{"id":347354,"date":"2013-09-19T00:00:00","date_gmt":"2013-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/allergique-ou-reactif\/"},"modified":"2013-09-19T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-18T22:00:00","slug":"allergique-ou-reactif","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/allergique-ou-reactif\/","title":{"rendered":"Allergique ou r\u00e9actif ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>A premi\u00e8re vue, tous les exanth\u00e8mes se ressemblent. Mais les possibilit\u00e9s sont nombreuses : S&#8217;agit-il d&#8217;un d\u00e9but d&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux, d&#8217;un exanth\u00e8me r\u00e9actionnel, d&#8217;un exanth\u00e8me viral, d&#8217;une allergie de contact diss\u00e9min\u00e9e ? Gr\u00e2ce \u00e0 une syst\u00e9matique combin\u00e9e de la clinique, du laboratoire et de la pathologie, l&#8217;objectif est de faciliter le diagnostic du lecteur afin de mettre en place le traitement appropri\u00e9, d&#8217;arr\u00eater et de remplacer les m\u00e9dicaments suspect\u00e9s. Ou m\u00eame pour ne rien faire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement d&#8217;un exanth\u00e8me aigu est dramatique et parfois mena\u00e7ant pour le patient. Il survient souvent \u00e0 un moment d\u00e9favorable, en postop\u00e9ratoire, pendant une hospitalisation, au cours d&#8217;une antibioth\u00e9rapie n\u00e9cessaire, d&#8217;une infection. Il est souvent associ\u00e9 \u00e0 des sympt\u00f4mes concomitants, des sympt\u00f4mes g\u00e9n\u00e9raux et des analyses de laboratoire et sanguines anormales. Pour le clinicien, la question est de savoir s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un d\u00e9but d&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux, d&#8217;un exanth\u00e8me r\u00e9actionnel ou d&#8217;une autre maladie de la peau, si le traitement peut \u00eatre poursuivi ou quel m\u00e9dicament pourrait \u00eatre en cause. On suppose souvent qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une r\u00e9action allergique, ce qui conduit \u00e0 un taux beaucoup trop \u00e9lev\u00e9 de diagnostics d&#8217;allergie m\u00e9dicamenteuse. Une \u00e9tude r\u00e9trospective men\u00e9e aupr\u00e8s de 612 patients hospitalis\u00e9s pr\u00e9sentant un exanth\u00e8me aigu a montr\u00e9 que pr\u00e8s de la moiti\u00e9 d&#8217;entre eux pr\u00e9sentaient un exanth\u00e8me r\u00e9actif ou autre [1]. Une approche syst\u00e9matique est alors n\u00e9cessaire et l&#8217;aide du dermato-allergologue est requise. Le diagnostic ne peut parfois \u00eatre pos\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s avoir r\u00e9uni l&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;examen clinique, le laboratoire, l&#8217;histopathologie et les tests cutan\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"lanamnese\">L&#8217;anamn\u00e8se<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re chose \u00e0 faire est de conna\u00eetre le jour exact, \u00e9ventuellement \u00e0 l&#8217;aide des courbes de soins : quand et o\u00f9 l&#8217;exanth\u00e8me a-t-il commenc\u00e9, avec ou sans d\u00e9mangeaisons ? De nouveaux m\u00e9dicaments ont-ils \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s ou ont-ils \u00e9t\u00e9 recommenc\u00e9s apr\u00e8s une interruption ? A-t-on op\u00e9r\u00e9 ? Apr\u00e8s combien de jours, de minutes ou d&#8217;heures les sympt\u00f4mes ont-ils commenc\u00e9 ? Des m\u00e9dicaments \u00e0 base de plantes ont-ils \u00e9t\u00e9 pris, des produits de contraste ont-ils \u00e9t\u00e9 administr\u00e9s ? Y a-t-il des sympt\u00f4mes associ\u00e9s, fi\u00e8vre, douleurs articulaires, sympt\u00f4mes gastro-intestinaux pr\u00e9sents ? Y a-t-il eu une grippe au pr\u00e9alable, une autre infection ou plusieurs infections dans le pass\u00e9 ? Il y a combien de temps ? Y a-t-il eu un rapport sexuel non prot\u00e9g\u00e9 ? Y a-t-il un risque de VIH, y a-t-il eu des s\u00e9jours \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, des blessures, des morsures d&#8217;animaux ou des piq\u00fbres ?