{"id":347684,"date":"2013-09-10T00:00:00","date_gmt":"2013-09-09T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quand-manger-devient-un-probleme\/"},"modified":"2023-01-19T00:53:39","modified_gmt":"2023-01-18T23:53:39","slug":"quand-manger-devient-un-probleme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quand-manger-devient-un-probleme\/","title":{"rendered":"Quand manger devient un probl\u00e8me"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;insatisfaction vis-\u00e0-vis de son apparence et les comportements di\u00e9t\u00e9tiques, associ\u00e9s \u00e0 des troubles de l&#8217;estime de soi, de la r\u00e9gulation des \u00e9motions et des probl\u00e8mes relationnels, peuvent favoriser l&#8217;apparition de troubles alimentaires \u00e0 des moments critiques de la vie. Des \u00e9tudes r\u00e9centes indiquent une augmentation de la fr\u00e9quence des troubles de l&#8217;alimentation d&#8217;origine psychologique. La CIM-10 distingue l&#8217;anorexie (AN) et la boulimie nerveuse (BN), le trouble de l&#8217;hyperphagie boulimique et les troubles alimentaires non sp\u00e9cifi\u00e9s. Un diagnostic pr\u00e9coce est n\u00e9cessaire compte tenu des risques. Un traitement suffisant comprend une psycho\u00e9ducation, des \u00e9l\u00e9ments ax\u00e9s sur les troubles et le traitement des conflits de fond, tout en respectant la motivation th\u00e9rapeutique. Dans ce contexte, une collaboration inclusive de toutes les parties prenantes est indispensable.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les troubles alimentaires touchent plus de femmes que d&#8217;hommes et sont plus fr\u00e9quents dans les pays industrialis\u00e9s d\u00e9velopp\u00e9s que dans les pays en d\u00e9veloppement. Une \u00e9tude command\u00e9e par l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique suisse a montr\u00e9 que les pr\u00e9valences \u00e0 vie de l&#8217;anorexie mentale (AN) et de la boulimie mentale (BN) \u00e9taient comparables \u00e0 celles des \u00e9tudes internationales, soit 1,2% et 2,4% chez les femmes et 0,2% et 0,9% chez les hommes [1]. Les groupes \u00e0 risque comprennent les sportifs pratiquant des sports \u00e0 dominante esth\u00e9tique ou d&#8217;endurance et les patients atteints de diab\u00e8te sucr\u00e9 de type I en rapport avec le BN. Les troubles alimentaires commencent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 l&#8217;adolescence, avec un pic d&#8217;apparition vers 16 ans pour les AN et vers 18-19 ans pour les BN. La mortalit\u00e9 \u00e0 10 ans, d&#8217;environ 5% (suicides, infections, complications cardiovasculaires), est plus de dix fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle de la population g\u00e9n\u00e9rale. L&#8217;\u00e9volution \u00e0 long terme est globalement plus favorable dans le cas du BN que dans celui de l&#8217;AN, avec souvent la persistance d&#8217;attitudes typiques des troubles alimentaires et d&#8217;un comportement alimentaire anormal.<\/p>\n<h2 id=\"tableaux-des-troubles\">Tableaux des troubles<\/h2>\n<p>L&#8217;anorexie et la boulimie ont en commun une peur manifeste d&#8217;\u00eatre trop gros et une aspiration marqu\u00e9e \u00e0 la &#8220;minceur&#8221;.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;<strong>anorexie mentale<\/strong>, le poids corporel est inf\u00e9rieur de 15% au poids attendu pour le sexe, la taille et l&#8217;\u00e2ge (adulte IMC &lt;17,5 <sup>kg\/m2<\/sup>). La perte de poids est auto-induite et maintenue en limitant la quantit\u00e9 de nourriture, en \u00e9vitant les aliments hautement caloriques et en prenant d&#8217;autres mesures comme une activit\u00e9 sportive excessive. La malnutrition et les carences alimentaires entra\u00eenent une perturbation endocrinienne, notamment de l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. On distingue la forme restrictive et la forme boulimique de l&#8217;AN, qui se caract\u00e9rise par des crises de boulimie suivies de mesures de contre-r\u00e9gulation.