{"id":347806,"date":"2013-03-15T00:00:00","date_gmt":"2013-03-14T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quand-le-coeur-faiblit-avec-lage\/"},"modified":"2013-03-15T00:00:00","modified_gmt":"2013-03-14T23:00:00","slug":"quand-le-coeur-faiblit-avec-lage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quand-le-coeur-faiblit-avec-lage\/","title":{"rendered":"Quand le c\u0153ur faiblit avec l&#8217;\u00e2ge"},"content":{"rendered":"<p><strong>Avec l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;incidence de l&#8217;insuffisance cardiaque et l&#8217;importance du dysfonctionnement diastolique augmentent toutes deux. Les sympt\u00f4mes sont souvent peu sp\u00e9cifiques chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Le diagnostic n&#8217;est pas diff\u00e9rent de celui des patients plus jeunes. Il n&#8217;existe actuellement aucune \u00e9tude sur les patients g\u00e9riatriques multimorbides qui permettrait d&#8217;\u00e9tablir un traitement bas\u00e9 sur des preuves. Il y a un besoin urgent de rattrapage dans ce domaine. N\u00e9anmoins, les inhibiteurs de l&#8217;ECA, les antagonistes de l&#8217;AT-II, les \u03b2-bloqueurs, les antagonistes de l&#8217;aldost\u00e9rone, les diur\u00e9tiques et les glycosides digitaliques doivent \u00eatre utilis\u00e9s m\u00eame chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Les proc\u00e9dures interventionnelles et chirurgicales ne doivent plus \u00eatre exclues chez les patients de plus de 75 ans. L&#8217;\u00e9valuation des b\u00e9n\u00e9fices et des risques doit \u00eatre faite au cas par cas.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;incidence de l&#8217;insuffisance cardiaque augmente avec l&#8217;\u00e2ge. Chez les moins de&nbsp; 70 ans, la pr\u00e9valence est de 2-3%. Elle passe \u00e0 10-20% chez les personnes \u00e2g\u00e9es de 70 \u00e0 80 ans. Les hommes sont plus susceptibles d&#8217;\u00eatre touch\u00e9s \u00e0 un jeune \u00e2ge et les femmes \u00e0 un \u00e2ge plus avanc\u00e9. L&#8217;\u00e2ge m\u00e9dian des patients atteints d&#8217;insuffisance cardiaque dans le registre de W\u00fcrzburg &#8220;Interdisziplin\u00e4res Netzwerk Herzinsuffizienz&#8221; \u00e9tait d&#8217;environ 72 ans. Environ 50% des patients pr\u00e9sentaient sept comorbidit\u00e9s ou facteurs de risque ou plus, tels que l&#8217;hyperuric\u00e9mie, l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, l&#8217;inflammation, l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique ou la maladie coronarienne (MC).<\/p>\n<p>L&#8217;insuffisance cardiaque est l&#8217;un des diagnostics les plus fr\u00e9quents \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital : en 2007, elle \u00e9tait le diagnostic le plus fr\u00e9quent chez les femmes et le troisi\u00e8me chez les hommes. Chez les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de&nbsp; 65 ans, l&#8217;insuffisance cardiaque est globalement la premi\u00e8re cause d&#8217;hospitalisation.<\/p>\n<p>L&#8217;insuffisance cardiaque est la deuxi\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s chez les femmes et la quatri\u00e8me chez les hommes. En raison du vieillissement de la population, cette pathologie va prendre de l&#8217;importance \u00e0 l&#8217;avenir. A l&#8217;avenir, le groupe des patients \u00e2g\u00e9s de 95 ans et plus fera \u00e9galement l&#8217;objet d&#8217;une attention croissante.<\/p>\n<h2 id=\"lignes-directrices\">Lignes directrices<\/h2>\n<p>Les patients g\u00e9riatriques sont toujours sous-repr\u00e9sent\u00e9s dans les essais cliniques et les lignes directrices qui en d\u00e9coulent. Il y a un grand besoin de rattrapage dans ce domaine, car les maladies cardiovasculaires, y compris l&#8217;insuffisance cardiaque, augmentent fortement avec l&#8217;\u00e2ge. De plus, la mortalit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 ces maladies est \u00e9lev\u00e9e. Cependant, en raison du manque de donn\u00e9es, il n&#8217;est pas clair si les patients \u00e2g\u00e9s souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque b\u00e9n\u00e9ficient autant d&#8217;un traitement conforme aux directives que les patients plus jeunes.