<\/p>\n<h2 id=\"lenquete\">L&#8217;enqu\u00eate<\/h2>\n<p>Ici, l&#8217;attention doit \u00eatre port\u00e9e sur la distribution de l&#8217;exanth\u00e8me (localis\u00e9\/g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9\/sym\u00e9trique), les flores primaires : s&#8217;agit-il de maculopapules, de papulov\u00e9sicules, de caillots, de pustules, de bulles, d&#8217;un \u00e9ryth\u00e8me ? Quelle est leur taille ? Y a-t-il des sympt\u00f4mes associ\u00e9s tels que des suintements, des cro\u00fbtes, des p\u00e9t\u00e9chies ? Les muqueuses sont-elles touch\u00e9es, les fl\u00e9chisseurs, p\u00e9rianaux, g\u00e9nitaux, palmoplantaires ? Quelle est la dynamique ? Les bulles peuvent-elles \u00eatre d\u00e9plac\u00e9es (ph\u00e9nom\u00e8ne de Nikolsky) ? Autres caract\u00e9ristiques telles que des l\u00e9sions confluentes, \u00e9rythrodermiques, en cocarde ? Y a-t-il un gonflement des ganglions lymphatiques ?<\/p>\n<h2 id=\"lhistopathologie\">L&#8217;histopathologie<\/h2>\n<p>L&#8217;histopathologie est un outil important pour distinguer les diff\u00e9rents exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux, mais elle peut aussi, le cas \u00e9ch\u00e9ant, contribuer au diagnostic d&#8217;un exanth\u00e8me allergique de contact, viral ou bact\u00e9rien r\u00e9actif, renseigner sur la pr\u00e9sence de vascularite, de neutrophiles, d&#8217;une participation de l&#8217;\u00e9piderme et d&#8217;une n\u00e9crose \u00e9pidermique (signe d&#8217;une \u00e9volution fulminante vers une \u00e9ventuelle n\u00e9crolyse \u00e9pidermique toxique  [TEN](par exemple, une infection par le virus de la grippe aviaire, ou des cloques graves associ\u00e9es \u00e0 la toxine staphylococcique). La pr\u00e9sence de neutrophiles est en faveur d&#8217;une r\u00e9ponse aux st\u00e9ro\u00efdes, l&#8217;\u00e9osinophilie \u00e0 proximit\u00e9 de l&#8217;\u00e9piderme est en faveur d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement allergique ou bulleux auto-immun, la vascularite sans \u00e9osinophilie est en faveur d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement r\u00e9actionnel (viral, streptococcique, rickettsien) ou d&#8217;une maladie auto-immune syst\u00e9mique.<\/p>\n<h2 id=\"les-tests-et-les-resultats\">Les tests et les r\u00e9sultats<\/h2>\n<p>L&#8217;examen de base comprend la chimie clinique (bilan h\u00e9patique : m\u00e9dicaments, viral), l&#8217;h\u00e9mogramme : lymphop\u00e9nie (maladie virale), leucocytose (infection, vascularite, syndrome d&#8217;hypersensibilit\u00e9), \u00e9osinophilie (allergie) et CRP (infection, vascularite). Les IgM sp\u00e9cifiques n&#8217;ont de sens que pour les infections survenant au cours des quatre premi\u00e8res semaines et en cas d&#8217;informations importantes sur d&#8217;\u00e9ventuels agents infectieux (par exemple en raison de femmes enceintes) ou en cas de suspicion sp\u00e9cifique d&#8217;un agent pathog\u00e8ne tel que le VIH, l&#8217;EBV ou le parvovirus B19. Comme les exanth\u00e8mes viraux apparaissent relativement tard (parfois apr\u00e8s 2 semaines, parfois apr\u00e8s 3 semaines), la s\u00e9roconversion avec mise en \u00e9vidence d&#8217;anticorps sp\u00e9cifiques est une \u00e9tape importante. IgG d\u00e9j\u00e0 1 \u00e0 2 semaines apr\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;exanth\u00e8me, possible environ quatre semaines apr\u00e8s la contamination. En cas d&#8217;infection streptococcique, l&#8217;AC antiStrepto-Dornase B indique mieux une infection active que l&#8217;AC ASLO, qui persiste alors davantage comme marqueur s\u00e9rologique. D&#8217;autres examens sp\u00e9cifiques comme la radiographie ou le quantif\u00e9ron ne seraient \u00e0 ajouter qu&#8217;en cas de sympt\u00f4mes cliniques correspondants (toux, sueurs nocturnes), d&#8217;indices \u00e0 l&#8217;histologie ou de persistance de l&#8217;exanth\u00e8me (r\u00e9action tuberculo\u00efde, lichen scrofulosorum par exemple = tuberculose).