<\/p>\n<p>La <strong>boulimie nerveuse<\/strong> se caract\u00e9rise par une pr\u00e9occupation constante pour la nourriture et une envie irr\u00e9sistible de manger, qui se traduit par des crises de boulimie v\u00e9cues comme incontr\u00f4lables. Il s&#8217;agit de consommer des quantit\u00e9s excessives d&#8217;aliments en un laps de temps tr\u00e8s court. En raison de la crainte de prendre du poids, les patients s&#8217;y opposent par des vomissements auto-induits, un comportement alimentaire restrictif, un abus de m\u00e9dicaments et une pratique sportive excessive. L&#8217;estime de soi d\u00e9pend dans une large mesure de l&#8217;image corporelle.<\/p>\n<h2 id=\"detection-precoce-et-diagnostic-psychiatrique\">D\u00e9tection pr\u00e9coce et diagnostic psychiatrique<\/h2>\n<p>La d\u00e9tection pr\u00e9coce d&#8217;un trouble alimentaire est essentielle pour la r\u00e9ussite du traitement ult\u00e9rieur. Outre la d\u00e9termination de la taille et du poids, des questions de d\u00e9pistage telles que<\/p>\n<ul>\n<li>\u00cates-vous satisfait de vos habitudes alimentaires ?<\/li>\n<li>Vous vous inqui\u00e9tez pour votre poids ou votre alimentation ?<\/li>\n<li>Votre poids affecte-t-il votre estime de soi ?<\/li>\n<li>Votre silhouette vous pr\u00e9occupe-t-elle ?<\/li>\n<li>Vous mangez en cachette ?<\/li>\n<li>Vomissez-vous lorsque vous vous sentez d\u00e9sagr\u00e9ablement plein ?<\/li>\n<li>Vous vous inqui\u00e9tez parce que parfois vous ne pouvez pas vous arr\u00eater de manger ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le diagnostic d&#8217;un trouble alimentaire n\u00e9cessitant un traitement doit \u00eatre pos\u00e9 conform\u00e9ment aux crit\u00e8res de la CIM-10<strong> (tableaux&nbsp;1 et 2)<\/strong>, ou du DSM-IV.<\/p>\n<p>Pour une saisie plus approfondie de la psychopathologie sp\u00e9cifique, il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser des guides d&#8217;entretien structur\u00e9s, par exemple l&#8217;Eating-Disorder-Examination [2] ou l&#8217;Eating-Disorder-Inventory [3].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1512\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab1_2013_3.png-23d1ff_239.jpg\" style=\"height:472px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"649\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab1_2013_3.png-23d1ff_239.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab1_2013_3.png-23d1ff_239-800x472.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab1_2013_3.png-23d1ff_239-120x71.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab1_2013_3.png-23d1ff_239-90x53.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab1_2013_3.png-23d1ff_239-320x189.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab1_2013_3.png-23d1ff_239-560x330.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1513 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab2_2013_2.png-d107a1_240.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/695;height:505px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"695\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab2_2013_2.png-d107a1_240.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab2_2013_2.png-d107a1_240-800x505.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab2_2013_2.png-d107a1_240-120x76.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab2_2013_2.png-d107a1_240-90x57.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab2_2013_2.png-d107a1_240-320x202.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab2_2013_2.png-d107a1_240-560x354.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-differentiel-et-comorbidite\">Diagnostic diff\u00e9rentiel et comorbidit\u00e9<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes des troubles alimentaires, tels que la perte de poids et les habitudes alimentaires anormales, peuvent \u00e9galement appara\u00eetre dans le cadre d&#8217;autres maladies psychiatriques, comme les troubles affectifs, la schizophr\u00e9nie ou les troubles obsessionnels compulsifs. Dans de tels cas, la perte de poids est involontaire. De m\u00eame, la perturbation du sch\u00e9ma corporel et l&#8217;importance de la silhouette et du poids pour l&#8217;estime de soi sont absentes.