<\/p>\n<p>Selon une \u00e9tude, les recommandations des lignes directrices sont moins suivies par les internistes, les g\u00e9riatres et les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes que par les cardiologues. Cependant, chez les patients g\u00e9riatriques, l&#8217;utilit\u00e9 de lignes directrices sp\u00e9cifiques \u00e0 la maladie est g\u00e9n\u00e9ralement discutable.<\/p>\n<p>Dans une analyse, un cas g\u00e9riatrique hypoth\u00e9tique mais typique a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide de plusieurs lignes directrices. Il est apparu que le respect des lignes directrices conduisait \u00e0 un traitement complexe et co\u00fbteux. En outre, le risque d&#8217;effets secondaires \u00e9tait accru par la polym\u00e9dication. Dans l&#8217;ensemble, la complexit\u00e9 et la complexit\u00e9 de la gestion devraient plut\u00f4t r\u00e9duire l&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 la ligne directrice. Cette hypoth\u00e8se est \u00e9tay\u00e9e par une enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s de m\u00e9decins am\u00e9ricains. Ils doutent fondamentalement de l&#8217;applicabilit\u00e9 des directives sp\u00e9cifiques \u00e0 une maladie \u00e0 leurs patients g\u00e9riatriques.<\/p>\n<p>Les directives actuelles sur l&#8217;insuffisance cardiaque ne contiennent que des conseils g\u00e9n\u00e9raux pour les patients g\u00e9riatriques. C&#8217;est le cas de la ligne directrice europ\u00e9enne de 2008 et des lignes directrices am\u00e9ricaines de 2005 et 2009.<\/p>\n<h2 id=\"classification\">Classification<\/h2>\n<p>Les stades de l&#8217;insuffisance cardiaque peuvent \u00eatre class\u00e9s selon la classification AHA et\/ou la classification NYHA.<\/p>\n<p>La classification de l&#8217;American Heart Association (AHA) comprend les stades A \u00e0 D <strong>(tableau 1).<\/strong><br \/>\nLa classification de la New York Heart Association (NYHA) est plus largement utilis\u00e9e dans la pratique clinique quotidienne. Les sympt\u00f4mes de l&#8217;insuffisance cardiaque sont class\u00e9s en stades I \u00e0 IV en fonction de l&#8217;intensit\u00e9 de l&#8217;effort. Au stade II, des douleurs apparaissent lors d&#8217;un effort physique plus important. Au stade III, des sympt\u00f4mes apparaissent m\u00eame en cas d&#8217;effort physique minime. Au stade IV, elles existent d\u00e9j\u00e0 au repos (tableau 2).<\/p>\n<h2 id=\"causes\">Causes<\/h2>\n<p>L&#8217;insuffisance cardiaque chronique est divis\u00e9e en insuffisance cardiaque gauche, insuffisance cardiaque droite et insuffisance cardiaque globale. L&#8217;insuffisance cardiaque gauche est quant \u00e0 elle diff\u00e9renci\u00e9e en insuffisance cardiaque systolique et insuffisance cardiaque diastolique. Dans l&#8217;insuffisance cardiaque systolique, la fonction systolique du ventricule gauche est r\u00e9duite, la fraction d&#8217;\u00e9jection (FE) est &lt;35-40%. Elle est \u00e9galement appel\u00e9e &#8220;insuffisance cardiaque avec r\u00e9duction de la fraction d&#8217;\u00e9jection&#8221; (HFREF).<\/p>\n<p>En revanche, l&#8217;insuffisance cardiaque diastolique est \u00e9galement appel\u00e9e insuffisance cardiaque avec fonction ventriculaire gauche pr\u00e9serv\u00e9e ou &#8220;heart failure with preserved ejection fraction&#8221; (HFPEF).<\/p>\n<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, la rigidit\u00e9 du ventricule et de l&#8217;oreillette augmente. Parall\u00e8lement, la dysfonction diastolique est accrue, les fluctuations de la pression art\u00e9rielle augmentent, la fr\u00e9quence cardiaque maximale diminue et la capacit\u00e9 \u00e0 augmenter l&#8217;\u00e9jection cardiaque est r\u00e9duite.<\/p>\n<p>La pr\u00e9valence du dysfonctionnement diastolique augmente avec l&#8217;\u00e2ge. Elle est \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;environ 15% des cas d&#8217;insuffisance cardiaque chez les moins de 50 ans, 33% chez les 50-70 ans et 50% chez les plus de 70 ans.