<\/p>\n<h2 id=\"tests-cutanes-laboratoire-dallergologie\">Tests cutan\u00e9s\/laboratoire d&#8217;allergologie<\/h2>\n<p>En principe, tous les m\u00e9dicaments peuvent provoquer des allergies de type imm\u00e9diat ou retard\u00e9. La classification de l&#8217;exanth\u00e8me aide donc \u00e0 d\u00e9terminer le type de test \u00e0 effectuer ; test intradermique, scratch et prick-test pour les r\u00e9actions de type imm\u00e9diat et, pour le type tardif, scratch-patch ou tests \u00e9picutan\u00e9s avec lecture \u00e0 24 et 48 heures. Cependant, la standardisation des tests est d&#8217;autant plus faible que le m\u00e9dicament a \u00e9t\u00e9 rarement d\u00e9crit comme responsable d&#8217;une r\u00e9action allergique. De m\u00eame, la sensibilit\u00e9 peut varier consid\u00e9rablement, mais elle est heureusement tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e pour les m\u00e9dicaments fr\u00e9quemment incrimin\u00e9s (p\u00e9nicillines, novaminsulfone, h\u00e9parines, imidazoles, etc.). En cas de r\u00e9actions m\u00e9dicamenteuses tr\u00e8s graves, les tests cutan\u00e9s ne sont pas recommand\u00e9s afin d&#8217;\u00e9viter une r\u00e9p\u00e9tition th\u00e9orique de l&#8217;exanth\u00e8me. Cependant, des \u00e9tudes r\u00e9centes ont montr\u00e9 que les tests cutan\u00e9s \u00e9taient sans danger pour les RTE et le syndrome de Steven Johnson (SJS).<br \/>\nUne autre possibilit\u00e9 de test est de r\u00e9aliser un test de transformation des lymphocytes dans des laboratoires sp\u00e9cialis\u00e9s (bien standardis\u00e9, mais surtout \u00e9prouv\u00e9 pour les antibiotiques, \u00e9valuation semi-quantitative). Les tests d&#8217;activation des basophiles et la lib\u00e9ration d&#8217;histamine par les basophiles apr\u00e8s incubation avec des m\u00e9dicaments ou des allerg\u00e8nes naturels (plantes, venins d&#8217;insectes) donnent \u00e9galement des r\u00e9sultats plus ou moins s\u00fbrs. L&#8217;\u00e9tude des IgE sp\u00e9cifiques permet de d\u00e9tecter une partie des allergies de type imm\u00e9diat aux p\u00e9nicillines et aux c\u00e9phalosporines, mais pas les allergies de type tardif.\n<\/p>\n<h2 id=\"exanthemes-medicamenteux-et-exanthemes-reactifs\">Exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux et&nbsp;exanth\u00e8mes r\u00e9actifs<\/h2>\n<p>Sur la base d&#8217;une enqu\u00eate clinique prospective, d&#8217;un examen histopathologique, de tests et du laboratoire chez des patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes initiaux d&#8217;exanth\u00e8me g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, nous avons pu \u00e9tablir des diff\u00e9rences claires entre les exanth\u00e8mes allergiques et r\u00e9actifs [2].<\/p>\n<p>Plus fr\u00e9quemment, les r\u00e9actions allergiques aux m\u00e9dicaments pr\u00e9sentent un d\u00e9but et une accentuation des flexions (axillaires, inguinales, du coude et des genoux), de l&#8217;int\u00e9rieur des bras et des jambes, des fesses et du cou <strong>(Fig. 1a).<\/strong> Les exanth\u00e8mes r\u00e9actifs, en revanche, sont plus pr\u00e9sents sur les extr\u00e9mit\u00e9s externes, palmoplantaires et sur les flancs <strong>(Fig. 1b)<\/strong>.  [3]. L&#8217;histopathologie fournit une indication d\u00e9cisive avec une participation plus importante de l&#8217;\u00e9piderme et des granulocytes \u00e9osinophiles proches de l&#8217;\u00e9piderme. N\u00e9anmoins, les diff\u00e9rents exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux ainsi que les exanth\u00e8mes r\u00e9actifs se distinguent les uns des autres par l&#8217;activation de certaines populations cellulaires et les exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux en particulier par des modifications \u00e9pidermiques parfois caract\u00e9ristiques. Le laboratoire peut montrer une \u00e9osinophilie dans les allergies m\u00e9dicamenteuses. Une \u00e9l\u00e9vation du bilan h\u00e9patique peut \u00e9galement \u00eatre observ\u00e9e en cas d&#8217;infection virale. Enfin, les tests cutan\u00e9s et les m\u00e9thodes de laboratoire doivent permettre de confirmer ou d&#8217;exclure une allergie \u00e0 des m\u00e9dicaments commenc\u00e9s pendant cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1800\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l1.png-e09c8e_633.png\" width=\"1100\" height=\"2339\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l1.png-e09c8e_633.