<\/p>\n<p>Les comorbidit\u00e9s de l&#8217;AN et du BN comprennent souvent des troubles affectifs, des troubles anxieux et obsessionnels, l&#8217;abus de substances ainsi que des troubles de la personnalit\u00e9 de type borderline, anxieux-\u00e9vitant et obsessionnel-compulsif, qui influencent l&#8217;apparition et l&#8217;\u00e9volution de ces troubles.<\/p>\n<h2 id=\"complications-medicales-et-diagnostic\">Complications m\u00e9dicales et diagnostic<\/h2>\n<p>La malnutrition et les carences alimentaires persistantes, les crises de boulimie et les vomissements entra\u00eenent de nombreuses s\u00e9quelles physiques <strong>(tableau 3)<\/strong>. Afin d&#8217;identifier \u00e0 temps le risque vital et les \u00e9ventuelles complications et d&#8217;exclure les causes physiques, un diagnostic m\u00e9dical complet doit \u00eatre effectu\u00e9 au d\u00e9but <strong>(tableau 4)<\/strong>.<\/p>\n<p>Un poids avec un IMC inf\u00e9rieur \u00e0 13 <sup>kg\/m2<\/sup>, ou une perte de poids rapide de plus de 30% du poids initial en trois mois, est consid\u00e9r\u00e9 comme un indicateur de risque majeur.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1514 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab3_2013_3.png-432571_241.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/706;height:513px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"706\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab3_2013_3.png-432571_241.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab3_2013_3.png-432571_241-800x513.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab3_2013_3.png-432571_241-120x77.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab3_2013_3.png-432571_241-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab3_2013_3.png-432571_241-320x205.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab3_2013_3.png-432571_241-560x359.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1515 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab.4_2013_3.png-7873e8_242.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/574;height:417px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"574\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab.4_2013_3.png-7873e8_242.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab.4_2013_3.png-7873e8_242-800x417.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab.4_2013_3.png-7873e8_242-120x63.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab.4_2013_3.png-7873e8_242-90x47.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab.4_2013_3.png-7873e8_242-320x167.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Tab.4_2013_3.png-7873e8_242-560x292.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"facteurs-de-risque-et-modeles-de-troubles\">Facteurs de risque et mod\u00e8les de troubles<\/h2>\n<p>L&#8217;apparition et le maintien des troubles alimentaires s&#8217;expliquent de mani\u00e8re multifactorielle. Le mod\u00e8le transdiagnostique de Fairburn [4] <strong>(figure 1)<\/strong> en donne un r\u00e9sum\u00e9. Les principaux facteurs de risque sont l&#8217;id\u00e9al de minceur impos\u00e9 par la culture, l&#8217;insatisfaction vis-\u00e0-vis de son apparence et de sa silhouette et les r\u00e9gimes.<\/p>\n<p>L&#8217;attractivit\u00e9 physique constitue une source essentielle d&#8217;estime de soi pour les femmes. Pendant le d\u00e9veloppement d&#8217;une identit\u00e9 propre \u00e0 l&#8217;adolescence, la minceur peut devenir une source exclusive d&#8217;estime de soi pour certaines femmes.