{"id":347631,"date":"2013-09-10T00:00:00","date_gmt":"2013-09-09T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/rompre-le-cercle-vicieux-2\/"},"modified":"2013-09-10T00:00:00","modified_gmt":"2013-09-09T22:00:00","slug":"rompre-le-cercle-vicieux-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/rompre-le-cercle-vicieux-2\/","title":{"rendered":"Rompre le cercle vicieux"},"content":{"rendered":"<p><strong>Il faut en moyenne sept ans pour envisager une multi-causalit\u00e9 de la douleur chronique et un traitement multimodal appropri\u00e9. Souvent, cela ne se fait pas sur la base de r\u00e9sultats positifs, mais selon la proc\u00e9dure d&#8217;exclusion. Il n&#8217;est pas possible de traiter avec succ\u00e8s un patient souffrant de douleurs chroniques sans que le m\u00e9decin ne se penche intensivement sur le concept subjectif de la maladie du patient.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En Suisse, environ un sixi\u00e8me de la population (16%) et un m\u00e9nage sur trois (32%) sont concern\u00e9s par les douleurs chroniques. Bien que de nombreux progr\u00e8s aient \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies dans la recherche et le traitement de la douleur, il n&#8217;existe gu\u00e8re d&#8217;autre domaine m\u00e9dical o\u00f9 l&#8217;\u00e9cart entre ce qui pourrait \u00eatre atteint par un traitement appropri\u00e9 et ce qui est effectivement obtenu dans le cadre des soins habituels est aussi grand. Cela est d\u00fb \u00e0 divers facteurs, tant du c\u00f4t\u00e9 des patients que du syst\u00e8me m\u00e9dical. Celles-ci, ainsi que les solutions possibles, sont pr\u00e9sent\u00e9es ci-dessous.<\/p>\n<h2 id=\"la-carriere-habituelle-dun-patient-souffrant-de-douleur\">La carri\u00e8re habituelle d&#8217;un patient souffrant de douleur<\/h2>\n<p>De nombreux patients pr\u00e9sentent une conception cart\u00e9sienne de la douleur, selon laquelle seules les stimulations des r\u00e9cepteurs p\u00e9riph\u00e9riques peuvent d\u00e9clencher des sensations douloureuses, l&#8217;intensit\u00e9 du stimulus \u00e9tant alors en corr\u00e9lation 1:1 avec l&#8217;ampleur de la douleur per\u00e7ue. Ils confondent le fait qu&#8217;un tel &#8220;mod\u00e8le en cloche&#8221; est largement valable pour la douleur aigu\u00eb, mais pas pour la douleur chronique.<\/p>\n<p>Les douleurs chroniques qui, par d\u00e9finition, durent au moins trois \u00e0 six mois, ont perdu leur fonction d&#8217;avertissement et de protection. La douleur s&#8217;est dissoci\u00e9e d&#8217;un \u00e9ventuel agent douloureux p\u00e9riph\u00e9rique nociceptif ou neuropathique initialement pr\u00e9sent et d\u00e9veloppe une valeur pathologique propre. Si le m\u00e9decin adh\u00e8re au principe r\u00e9ductionniste et unidimensionnel du stimulus-r\u00e9ponse du patient et r\u00e9pond aux demandes d&#8217;examens et d&#8217;interventions somatiques et chirurgicales qui en d\u00e9coulent, il risque de poursuivre la fixation somatique, voire de provoquer des l\u00e9sions iatrog\u00e8nes. Le fait que le patient re\u00e7oive toujours des informations sur ce dont il ne souffre <strong>pas <\/strong>, mais pas sur <strong>ce dont<\/strong> il souffre, le d\u00e9stabilise encore plus et il est fr\u00e9quent qu&#8217;il change plusieurs fois de m\u00e9decin au sein de diff\u00e9rentes disciplines. Il faut en moyenne sept ans pour envisager une multi-causalit\u00e9 de la douleur chronique et un traitement multimodal appropri\u00e9. La plupart du temps, cela ne se fait pas sur la base de la collecte de r\u00e9sultats positifs &#8211; mais plut\u00f4t selon la proc\u00e9dure d&#8217;exclusion.