{"id":347262,"date":"2013-09-19T00:00:00","date_gmt":"2013-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/faire-plus-quexclure-les-causes-dun-parkinsonisme-secondaire\/"},"modified":"2013-09-19T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-18T22:00:00","slug":"faire-plus-quexclure-les-causes-dun-parkinsonisme-secondaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/faire-plus-quexclure-les-causes-dun-parkinsonisme-secondaire\/","title":{"rendered":"Faire plus qu&#8217;exclure les causes d&#8217;un parkinsonisme secondaire ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Actuellement, le r\u00f4le de l&#8217;imagerie dans le diagnostic de la maladie de Parkinson est principalement d&#8217;exclure les causes de parkinsonisme secondaire. Elle peut cependant, dans le contexte de la clinique, fournir des arguments en faveur de la pr\u00e9sence de la maladie de Parkinson ou de syndromes parkinsoniens atypiques. Les d\u00e9veloppements r\u00e9cents visent \u00e0 diagnostiquer correctement les patients individuels par imagerie dans un contexte clinique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La maladie de Parkinson est le trouble moteur neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif le plus fr\u00e9quent et la maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative la plus fr\u00e9quente apr\u00e8s la maladie d&#8217;Alzheimer [1]. Il tient son nom du m\u00e9decin anglais James Parkinson, qui a publi\u00e9 la premi\u00e8re description d\u00e9taill\u00e9e de la maladie en 1817 [2].<\/p>\n<p>Le diagnostic de la maladie de Parkinson est pos\u00e9 cliniquement, m\u00eame s&#8217;il ne peut \u00eatre d\u00e9finitivement confirm\u00e9 qu&#8217;\u00e0 l&#8217;histopathologie. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, il faut une combinaison de sympt\u00f4mes moteurs (rigidit\u00e9, tremblements, bradykin\u00e9sie) avec un d\u00e9but asym\u00e9trique des sympt\u00f4mes, une r\u00e9ponse \u00e0 la L-dopa, une \u00e9volution progressive de plus de dix ans et l&#8217;exclusion d&#8217;autres causes de parkinsonisme [3, 4]. Cependant, dans les stades pr\u00e9coces, tous les sympt\u00f4mes ne sont souvent pas pr\u00e9sents, et d&#8217;autres entit\u00e9s peuvent provoquer une symptomatologie chevauchante ; des \u00e9tudes post-mortem ont montr\u00e9 qu&#8217;un pourcentage relativement \u00e9lev\u00e9 de diagnostics erron\u00e9s de maladie de Parkinson \u00e9tait pos\u00e9 (76% de confirmation \u00e0 l&#8217;autopsie [5]).<\/p>\n<p>Les m\u00e9thodes d&#8217;imagerie (\u00e0 la fois morphologiques et fonctionnelles) ne peuvent pas aider \u00e0 diagnostiquer la maladie de Parkinson par des signes sp\u00e9cifiques \u00e0 la maladie, mais peuvent identifier d&#8217;autres causes de parkinsonisme ou \u00e9tayer leur diagnostic. De nouvelles m\u00e9thodes sont \u00e9galement utilis\u00e9es pour tenter de diagnostiquer la maladie de Parkinson elle-m\u00eame chez des patients individuels.<\/p>\n<h2 id=\"imagerie-en-coupe\">Imagerie en coupe<\/h2>\n<p>Le corr\u00e9lat anatomo-pathologique de la maladie de Parkinson est la perte de cellules dopaminergiques dans la substantia nigra pars compacta <strong>(Fig. 1),<\/strong> qui ne se traduit toutefois que rarement par un r\u00e9tr\u00e9cissement de celle-ci \u00e0 l&#8217;IRM. Le plus souvent, on ne constate qu&#8217;une atrophie non sp\u00e9cifique avec \u00e9largissement des espaces internes et externes du LCR. La valeur r\u00e9elle de l&#8217;imagerie r\u00e9side actuellement dans la possibilit\u00e9 d&#8217;exclure d&#8217;autres causes de la symptomatologie qui pourraient \u00eatre trait\u00e9es.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1918\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t1.png-905478_682.png\" width=\"933\" height=\"357\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t1.png-905478_682.png 933w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t1.png-905478_682-800x306.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t1.png-905478_682-120x46.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t1.png-905478_682-90x34.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t1.png-905478_682-320x122.