<\/p>\n<p>Une conception n\u00e9gative de l&#8217;estime de soi, tout comme une recherche perfectionniste de la performance, est un facteur de risque bien \u00e9tabli. Des difficult\u00e9s dans la r\u00e9gulation des \u00e9motions peuvent contribuer \u00e0 un trouble alimentaire et \u00eatre compens\u00e9es par celui-ci, soit en \u00e9vitant les \u00e9motions d\u00e9sagr\u00e9ables lorsque le poids est faible, soit en les g\u00e9rant par des crises de boulimie.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1516 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Abb1_2013_3.jpg-b926b8_243.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/928;height:675px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"928\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Abb1_2013_3.jpg-b926b8_243.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Abb1_2013_3.jpg-b926b8_243-800x675.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Abb1_2013_3.jpg-b926b8_243-120x101.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Abb1_2013_3.jpg-b926b8_243-90x76.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Abb1_2013_3.jpg-b926b8_243-320x270.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Abb1_2013_3.jpg-b926b8_243-560x472.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Au niveau individuel, les exp\u00e9riences d&#8217;apprentissage (par exemple, les troubles de l&#8217;alimentation dans la petite enfance), les facteurs biologiques, un trouble du sch\u00e9ma corporel et des particularit\u00e9s cognitives sont consid\u00e9r\u00e9s comme des facteurs de risque. Il d\u00e9crit un style de pens\u00e9e pr\u00e9existant et persistant, caract\u00e9ris\u00e9 par une obsession du d\u00e9tail, une rigidit\u00e9 et une faible flexibilit\u00e9.<br \/>\nLe comportement li\u00e9 \u00e0 l&#8217;alimentation repose sur des sch\u00e9mas de pens\u00e9e irrationnels sous forme d&#8217;abstraction s\u00e9lective, de g\u00e9n\u00e9ralisation, d&#8217;exag\u00e9ration et de pens\u00e9e magique. Enfin, certains mod\u00e8les de relations familiales (enchev\u00eatrement, rigidit\u00e9, surprotection, \u00e9vitement des conflits et formation de coalitions changeantes) sont discut\u00e9s en relation avec les troubles alimentaires.<\/p>\n<p>Le d\u00e9but d&#8217;un AN ou d&#8217;un BN est souvent pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&#8217;\u00e9v\u00e9nements externes (par exemple, une s\u00e9paration ou une perte, la peur de ne pas \u00eatre \u00e0 la hauteur, une maladie physique, des remarques critiques de proches, des objectifs sportifs) qui impliquent des efforts d&#8217;adaptation que la personne concern\u00e9e ne se sent pas capable de faire \u00e0 ce moment-l\u00e0.<\/p>\n<p>Les modifications du comportement alimentaire chez les AN et les BN entra\u00eenent des changements psychologiques et physiques importants qui, \u00e0 leur tour, contribuent au maintien d&#8217;une alimentation saine.<\/p>\n<p>de la perturbation. Des \u00e9tudes men\u00e9es sur des sujets soumis \u00e0 un r\u00e9gime alimentaire ont montr\u00e9 que la malnutrition \u00e0 elle seule entra\u00eenait une forte pr\u00e9occupation pour la nourriture et un rapport bizarre \u00e0 la nourriture. Les r\u00e9actions physiologiques dues \u00e0 la malnutrition renforcent la sensation de fringale&nbsp; et d\u00e9clenchent ainsi davantage de crises de boulimie. Cela renforce chez les patients souffrant de troubles alimentaires la peur de prendre du poids et le comportement alimentaire restrictif qui en r\u00e9sulte. Sur le plan psychologique, une humeur d\u00e9pressive et une irritabilit\u00e9 se d\u00e9veloppent avec le temps, ainsi que des troubles cognitifs. En raison d&#8217;un comportement alimentaire anormal et d&#8217;un sentiment de honte prononc\u00e9, les personnes concern\u00e9es se retirent socialement et limitent leurs autres int\u00e9r\u00eats, de sorte que les exp\u00e9riences favorisant l&#8217;estime de soi font d\u00e9faut et renforcent la tentative de stabiliser l&#8217;estime de soi par le contr\u00f4le de la silhouette et de l&#8217;apparence.