<\/p>\n<p>En attendant, le patient reste persuad\u00e9 que la douleur ne peut \u00eatre trait\u00e9e que par la suppression de la cause pathog\u00e8ne par voie m\u00e9dicale. Il adopte le r\u00f4le passif du patient, les possibilit\u00e9s d&#8217;action sur la douleur bas\u00e9es sur son propre comportement sont ni\u00e9es. Pour \u00e9viter les douleurs aigu\u00ebs, les mouvements sont encore plus limit\u00e9s, ce qui cr\u00e9e un cercle vicieux de douleur, d&#8217;immobilit\u00e9, de comportement de protection exag\u00e9r\u00e9 (parfois m\u00eame de mordant) et de douleurs encore plus fortes. Le patient douloureux se retire de plus en plus de son quotidien et de son environnement, ce qui entra\u00eene des probl\u00e8mes psychosociaux marqu\u00e9s tels que la perte d&#8217;emploi, les conflits de couple ou l&#8217;isolement social, et donc une aggravation de la douleur.<\/p>\n<h2 id=\"limportance-du-modele-subjectif-de-la-douleur\">L&#8217;importance du mod\u00e8le subjectif de la douleur<\/h2>\n<p>Il est impossible de traiter avec succ\u00e8s un patient souffrant de douleurs chroniques sans que le m\u00e9decin ne s&#8217;int\u00e9resse de pr\u00e8s au concept subjectif de la maladie du patient. On ne peut pas s&#8217;attendre \u00e0 ce qu&#8217;un simple &#8220;plaquage&#8221; d&#8217;un concept m\u00e9dical et scientifique sur ses convictions de longue date puisse fonctionner et \u00e0 ce que le patient suive durablement les recommandations de traitement qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n<p>Les concepts subjectifs de la maladie et les strat\u00e9gies de traitement doivent \u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement revus conjointement par le m\u00e9decin et le patient et, dans la mesure du possible, \u00eatre harmonis\u00e9s avec le mod\u00e8le biopsychosocial de la maladie actuellement en vigueur. La compr\u00e9hension de la douleur des patients, g\u00e9n\u00e9ralement cart\u00e9sienne, peut \u00eatre \u00e9largie et adapt\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de la th\u00e9orie du contr\u00f4le de la porte (bien qu&#8217;elle soit d\u00e9pass\u00e9e dans divers domaines). Cela montre au patient comment la transmission dans la moelle \u00e9pini\u00e8re des impulsions douloureuses g\u00e9n\u00e9r\u00e9es dans les nocicepteurs p\u00e9riph\u00e9riques est inhib\u00e9e \u00e0 la fois par les voies p\u00e9riph\u00e9riques et par les voies descendantes du cerveau, ce qui permet au cerveau d&#8217;influencer de mani\u00e8re d\u00e9cisive la perception p\u00e9riph\u00e9rique de la douleur. Par la suite, un mod\u00e8le plus moderne de la douleur peut \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 au patient \u00e0 l&#8217;aide de ph\u00e9nom\u00e8nes douloureux qui ne peuvent pas \u00eatre expliqu\u00e9s par le principe unidimensionnel du stimulus-r\u00e9ponse (p. ex. douleurs fant\u00f4mes, analg\u00e9sie pendant et peu apr\u00e8s un traumatisme grave, effet placebo, r\u00e9duction de la douleur en cas de distraction).<\/p>\n<p>Bien entendu, ces mesures \u00e9ducatives prennent beaucoup de temps et ne peuvent pas \u00eatre mises en \u0153uvre en sept minutes (c&#8217;est-\u00e0-dire le temps moyen dont dispose un m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste pour un entretien avec un patient). Cependant, \u00e0 long terme, cet &#8220;investissement&#8221; suppl\u00e9mentaire en temps est &#8220;rentabilis\u00e9&#8221; plusieurs fois. Elle am\u00e9liore consid\u00e9rablement la compliance du patient aux autres \u00e9tapes d&#8217;\u00e9valuation et aux recommandations th\u00e9rapeutiques (non) entreprises, et donc le pronostic. Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les patients qui se rendent dans une clinique de la douleur consid\u00e8rent que l&#8217;explication de leur maladie douloureuse par le m\u00e9decin est aussi importante que le traitement de la douleur lui-m\u00eame [1, 2].<\/p>\n<h2 id=\"le-malentendu-somatoforme\">Le malentendu somatoforme<\/h2>\n<p>Tant qu&#8217;il s&#8217;agit de ph\u00e9nom\u00e8nes tels que l&#8217;apparition de la douleur, l&#8217;extension de la douleur et la m\u00e9moire de la douleur, les patients et les m\u00e9decins font g\u00e9n\u00e9ralement preuve d&#8217;une bonne compr\u00e9hension biopsychosociale de la maladie. La douleur est alors consid\u00e9r\u00e9e comme une perception du syst\u00e8me nerveux central et donc comme un processus psychophysique. De m\u00eame, le diagnostic de &#8220;trouble douloureux chronique avec facteurs somatiques et psychiques&#8221; (CIM-10 F45.41) est g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9 sans h\u00e9sitation si l&#8217;on entend par l\u00e0 des probl\u00e8mes psychiques cons\u00e9cutifs \u00e0 des douleurs d&#8217;abord somatiques.<\/p>\n<p>Le diagnostic de &#8220;trouble somatoforme douloureux persistant&#8221; (CIM-10 F45.40), pour lequel les m\u00e9decins jettent parfois par-dessus bord toute compr\u00e9hension biopsychosociale de la maladie et la conception de la douleur comme perception et sensation psychophysique, est cependant source de confusion totale. Ce diagnostic regroupe g\u00e9n\u00e9ralement des patients souffrant de douleurs chez lesquels diverses investigations somatiques en p\u00e9riph\u00e9rie (c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e0 l&#8217;endroit o\u00f9 le patient dit &#8220;ressentir&#8221; la douleur) n&#8217;ont pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de r\u00e9sultats pathologiques et o\u00f9 le patient n&#8217;a pas pu faire \u00e9tat d&#8217;un soulagement de la douleur m\u00eame apr\u00e8s des mesures interventionnelles.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la proc\u00e9dure d&#8217;exclusion, les patients sont ensuite adress\u00e9s \u00e0 des psychiatres pour un traitement psychoth\u00e9rapeutique des douleurs psychog\u00e8nes, \u00e9ventuellement avec la question de l&#8217;exclusion d&#8217;une simulation, en plus du diagnostic susmentionn\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"lunion-du-corps-et-de-la-psyche\">L&#8217;union du corps et de la psych\u00e9<\/h2>\n<p>Auparavant, la douleur \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme organique lorsque des modifications pathologiques pouvaient \u00eatre mises en \u00e9vidence, par exemple par radiologie ou par microscopie. En l&#8217;absence de modifications structurelles visibles, on parlait de douleurs psychosomatiques ou psychog\u00e8nes. Gr\u00e2ce \u00e0 de nouvelles m\u00e9thodes telles que l&#8217;imagerie fonctionnelle, la fronti\u00e8re entre l'&#8221;organique&#8221; et le &#8220;psychique&#8221; s&#8217;est consid\u00e9rablement d\u00e9plac\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es, quand elle n&#8217;a pas d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 totalement abolie. Ainsi, chez les patients souffrant de troubles somatoformes douloureux, des mod\u00e8les c\u00e9r\u00e9braux de r\u00e9action et de traitement de la douleur nettement modifi\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence en l&#8217;absence totale de corr\u00e9lats p\u00e9riph\u00e9riques explicatifs [3]. Ces patients pr\u00e9sentent une hyperalg\u00e9sie c\u00e9r\u00e9brale dans le cadre de laquelle la tension de leur propre tonus musculaire est d\u00e9j\u00e0 per\u00e7ue comme une douleur. Il faut partir du principe qu&#8217;il existe une matrice centrale plastique de la douleur, dont l&#8217;activit\u00e9 varie en fonction de la pr\u00e9disposition individuelle et des exp\u00e9riences ant\u00e9rieures [4, 5].