{"id":347360,"date":"2013-09-19T00:00:00","date_gmt":"2013-09-18T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/prevention-de-la-mort-subite-dorigine-cardiaque-chez-les-jeunes-sportifs\/"},"modified":"2013-09-19T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-18T22:00:00","slug":"prevention-de-la-mort-subite-dorigine-cardiaque-chez-les-jeunes-sportifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/prevention-de-la-mort-subite-dorigine-cardiaque-chez-les-jeunes-sportifs\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9vention de la mort subite d&#8217;origine cardiaque chez les jeunes sportifs"},"content":{"rendered":"<p><strong>En soi, le risque cardiaque augmente bri\u00e8vement dans le cadre de toute activit\u00e9 sportive, m\u00eame pour un sportif bien entra\u00een\u00e9, et peut rester \u00e9lev\u00e9 pendant plusieurs heures apr\u00e8s la pratique sportive, mais l&#8217;effet positif sur la sant\u00e9 ou le pronostic d&#8217;un entra\u00eenement physique r\u00e9gulier r\u00e9duit globalement le risque cardiovasculaire pour le sportif et donc le risque de d\u00e9c\u00e8s d&#8217;origine cardiaque. Bien que la grande majorit\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s dans le sport soient d&#8217;origine cardiovasculaire, environ 80 \u00e0 90% de ces athl\u00e8tes pourraient th\u00e9oriquement \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s par un d\u00e9pistage ad\u00e9quat. Les causes potentielles de mort subite d&#8217;origine cardiaque sont largement influenc\u00e9es par l&#8217;\u00e2ge des athl\u00e8tes et d\u00e9terminent le concept de d\u00e9pistage. L&#8217;ECG est l&#8217;instrument de d\u00e9pistage essentiel, du moins chez les jeunes sportifs. Il est urgent de rem\u00e9dier au fait que les sportifs de masse ne sont pas suffisamment suivis en ce qui concerne les examens de d\u00e9pistage, alors qu&#8217;ils pratiquent un sport de comp\u00e9tition et sont donc expos\u00e9s \u00e0 un risque important de mort subite d&#8217;origine cardiaque.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les b\u00e9n\u00e9fices pour la sant\u00e9 d&#8217;un entra\u00eenement physique r\u00e9gulier sont multiples et impressionnants : diverses \u00e9tudes ont ainsi montr\u00e9 une forte \u00e9vidence d&#8217;une survie globale prolong\u00e9e avec une autonomie maintenue et en m\u00eame temps une r\u00e9duction des chutes chez les personnes \u00e2g\u00e9es [1, 2]. En outre, une r\u00e9duction significative des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires et c\u00e9r\u00e9brovasculaires peut \u00eatre obtenue, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;influence positive sur les facteurs de risque cardiovasculaires classiques (diab\u00e8te de type 2, hypertension art\u00e9rielle, lipides s\u00e9riques, poids corporel, tour de taille) [1\u20135]. Et bien s\u00fbr, on lutte ainsi directement contre la s\u00e9dentarit\u00e9, un facteur de risque parfois n\u00e9glig\u00e9, y compris dans les conseils m\u00e9dicaux, mais qui est absolument \u00e9quivalent aux facteurs de risque traditionnels [1, 5, 6]. M\u00eame la pr\u00e9vention de diff\u00e9rentes tumeurs malignes peut \u00eatre influenc\u00e9e positivement par un entra\u00eenement r\u00e9gulier. C&#8217;est surtout le cas pour les cancers du c\u00f4lon, du sein et du pancr\u00e9as, et avec un peu moins d&#8217;\u00e9vidence pour les cancers des bronches et de l&#8217;endom\u00e8tre [4].<\/p>\n<p>Dans le spectre des maladies cardiovasculaires en particulier, un entra\u00eenement physique r\u00e9gulier s&#8217;est d\u00e9finitivement \u00e9tabli ces derni\u00e8res ann\u00e9es comme un \u00e9l\u00e9ment fixe et indispensable de la th\u00e9rapie, et ce aussi bien en pr\u00e9vention primaire que secondaire. L&#8217;\u00e9tude &#8220;HF-ACTION&#8221; publi\u00e9e il y a environ quatre ans ne doit \u00eatre cit\u00e9e ici qu&#8217;\u00e0 titre d&#8217;exemple, car elle a particuli\u00e8rement mis en \u00e9vidence le fait que m\u00eame les patients souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque avanc\u00e9e peuvent tirer profit d&#8217;un entra\u00eenement physique adapt\u00e9, et ce ind\u00e9pendamment de l&#8217;\u00e2ge et du sexe [7].