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-lanorexie-et-de-la-boulimie-nerveuse\">Traitement de l&#8217;anorexie et de la boulimie nerveuse<\/h2>\n<p>Pour traiter les troubles alimentaires, l&#8217;efficacit\u00e9 de diff\u00e9rentes m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes : la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, la th\u00e9rapie familiale, les m\u00e9thodes d&#8217;orientation psychodynamique, la psychoth\u00e9rapie interpersonnelle et la th\u00e9rapie comportementale dialectique. En raison de la petite taille des \u00e9chantillons, du taux \u00e9lev\u00e9 d&#8217;abandon, de l&#8217;exclusion des patients pr\u00e9sentant une insuffisance pond\u00e9rale prononc\u00e9e et de l&#8217;absence d&#8217;\u00e9tudes comparatives, il n&#8217;est actuellement pas possible de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation claire. Cependant, une approche ax\u00e9e sur les troubles s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 une approche non sp\u00e9cifique. Les recommandations suivantes s&#8217;appuient essentiellement sur les lignes directrices S3 pour le diagnostic et le traitement des troubles alimentaires [5].<\/p>\n<h2 id=\"motivation-et-relation-therapeutique\">Motivation et relation th\u00e9rapeutique<\/h2>\n<p>Les patients sont g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s ambivalents vis-\u00e0-vis des changements th\u00e9rapeutiques, en raison de l&#8217;\u00e9chec des traitements pr\u00e9c\u00e9dents, de la fiert\u00e9 de leur discipline, de la nature identitaire du trouble alimentaire et des sentiments de honte et de peur. Cela n\u00e9cessite un soutien permanent de la motivation th\u00e9rapeutique. Il est utile d&#8217;\u00e9tablir ensemble un mod\u00e8le de trouble individuel et de discuter ouvertement et sans jugement des chances et des risques d&#8217;une th\u00e9rapie sur la base d&#8217;informations d\u00e9taill\u00e9es. Dans la relation th\u00e9rapeutique, il faut trouver un \u00e9quilibre entre la compr\u00e9hension empathique d&#8217;une part et la fixation de limites ou de cons\u00e9quences d&#8217;autre part. L&#8217;objectif est de coop\u00e9rer avec le patient dans le cadre d&#8217;un plan de traitement commun. Les ressources intellectuelles et cr\u00e9atives existantes doivent \u00eatre valoris\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"elements-de-traitement\">\u00c9l\u00e9ments de traitement<\/h2>\n<p>Le traitement des troubles alimentaires doit inclure des \u00e9l\u00e9ments psycho-\u00e9ducatifs et des \u00e9l\u00e9ments ax\u00e9s sur les troubles. Afin d&#8217;obtenir une r\u00e9gression rapide des s\u00e9quelles somatiques et psychologiques, on vise \u00e0 court terme une normalisation aussi rapide que possible du poids dans le cas de l&#8217;AN et du comportement alimentaire dans le cas du BN. La th\u00e9rapie par l&#8217;image corporelle s&#8217;attaque \u00e0 la perception d\u00e9form\u00e9e de son propre corps, aux \u00e9motions et cognitions n\u00e9gatives li\u00e9es au corps concernant la silhouette, l&#8217;apparence et le poids, ainsi qu&#8217;aux comportements d&#8217;\u00e9vitement et de contr\u00f4le dysfonctionnels li\u00e9s au corps, qui ont une influence d\u00e9favorable sur le pronostic du trouble alimentaire. A long terme, le traitement des probl\u00e8mes sous-jacents est essentiel pour un traitement efficace. Il s&#8217;agit notamment d&#8217;une faible estime de soi, d&#8217;une recherche de performance perfectionniste, d&#8217;un besoin d&#8217;autonomie, d&#8217;un manque d&#8217;ind\u00e9pendance, de probl\u00e8mes de d\u00e9tachement du foyer parental et de relations avec les autres, ainsi que de troubles de la r\u00e9gulation des \u00e9motions. Les patients sont aid\u00e9s \u00e0 rattraper les \u00e9tapes de d\u00e9veloppement manquantes afin de parvenir \u00e0 une int\u00e9gration sociale.<\/p>\n<p>La famille doit \u00eatre impliqu\u00e9e dans le traitement, en particulier chez les enfants et les adolescents, et les partenaires chez les adultes, afin d&#8217;apporter une aide concr\u00e8te dans la gestion du comportement alimentaire perturb\u00e9 et de clarifier et traiter les aspects fonctionnels.