<\/p>\n<h2 id=\"le-traitement-multimodal-de-la-douleur\">Le traitement multimodal de la douleur<\/h2>\n<p>Conform\u00e9ment au mod\u00e8le biopsychosocial, l&#8217;apparition, l&#8217;\u00e9volution et le pronostic de la douleur chronique d\u00e9pendent d&#8217;interactions physiques, psychiques et sociales. En raison de cette complexit\u00e9 de la maladie douloureuse, un traitement multimodal et holistique est la forme de th\u00e9rapie la plus efficace et la plus prometteuse. L&#8217;int\u00e9gration de diff\u00e9rentes disciplines au sein d&#8217;une \u00e9quipe interdisciplinaire permet un traitement optimal avec des plans de traitement personnalis\u00e9s. Le traitement peut se faire en ambulatoire, en semi-hospitalisation ou en hospitalisation compl\u00e8te.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9ventail des prestations du traitement multimodal stationnaire de la douleur du domaine de comp\u00e9tence de la m\u00e9decine psychosomatique de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele de Berne est pr\u00e9sent\u00e9 ci-dessous \u00e0 titre d&#8217;exemple :<\/p>\n<ul>\n<li>Traitement interdisciplinaire par des sp\u00e9cialistes de la m\u00e9decine interne, de la psychiatrie, de l&#8217;anesth\u00e9sie et de l&#8217;orthop\u00e9die ; individuellement, en cas d&#8217;indication, \u00e9galement d&#8217;autres sp\u00e9cialit\u00e9s telles que la rhumatologie,&nbsp; l&#8217;urologie, la psychologie, la physioth\u00e9rapie, l&#8217;ergoth\u00e9rapie et le travail social.<\/li>\n<li>Th\u00e9rapies m\u00e9dicamenteuses (y compris les ajustements fr\u00e9quents, les changements et l&#8217;arr\u00eat des m\u00e9dicaments non indiqu\u00e9s)<\/li>\n<li>Th\u00e9rapies interventionnelles telles que les blocs nerveux avec des anesth\u00e9siques locaux<\/li>\n<li>TENS (stimulation nerveuse \u00e9lectrique transcutan\u00e9e)<\/li>\n<li>R\u00e9troaction biologique<\/li>\n<li>Journal de la douleur<\/li>\n<li>Th\u00e9rapies psychoth\u00e9rapeutiques individuelles et de groupe, en particulier pour l&#8217;apprentissage de strat\u00e9gies de gestion de la douleur, du stress et de la maladie.<\/li>\n<li>Entretiens r\u00e9guliers du syst\u00e8me avec les proches et l&#8217;employeur du patient<\/li>\n<li>Th\u00e9rapies de physioth\u00e9rapie individuelles et de groupe : Th\u00e9rapie par miroir, marche nordique, d\u00e9couverte du corps et du mouvement, entra\u00eenement d&#8217;endurance, de coordination et de musculation<\/li>\n<li>Th\u00e9rapies de relaxation (relaxation musculaire progressive, th\u00e9rapie respiratoire, pleine conscience, th\u00e9rapie de prise de conscience corporelle de base, etc.)<\/li>\n<li>Ergoth\u00e9rapie<\/li>\n<li>Conseil social pour aider \u00e0 r\u00e9soudre les probl\u00e8mes professionnels et sociaux.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;\u00e9diteur<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Dr. med. Georgios Kokinogenis<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2013 ; 11(3) : 14-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut en moyenne sept ans pour envisager une multi-causalit\u00e9 de la douleur chronique et un traitement multimodal appropri\u00e9. 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