<\/p>\n<h2 id=\"leffort-sportif-un-danger\">L&#8217;effort sportif : un danger ?<\/h2>\n<p>D\u00e8s 1994, Haskell et al. Les patients s\u00e9dentaires en particulier peuvent en tirer un excellent b\u00e9n\u00e9fice pour leur sant\u00e9 [8]. En revanche, Paffenbarger et al. a constat\u00e9 d\u00e8s les ann\u00e9es 1970 qu&#8217;\u00e0 partir d&#8217;un certain niveau d&#8217;activit\u00e9 sportive, la fr\u00e9quence des crises cardiaques soudaines et fatales augmentait [9]. Cette ambivalence continue aujourd&#8217;hui de susciter l&#8217;inqui\u00e9tude, tant chez les sportifs que chez les m\u00e9decins.<\/p>\n<p>En effet &#8211; le sport est consid\u00e9r\u00e9 comme un &#8220;d\u00e9clencheur&#8221; de la mort subite cardiaque, en particulier lorsqu&#8217;il y a une maladie cardiovasculaire sous-jacente [10\u201316]. Mais le &#8220;paradoxe du sport&#8221; auquel de nombreux experts se r\u00e9f\u00e8rent dans ce contexte est-il vraiment exact ? Cette notion peut \u00eatre remise en question, du moins dans une certaine mesure : En soi, le risque cardiaque augmente bri\u00e8vement dans le cadre de toute activit\u00e9 sportive, m\u00eame pour un sportif bien entra\u00een\u00e9, et peut rester \u00e9lev\u00e9 pendant plusieurs heures apr\u00e8s l&#8217;exercice.  [17]Les effets positifs sur la sant\u00e9 et le pronostic d&#8217;un entra\u00eenement physique r\u00e9gulier r\u00e9duisent globalement le risque cardiovasculaire et donc le risque de d\u00e9c\u00e8s d&#8217;origine cardiaque pour les sportifs [1, 2, 8]. Une pr\u00e9paration ad\u00e9quate est toutefois absolument d\u00e9cisive, c&#8217;est-\u00e0-dire une mise en place lente et cibl\u00e9e de l&#8217;entra\u00eenement et un niveau d&#8217;effort adapt\u00e9 en fonction du risque cardiaque (ou des maladies ant\u00e9rieures connues). Cependant, chez les individus non entra\u00een\u00e9s et s\u00e9dentaires soumis \u00e0 un effort physique soudain, le risque de mort cardiaque subite li\u00e9e \u00e0 l&#8217;exercice peut \u00eatre multipli\u00e9 par plus de 100 de mani\u00e8re aigu\u00eb [18]. Cette situation, qui n&#8217;a rien de &#8220;paradoxal&#8221;, n&#8217;est pas si rare dans la r\u00e9alit\u00e9 : les marathons, par exemple, sont aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9s comme des &#8220;\u00e9v\u00e9nements de style de vie&#8221;, qui sont abord\u00e9s sans grande pr\u00e9paration. La preuve en est l&#8217;augmentation constante des temps moyens dans les comp\u00e9titions publiques de marathon ces derni\u00e8res ann\u00e9es [19].<\/p>\n<h2 id=\"les-sportifs-de-masse-sont-particulierement-sous-assistes\">Les sportifs de masse sont particuli\u00e8rement sous-assist\u00e9s<\/h2>\n<p>Bien que la grande majorit\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s dans le sport soient d&#8217;origine cardiovasculaire, environ 80 \u00e0 90% de ces athl\u00e8tes pourraient th\u00e9oriquement \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s par un d\u00e9pistage ad\u00e9quat [20\u201322].<br \/>\nDans l&#8217;ensemble, il s&#8217;agit heureusement d&#8217;\u00e9v\u00e9nements plut\u00f4t rares chez les jeunes sportifs (environ 3 d\u00e9c\u00e8s pour 100 000 jeunes sportifs comp\u00e9titifs par an) [15, 16, 20-24]. D&#8217;une part, une grande \u00e9tude am\u00e9ricaine a montr\u00e9 que la mort subite cardiaque \u00e9tait moins fr\u00e9quente que pr\u00e9vu chez les marathoniens [25]. D&#8217;autre part, les enqu\u00eates men\u00e9es aupr\u00e8s des soldats am\u00e9ricains ont \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une incidence nettement plus \u00e9lev\u00e9e que ce que les chiffres actuels auraient pu pr\u00e9dire [26]. La v\u00e9rit\u00e9 se situe, comme souvent, quelque part entre les deux et, comme nous l&#8217;avons dit, la population \u00e9tudi\u00e9e est \u00e9galement d\u00e9terminante. Par exemple, le risque de mort subite cardiaque dans le sport est plus \u00e9lev\u00e9 chez les athl\u00e8tes plus \u00e2g\u00e9s, chez les hommes ou chez les athl\u00e8tes noirs d&#8217;origine africaine [11\u201326]. De mani\u00e8re impressionnante, Harmon et al. un risque de 1 sur 3000 pour un joueur de basket-ball universitaire noir d&#8217;un coll\u00e8ge de &#8220;Division I&#8221; de subir une mort subite d&#8217;origine cardiaque [24].