<\/p>\n<h2 id=\"setting-de-traitement\">Setting de traitement<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudes actuelles ne permettent pas de d\u00e9gager des crit\u00e8res clairs pour le choix pr\u00e9f\u00e9rentiel d&#8217;un setting de traitement. En principe, il convient d&#8217;abord d&#8217;envisager un traitement ambulatoire. Pour les patients pr\u00e9sentant une insuffisance pond\u00e9rale prononc\u00e9e (IMC &lt;15 kg\/m2) ou une perte de poids rapide de plus de 30% du poids initial au cours des six derniers mois, il est pr\u00e9f\u00e9rable de les hospitaliser. Pendant celle-ci, il convient de viser autant que possible une restauration compl\u00e8te du poids afin de minimiser le risque d&#8217;une nouvelle perte de poids. Les autres crit\u00e8res d&#8217;indication d&#8217;une hospitalisation sont les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Changement insuffisant dans un cadre ambulatoire ou semi-stationnaire<\/li>\n<li>Absence de traitement ambulatoire \u00e0 proximit\u00e9 du domicile<\/li>\n<li>Comorbidit\u00e9 psychique ou physique prononc\u00e9e, tendances suicidaires<\/li>\n<li>gravit\u00e9 de la maladie (habituation marqu\u00e9e, comportement alimentaire chaotique)<\/li>\n<li>Conflits importants dans l&#8217;environnement social et familial.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"anorexie-mentale\">Anorexie mentale<\/h2>\n<p>Les \u00e9tudes sur le traitement de l&#8217;AN montrent un niveau de preuve mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 faible concernant la prise de poids.<\/p>\n<p>Dans le traitement de l&#8217;AN, il faut tenir compte du fait que le processus de gu\u00e9rison s&#8217;\u00e9tend g\u00e9n\u00e9ralement sur une longue p\u00e9riode et comprend plusieurs \u00e9pisodes de traitement. Cela n\u00e9cessite une collaboration int\u00e9grative de tous les intervenants dans le cadre d&#8217;un plan de traitement global.<\/p>\n<p>Le traitement doit \u00eatre adapt\u00e9 au statut du patient. Au d\u00e9but, il est n\u00e9cessaire d&#8217;avoir une structure claire et de se concentrer sur le poids et la nourriture. Ce n&#8217;est que lorsque le poids et la capacit\u00e9 de concentration n\u00e9cessaires sont suffisants que les sujets \u00e9motionnellement importants peuvent \u00eatre abord\u00e9s. Pour les \u00e9volutions chroniques de plus de sept ans, il est recommand\u00e9 de mettre l&#8217;accent sur la minimisation des complications psychiques et somatiques et sur l&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie g\u00e9n\u00e9rale.<br \/>\nL&#8217;objectif principal est de normaliser le poids, en visant un objectif de poids avec un IMC d&#8217;au moins 18,5 kg\/m2. Dans le cadre hospitalier, des prises de poids hebdomadaires de 500 \u00e0 1000 g sont recommand\u00e9es, et dans le cadre ambulatoire, de 200 \u00e0 500&nbsp;g. Les quantit\u00e9s de nourriture sont bas\u00e9es sur l&#8217;\u00e9volution du poids. Pour ce faire, les patients doivent \u00eatre pes\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement le matin, en tenue l\u00e9g\u00e8re. En ce qui concerne la composition des aliments, les recommandations habituelles de la soci\u00e9t\u00e9 de nutrition s&#8217;appliquent. Les aliments \u00e9vit\u00e9s doivent \u00eatre r\u00e9introduits progressivement dans le r\u00e9gime alimentaire.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, il peut y avoir une nette tendance \u00e0 l&#8217;\u0153d\u00e8me dans le cadre d&#8217;un pseudo-syndrome de Bartter, ce qui implique une prise de poids sans modification substantielle de la masse corporelle. Chez les patients pr\u00e9sentant des \u00e9tats de faim prolong\u00e9s, la reprise de l&#8217;alimentation peut entra\u00eener une hypophosphat\u00e9mie (&lt;2,5 mg\/dl) avec un risque de syndrome de r\u00e9alimentation potentiellement mortel (my\u00e9lose, insuffisance cardiaque, troubles du rythme, troubles de la conscience), ce qui n\u00e9cessite des contr\u00f4les r\u00e9guliers et, si n\u00e9cessaire, une substitution orale. Une alimentation buvable suppl\u00e9mentaire peut \u00eatre envisag\u00e9e au d\u00e9but. L&#8217;alimentation par sonde ne doit \u00eatre utilis\u00e9e que dans des cas individuels critiques et \u00e0 court terme, afin d&#8217;atteindre un \u00e9tat nutritionnel suffisant.