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l1.png-e09c8e_633-800x1701.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l1.png-e09c8e_633-120x255.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l1.png-e09c8e_633-90x191.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l1.png-e09c8e_633-320x680.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l1.png-e09c8e_633-560x1191.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"divers-exanthemes-medicamenteux\">Divers&nbsp;Exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux<\/h2>\n<p>Trois questions se posent ici :<\/p>\n<ol>\n<li>S&#8217;agit-il d&#8217;une r\u00e9action dangereuse ?<\/li>\n<li>De quelle forme d&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux s&#8217;agit-il ?<\/li>\n<li>Quel est le m\u00e9dicament d\u00e9clencheur ?<\/li>\n<\/ol>\n<p>Bien que certains m\u00e9dicaments pr\u00e9disposent \u00e0 certaines formes d&#8217;exanth\u00e8me, tous les m\u00e9dicaments, ainsi que les produits \u00e0 base de plantes ou les additifs, peuvent en principe entra\u00eener une forme quelconque d&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux. Les suspects habituels sont toutefois les antibiotiques, les analg\u00e9siques, les anti\u00e9pileptiques et les produits de contraste. Les m\u00e9dicaments \u00e0 suspecter ont \u00e9t\u00e9 administr\u00e9s soit 1 \u00e0 2 jours auparavant en cas de sensibilisation d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente (urticaire : dans les 2 heures, produits de contraste souvent d\u00e9j\u00e0 apr\u00e8s 12 heures), soit apr\u00e8s 7 jours (pustulose exanth\u00e9matique aigu\u00eb g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e [AGEP], vascularite allergique) \u00e0 10 jours (exanth\u00e8me maculopapuleux, TEN, SJS, exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux de type ecz\u00e9ma). L&#8217;exception est ici la &#8220;drug reaction with eosinophilia and systemic signs&#8221; ([DRESS], anciennement : r\u00e9action d&#8217;hypersensibilit\u00e9), qui survient deux \u00e0 douze semaines apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement m\u00e9dicamenteux (g\u00e9n\u00e9ralement des anti\u00e9pileptiques).<\/p>\n<p>Il est important \u00e0 ce moment-l\u00e0 d&#8217;identifier les r\u00e9actions m\u00e9dicamenteuses potentiellement les plus graves, \u00e0 savoir AGEP, DRESS, SJS et TEN. Ce dernier est associ\u00e9 \u00e0 un taux de mortalit\u00e9 pouvant atteindre 50%. Alors que le DRESS se caract\u00e9rise par une \u00e9osinophilie particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e, une \u00e9l\u00e9vation des valeurs h\u00e9patiques et l&#8217;implication d&#8217;autres organes (c\u0153ur, poumons), les autres se distinguent sur le plan clinique ou histopathologique.L&#8217;AGEP d\u00e9bute g\u00e9n\u00e9ralement par un \u00e9ryth\u00e8me universel sur le tronc et le visage et des pustules de la taille d&#8217;une \u00e9pingle au maximum, qui ne sont souvent d\u00e9couvertes qu&#8217;\u00e0 l&#8217;histopathologie en raison de leur petite taille, et une inflammation riche en neutrophiles, qui indique une r\u00e9ponse aux st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques. Le SJS et le TEN sont d\u00e9finis par la surface des bulles (SJS &lt;10%, SJS\/TEN overlap &gt;10%, TEN &gt;30%) et commencent par des macules targetoides plates (contrairement \u00e0 l&#8217;\u00e9ryth\u00e8me exsudatif multiforme [EEM]) avec un centre sombre et une atteinte pr\u00e9coce du visage et des muqueuses. Une biopsie pr\u00e9coce peut r\u00e9v\u00e9ler l&#8217;\u00e9tendue attendue de la n\u00e9crose de l&#8217;\u00e9piderme avec des k\u00e9ratinocytes basaux&nbsp; qui disparaissent sans grande inflammation et donc ce diagnostic. Cependant, les exanth\u00e8mes maculopapuleux<strong>(figure 2<\/strong>) et le SDRIFE sont les plus fr\u00e9quents, avec un maximum presque toujours situ\u00e9 sur la fesse, l&#8217;inguinal et le g\u00e9nitoanal.