<\/p>\n<p>Chez 15% suppl\u00e9mentaires de patients \u00e2g\u00e9s dont la fraction d&#8217;\u00e9jection n&#8217;est que l\u00e9g\u00e8rement r\u00e9duite, la dysfonction diastolique aggrave les sympt\u00f4mes. Les femmes sont plus souvent touch\u00e9es que les hommes. Le dysfonctionnement est souvent associ\u00e9 au diab\u00e8te sucr\u00e9, \u00e0 l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, \u00e0 l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, \u00e0 l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique et \u00e0 la st\u00e9nose de la valve aortique.<\/p>\n<p>Les causes de loin les plus fr\u00e9quentes d&#8217;insuffisance cardiaque sont l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, la maladie coronarienne ou une combinaison des deux.<\/p>\n<p>Ensemble, elles sont responsables d&#8217;environ 70 \u00e0 90% des cas d&#8217;insuffisance cardiaque. Des causes plus rares sont les cardiomyopathies non isch\u00e9miques, c&#8217;est-\u00e0-dire les cardiomyopathies dilat\u00e9es, hypertrophiques (obstructives) et restrictives. Les arythmies, les valvulopathies, les maladies p\u00e9ricardiques et les &#8220;high output failure&#8221;, par exemple en cas d&#8217;an\u00e9mie ou d&#8217;hyperthyro\u00efdie, peuvent \u00e9galement provoquer des sympt\u00f4mes d&#8217;insuffisance cardiaque.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>L&#8217;insuffisance cardiaque est principalement diagnostiqu\u00e9e cliniquement. Les principaux sympt\u00f4mes sont la dyspn\u00e9e ou la dyspn\u00e9e d&#8217;effort, l&#8217;\u0153d\u00e8me p\u00e9riph\u00e9rique et l&#8217;\u00e9puisement physique rapide. Avec l&#8217;\u00e2ge, les sympt\u00f4mes deviennent parfois plus atypiques. Les patients se plaignent souvent surtout de fatigue et de lassitude. Cela est alors consid\u00e9r\u00e9 comme un simple effet de l&#8217;\u00e2ge.<\/p>\n<h2 id=\"anamnese-et-examen-physique\">Anamn\u00e8se et examen physique<\/h2>\n<p>En cas de suspicion d&#8217;insuffisance cardiaque, une anamn\u00e8se et un examen physique approfondis sont effectu\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"laboratoire\">Laboratoire<\/h2>\n<p>Le diagnostic de laboratoire de base comprend tout d&#8217;abord l&#8217;h\u00e9mogramme, le sodium, le potassium, la cr\u00e9atinine, la glyc\u00e9mie, les enzymes h\u00e9patiques et le bilan urinaire.<\/p>\n<p>Pour \u00e9tablir un diagnostic diff\u00e9rentiel, il est utile de d\u00e9terminer le BNP (&#8220;brain natriuretic peptide&#8221;). Avec des valeurs &lt;100 pg\/ml, une insuffisance cardiaque peut \u00eatre exclue de mani\u00e8re assez s\u00fbre. Avec des valeurs &gt;400 pg\/ml, une insuffisance cardiaque est hautement probable. Il existe une zone grise entre les deux, car le taux de NBP augmente physiologiquement avec l&#8217;\u00e2ge.<\/p>\n<p>Le National Institute for Health and Clinical Excellence (NICE) recommande que les valeurs situ\u00e9es dans la zone grise soient examin\u00e9es par un sp\u00e9cialiste dans les six semaines, quel que soit l&#8217;\u00e2ge du patient [2]. Cependant, aucun b\u00e9n\u00e9fice n&#8217;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 dans les cohortes ajust\u00e9es en fonction de l&#8217;\u00e2ge [36].<\/p>\n<h2 id=\"ecg-echocardiographie-angiographie-coronaire\">ECG, \u00e9chocardiographie, angiographie coronaire<\/h2>\n<p>Un ECG \u00e0 12 d\u00e9rivations est suivi d&#8217;une \u00e9chocardiographie. Il s&#8217;agit de l&#8217;\u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du diagnostic. Elle permet de faire la distinction entre l&#8217;insuffisance cardiaque systolique et l&#8217;insuffisance cardiaque diastolique. Souvent, l&#8217;\u00e9chocardiographie permet \u00e9galement de d\u00e9terminer la cause de la maladie.<\/p>\n<p>L&#8217;examen est difficile chez les patients mal sonoris\u00e9s, parfois aussi en cas de st\u00e9nose de la valve aortique \u00e0 faible gradient avec une mauvaise fonction systolique du ventricule gauche. Outre un bon \u00e9quipement technique, la formation et l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;examinateur jouent un r\u00f4le crucial pour diagnostiquer les diff\u00e9rents stades d&#8217;un dysfonctionnement diastolique.