<\/p>\n<p>Pour la phase de prise de poids, des contrats th\u00e9rapeutiques sont conclus avec les patients, dans lesquels des accords clairs sont \u00e9tablis concernant la prise de poids requise et les cons\u00e9quences si elle est atteinte ou non, dans le sens d&#8217;une gestion de contingence.<\/p>\n<p>Les psychotropes n&#8217;ont pas d&#8217;effet d\u00e9montr\u00e9 sur la prise de poids, mais en cas de tournoiement constant des pens\u00e9es ou d&#8217;hyperactivit\u00e9 marqu\u00e9e, l&#8217;administration temporaire de neuroleptiques \u00e0 faible dose peut \u00eatre envisag\u00e9e. Les antid\u00e9presseurs peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en cas d&#8217;humeur d\u00e9pressive persistante.<\/p>\n<h2 id=\"boulimie-nerveuse\">Boulimie nerveuse<\/h2>\n<p>Les patients atteints de BN ont souvent des ant\u00e9c\u00e9dents biographiques de n\u00e9gligence \u00e9motionnelle, d&#8217;exp\u00e9riences de violence physique et sexuelle, de mod\u00e8les de communication familiale probl\u00e9matiques, ainsi qu&#8217;une charge familiale de troubles psychiatriques. Le trouble alimentaire fait g\u00e9n\u00e9ralement partie d&#8217;un ensemble de troubles psychiatriques complexes, ce qui doit \u00eatre pris en compte dans la planification du traitement.<\/p>\n<p>L&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques est jug\u00e9e bonne en ce qui concerne la r\u00e9duction des crises de boulimie, des vomissements, de l&#8217;abus de laxatifs et de la d\u00e9pressivit\u00e9. Les effets sont moyens en ce qui concerne la recherche de la minceur et l&#8217;insatisfaction de la silhouette et de l&#8217;apparence.<\/p>\n<p>Les approches d&#8217;auto-assistance, g\u00e9n\u00e9ralement bas\u00e9es sur des th\u00e9rapies cognitivo-comportementales, constituent une autre alternative dans le sens d&#8217;une approche de soins progressifs, avec des effets certes moins importants mais clairement d\u00e9montrables.<\/p>\n<p>L&#8217;objectif premier du traitement du BN est de modifier le comportement alimentaire contr\u00f4l\u00e9 entre les crises de boulimie de mani\u00e8re \u00e0 \u00e9viter les \u00e9tats de privation physiologiques et psychologiques qui favorisent la survenue de crises de boulimie. Une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e, bas\u00e9e sur les besoins personnels, est progressivement mise en place avec les patients. Ils sont guid\u00e9s par des m\u00e9thodes d&#8217;auto-observation (protocoles alimentaires) pour identifier les d\u00e9clencheurs psychologiques et psychosociaux des crises de boulimie et les mesures de contre-r\u00e9gulation, et apprennent des strat\u00e9gies de gestion alternatives pour faire face aux \u00e9motions d\u00e9sagr\u00e9ables. En compl\u00e9ment, des expositions sont r\u00e9alis\u00e9es sur les aliments qui d\u00e9clenchaient auparavant des crises de boulimie.<\/p>\n<p>Sur le plan pharmacoth\u00e9rapeutique, l&#8217;administration d&#8217;inhibiteurs de la recapture de la s\u00e9rotonine peut \u00eatre envisag\u00e9e, en particulier sur fond d&#8217;humeur d\u00e9pressive et d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 fr\u00e9quentes, mais on ne peut s&#8217;attendre qu&#8217;\u00e0 un faible effet sur la symptomatologie de base avec une l\u00e9g\u00e8re r\u00e9duction des crises de boulimie. En Suisse, seule la fluox\u00e9tine est autoris\u00e9e pour cette indication, avec une dose recommand\u00e9e de 60 mg\/jour. Un essai de traitement doit \u00eatre effectu\u00e9 pendant au moins quatre semaines et poursuivi pendant 9 \u00e0 12 mois en cas de bonne r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Schnyder U, et al. : Pr\u00e9valence des troubles alimentaires en Suisse. Sur mandat de l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP). 