<\/p>\n<p>Le fait que, selon la d\u00e9finition de la plupart des directives, les sportifs &#8220;comp\u00e9titifs&#8221; soient les plus menac\u00e9s et qu&#8217;ils doivent donc \u00eatre d\u00e9pist\u00e9s en priorit\u00e9, a deux cons\u00e9quences fatales : Les sportifs de masse, qui pratiquent \u00e9galement un sport de comp\u00e9tition, comme les sportifs professionnels, et qui sont expos\u00e9s \u00e0 un risque correspondant, sont massivement sous-assist\u00e9s. Cela entra\u00eene \u00e0 son tour une nette sous-estimation de la fr\u00e9quence des \u00e9v\u00e9nements fatals dans le sport. Celles-ci ne retiennent g\u00e9n\u00e9ralement l&#8217;attention du public (et des statisticiens) que lorsqu&#8217;elles concernent des sportifs c\u00e9l\u00e8bres ou professionnels [27, 28]. Les r\u00e9sultats d&#8217;une enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s de plus de 1000 sportifs amateurs suisses en comp\u00e9tition sont \u00e9loquents : seuls 9% de ces sportifs ont d\u00e9j\u00e0 subi un examen cardiologique sportif [29]. Une distinction entre sportifs comp\u00e9titifs et non comp\u00e9titifs n&#8217;a donc pas beaucoup de sens et peut th\u00e9oriquement avoir des cons\u00e9quences fatales.<\/p>\n<h2 id=\"causes-des-arrets-cardiaques-soudains-dependent-de-lage\">Causes des arr\u00eats cardiaques soudains&nbsp;d\u00e9pendent de l&#8217;\u00e2ge<\/h2>\n<p>En fin de compte, la question des causes d&#8217;un arr\u00eat cardiaque soudain, voire d&#8217;une mort cardiaque, est d&#8217;une importance cruciale, car elle d\u00e9termine la strat\u00e9gie de d\u00e9pistage optimale. Dans ce contexte, il est tr\u00e8s utile de distinguer les jeunes sportifs des sportifs plus \u00e2g\u00e9s. Alors que chez les jeunes athl\u00e8tes, une cardiopathie cong\u00e9nitale (par exemple une cardiomyopathie, des anomalies coronariennes, un trouble de la conduction ou une faiblesse du tissu conjonctif) est \u00e0 l&#8217;origine de la mort subite<strong>(figure 1<\/strong>), chez les athl\u00e8tes plus \u00e2g\u00e9s, une maladie coronarienne (MCC) ou un infarctus du myocarde est responsable de la mort subite dans le sport dans plus de 80% des cas [11-16, 21, 23-28].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1856\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g1.jpg-44d2ea_660.jpg\" width=\"1100\" height=\"722\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g1.jpg-44d2ea_660.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g1.jpg-44d2ea_660-800x525.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g1.jpg-44d2ea_660-120x79.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g1.jpg-44d2ea_660-90x59.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g1.jpg-44d2ea_660-320x210.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g1.jpg-44d2ea_660-560x368.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>La d\u00e9tection d&#8217;une maladie coronarienne, g\u00e9n\u00e9ralement asymptomatique sur le plan clinique, chez un sportif &#8220;\u00e2g\u00e9&#8221; est incomparablement plus difficile que la recherche de maladies cong\u00e9nitales chez des sportifs &#8220;jeunes&#8221;. Ce domaine complexe ne sera volontairement pas discut\u00e9 plus avant dans ce cadre et je vous renvoie \u00e0 la litt\u00e9rature correspondante [27, 28].