<\/p>\n<p>Une coronarographie peut \u00e9galement \u00eatre indiqu\u00e9e \u00e0 un \u00e2ge plus avanc\u00e9 : en cas de suspicion d&#8217;une coronaropathie symptomatique \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;insuffisance cardiaque ou avant une op\u00e9ration programm\u00e9e des valves cardiaques. La gravit\u00e9 d&#8217;une st\u00e9nose valvulaire aortique de haut grade peut \u00eatre suffisamment bien \u00e9valu\u00e9e par \u00e9chocardiographie. Cependant, avec l&#8217;\u00e2ge, il faut toujours s&#8217;attendre \u00e0 une coronaropathie significative. Celle-ci doit \u00eatre trait\u00e9e chirurgicalement en m\u00eame temps.<\/p>\n<h2 id=\"autres-etudes\">Autres \u00e9tudes<\/h2>\n<p>L&#8217;ECG de longue dur\u00e9e et l&#8217;\u00e9chocardiographie de stress ne font pas partie des diagnostics de routine. Ils servent toutefois \u00e0 v\u00e9rifier les causes d&#8217;une insuffisance cardiaque, comme les troubles du rythme ou la d\u00e9tection d&#8217;une isch\u00e9mie. L&#8217;importance des tests d&#8217;effort doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e en priorit\u00e9 dans la planification du traitement et le suivi de l&#8217;\u00e9volution.<\/p>\n<h2 id=\"radiographie\">Radiographie<\/h2>\n<p>En cas d&#8217;insuffisance cardiaque de stade III-IV de la NYHA, une congestion pulmonaire est souvent visible sur la radiographie du thorax.<\/p>\n<p>Principes th\u00e9rapeutiques&nbsp;Les objectifs th\u00e9rapeutiques sont les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>r\u00e9duction des sympt\u00f4mes,<\/li>\n<li>Am\u00e9lioration de la tol\u00e9rance \u00e0 l&#8217;effort,<\/li>\n<li>R\u00e9duction du taux d&#8217;hospitalisation et de la mortalit\u00e9,<\/li>\n<li>Inhibition de la progression de la maladie,<\/li>\n<li>influence favorable des comorbidit\u00e9s et des<\/li>\n<li>Am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>M\u00eame \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9, une activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e et un entra\u00eenement r\u00e9gulier sont recommand\u00e9s aux patients souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque de stade NYHA I-III. La marche rapide, le v\u00e9lo et l&#8217;entra\u00eenement d&#8217;endurance cibl\u00e9, par exemple dans le cadre d&#8217;un groupe de maintenance cardiaque, sont particuli\u00e8rement adapt\u00e9s.<\/p>\n<p>Il est important de contr\u00f4ler la consommation de 1,5 \u00e0 2 litres de liquide par jour. Id\u00e9alement, les patients devraient se peser quotidiennement. En cas d&#8217;augmentation de poids \u00e0 court terme de &gt;1 kg par nuit, &gt;2 kg en trois jours ou &gt;2,5 kg en une semaine, le m\u00e9decin doit \u00eatre averti.<\/p>\n<p>Ce sont surtout les comorbidit\u00e9s importantes pour le pronostic qui doivent \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re ad\u00e9quate, \u00e0 savoir la maladie coronarienne, le diab\u00e8te sucr\u00e9, l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique et la d\u00e9pression. Avec l&#8217;\u00e2ge, la perte de poids en cas d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 n&#8217;a plus d&#8217;avantage apparent jusqu&#8217;\u00e0 un indice de masse corporelle de 35. Elle ne doit donc pas \u00eatre recommand\u00e9e. Les causes traitables d&#8217;insuffisance cardiaque doivent \u00eatre trait\u00e9es en cons\u00e9quence, par exemple les st\u00e9noses coronaires symptomatiques, les anomalies des valves cardiaques ou les troubles du rythme cardiaque. Dans tous les cas, le risque de l&#8217;intervention doit \u00eatre tr\u00e8s soigneusement \u00e9valu\u00e9 par rapport aux b\u00e9n\u00e9fices. Le souhait du patient est \u00e9galement d\u00e9terminant.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 25% des patients souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque souffrent \u00e9galement de d\u00e9pression. Elle est un facteur ind\u00e9pendant de moins bon pronostic et doit \u00eatre trait\u00e9e de mani\u00e8re cibl\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-medicamenteuse\">Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p>Dans de nombreuses \u00e9tudes sur l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments contre l&#8217;insuffisance cardiaque, les patients g\u00e9riatriques \u00e2g\u00e9s et surtout multimorbides ont \u00e9t\u00e9 exclus.