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t1.png-905478_682-560x214.png 560w\" sizes=\"(max-width: 933px) 100vw, 933px\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 1 Substantia nigra et ses environs<br \/>\nAxiale (a) et coronaire (b) Reconstruction d&#8217;une s\u00e9quence pond\u00e9r\u00e9e en T2 3D haute r\u00e9solution (IRM). a) La substance noire, situ\u00e9e entre le nucleus ruber et les faisceaux de fibres du crus cerebri, est compos\u00e9e de deux couches, une zone hypo-intense dans la partie post\u00e9rieure du crus cerebri (pars reticularis ; fl\u00e8che longue) et une couche relativement hyper-intense (fl\u00e8che courte) entre la pars reticularis et le nucleus ruber (mais les zones en pond\u00e9ration T2 ne correspondent pas exactement \u00e0 la localisation anatomique). b) Le noyau sous-thalamique (fl\u00e8che) est un noyau situ\u00e9 \u00e0 la partie m\u00e9diane de la capsule interne et \u00e0 la partie sup\u00e9ro-lat\u00e9rale du nerf cr\u00e2nien. ruber et l&#8217;une des zones cibles de la stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde dans la maladie de Parkinson.<\/em><\/p>\n<p><strong>Exclusion d&#8217;autres causes de parkinsonisme : <\/strong>les diagnostics diff\u00e9rentiels d&#8217;une maladie de Parkinson incluent un syndrome parkinsonien secondaire d&#8217;\u00e9tiologie toxique, m\u00e9tabolique ou vasculaire et un pseudo-parkinsonisme, par exemple en raison d&#8217;une hydroc\u00e9phalie \u00e0 pression normale [6] ou d&#8217;un h\u00e9matome sous-dural chronique, dont certains sont facilement d\u00e9tectables par scanner et\/ou IRM <strong>(Fig. 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1919 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t2.png-37b545_683.png\" width=\"1100\" height=\"540\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t2.png-37b545_683.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t2.png-37b545_683-800x393.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t2.png-37b545_683-120x59.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t2.png-37b545_683-90x44.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t2.png-37b545_683-320x157.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t2.png-37b545_683-560x275.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/540;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 2 : Causes du parkinsonisme secondaire<br \/>\na) IRM coronaire en pond\u00e9ration FLAIR. Syst\u00e8me ventriculaire disproportionnellement \u00e9largi par rapport aux espaces externes du LCR en cas d&#8217;hydroc\u00e9phalie \u00e0 pression normale. b) CT axial. H\u00e9matomes sous-duraux bilat\u00e9raux d&#8217;\u00e2ge mixte : \u00e0 gauche principalement hypodense (c&#8217;est-\u00e0-dire chronique), \u00e0 droite principalement isodense (c&#8217;est-\u00e0-dire subaigu\u00eb).<\/em><\/p>\n<p><strong>Exclusion d&#8217;un syndrome parkinsonien atypique :<\/strong> les syndromes parkinsoniens atypiques MSA (atrophie multisyst\u00e9mique), PSP (par\u00e9sie visuelle supranucl\u00e9aire progressive) et CBD (d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence corticobasale ganglionnaire) font partie des diagnostics diff\u00e9rentiels les plus difficiles \u00e0 \u00e9tablir sur le plan clinique et radiologique. Les manifestations d&#8217;imagerie ne peuvent souvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es qu&#8217;\u00e0 des stades avanc\u00e9s.<\/p>\n<p>Les signes de MSA-C (type c\u00e9r\u00e9belleux) sont une atrophie du pons et du cervelet (y compris le brachium pontis) et le signal &#8220;hot cross bun&#8221; (hyperintensit\u00e9 cruciforme dans le pons sur les images axiales pond\u00e9r\u00e9es T2\/FLAIR en raison de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des neurones pontiques et des connexions ponto c\u00e9r\u00e9belleuses).<strong>  (Fig. 3a et b).<\/strong>  Le signe typique d&#8217;une MSA-P (type putaminal\/parkinsonien, diagnostic diff\u00e9rentiel avec la maladie de Parkinson en raison de la symptomatologie extrapyramidale) est une hypo-intensit\u00e9 du putamen dorsolat\u00e9ral dans les s\u00e9quences pond\u00e9r\u00e9es T2\/T2* avec une bande hyper-intenses adjacente (&#8220;putaminal slit sign&#8221; en raison d&#8217;une perte de volume putaminal).  <strong>(Fig. 3c).