{"id":347407,"date":"2013-09-18T00:00:00","date_gmt":"2013-09-17T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-bon-diagnostic-des-vertiges-en-toute-simplicite\/"},"modified":"2013-09-18T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-17T22:00:00","slug":"le-bon-diagnostic-des-vertiges-en-toute-simplicite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-bon-diagnostic-des-vertiges-en-toute-simplicite\/","title":{"rendered":"Le bon diagnostic des vertiges en toute simplicit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les patients souffrant de vertiges s&#8217;adressent souvent en premier lieu \u00e0 leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, ce qui conf\u00e8re aux g\u00e9n\u00e9ralistes une fonction de triage importante. L&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;examen clinique doivent d&#8217;abord viser \u00e0 distinguer les formes graves de vertiges, comme les troubles vestibulaires centraux, des formes non dangereuses de vertiges.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le sympt\u00f4me du vertige peut avoir de nombreuses causes diff\u00e9rentes <strong>(tableau 1)<\/strong>, c&#8217;est pourquoi il est souvent difficile d&#8217;\u00e9tablir un diagnostic correct. La cl\u00e9 du diagnostic est une enqu\u00eate minutieuse sur les ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux et un examen physique. Des examens compl\u00e9mentaires et d&#8217;imagerie sont n\u00e9cessaires dans certains cas, mais doivent \u00eatre indiqu\u00e9s de mani\u00e8re critique.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1763\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/q.jpg-9d917c_611.jpg\" width=\"993\" height=\"1569\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/q.jpg-9d917c_611.jpg 993w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/q.jpg-9d917c_611-800x1264.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/q.jpg-9d917c_611-120x190.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/q.jpg-9d917c_611-90x142.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/q.jpg-9d917c_611-320x506.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/q.jpg-9d917c_611-560x885.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 993px) 100vw, 993px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"anamnese\">Anamn\u00e8se<\/h2>\n<p><strong>Type de vertige : <\/strong>le terme &#8220;vertige&#8221; est utilis\u00e9 pour d\u00e9signer un grand nombre de troubles de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, c&#8217;est pourquoi il convient de s&#8217;enqu\u00e9rir pr\u00e9cis\u00e9ment du type de vertige ressenti. En cas de vertige rotatoire, on a l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre sur un man\u00e8ge &#8211; tout tourne. Le vertige donne l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre sur un bateau. En outre, les vertiges peuvent \u00eatre per\u00e7us comme un sentiment diffus d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 et d&#8217;\u00e9bri\u00e9t\u00e9 ou comme une sensation d&#8217;\u00e9tourdissement (noircissement des yeux).&nbsp;  Certains patients d\u00e9crivent une pression diffuse dans la t\u00eate.<\/p>\n<p><strong>Dur\u00e9e des vertiges : <\/strong>les vertiges <strong>surviennent-ils <\/strong>par crises ? Si oui, combien de temps durent ces attaques ? Secondes, minutes, heures ou jours ? S&#8217;agit-il d&#8217;une escroquerie permanente ?<\/p>\n<p><strong>D\u00e9clenchement\/aggravation du vertige :<\/strong> le vertige existe-t-il d\u00e9j\u00e0 au repos ? Se produit-il en se levant ? Les vertiges se produisent-ils uniquement en position debout ou en marchant ? L&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 s&#8217;accentue-t-elle dans l&#8217;obscurit\u00e9 ou sur un sol in\u00e9gal ? Un nouveau m\u00e9dicament a-t-il \u00e9t\u00e9 prescrit rapidement apr\u00e8s l&#8217;apparition des premiers vertiges ? Les crises de vertige peuvent-elles \u00eatre d\u00e9clench\u00e9es par un mouvement particulier (par exemple, se tourner dans le lit), par le bruit, par le fait de pousser ou par un autre facteur ?