<\/p>\n<p>Il n&#8217;en va pas de m\u00eame dans l&#8217;\u00e9tude SENIORS (Study of Effects of Nebivolol Intervention on Outcomes and Rehospitalisation in Seniors with Heart Failure). Plus de 2100 patients insuffisants cardiaques &gt;70 ans ont \u00e9t\u00e9 inclus. Le groupe d&#8217;intervention a re\u00e7u le \u03b2-bloquant n\u00e9bivolol, le groupe de contr\u00f4le un placebo.<br \/>\nCette \u00e9tude reste toutefois une exception. Dans les grands essais cliniques randomis\u00e9s sur l&#8217;insuffisance cardiaque, l&#8217;\u00e2ge moyen \u00e9tait de 60 ans et les \u00e9tudes portaient principalement sur des hommes. Les patients pr\u00e9sentant une fraction d&#8217;\u00e9jection &gt;40% ont \u00e9t\u00e9 exclus. Le taux de mortalit\u00e9 \u00e0 un an \u00e9tait d&#8217;environ &lt;15%. C&#8217;est pourquoi il n&#8217;existe parfois que des recommandations d&#8217;experts sur l&#8217;utilisation de ces m\u00e9dicaments chez les personnes \u00e2g\u00e9es.<\/p>\n<p>Chez les patients g\u00e9riatriques, les interactions avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments doivent toujours \u00eatre prises en compte. Il existe toutefois un consensus sur le fait que les personnes \u00e2g\u00e9es ne devraient pas \u00eatre priv\u00e9es de m\u00e9dicaments dont l&#8217;utilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e chez les patients plus jeunes souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque.<\/p>\n<p>De tels m\u00e9dicaments sont les inhibiteurs de l&#8217;ECA, les antagonistes de l&#8217;AT-II, les \u03b2-bloqueurs, les antagonistes de l&#8217;aldost\u00e9rone et, un peu moins efficaces, les diur\u00e9tiques et les digitaliques (tableau 3). L&#8217;association d&#8217;inhibiteurs de l&#8217;ECA et d&#8217;antagonistes AT-II n&#8217;est pas recommand\u00e9e. Pour chaque patient souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque chronique, il convient de v\u00e9rifier s&#8217;il est trait\u00e9 de mani\u00e8re ad\u00e9quate avec les m\u00e9dicaments recommand\u00e9s ou s&#8217;il existe des contre-indications. La dose cible doit \u00eatre la plus \u00e9lev\u00e9e possible, m\u00eame chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Cependant, elle ne peut souvent pas \u00eatre atteinte en raison d&#8217;une moins bonne tol\u00e9rance. Il est important de commencer par une dose aussi faible que possible et d&#8217;augmenter progressivement (tableau 4).<\/p>\n<p>En raison du manque de donn\u00e9es, le traitement de la dysfonction diastolique est essentiellement empirique. Elle consiste essentiellement \u00e0 contr\u00f4ler l&#8217;hypertension systolique et diastolique, \u00e0 maintenir un rythme sinusal le plus longtemps possible, \u00e0 contr\u00f4ler la fr\u00e9quence cardiaque en cas de fibrillation auriculaire et \u00e0 r\u00e9duire la congestion pulmonaire par des diur\u00e9tiques.<\/p>\n<h2 id=\"digitalis\">Digitalis<\/h2>\n<p>Les digitaliques sont indiqu\u00e9s pour le contr\u00f4le de la fr\u00e9quence en cas de fibrillation auriculaire. Le taux sanguin de digoxine vis\u00e9 doit, si possible, se situer dans la fourchette th\u00e9rapeutique inf\u00e9rieure de 0,5 \u00e0 0,8 ng\/ml. En cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale, fr\u00e9quente chez les personnes \u00e2g\u00e9es, la dose doit \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 0,0625 et 0,125 mg\/24 heures.<\/p>\n<p>Une partie de la digitoxine est \u00e9galement \u00e9limin\u00e9e par les reins. En raison de sa tr\u00e8s longue demi-vie, il faut un temps extr\u00eamement long pour que l&#8217;effet disparaisse lorsqu&#8217;un niveau toxique est atteint. En cas de rythme sinusal, l&#8217;utilisation de digitaliques est justifi\u00e9e dans certains cas au stade III-IV de la NYHA. Si la digitaline ne r\u00e9duit pas la mortalit\u00e9, elle diminue le taux de r\u00e9hospitalisation pour insuffisance cardiaque. L&#8217;un des avantages de la digitaline est qu&#8217;elle ne fait pas baisser la tension art\u00e9rielle.