<\/strong>  Les r\u00e9sultats d\u00e9crits peuvent \u00eatre observ\u00e9s dans tous les sous-types de MSA, mais les r\u00e9sultats infratentoriels sont plus fr\u00e9quents dans le MSA-C que dans le MSA-P (et les r\u00e9sultats putaminaux sont \u00e0 leur tour plus souvent d\u00e9crits dans le MSA-P) [7].<\/p>\n<p>La PSP se caract\u00e9rise par une atrophie du m\u00e9senc\u00e9phale (y compris les colliculi superiores) et du p\u00e9doncule c\u00e9r\u00e9belleux sup\u00e9rieur, ce qui entra\u00eene le signe du &#8220;pingouin&#8221; sur les images sagittales (le m\u00e9senc\u00e9phale plat et l&#8217;arrondi pr\u00e9serv\u00e9 du pons sont cens\u00e9s entra\u00eener une ressemblance avec la silhouette d&#8217;un pingouin avec une petite t\u00eate et un ventre rond).  <strong>(Fig. 3d et e).  <\/strong>Le gris p\u00e9riaquatique peut appara\u00eetre hyperintense en T2.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de la DBC sont un r\u00e9tr\u00e9cissement du gyrus pr\u00e9- et postcentral (<strong>Fig. 3f),<\/strong>  une gliose sous-corticale avec une hyperintensit\u00e9 T2\/FLAIR et une atrophie parasagittale saillante. L&#8217;atrophie des ganglions de la base peut \u00eatre discr\u00e8te.<\/p>\n<p>Comme tous ces signes peuvent \u00eatre tr\u00e8s subtils et qu&#8217;il existe un certain chevauchement des r\u00e9sultats de toutes les pathologies mentionn\u00e9es, on a essay\u00e9, \u00e0 l&#8217;aide de diff\u00e9rentes mesures (par ex. le diam\u00e8tre et la surface du m\u00e9senc\u00e9phale et du pons ou du p\u00e9doncule c\u00e9r\u00e9belleux sup\u00e9rieur et m\u00e9dian) et d&#8217;indices, de d\u00e9finir des signes objectifs pour le diagnostic diff\u00e9rentiel des diff\u00e9rentes entit\u00e9s et de poser ainsi des diagnostics sp\u00e9cifiques au-del\u00e0 des diff\u00e9rences au niveau du groupe. Par exemple, le &#8220;MR-parkinsonian-index&#8221; [8] permet de distinguer une PSP possible ou probable de la maladie de Parkinson, de la MSA et des contr\u00f4les normaux.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1920 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t3.png-94a31d_684.png\" width=\"1100\" height=\"1606\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t3.png-94a31d_684.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t3.png-94a31d_684-800x1168.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t3.png-94a31d_684-120x175.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t3.png-94a31d_684-90x131.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t3.png-94a31d_684-320x467.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t3.png-94a31d_684-560x818.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1606;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 3 : Syndromes parkinsoniens atypiques. MSA-C : a) Image axiale pond\u00e9r\u00e9e T2. Atrophie pontine et c\u00e9r\u00e9belleuse avec signe &#8220;hot cross bun&#8221; (fl\u00e8che), \u00e9largissement du quatri\u00e8me ventricule et r\u00e9tr\u00e9cissement du brachium pontis. b) Image sagittale en pond\u00e9ration T1. Aplatissement du pons. MSA-P : c) Image axiale pond\u00e9r\u00e9e T2*. Hypo-intensit\u00e9 du putamen dorso-lat\u00e9ral avec hyper-intensit\u00e9 lin\u00e9aire adjacente (fl\u00e8che). PSP : d) Image axiale pond\u00e9r\u00e9e T2. Atrophie du m\u00e9senc\u00e9phale avec \u00e9largissement de la citerne interp\u00e9donculaire. e) Image sagittale pond\u00e9r\u00e9e T1. Atrophie du m\u00e9senc\u00e9phale, qui appara\u00eet \u00e9troit par rapport au pons (signe du &#8220;pingouin&#8221; ou du &#8220;colibri&#8221;). CBD : f) Image axiale pond\u00e9r\u00e9e T2. Atrophie du gyrus pr\u00e9central et du gyrus postcentral avec \u00e9largissement du sillon central (accentu\u00e9 \u00e0 droite).