<\/p>\n<p><strong>Sympt\u00f4mes associ\u00e9s :<\/strong> Existe-t-il des sympt\u00f4mes associ\u00e9s tels que des maux de t\u00eate, des troubles de la vision, des probl\u00e8mes de d\u00e9glutition ou d&#8217;\u00e9locution, des hypesth\u00e9sies et des dysesth\u00e9sies ? Existe-t-il des sympt\u00f4mes auriculaires (surdit\u00e9, acouph\u00e8nes, otalgie et otorrh\u00e9e) ? Le patient ressent-il des palpitations ou un pouls irr\u00e9gulier ?<\/p>\n<p><strong>M\u00e9dicaments et maladies connues :<\/strong> Quels sont les m\u00e9dicaments pris ? Des maladies (hypertension, diab\u00e8te sucr\u00e9, migraines, etc.) sont-elles connues ?<br \/>\nPour \u00e9viter les doublons, il est recommand\u00e9 de demander si des clarifications ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es. Pour un travail rapide, il est utile de r\u00e9aliser l&#8217;enqu\u00eate avec une feuille d&#8217;anamn\u00e8se <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1764 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/hp5_tab2.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/938;height:512px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"938\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"considerations-de-diagnostic-differentiel-sur-la-base-de-lanamnese\">Consid\u00e9rations de diagnostic diff\u00e9rentiel sur la base de l&#8217;anamn\u00e8se<\/h2>\n<p>Si le patient signale un vertige rotatoire, un trouble vestibulaire est le plus probable. S&#8217;il s&#8217;agit de crises qui durent quelques secondes, on peut penser \u00e0 un vertige positionnel paroxystique b\u00e9nin (VPPB). En revanche, si les crises durent plusieurs heures, il faut penser \u00e0 un diagnostic diff\u00e9rentiel avec la maladie de Meni\u00e8re et la migraine vestibulaire. En cas de vertige rotatoire permanent pendant deux ou trois jours, un dysfonctionnement vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique aigu ou un \u00e9v\u00e9nement central peuvent \u00eatre envisag\u00e9s. Si les vertiges s&#8217;accompagnent de sympt\u00f4mes neurologiques, on peut suspecter une cause centrale. Vertiges survenant uniquement en position debout ou lors d&#8217;un effort physique, ou accompagn\u00e9s de syncopes ou de vertiges. Les sympt\u00f4mes associ\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9-syncope sont le plus souvent d&#8217;origine cardiovasculaire.<\/p>\n<h2 id=\"examen-clinique\">Examen clinique<\/h2>\n<p>En fonction de l&#8217;anamn\u00e8se et du diagnostic diff\u00e9rentiel correspondant, l&#8217;accent est mis sur l&#8217;examen interne ou neurologique-vestibulaire lors du bilan. Du c\u00f4t\u00e9 des m\u00e9decins internes, l&#8217;examen cardiovasculaire (auscultation, mesure de la pression art\u00e9rielle, ECG, etc.) est g\u00e9n\u00e9ralement au premier plan.<\/p>\n<h2 id=\"lexamen-clinique-vestibulaire\">L&#8217;examen clinique vestibulaire<\/h2>\n<p><strong>Examen avec les lunettes de Frenzel : <\/strong>Les lunettes de Frenzel sont \u00e9quip\u00e9es de lentilles grossissantes concaves \u00e0 forte r\u00e9fraction, d&#8217;une puissance de +15 \u00e0 +18 dioptries. Ils emp\u00eachent ainsi une vision nette. Le contact visuel du patient avec les objets de l&#8217;environnement est ainsi interrompu, ce qui \u00e9limine toute possibilit\u00e9 de fixation visuelle. De plus, l&#8217;int\u00e9rieur des lunettes est \u00e9clair\u00e9 alors que l&#8217;examen se d\u00e9roule dans une pi\u00e8ce sombre. L&#8217;\u00e9clairage et le grossissement des yeux par les lentilles facilitent l&#8217;\u00e9valuation des mouvements oculaires par le m\u00e9decin examinateur.