<\/p>\n<h2 id=\"anticoagulation\">Anticoagulation<\/h2>\n<p>L&#8217;insuffisance cardiaque ne justifie pas \u00e0 elle seule une anticoagulation th\u00e9rapeutique. Elle n&#8217;est indiqu\u00e9e que dans le cadre d&#8217;une fibrillation auriculaire, selon les crit\u00e8res appropri\u00e9s. Toutefois, ce sujet complexe, et notamment l&#8217;utilisation des nouvelles substances (dabigatran, rivaroxaban), est actuellement tr\u00e8s controvers\u00e9 chez les patients \u00e2g\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"antagonistes-du-calcium\">Antagonistes du calcium<\/h2>\n<p>Seules l&#8217;amlodipine et la f\u00e9lodipine devraient \u00eatre utilis\u00e9es comme antagonistes du calcium en cas d&#8217;hypertension art\u00e9rielle ou d&#8217;angine de poitrine r\u00e9fractaire. Les autres m\u00e9dicaments de ce groupe aggravent le pronostic en cas d&#8217;insuffisance cardiaque.<\/p>\n<h2 id=\"diuretiques\">Diur\u00e9tiques<\/h2>\n<p>Les diur\u00e9tiques sont souvent moins efficaces chez les patients \u00e2g\u00e9s souffrant d&#8217;insuffisance r\u00e9nale. Souvent, la prise aggrave \u00e9galement une incontinence pr\u00e9existante. Cela d\u00e9t\u00e9riore \u00e0 son tour la conformit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"ivabradine-procoralan\">Ivabradine (<sup>Procoralan\u00ae<\/sup>)<\/h2>\n<p>R\u00e9cemment, sur la base des donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude SHIFT, l&#8217;ivabradine a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9e pour le traitement de l&#8217;insuffisance cardiaque systolique symptomatique lorsque la fr\u00e9quence cardiaque est \u00e9gale ou sup\u00e9rieure \u00e0 75\/min [6]. Avec ce cut-off de fr\u00e9quence, non seulement la r\u00e9duction des hospitalisations pour insuffisance cardiaque est prouv\u00e9e, mais aussi l&#8217;effet de r\u00e9duction de la mortalit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"medicaments-a-effet-indesirable\">M\u00e9dicaments \u00e0 effet ind\u00e9sirable<\/h2>\n<p>Chez les patients souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque chronique, un certain nombre de m\u00e9dicaments ont un effet d\u00e9favorable. Ils doivent \u00eatre strictement \u00e9vit\u00e9s, par exemple les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la COX-2, les bloqueurs des canaux calciques inotropes n\u00e9gatifs tels que le v\u00e9rapamil et le diltiazem, les antiarythmiques de classe I et III autres que l&#8217;amiodarone, les antid\u00e9presseurs tricycliques, le minoxidil, la metformine, les glitazones et les pr\u00e9parations \u00e0 base d&#8217;ergotamine.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-avec-stimulateur-cardiaque-cardioverter-defibrillator\">Th\u00e9rapie avec stimulateur cardiaque,&nbsp;Cardioverter\/Defibrillator<\/h2>\n<p>Un stimulateur cardiaque biventriculaire peut \u00eatre indiqu\u00e9 chez les patients atteints d&#8217;insuffisance cardiaque aux stades III et IV de la NYHA. Les recommandations des lignes directrices sont un rythme sinusal, une fraction d&#8217;\u00e9jection &lt;35%, un complexe QRS &gt;120 ms. L&#8217;objectif est la resynchronisation cardiaque. Cependant, seule une partie des patients b\u00e9n\u00e9ficie de cette th\u00e9rapie. L&#8217;efficacit\u00e9 chez les patients g\u00e9riatriques n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement \u00e9tudi\u00e9e.<\/p>\n<p>Un cardioverteur\/d\u00e9fibrillateur (DAI) est indiqu\u00e9 chez les patients ayant surv\u00e9cu \u00e0 une mort subite cardiaque et pr\u00e9sentant des tachycardies ventriculaires r\u00e9currentes ou persistantes symptomatiques. Le b\u00e9n\u00e9fice pour les patients de plus de 75 ans a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 dans une analyse de sous-groupe de l&#8217;\u00e9tude MADIT II (Multicenter Automatic Defibrillator Implantation Trial). L&#8217;implantation d&#8217;un DAI a permis de r\u00e9duire la mortalit\u00e9 de 46%.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-chirurgicale-et-interventionnelle-chirurgie-cardiaque\">Th\u00e9rapie chirurgicale et interventionnelle&nbsp;Chirurgie cardiaque<\/h2>\n<p>Le nombre de patients de chirurgie cardiaque &gt;75 ans est en augmentation. D\u00e9j\u00e0 36% des patients de chirurgie cardiaque sont \u00e2g\u00e9s de plus de 70 ans, et la proportion de personnes \u00e2g\u00e9es de 80 ans est d&#8217;environ 6%.