<\/em><\/p>\n<p><strong>Nouveaux d\u00e9veloppements dans l&#8217;imagerie IRM : <\/strong>en plus de l&#8217;imagerie conventionnelle, des techniques IRM avanc\u00e9es telles que la &#8220;diffusion weighted imaging&#8221; (DWI), la &#8220;diffusion tensor imaging&#8221; (DTI) ou les s\u00e9quences pond\u00e9r\u00e9es en fonction de la susceptibilit\u00e9 telles que T2* ou la &#8220;susceptibility weighted imaging&#8221; (SWI) sont \u00e9tudi\u00e9es en vue de diff\u00e9rencier les patients atteints de la maladie de Parkinson des patients pr\u00e9sentant des syndromes atypiques [9, 10]. De nouvelles s\u00e9quences ou de nouvelles variantes de s\u00e9quences existantes devraient permettre de d\u00e9tecter les modifications subtiles des tr\u00e8s petites structures anatomiques affect\u00e9es par la maladie de Parkinson \u00e0 des stades plus pr\u00e9coces. Par exemple, la technique PADRE (&#8220;phase difference enhanced imaging&#8221; ; r\u00e9alis\u00e9e sur une IRM 3T) a permis de mettre en \u00e9vidence un effacement de la fronti\u00e8re entre la substantia nigra et les faisceaux de fibres de la crus cerebri chez les patients atteints de la maladie de Parkinson [11], qui n&#8217;est pas d\u00e9tectable sur les s\u00e9quences IRM conventionnelles.<br \/>\nDe plus, \u00e0 l&#8217;aide de techniques avanc\u00e9es d&#8217;analyse structurelle de la substance grise (&#8220;voxel based morphometry&#8221;, VBM) et de la substance blanche (&#8220;tract based spatial statistics&#8221;, TBSS) [12, 13], on essaie de mettre en \u00e9vidence de faibles diff\u00e9rences de signal \u00e0 l&#8217;IRM, qui ne sont pas visibles par une analyse purement visuelle.<\/p>\n<p><strong>Imagerie pr\u00e9op\u00e9ratoire : <\/strong>outre l&#8217;exclusion des causes de parkinsonisme autres que la maladie de Parkinson, l&#8217;imagerie en coupe est utile pour la d\u00e9termination pr\u00e9op\u00e9ratoire des cibles (globus pallidus et surtout nerf sous-thalamique) avant l&#8217;implantation d&#8217;\u00e9lectrodes pour une stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde.<\/p>\n<h2 id=\"methodes-de-medecine-nucleaire\">M\u00e9thodes de m\u00e9decine nucl\u00e9aire<\/h2>\n<p>Les m\u00e9thodes de m\u00e9decine nucl\u00e9aire permettent de d\u00e9tecter un dysfonctionnement du syst\u00e8me dopaminergique et sont utilis\u00e9es dans la pratique clinique quotidienne comme test diagnostique suppl\u00e9mentaire dans les cas peu clairs. Ainsi, la disponibilit\u00e9 des transporteurs pr\u00e9synaptiques de la dopamine (DaT) ou l&#8217;activit\u00e9 de la dopa-d\u00e9caroboxylase peuvent \u00eatre \u00e9tudi\u00e9es au moyen de diff\u00e9rents ligands en SPECT ou PET. En particulier, le &#8220;DaT-Scan&#8221; (le [123I]FP-CIT-SPECT) s&#8217;est r\u00e9pandu comme test pour les syndromes parkinsoniens peu clairs. Dans la maladie de Parkinson, on observe une diminution de la fixation des ligands<strong>(figure 4<\/strong>), ce qui permet de la distinguer du tremblement essentiel (mais pas avec certitude des syndromes parkinsoniens atypiques) [14].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1921 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t4.png-5ad37d_685.png\" width=\"1100\" height=\"592\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t4.png-5ad37d_685.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t4.png-5ad37d_685-800x431.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t4.png-5ad37d_685-120x65.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t4.png-5ad37d_685-90x48.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t4.png-5ad37d_685-320x172.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/t4.png-5ad37d_685-560x301.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/592;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 4 : Balayage DaT<br \/>\na) R\u00e9sultat normal avec une liaison sym\u00e9trique du ligand dans le striatum.<br \/>\nb) diminution de la fixation des ligands dans la maladie de Parkinson, en particulier du c\u00f4t\u00e9 gauche (en cas de clinique essentiellement droite).<\/em><\/p>\n<h2 id=\"methodes-de-classification\">M\u00e9thodes de classification<\/h2>\n<p>Outre les analyses morphologiques d\u00e9crites ci-dessus, de plus en plus d&#8217;analyses de classification sont entreprises pour am\u00e9liorer le diagnostic chez les patients individuels. Celles-ci ne sont pas bas\u00e9es, comme les \u00e9tudes de groupe, sur l&#8217;id\u00e9e de comparer des groupes de patients \u00e0 des sujets t\u00e9moins sains afin de d\u00e9tecter les changements structurels li\u00e9s \u00e0 la maladie [15], dont les diff\u00e9rences peuvent \u00eatre significatives au niveau du groupe, mais pas assez prononc\u00e9es au niveau individuel pour