<\/p>\n<p>Les lunettes de Frenzel servent \u00e0 observer les mouvements involontaires des yeux (nystagmus). Le nystagmus d\u00e9signe les mouvements rythmiques incontr\u00f4lables d&#8217;un organe, mais g\u00e9n\u00e9ralement des yeux, de sorte que le nystagmus d\u00e9signe g\u00e9n\u00e9ralement un tremblement des yeux. Dans le cas du &#8220;nystagmus saccad\u00e9&#8221;, on trouve un mouvement initial lent et un mouvement de retour rapide. La direction du nystagmus est indiqu\u00e9e apr\u00e8s la phase rapide, car elle est plus facile \u00e0 identifier. Les mod\u00e8les d&#8217;impact horizontaux sont les plus fr\u00e9quents, mais des formes verticales et rotatives existent \u00e9galement.<\/p>\n<p>Si, en l&#8217;absence de stimulations externes du syst\u00e8me visuel et vestibulaire, un nystagmus est pr\u00e9sent lors du regard droit devant soi, il s&#8217;agit d&#8217;un<em> nystagmus spontan\u00e9.<\/em> Le <em>nystagmus directionnel<\/em> est recherch\u00e9 lors du regard \u00e0 30\u00b0 vers la gauche et vers la droite, vers le haut ou vers le bas, et pointe \u00e0 chaque fois dans la direction correspondante du regard.<\/p>\n<p>Un nystagmus vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique bat dans la m\u00eame direction quelle que soit la direction du regard, l&#8217;intensit\u00e9 augmente quand on regarde dans la direction de la phase rapide et diminue quand on regarde dans la direction oppos\u00e9e (loi d&#8217;Alexander). La fixation visuelle permet de supprimer ou du moins de freiner le nystagmus vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique.<\/p>\n<p>Un nystagmus spontan\u00e9 battant verticalement vers le haut ou vers le bas (up- ou downbeat) ainsi que des nystagmus de la direction du regard ont toujours une gen\u00e8se centrale. De m\u00eame, la fixation ou l&#8217;absence de fixation est un facteur central. Nystagmus qui s&#8217;intensifie ou ne peut pas \u00eatre arr\u00eat\u00e9 lors de la fixation. Dans ces cas, des investigations suppl\u00e9mentaires doivent \u00eatre men\u00e9es sans d\u00e9lai.<\/p>\n<p>Si l&#8217;on ne trouve pas de nystagmus spontan\u00e9 ou directionnel du regard, il faut rechercher un <em>nystagmus de secousse de la t\u00eate<\/em>. Dans ce cas, la t\u00eate du patient est secou\u00e9e d&#8217;avant en arri\u00e8re dans le plan horizontal par l&#8217;examinateur pendant une dizaine de secondes \u00e0 une fr\u00e9quence d&#8217;environ 2 Hz.<\/p>\n<p>Un nystagmus de secousse de la t\u00eate est observ\u00e9 dans le cas d&#8217;un trouble vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique qui n&#8217;est pas compl\u00e8tement compens\u00e9 au niveau central. Ces patients font typiquement \u00e9tat d&#8217;une ins\u00e9curit\u00e9 accrue dans l&#8217;obscurit\u00e9 ou le noir. en cas de mouvements rapides.<\/p>\n<p><strong>Examen de position :<\/strong> si un BPLS est suspect\u00e9 lors de crises de vertiges rotatoires de quelques secondes, un examen de position doit \u00eatre effectu\u00e9. Les lunettes Frenzel doivent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9es pendant cet examen. Les diff\u00e9rents arcs sont alors contr\u00f4l\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment.<br \/>\nLe canal post\u00e9rieur est test\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide de la man\u0153uvre de Dix-Hallpike <strong>(Fig. 1).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1765 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/r.png-aa809b_612.png\" width=\"993\" height=\"617\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/r.png-aa809b_612.png 993w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/r.png-aa809b_612-800x497.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/r.png-aa809b_612-120x75.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/r.png-aa809b_612-90x56.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/r.png-aa809b_612-320x199.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/r.png-aa809b_612-560x348.