<\/p>\n<p>Dans les scores d&#8217;\u00e9valuation du risque chirurgical, l&#8217;\u00e2ge est un puissant pr\u00e9dicteur de l&#8217;issue. La r\u00e9duction de la fonction ventriculaire gauche est consid\u00e9r\u00e9e comme un facteur pr\u00e9dictif d&#8217;une mauvaise \u00e9volution. Chez les personnes \u00e2g\u00e9es, la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9 sont plus \u00e9lev\u00e9es apr\u00e8s une intervention de chirurgie cardiaque. La bonne s\u00e9lection des patients joue toutefois un r\u00f4le crucial. Chez certains patients &gt;80 ans sans comorbidit\u00e9 importante, l&#8217;\u00e9volution est comparable \u00e0 celle des patients plus jeunes. Cependant, de nombreux patients \u00e2g\u00e9s ne sont m\u00eame pas pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l&#8217;op\u00e9ration.<\/p>\n<h2 id=\"chirurgie-de-la-valve-aortique\">Chirurgie de la valve aortique<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude a suivi des patients &gt;75 ans pr\u00e9sentant une st\u00e9nose valvulaire aortique s\u00e9v\u00e8re et symptomatique. Un tiers des patients n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9s. Les raisons invoqu\u00e9es \u00e9taient l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, la fonction ventriculaire gauche limit\u00e9e, mais pas la comorbidit\u00e9. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 que le pronostic d&#8217;une st\u00e9nose aortique symptomatique non trait\u00e9e est tr\u00e8s mauvais, un traitement devrait \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Une \u00e9tude a montr\u00e9 que le risque de chirurgie valvulaire aortique chez les personnes de plus de 80 ans est acceptable. Cela est particuli\u00e8rement vrai en ce qui concerne la qualit\u00e9 de vie et la survie \u00e0 long terme. Parmi les patients, 77% ont pu rentrer chez eux et 38% ont pu continuer \u00e0 vivre sans aide ext\u00e9rieure. Dans une autre \u00e9tude, 86% des patients se sentaient mieux qu&#8217;avant l&#8217;op\u00e9ration, 66% avaient atteint la classe I de la NYHA et 24% la classe II de la NYHA.<\/p>\n<h2 id=\"procedures-interventionnelles-non-coronariennes\">Proc\u00e9dures interventionnelles non coronariennes<\/h2>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des proc\u00e9dures alternatives de remplacement de la valve aortique ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es pour les patients pr\u00e9sentant un risque op\u00e9ratoire \u00e9lev\u00e9. L&#8217;\u00e9tude PARTNER (Placement of Aortic Transcatheter Valve Trial) a compar\u00e9 le remplacement valvulaire aortique transf\u00e9moral (TAVI) \u00e0 un traitement conservateur chez des patients consid\u00e9r\u00e9s comme inop\u00e9rables. L&#8217;\u00e2ge moyen \u00e9tait de 83 ans et la mortalit\u00e9 \u00e0 30 jours \u00e9tait de 30% vs 26%. La mortalit\u00e9 a diminu\u00e9 dans le groupe d&#8217;intervention de 50,7% \u00e0 30,7% apr\u00e8s un an (p&lt;0,001). Le taux de r\u00e9hospitalisation a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit de pr\u00e8s de moiti\u00e9. Les sympt\u00f4mes se sont \u00e9galement am\u00e9lior\u00e9s de mani\u00e8re significative. Toutefois, les complications sp\u00e9cifiques doivent \u00e9galement \u00eatre prises en compte. En raison de l&#8217;acc\u00e8s art\u00e9riel large, le nombre de complications vasculaires et d&#8217;accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux a augment\u00e9 de mani\u00e8re significative dans le groupe d&#8217;intervention. Il est important de s\u00e9lectionner les patients individuellement. Elle doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en \u00e9troite collaboration entre les cardiologues et les chirurgiens cardiaques.<\/p>\n<h2 id=\"vascularisation-des-coronaires\">Vascularisation des coronaires<\/h2>\n<p>La revascularisation coronaire ne devrait pas non plus \u00eatre refus\u00e9e aux patients \u00e2g\u00e9s souffrant d&#8217;un infarctus aigu du myocarde.