<br \/>\nPour tous les exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux avec une s\u00e9lection de d\u00e9clencheurs possibles, les exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux s\u00e9v\u00e8res et la n\u00e9cessit\u00e9 de rechercher des m\u00e9dicaments de substitution, une enqu\u00eate allergologique est indiqu\u00e9e \u00e0 partir de quatre semaines apr\u00e8s l&#8217;exanth\u00e8me<strong>(figure 3<\/strong>).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1801 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l2.png-e72d65_634.png\" width=\"1100\" height=\"266\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l2.png-e72d65_634.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l2.png-e72d65_634-800x193.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l2.png-e72d65_634-120x29.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l2.png-e72d65_634-90x22.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l2.png-e72d65_634-320x77.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l2.png-e72d65_634-560x135.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/266;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 2 : Exanth\u00e8me maculopapuleux m\u00e9dicamenteux accentu\u00e9 par la flexion<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1802 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l3.png-175235_637.png\" width=\"1100\" height=\"699\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l3.png-175235_637.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l3.png-175235_637-800x508.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l3.png-175235_637-120x76.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l3.png-175235_637-90x57.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l3.png-175235_637-320x203.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l3.png-175235_637-560x356.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/699;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 3 : Test cutan\u00e9 positif (scratch-patch) \u00e0 la simvastatine apr\u00e8s 24 heures<\/em><\/p>\n<h2 id=\"exantheme-reactif\">Exanth\u00e8me r\u00e9actif<\/h2>\n<p>De nombreuses maladies virales et infections streptococciques pr\u00e9sentent un sch\u00e9ma typique de morphes individuels (par exemple morbilliforme, scarlatiniforme, etc.) et un d\u00e9roulement typique avec une latence d\u00e9finie au moment de la contagion, ainsi qu&#8217;un sch\u00e9ma de distribution qui correspond souvent \u00e0 celui des autres exanth\u00e8mes r\u00e9actifs<strong>(figure 4<\/strong>). Ce sont surtout les infections virales ainsi que l&#8217;EEM qui peuvent aussi atteindre les muqueuses, pr\u00e9senter des l\u00e9sions palmoplantaires et toucher davantage les faces externes des extr\u00e9mit\u00e9s. En outre, \u00e0 l&#8217;exception de l&#8217;EEM, le tronc est souvent impliqu\u00e9 (voir ci-dessus). Certains exanth\u00e8mes viraux comme la rougeole avec la forte r\u00e9action sur les muqueuses et le d\u00e9but de l&#8217;exanth\u00e8me derri\u00e8re les oreilles, ou le parvovirus B 19 avec l&#8217;ensemencement p\u00e9t\u00e9chial r\u00e9ticul\u00e9 sur les extr\u00e9mit\u00e9s<strong>(fig.&nbsp;5<\/strong>) sont assez caract\u00e9ristiques. La CRP \u00e9lev\u00e9e, la monocytose et la lymphop\u00e9nie dans l&#8217;h\u00e9mogramme ainsi que les lymphocytes r\u00e9actifs fournissent \u00e9galement des indications. L&#8217;histopathologie des exanth\u00e8mes viraux montre une inflammation g\u00e9n\u00e9ralement superficielle avec des lymphocytes r\u00e9actifs et, contrairement \u00e0 l&#8217;exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux, une faible participation de l&#8217;\u00e9piderme. Les h\u00e9morragies et les vascularites ne sont pas rares.