements de r\u00e9\u00e9ducation sera n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;\u00e9diteur<\/em><\/p>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Karsten Heekeren<br \/>\nPD Dr. med. Stefan Kaiser<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9tats \u00e0 risque de schizophr\u00e9nie sont principalement d\u00e9finis par des sympt\u00f4mes psychotiques att\u00e9nu\u00e9s et des modifications subjectives de la perception et de la pens\u00e9e. 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