<br \/>\nDans ce contexte, la limite d&#8217;\u00e2ge classique (30-35 ans) pour faire la distinction a \u00e9t\u00e9 remise en question \u00e0 juste titre ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Plusieurs d\u00e9c\u00e8s tragiques d&#8217;athl\u00e8tes \u00e2g\u00e9s de 25 \u00e0 30 ans ont pu \u00eatre \u00e9valu\u00e9s par autopsie comme des infarctus du myocarde survenus dans le cadre d&#8217;une maladie coronarienne. Les r\u00e9sultats d&#8217;une enqu\u00eate men\u00e9e dans le comt\u00e9 de King (WA, \u00c9tats-Unis), qui a examin\u00e9 les causes de d\u00e9c\u00e8s dans diff\u00e9rents segments d&#8217;\u00e2ge, sont impressionnants \u00e0 cet \u00e9gard [30]. Dans le groupe des 25-30 ans, 43% sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s d&#8217;un infarctus du myocarde \u00e0 la suite d&#8217;une maladie coronarienne pertinente [30].<\/p>\n<h2 id=\"prevenir-correctement-grace-a-un-depistage-cible\">Pr\u00e9venir correctement gr\u00e2ce \u00e0 un d\u00e9pistage cibl\u00e9<\/h2>\n<p>M\u00eame si le &#8220;cut-off&#8221; de l&#8217;\u00e2ge est probablement plus bas aujourd&#8217;hui qu&#8217;on ne le pensait, le d\u00e9pistage cardiologique de base pour les jeunes sportifs est clairement d\u00e9fini et, s&#8217;il est effectu\u00e9 correctement, il s&#8217;av\u00e8re extr\u00eamement sensible et sp\u00e9cifique dans la d\u00e9tection des maladies cardiovasculaires sous-jacentes [21, 22]. Les athl\u00e8tes atteints de cardiomyopathie hypertrophique, la maladie sous-jacente la plus fr\u00e9quente chez les jeunes athl\u00e8tes, peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s par ECG dans plus de 90% des cas [20, 21, 31]. Le d\u00e9pistage pr\u00e9sente une sensibilit\u00e9 similaire pour l&#8217;ARVC [32], et pour les troubles de la conduction primaire, qui repr\u00e9sentent jusqu&#8217;\u00e0 10% des d\u00e9c\u00e8s chez les jeunes athl\u00e8tes, l&#8217;ECG de repos est de toute fa\u00e7on l&#8217;outil diagnostique (de base) de choix [22, 33-35].<\/p>\n<p>Mais il existe aussi des points faibles dans le concept : ainsi, les anomalies coronariennes, qui jouent un r\u00f4le important au moins dans les enregistrements nord-am\u00e9ricains, ne sont pratiquement jamais d\u00e9tect\u00e9es par des modifications de l&#8217;ECG, et les sympt\u00f4mes d&#8217;alerte ne se manifestent que rarement [14, 23, 36].<\/p>\n<p>La commotio cordis affecte des c\u0153urs parfaitement sains et peut entra\u00eener une fibrillation ventriculaire spontan\u00e9e \u00e0 la suite d&#8217;un traumatisme thoracique contondant pendant la phase de repolarisation vuln\u00e9rable [14]. Il en va de m\u00eame pour le diagnostic d&#8217;une myocardite potentiellement fatale, qui peut bien s\u00fbr aussi toucher des c\u0153urs &#8220;normaux&#8221; en premier lieu. M\u00eame s&#8217;il existe peu de donn\u00e9es concernant l&#8217;incidence et surtout la pertinence physiopathologique, il convient d&#8217;observer une pause sportive suffisamment longue pendant et apr\u00e8s les infections f\u00e9briles afin d&#8217;\u00e9viter les affections du muscle cardiaque [37\u201339]. Enfin, l&#8217;ECG de repos n&#8217;a pas une sensibilit\u00e9 suffisante en ce qui concerne les coronaropathies pertinentes, qui, comme nous l&#8217;avons dit, concernent des athl\u00e8tes de plus en plus jeunes [40, 41].<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces limites, le d\u00e9pistage cardiaque de base chez les jeunes athl\u00e8tes peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une grande r\u00e9ussite : En Italie, o\u00f9 ce type de d\u00e9pistage est obligatoire depuis des d\u00e9cennies pour tous les jeunes sportifs comp\u00e9titifs, une r\u00e9duction de 89% du risque de mort subite cardiaque li\u00e9e au sport a \u00e9t\u00e9 obtenue [20, 21].<br \/>\nMis en \u0153uvre par la Soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne de cardiologie (ESC), le Comit\u00e9 international olympique (CIO) et la F\u00e9d\u00e9ration internationale de football (FIFA), entre autres, le d\u00e9pistage de base pour les jeunes sportifs se compose de trois facteurs :<\/p>\n<ol>\n<li>Une collecte pr\u00e9cise des ant\u00e9c\u00e9dents (personnels, syst\u00e9miques et familiaux),<\/li>\n<li>un \u00e9tat cardiaque focalis\u00e9 et<\/li>\n<li>la r\u00e9alisation d&#8217;un ECG de repos \u00e0 12 d\u00e9rivations<strong>(Fig. 2<\/strong>) [22, 42-46].