<\/p>\n<p>En outre, nous trouvons souvent d&#8217;autres situations et des agents bact\u00e9riens qui entra\u00eenent une r\u00e9action cutan\u00e9e. Qui est pr\u00e9dispos\u00e9 \u00e0 souffrir d&#8217;un tel exanth\u00e8me r\u00e9actif d&#8217;origine non virale ? Nous trouvons souvent les exanth\u00e8mes r\u00e9actifs chez les patients souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin, de chirurgies intestinales r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, de surinfections cutan\u00e9es ou d&#8217;infections r\u00e9currentes. Les antig\u00e8nes ou toxines bact\u00e9riens entra\u00eenent ici une &#8220;allergie \u00e0 l&#8217;infection&#8221; par sensibilisation pr\u00e9sum\u00e9e et reconnaissance par le syst\u00e8me immunitaire adaptatif. Les r\u00e9actions sont urticariennes, maculopapuleuses, ecz\u00e9mateuses ou multiformes et apparaissent rapidement (1 \u00e0 plusieurs jours) apr\u00e8s une intervention ou au d\u00e9but d&#8217;une antibioth\u00e9rapie. Les staphylocoques occupent une place particuli\u00e8re dans les plaies et les dermatoses surinfect\u00e9es et provoquent un ensemencement d&#8217;efflorescences ecz\u00e9mateuses ou maculopapuleuses confluentes (appel\u00e9es staphylocoques), semblables \u00e0 un ecz\u00e9ma de contact diffus<strong>(pour la r\u00e9partition, voir la figure 6<\/strong>). Histopathologiquement, l&#8217;infiltrat est plus profond dans les exanth\u00e8mes bact\u00e9riens r\u00e9actifs que dans les exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux, en cas de recrutement de lymphocytes \u00e0 partir des vaisseaux dermiques profonds et, surtout, en cas de r\u00e9action d\u00e9clench\u00e9e par des staphylocoques (o\u00f9 l&#8217;on trouve \u00e9galement des granulocytes \u00e9osinophiles). En biopsiant directement la surinfection, on trouve naturellement un infiltrat riche en neutrophiles et\/ou des signes d&#8217;imp\u00e9tigo.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1803 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l4.png-145540_636.png\" width=\"1100\" height=\"265\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l4.png-145540_636.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l4.png-145540_636-800x193.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l4.png-145540_636-120x29.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l4.png-145540_636-90x22.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l4.png-145540_636-320x77.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l4.png-145540_636-560x135.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/265;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 4 : exanth\u00e8me viral, avec p\u00e9t\u00e9chies, \u00e9pargnant les fl\u00e9chisseurs<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1804 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l6.png-1a464a_638.png\" width=\"1100\" height=\"753\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l6.png-1a464a_638.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l6.png-1a464a_638-800x548.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l6.png-1a464a_638-120x82.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l6.png-1a464a_638-90x62.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l6.png-1a464a_638-320x219.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l6.png-1a464a_638-560x383.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/753;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 5 : Exanth\u00e8me caract\u00e9ristique en forme d&#8217;\u00e9clair chez le parvovirus B19<\/em><\/p>\n<p><em><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1805 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635.png\" width=\"1100\" height=\"1099\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635-800x800.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635-120x120.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635-320x320.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/l5.png-139188_635-560x560.