permettre un diagnostic dans la pratique clinique quotidienne. Ils ont plut\u00f4t pour objectif d&#8217;identifier ou de classer correctement les patients individuels. Les \u00e9tudes de classification sont effectu\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;analyses &#8220;support vector machine&#8221; de diff\u00e9rentes donn\u00e9es (par ex. s\u00e9quences DTI ou SWI). Un classificateur &#8220;support vector machine&#8221; est une m\u00e9thode d&#8217;analyse qui vise \u00e0 classer les donn\u00e9es en deux groupes ou plus (par ex. maladie de Parkinson\/parkinsonisme atypique) sur la base de la reconnaissance de mod\u00e8les. Pour ce faire, la premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 analyser des images trait\u00e9es (c&#8217;est-\u00e0-dire transf\u00e9r\u00e9es dans un espace standard, par exemple) \u00e0 l&#8217;aide de diff\u00e9rents algorithmes afin de d\u00e9terminer les caract\u00e9ristiques les plus discriminantes. Dans une deuxi\u00e8me \u00e9tape, la sensibilit\u00e9, la sp\u00e9cificit\u00e9 et la pr\u00e9cision du classificateur obtenu sont test\u00e9es sur un nouveau groupe de donn\u00e9es [16]. Les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires de l&#8217;analyse des donn\u00e9es DTI et SWI ont montr\u00e9 une pr\u00e9cision de classification \u00e9lev\u00e9e pour les patients atteints de la maladie de Parkinson (vs. les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes atypiques de la maladie de Parkinson [12, 13]).<\/p>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;\u00e9diteur<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Dr. med. Sven Haller<br \/>\nDr. med. Isabelle Barnaure<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Actuellement, le r\u00f4le de l&#8217;imagerie dans le diagnostic de la maladie de Parkinson est principalement d&#8217;exclure les causes de parkinsonisme secondaire. Elle peut cependant, dans le contexte de la clinique,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":34594,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Imagerie de la maladie de Parkinson","footnotes":""},"category":[11531,11368,11383,11489,11549],"tags":[61783,61793,61693,61796,12240,27007,16156,15967,61788,61778,45112,16592,32951],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-347262","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-geriatrie-fr","category-neurologie-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-atypique","tag-axiale-fr","tag-bradycinesie","tag-dat-scan-fr","tag-imagerie","tag-irm","tag-m-alzheimer-fr","tag-maladie-de-parkinson-fr","tag-methodes-de-medecine-nucleaire","tag-parkinsonisme-secondaire","tag-rigueur","tag-symptomes-fr","tag-tremblement","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-21 09:18:42","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":347266,"slug":"piu-che-escludere-le-cause-del-parkinsonismo-secondario","post_title":"Pi\u00f9 che escludere le cause del parkinsonismo secondario?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/piu-che-escludere-le-cause-del-parkinsonismo-secondario\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":347223,"slug":"mais-do-que-apenas-excluir-causas-de-parkinson-secundario","post_title":"Mais do que apenas excluir causas de Parkinson secund\u00e1rio?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/mais-do-que-apenas-excluir-causas-de-parkinson-secundario\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":347232,"slug":"mas-que-descartar-causas-de-parkinsonismo-secundario","post_title":"\u00bfM\u00e1s que descartar causas de parkinsonismo secundario?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/mas-que-descartar-causas-de-parkinsonismo-secundario\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347262","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347262"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347262\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34594"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347262"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=347262"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347262"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=347262"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}