<\/li>\n<\/ol>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1857 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g2.jpg-19fc27_657.jpg\" width=\"1034\" height=\"890\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g2.jpg-19fc27_657.jpg 1034w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g2.jpg-19fc27_657-800x689.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g2.jpg-19fc27_657-120x103.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g2.jpg-19fc27_657-90x77.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g2.jpg-19fc27_657-320x275.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g2.jpg-19fc27_657-560x482.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1034px) 100vw, 1034px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1034px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1034\/890;\" \/><\/p>\n<p>En ce qui concerne les questionnaires d&#8217;anamn\u00e8se, les &#8220;recommandations de Lausanne&#8221; du CIO offrent une belle vue d&#8217;ensemble et constituent d&#8217;excellentes lignes directrices [46]. L&#8217;\u00e9tat cardiaque se focalise g\u00e9n\u00e9ralement sur une auscultation cardiopulmonaire, des mesures de la pression art\u00e9rielle aux deux bras et une v\u00e9rification des \u00e9ventuels stigmates d&#8217;une maladie du tissu conjonctif (par exemple sur la base des crit\u00e8res de Gent [47]).<\/p>\n<p>L&#8217;interpr\u00e9tation ad\u00e9quate de l&#8217;ECG \u00e0 12 d\u00e9rivations constitue le v\u00e9ritable &#8220;crux&#8221; du d\u00e9pistage des jeunes athl\u00e8tes : Une diminution de la sp\u00e9cificit\u00e9 de l&#8217;examen, principalement due \u00e0 de nombreuses modifications ECG b\u00e9nignes li\u00e9es \u00e0 l&#8217;entra\u00eenement, a parfois conduit de nombreux comit\u00e9s d&#8217;experts, en particulier nord-am\u00e9ricains, \u00e0 renoncer \u00e0 l&#8217;ECG dans le d\u00e9pistage de base des jeunes sportifs [48, 49]. Ces arguments ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement relativis\u00e9s par plusieurs travaux de qualit\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans ce domaine au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, et les &#8220;Seattle Recommendations&#8221; ne sont pas seulement les directives d&#8217;interpr\u00e9tation ECG les plus r\u00e9centes et les plus pr\u00e9cises, mais aussi l&#8217;expression de la prise de conscience de nombreux experts am\u00e9ricains qui ont particip\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9laboration de la d\u00e9claration de consensus [35, 50-53].<\/p>\n<p>Pour une \u00e9valuation pr\u00e9cise de l&#8217;ECG de repos des jeunes sportifs, il est essentiel de faire la diff\u00e9rence entre les r\u00e9sultats ECG physiologiques dus \u00e0 l&#8217;entra\u00eenement r\u00e9gulier (par exemple, une augmentation du vagotonus au repos ou des adaptations structurelles physiologiques dans le cadre d&#8217;un &#8220;c\u0153ur de sportif&#8221;)  <strong>(Tab. 1<\/strong>) et pathologiques, soit d&#8217;ordre structurel (<strong>Tab. 2<\/strong>) ou \u00e9lectriques primaires (<strong>Tab. 3<\/strong>) cardiopathie [35, 51, 52]. L&#8217;interpr\u00e9tation de l&#8217;ECG conduit alors \u00e0 des investigations compl\u00e9mentaires cibl\u00e9es.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1858 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658.jpg\" width=\"1034\" height=\"1017\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658.jpg 1034w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658-800x787.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658-80x80.jpg 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658-120x118.