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 993px) 100vw, 993px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 993px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 993\/617;\" \/><\/p>\n<p>La t\u00eate du patient est tourn\u00e9e de 45\u00b0 sur le c\u00f4t\u00e9, puis le patient est plac\u00e9 en position t\u00eate en bas. En pr\u00e9sence d&#8217;un BPLS, un nystagmus rotatif g\u00e9otrope (c&#8217;est-\u00e0-dire dirig\u00e9 vers l&#8217;arc) avec une composante upbeat suppl\u00e9mentaire appara\u00eet avec une latence de quelques secondes. On observe typiquement un ph\u00e9nom\u00e8ne de crescendo-decrescendo, en g\u00e9n\u00e9ral les nystagmus disparaissent apr\u00e8s 10 \u00e0 30 secondes. Apr\u00e8s un redressement rapide, on observe un nystagmus battant dans la direction oppos\u00e9e.<\/p>\n<p>Le canal semi-circulaire horizontal, qui est affect\u00e9 dans environ 20% des cas de BPLS, est examin\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide du test dit de Pagnini-McClure. Le patient est allong\u00e9 sur le lit d&#8217;examen avec le haut du corps sur\u00e9lev\u00e9 de 30\u00b0. Dans cette position, la t\u00eate tourne brusquement d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 puis de l&#8217;autre. En pr\u00e9sence d&#8217;un BPLS, on observe des nystagmus g\u00e9otropes bilat\u00e9raux, \u00e9galement avec un ph\u00e9nom\u00e8ne de crescendo-decrescendo. Le c\u00f4t\u00e9 malade est celui qui r\u00e9agit le plus fortement.<\/p>\n<p>Le BPSL du canal post\u00e9rieur est trait\u00e9 par la man\u0153uvre d&#8217;Epley ou de Semont, le BPLS du canal horizontal par la man\u0153uvre de Gufoni ou de Barbecue.<\/p>\n<p><strong>Test d&#8217;Impulsion C\u00e9phalique (TIC) :<\/strong> Le TIC permet d&#8217;\u00e9tudier le r\u00e9flexe vestibulo-oculaire. Ce test sensible permet de d\u00e9tecter \u00e0 l&#8217;inspection une insuffisance vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique unilat\u00e9rale ou bilat\u00e9rale. L&#8217;examinateur s&#8217;assied devant le patient et saisit fermement sa t\u00eate par les tempes des deux c\u00f4t\u00e9s. Le patient est invit\u00e9 \u00e0 fixer le bout du nez de l&#8217;examinateur. L&#8217;examinateur tourne la t\u00eate du patient par \u00e0-coups d&#8217;environ 10 \u00e0 15\u00b0 vers la droite ou la gauche. Lorsque la fonction vestibulaire est normale, l&#8217;\u0153il du patient reste toujours dirig\u00e9 vers le nez. En revanche, s&#8217;il y a un dysfonctionnement, l&#8217;\u0153il d\u00e9vie sur le c\u00f4t\u00e9 en m\u00eame temps que la t\u00eate, imm\u00e9diatement suivi d&#8217;une saccade de correction dans la direction oppos\u00e9e afin de fixer \u00e0 nouveau la pointe du nez de l&#8217;examinateur <strong>(Fig. 2)<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1766 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/tz.png-c4672e_613.jpg\" width=\"993\" height=\"646\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/tz.png-c4672e_613.jpg 993w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/tz.png-c4672e_613-800x520.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/tz.png-c4672e_613-120x78.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/tz.png-c4672e_613-90x59.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/tz.png-c4672e_613-320x208.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/tz.png-c4672e_613-560x364.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 993px) 100vw, 993px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 993px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 993\/646;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"examen-clinique-de-lequilibre\">Examen clinique de l&#8217;\u00e9quilibre<\/h2>\n<p><strong>Le test de Romberg : <\/strong>Le test de Romberg consiste \u00e0 demander au patient de se tenir debout, les pieds joints et les yeux ferm\u00e9s. Souvent, le test est combin\u00e9 avec le test de pr\u00e9hension, dans lequel les deux bras sont tendus vers l&#8217;avant.