<\/p>\n<p>De 1996 \u00e0 2007, un registre canadien a inclus pr\u00e8s de 30 000 patients &gt;80 ans souffrant d&#8217;un infarctus aigu du myocarde. Globalement, le taux de proc\u00e9dures th\u00e9rapeutiques percutan\u00e9es est pass\u00e9 de 2,2% \u00e0 24,9% au cours de cette p\u00e9riode. Le taux de patients trait\u00e9s par des m\u00e9dicaments fond\u00e9s sur des donn\u00e9es probantes a augment\u00e9 de mani\u00e8re significative. Par la suite, la mortalit\u00e9 \u00e0 un an des patients trait\u00e9s par intervention a consid\u00e9rablement diminu\u00e9, tandis que celle des patients trait\u00e9s de mani\u00e8re conservatrice est rest\u00e9e la m\u00eame. Le taux de r\u00e9hospitalisation pour insuffisance cardiaque a diminu\u00e9, tandis que celui pour infarctus pur est rest\u00e9 constant.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e2ge ne doit pas \u00eatre une raison suffisante pour refuser une intervention percutan\u00e9e apr\u00e8s un infarctus. L&#8217;\u00e9valuation du rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque doit \u00eatre effectu\u00e9e individuellement.<\/p>\n<h2 id=\"formation\">Formation<\/h2>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, l&#8217;activit\u00e9 physique et l&#8217;entra\u00eenement sont recommand\u00e9s pour vieillir en aussi bonne sant\u00e9 que possible. Cette recommandation se retrouve dans tous les programmes de pr\u00e9vention secondaire ou de r\u00e9\u00e9ducation des soci\u00e9t\u00e9s savantes allemandes, europ\u00e9ennes et am\u00e9ricaines pour les maladies cardiovasculaires. Actuellement, il n&#8217;est pas encore certain que l&#8217;entra\u00eenement ait un effet r\u00e9ellement positif ou non sur la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude portant sur plus de 2000 patients n&#8217;a pas donn\u00e9 de r\u00e9sultat positif \u00e0 ce sujet. Cependant, la capacit\u00e9 \u00e0 supporter le stress s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9e et, par cons\u00e9quent, la qualit\u00e9 de vie aussi. Il n&#8217;existe pas de r\u00e9sultats d&#8217;intervention sp\u00e9cifiques chez les patients tr\u00e8s \u00e2g\u00e9s. N\u00e9anmoins, les r\u00e9sultats de la r\u00e9\u00e9ducation g\u00e9riatrique g\u00e9n\u00e9rale laissent penser que des mesures d&#8217;entra\u00eenement cibl\u00e9es ont un effet positif.<\/p>\n<p>Les indications de la r\u00e9adaptation g\u00e9riatrique (pr\u00e9coce) en cas d&#8217;insuffisance cardiaque ou de maladies cardiovasculaires sont les suivantes :<\/p>\n<p>&#8211; \u00e2ge \u226570 ans et multimorbidit\u00e9 typique de la g\u00e9riatrie ou<br \/>\n&#8211; \u00c2ge \u2265 80 ans avec l&#8217;objectif :<\/p>\n<ul>\n<li>Optimisation du traitement m\u00e9dicamenteux<\/li>\n<li>Traitement et gestion de la comorbidit\u00e9 et des syndromes g\u00e9riatriques<\/li>\n<li>Initiation et poursuite de la mobilisation physique et de la th\u00e9rapie d&#8217;entra\u00eenement<\/li>\n<li>Formation \u00e0 l'(auto)gestion et \u00e0 l&#8217;intervention sur le mode de vie<\/li>\n<li>Aide \u00e0 la gestion de la maladie et \u00e0 la stabilisation des sympt\u00f4mes psychologiques<\/li>\n<li>Atteindre une plus grande mobilit\u00e9 et autonomie dans les soins personnels et ainsi am\u00e9liorer ou permettre la participation sociale<\/li>\n<li>Conseils et soutien aux proches.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"previsions\">Pr\u00e9visions<\/h2>\n<p>Les patients \u00e2g\u00e9s atteints d&#8217;insuffisance cardiaque avanc\u00e9e ont une esp\u00e9rance de vie moyenne de moins de trois ans, avec un taux de mortalit\u00e9 \u00e0 un an de 25 \u00e0 50 %. Les patients \u00e2g\u00e9s ont moins de chances que les plus jeunes de survivre \u00e0 une hospitalisation pour insuffisance cardiaque. En revanche, la probabilit\u00e9 d&#8217;\u00eatre r\u00e9hospitalis\u00e9 dans les six mois suivants est plus \u00e9lev\u00e9e. Des soins palliatifs suffisants doivent \u00eatre disponibles pour ces patients.<\/p>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;auteur<\/em><\/p>\n<p><strong>Dr. med. Dieter Fischer<\/strong><\/p>\n<p><em>Premi\u00e8re publication parue dans CME 2012 ; 6 : 7-14.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;incidence de l&#8217;insuffisance cardiaque et l&#8217;importance du dysfonctionnement diastolique augmentent toutes deux. Les sympt\u00f4mes sont souvent peu sp\u00e9cifiques chez les personnes \u00e2g\u00e9es. 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