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658-90x90.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658-320x315.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g3.jpg-25947d_658-560x551.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1034px) 100vw, 1034px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1034px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1034\/1017;\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1859 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659.jpg\" width=\"1035\" height=\"1017\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659.jpg 1035w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659-800x786.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659-80x80.jpg 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659-120x118.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659-90x88.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659-320x314.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g7.jpg-42ce05_659-560x550.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1035px) 100vw, 1035px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1035px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1035\/1017;\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1860 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g8.jpg-53c3df_661.jpg\" width=\"1034\" height=\"1152\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g8.jpg-53c3df_661.jpg 1034w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g8.jpg-53c3df_661-800x891.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g8.jpg-53c3df_661-120x134.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g8.jpg-53c3df_661-90x100.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g8.jpg-53c3df_661-320x357.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/g8.jpg-53c3df_661-560x624.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1034px) 100vw, 1034px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1034px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1034\/1152;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"sassurer-de-la-disponibilite-dun-defibrillateur-automatique\">S&#8217;assurer de la disponibilit\u00e9 d&#8217;un d\u00e9fibrillateur automatique<\/h2>\n<p>Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, malgr\u00e9 un d\u00e9pistage de base optimal, des \u00e9v\u00e9nements cardiaques fatals peuvent bien entendu survenir dans le sport [13, 14, 23, 24]. Dans ces cas, des mesures ad\u00e9quates de &#8220;premier r\u00e9pondant&#8221; doivent fonctionner sur le terrain. Bien qu&#8217;un massage cardiaque suffisant soit \u00e9videmment d&#8217;une importance capitale dans le cadre de la r\u00e9animation cardio-pulmonaire, la disponibilit\u00e9 et l&#8217;utilisation rapide d&#8217;un d\u00e9fibrillateur automatique (DEA) se sont av\u00e9r\u00e9es absolument d\u00e9cisives, ce qui a pu \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re impressionnante dans le cas d&#8217;un arr\u00eat cardiaque soudain chez des sportifs : Alors que le taux de survie en cas d&#8217;arr\u00eat cardiaque soudain chez des sportifs universitaires am\u00e9ricains n&#8217;\u00e9tait que de 10% environ, malgr\u00e9 un massage cardiaque ad\u00e9quat, l&#8217;utilisation d&#8217;un DEA a permis d&#8217;augmenter le taux de survie \u00e0 64%.  [53\u201356].<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette grande importance, la disponibilit\u00e9 d&#8217;un DAE est souvent insuffisante [54, 57, 58]. Dans une enqu\u00eate de la FIFA, seules 68% des f\u00e9d\u00e9rations interrog\u00e9es ont d\u00e9clar\u00e9 disposer d&#8217;un DEA sur place lors des matches officiels [57]. Dans les entra\u00eenements officiels, la situation est encore plus frappante : seules 35% des f\u00e9d\u00e9rations disposent d&#8217;un tel \u00e9quipement sur le site [57]. Cette situation alarmante a conduit la FIFA \u00e0 renforcer ses efforts scientifiques et cliniques d\u00e9j\u00e0 importants pour pr\u00e9venir la mort subite chez les footballeurs [35, 42-45, 50-52, 59, 60] &#8211; chacune des 209 associations membres a \u00e9t\u00e9 \u00e9quip\u00e9e d&#8217;un &#8220;FIFA Medical Emergency Bag&#8221; contenant un assortiment &#8220;complet&#8221; d&#8217;\u00e9quipements de secours et de m\u00e9dicaments ainsi qu&#8217;un DAE. Les &#8220;11 steps to prevent sudden cardiac death in football&#8221; incluent \u00e9galement les derni\u00e8res recommandations dans ce domaine [61].