<\/p>\n<p><strong>Essai de p\u00e9dalage sous la montagne : <\/strong>le patient p\u00e9dale r\u00e9guli\u00e8rement sur une place, les yeux ferm\u00e9s. Pour cela, il est important qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de points de rep\u00e8re (sources de lumi\u00e8re vive, horloges qui font tic-tac) dans la pi\u00e8ce. Le test est consid\u00e9r\u00e9 comme positif, c&#8217;est-\u00e0-dire anormal, si le patient d\u00e9vie de plus de 45\u00b0 par rapport \u00e0 la position initiale pendant 50 pas.<\/p>\n<p><strong>Tandemromberg : <\/strong>ce test consiste \u00e0 placer les pieds l&#8217;un derri\u00e8re l&#8217;autre. Le test est effectu\u00e9 avec les yeux ouverts et ferm\u00e9s. Si le patient peut maintenir un \u00e9quilibre stable pendant dix secondes, le test est r\u00e9ussi.<\/p>\n<p><strong>Position sur une jambe : <\/strong>le patient doit essayer de rester stable pendant dix secondes, d&#8217;abord avec les yeux ouverts, puis avec les yeux ferm\u00e9s.<\/p>\n<p>On consid\u00e8re qu&#8217;un patient de moins de 40 ans a un \u00e9quilibre normal en fonction de son \u00e2ge s&#8217;il peut se tenir sur une jambe les yeux ferm\u00e9s. Les patients de plus de 60 ans doivent pouvoir se tenir sur une jambe avec les yeux ouverts. Pour les personnes \u00e2g\u00e9es de 40 \u00e0 60 ans, il devrait \u00eatre encore possible de faire de la montagne en tandem avec les yeux ferm\u00e9s.<\/p>\n<p>Si l&#8217;examen r\u00e9v\u00e8le que l&#8217;\u00e9quilibre est beaucoup plus mauvais avec les yeux ferm\u00e9s qu&#8217;avec les yeux ouverts, le diagnostic diff\u00e9rentiel doit porter sur un trouble vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique (trouble unilat\u00e9ral non compens\u00e9 au niveau central ou vestibulopathie bilat\u00e9rale) ainsi que sur une polyneuropathie avec diminution de la sensibilit\u00e9 en profondeur. Un test d&#8217;orientation simple \u00e0 r\u00e9aliser concernant la polyneuropathie est l&#8217;examen du sens vibratoire de la mall\u00e9ole avec le diapason correspondant.<\/p>\n<p><strong>Test de coordination :<\/strong> \u00e0 titre indicatif, la coordination peut \u00eatre test\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide du test doigt-nez, du test du crochet du genou et de la diadochocin\u00e9sie. De plus, un examen de la d\u00e9marche (marche normale, aveugle et en ligne) doit \u00eatre effectu\u00e9 afin de d\u00e9tecter notamment une d\u00e9marche ataxique. Si l&#8217;on trouve une d\u00e9marche \u00e0 petits pas, il s&#8217;agit d&#8217;un syndrome parkinsonien et il faut donc rechercher, entre autres, un ph\u00e9nom\u00e8ne de roue dent\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tat des nerfs cr\u00e2niens :  <\/strong>La fonction trig\u00e9minale et faciale peut \u00eatre test\u00e9e cliniquement de mani\u00e8re tr\u00e8s simple. Outre l&#8217;examen de la motricit\u00e9 oculaire, il faut rechercher la pr\u00e9sence d&#8217;une anisocorie ou d&#8217;un syndrome de Horner. Les nerfs cr\u00e2niens caudaux peuvent \u00eatre affect\u00e9s, en particulier dans le cas de pathologies du tronc c\u00e9r\u00e9bral (par exemple le syndrome de Wallenberg), et il est donc n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 un examen appropri\u00e9. Le nerf hypoglosse peut \u00eatre test\u00e9 en tirant et en bougeant la langue d&#8217;avant en arri\u00e8re. En cas de paralysie glossopharyng\u00e9e, le palais mou se d\u00e9forme de mani\u00e8re asym\u00e9trique, c&#8217;est-\u00e0-dire que la luette s&#8217;\u00e9carte du c\u00f4t\u00e9 sain lors de la phonation. La par\u00e9sie vagale entra\u00eene, outre un enrouement (par\u00e9sie du nerf r\u00e9current), un ph\u00e9nom\u00e8ne de coulisse.<\/p>\n<p>Si des signes d&#8217;implication des nerfs cr\u00e2niens sont observ\u00e9s, une cause centrale doit \u00eatre suppos\u00e9e et des examens compl\u00e9mentaires doivent \u00eatre entrepris en cons\u00e9quence par le sp\u00e9cialiste.