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1099;\" \/><\/em><\/p>\n<h2 id=\"limitation\">Limitation<\/h2>\n<p>Des difficult\u00e9s de diagnostic subsistent n\u00e9anmoins, cliniquement pour les \u00e9rythrodermies qui pourraient \u00eatre l&#8217;expression d&#8217;une dermatose g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e comme un ecz\u00e9ma ou un lymphome. Certains exanth\u00e8mes m\u00e9dicamenteux, notamment le syndrome DRESS, sont par ailleurs l&#8217;expression d&#8217;une r\u00e9activation virale et pr\u00e9sentent des lois propres, notamment avec une implication des organes internes, ou un exanth\u00e8me m\u00e9dicamenteux est d\u00e9pendant de la pr\u00e9sence d&#8217;une infection virale (exanth\u00e8me du 10\u00e8me jour pour l&#8217;EBV avec la p\u00e9nicilline) [4]. L&#8217;absence de standardisation ou de donn\u00e9es sur la sensibilit\u00e9 ou la sp\u00e9cificit\u00e9 des tests cutan\u00e9s allergologiques ou des LTT pour de nombreux m\u00e9dicaments pose \u00e9galement probl\u00e8me. Le traitement compl\u00e9mentaire par st\u00e9ro\u00efdes peut justement modifier consid\u00e9rablement le tableau histopathologique et entra\u00eener rapidement la disparition des granulocytes \u00e9osinophiles, des neutrophiles et une vascularite.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Nous nous sommes souvent fi\u00e9s \u00e0 notre instinct pour \u00e9valuer les exanth\u00e8mes et avons souvent pris la bonne d\u00e9cision. Gr\u00e2ce \u00e0 une approche syst\u00e9matique et \u00e0 l&#8217;interaction entre l&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;\u00e9tude des sympt\u00f4mes cliniques, les sch\u00e9mas de distribution et les caract\u00e9ristiques des l\u00e9sions cutan\u00e9es, il est possible de poser des jalons pr\u00e9coces et de faire la distinction entre les exanth\u00e8mes allergiques et les autres. L&#8217;analyse de biopsies cutan\u00e9es, les examens de laboratoire et, \u00e0 un stade ult\u00e9rieur, les examens allergologiques constituent d&#8217;autres piliers de l&#8217;enqu\u00eate. Les m\u00e9dicaments doivent toujours \u00eatre pris en compte, mais certains patients souffrant d&#8217;infections r\u00e9currentes et d&#8217;inflammation chronique de l&#8217;intestin, par exemple, pr\u00e9sentent des r\u00e9actions non allergiques. <\/p>\n<p>Distinguer les r\u00e9actions m\u00e9dicamenteuses des exanth\u00e8mes r\u00e9actionnels permet de choisir correctement le traitement et les m\u00e9dicaments. Une action rapide en cas d&#8217;allergie m\u00e9dicamenteuse peut raccourcir consid\u00e9rablement les r\u00e9actions graves de la peau et des muqueuses et am\u00e9liorer le pronostic.<\/p>\n<p><strong><em>Dr. med. Mark David Anliker<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Litt\u00e9rature :<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>Heinzerling LM, et al. : Is drug allergy less prevalent than previously assumed ? Une analyse sur 5 ans.&nbsp; Br J Dermatol 2012 ; 166 : 107-114.<\/li>\n<li>Anliker MD, et al : Diff\u00e9rentes distributions et mod\u00e8les cliniques dans les r\u00e9actions allergiques aux m\u00e9dicaments vs. exanth\u00e8mes r\u00e9actifs\/para-infectieux. Pr\u00e9sentation d&#8217;un poster \u00e0 la r\u00e9union annuelle de la SSDV 2012, Berne, Suisse.<\/li>\n<li>Winnicki M, et al : A systematic approach to systemic contact dermatitis and symmetric drug-related intertriginous and flexural exanthema (SDRIFE) : a closer look at these conditions and an approach to intertriginous eruptions. Am J Clin Dermatol 2011 ; 12 : 171-180.<\/li>\n<li>Descamps V, et al : Saliva Polymerase Chain Reaction Assay for Detection and Follow-up of Herpesvirus Reactivation in Patients With Drug Reaction With Eosinophilia and Systemic Symptoms (DRESS). JAMA Dermatol 2013 ; 149 : 565-569.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRAXIS 2013, \u00e9dition 4 ; 10-14<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A premi\u00e8re vue, tous les exanth\u00e8mes se ressemblent. 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