<\/p>\n<p>Bien entendu, une maladie cardiovasculaire pr\u00e9existante ne constitue en aucun cas une contre-indication g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la pratique d&#8217;un sport. Il est toutefois important pour une prophylaxie secondaire optimale et surtout sans danger de disposer de recommandations ad\u00e9quates en mati\u00e8re de sport. Pour ce faire, on peut se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des directives europ\u00e9ennes (European Society of Cardiology [39]) et am\u00e9ricaines (36th Bethesda Conference, [38]) bien \u00e9tablies.<\/p>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;\u00e9diteur<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Dr. med. Christian Marc Schmied<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En soi, le risque cardiaque augmente bri\u00e8vement dans le cadre de toute activit\u00e9 sportive, m\u00eame pour un sportif bien entra\u00een\u00e9, et peut rester \u00e9lev\u00e9 pendant plusieurs heures apr\u00e8s la pratique&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":34238,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"D\u00e9pistage cardiaque  ","footnotes":""},"category":[11378,11531,11482,11549],"tags":[62172,62197,60961,12050,62201,12411,62195,62183,37782,62186,29739,62191,62166,17072,19571,62177],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-347360","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-formation-continue","category-prevention-et-soins-de-sante","category-rx-fr","tag-ardinales-screeing-fr","tag-arret-cardiaque-soudain","tag-cardiaque","tag-diabete-de-type-2","tag-difibrillateur","tag-ecg-fr","tag-entraine","tag-evenement-cardiovasculaire-et-cerebrovasculaire","tag-hypertension-arterielle-fr","tag-lipides-seriques","tag-mort-subite-dorigine-cardiaque","tag-paradoxe-du-sport","tag-poids-corporel","tag-risque-fr","tag-tour-de-taille-fr","tag-trier","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-17 20:04:14","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":347366,"slug":"prevenzione-della-morte-cardiaca-improvvisa-nei-giovani-atleti","post_title":"Prevenzione della morte cardiaca improvvisa nei giovani atleti","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/prevenzione-della-morte-cardiaca-improvvisa-nei-giovani-atleti\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":347320,"slug":"prevencao-da-morte-subita-cardiaca-em-jovens-atletas","post_title":"Preven\u00e7\u00e3o da morte s\u00fabita card\u00edaca em jovens atletas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/prevencao-da-morte-subita-cardiaca-em-jovens-atletas\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":347340,"slug":"prevencion-de-la-muerte-subita-cardiaca-en-atletas-jovenes","post_title":"Prevenci\u00f3n de la muerte s\u00fabita cardiaca en atletas j\u00f3venes","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/prevencion-de-la-muerte-subita-cardiaca-en-atletas-jovenes\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347360","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347360"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347360\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34238"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347360"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=347360"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347360"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=347360"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}