2012. n\u00b0 de contrat 09.006170\/204.001\/-675 et 10.005736\/204.0001\/-782.<\/li>\n<li>Hilbert A, et al. : Eating Disorder Examination : version allemande de l&#8217;entretien structur\u00e9 sur les troubles alimentaires. Diagnostica 2004. 50 : 98-106.<\/li>\n<li>Paul T, Thiel A. : EDI-2. Inventaire des troubles de l&#8217;alimentation-2. G\u00f6ttingen Hogrefe, 2004.<\/li>\n<li>Fairburn CG. : Th\u00e9rapie cognitivo-comportementale et troubles alimentaires. Schattauer Verlag, 2011.<\/li>\n<li>Soci\u00e9t\u00e9 allemande de m\u00e9decine psychosomatique et de psychoth\u00e9rapie. Coll\u00e8ge allemand de m\u00e9decine psychosomatique Lignes directrices pour le diagnostic et le traitement des troubles alimentaires. 2010 www.awmf.org\/uploads\/tx_szleitlinien\/051-026l_S3_Diagnostik_Therapie_Essst\u00f6rungen.pdf.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;insatisfaction vis-\u00e0-vis de son apparence et les comportements di\u00e9t\u00e9tiques, associ\u00e9s \u00e0 des troubles de l&#8217;estime de soi, de la r\u00e9gulation des \u00e9motions et des probl\u00e8mes relationnels, peuvent favoriser l&#8217;apparition de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":32868,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Diagnostic et traitement de l'anorexie et de la boulimie nerveuse","footnotes":""},"category":[11531,11410,11489,11549],"tags":[62111,63617,23294,18418,63620,36097,63633,33267,12104,19646,63629,63638,41270,63623,63645,63631,63636,15335,63626,47437,31198],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-347684","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-nutrition-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-alimentation-fr-2","tag-anorexie-fr-3","tag-anorexie-mentale","tag-bmi-fr","tag-boulimie-nerveuse","tag-comportement-alimentaire","tag-crises-de-boulimie","tag-criteres-de-diagnostic","tag-detection-precoce","tag-erbrechen-fr","tag-estime-de-soi","tag-fairburn-fr","tag-femmes","tag-groupes-a-risque","tag-les-sequelles-physiques","tag-malnutrition-et-carences-alimentaires","tag-modele-transdiagnostique","tag-poids","tag-sexe-fr","tag-taille","tag-troubles-alimentaires","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-24 14:28:33","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":347700,"slug":"quando-il-cibo-diventa-un-problema","post_title":"Quando il cibo diventa un problema","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/quando-il-cibo-diventa-un-problema\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":347650,"slug":"quando-os-alimentos-se-tornam-um-problema","post_title":"Quando os alimentos se tornam um problema","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/quando-os-alimentos-se-tornam-um-problema\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":347665,"slug":"cuando-la-comida-se-convierte-en-un-problema","post_title":"Cuando la comida se convierte en un problema","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/cuando-la-comida-se-convierte-en-un-problema\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347684","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347684"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347684\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":347697,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347684\/revisions\/347697"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/32868"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347684"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=347684"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347684"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=347684"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}