<\/p>\n<p>Si le patient signale des sympt\u00f4mes auriculaires, il faut proc\u00e9der \u00e0 un examen au diapason de Weber et Rinne et \u00e0 une otoscopie. Il s&#8217;agit notamment d&#8217;exclure une otite moyenne aigu\u00eb avec atteinte de l&#8217;oreille interne ainsi qu&#8217;un zona otique.<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>Les possibilit\u00e9s d&#8217;examen clinique dans la pratique sont multiples, les examens \u00e9num\u00e9r\u00e9s permettent dans de tr\u00e8s nombreux cas de poser le diagnostic ou du moins de limiter fortement le diagnostic diff\u00e9rentiel.<\/li>\n<li>Le type de vertige, sa dur\u00e9e, son caract\u00e8re d\u00e9clencheur, son aggravation et les sympt\u00f4mes qui l&#8217;accompagnent font partie d&#8217;une anamn\u00e8se minutieuse, tout comme la prise de m\u00e9dicaments et les maladies d\u00e9j\u00e0 connues.<\/li>\n<li>En cas de signes d&#8217;implication des nerfs cr\u00e2niens ou de nystagmus verticaux, il faut supposer une cause centrale et entreprendre rapidement des investigations suppl\u00e9mentaires en cons\u00e9quence.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;auteur<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Dr. med. Marcel G\u00e4rtner<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h5 id=\"pratique-du-medecin-de-famille-2013-85-32-36\"><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2013 ; 8(5) : 32-36<\/em><\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les patients souffrant de vertiges s&#8217;adressent souvent en premier lieu \u00e0 leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, ce qui conf\u00e8re aux g\u00e9n\u00e9ralistes une fonction de triage importante. L&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;examen clinique doivent d&#8217;abord&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":33858,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"\u00c9valuation des vertiges dans la pratique","footnotes":""},"category":[11378,11531,11448,11549],"tags":[62357,15030,62343,19727,15599,62348,17070,62353,62336,42660,12738,15033],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-347407","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-formation-continue","category-orl-fr","category-rx-fr","tag-atrophie-systemique","tag-bpls-fr","tag-deficit-vestibulaire","tag-maladie-de-meniere","tag-ms-fr","tag-neuronite-fr","tag-sma-fr","tag-toxique-fr","tag-traumatisme-de-loreille-interne","tag-tronc-cerebral","tag-vertiges","tag-vertiges-positionnels","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 18:03:50","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":347415,"slug":"la-diagnosi-corretta-delle-vertigini-e-facile","post_title":"La diagnosi corretta delle vertigini \u00e8 facile","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-diagnosi-corretta-delle-vertigini-e-facile\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":347374,"slug":"o-diagnostico-correcto-de-vertigens-facilitado","post_title":"O diagn\u00f3stico correcto de vertigens facilitado","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-diagnostico-correcto-de-vertigens-facilitado\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":347384,"slug":"facilitar-el-diagnostico-correcto-de-los-mareos","post_title":"Facilitar el diagn\u00f3stico correcto de los mareos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/facilitar-el-diagnostico-correcto-de-los-mareos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347407","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347407"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347407\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/33858"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347407"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=347407"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347407"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=347407"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}