{"id":347923,"date":"2013-03-05T00:00:00","date_gmt":"2013-03-04T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/travailler-ensemble-pour-optimiser-les-soins-aux-patientes\/"},"modified":"2013-03-05T00:00:00","modified_gmt":"2013-03-04T23:00:00","slug":"travailler-ensemble-pour-optimiser-les-soins-aux-patientes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/travailler-ensemble-pour-optimiser-les-soins-aux-patientes\/","title":{"rendered":"Travailler ensemble pour optimiser les soins aux patientes"},"content":{"rendered":"<p><strong>La Soci\u00e9t\u00e9 suisse de s\u00e9nologie (SSS), en collaboration avec la Ligue suisse contre le cancer (LSC), a \u00e9labor\u00e9 des directives de certification des centres du sein adapt\u00e9es aux conditions locales et a certifi\u00e9 deux premiers centres. Les gyn\u00e9cologues doivent pouvoir offrir \u00e0 leurs patientes la meilleure prise en charge possible gr\u00e2ce \u00e0 une collaboration flexible avec un centre, et profiter par exemple de mesures telles qu&#8217;un tumorboard multidisciplinaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Jusque dans les ann\u00e9es 70, le traitement s\u00e9nologique \u00e9tait fermement entre les mains des chirurgiens&#8221;, explique le PD Dr Christoph Rageth, Zurich. &#8220;Ensuite, les gyn\u00e9cologues ont pris en charge le traitement chirurgical&#8221;. Et maintenant, on se demande si les chirurgiens du sein prendront le relais \u00e0 l&#8217;avenir. &#8220;En effet, la s\u00e9nologie ayant beaucoup \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les gyn\u00e9cologues g\u00e9n\u00e9ralistes ne peuvent plus assurer eux-m\u00eames tout le spectre de la s\u00e9nologie&#8221;, a expliqu\u00e9 le Dr Rageth. Cependant, lors de l&#8217;\u00e9laboration des directives suisses pour la certification des centres du sein, la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de s\u00e9nologie (SSS), en collaboration avec la Ligue suisse contre le cancer (LSC), a particuli\u00e8rement veill\u00e9 \u00e0 conserver une place importante aux gyn\u00e9cologues. Fin juin 2012, les deux premiers centres, B\u00e2le et Saint-Gall, ont re\u00e7u une certification.<\/p>\n<h2 id=\"adaptation-aux-normes-internationales\">Adaptation aux normes internationales<\/h2>\n<p>En 2000, l&#8217;EUSOMA (European Society of Mastology) a \u00e9tabli des crit\u00e8res pour le traitement et le suivi des femmes atteintes d&#8217;un cancer du sein. Elle y exige, pour la certification d&#8217;un centre du sein, le traitement d&#8217;au moins 150 cancers du sein nouvellement diagnostiqu\u00e9s par an. Il doit y avoir au moins deux chirurgiens r\u00e9alisant chacun au moins 50 op\u00e9rations du cancer du sein par an et au moins deux radiologues r\u00e9alisant \u22655000 \u00e9valuations de mammographie par an. &#8220;D\u00e8s 2005, la SGS a d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9velopper des crit\u00e8res de qualit\u00e9 adapt\u00e9s aux conditions en Suisse, en se basant sur les directives de l&#8217;EUSOMA&#8221;, explique le Dr Rageth. Par exemple, le nombre de cas requis n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 un niveau aussi \u00e9lev\u00e9. En cons\u00e9quence, 125 cas par centre et 30 nouveaux cas par chirurgien de l&#8217;\u00e9quipe centrale sont exig\u00e9s chaque ann\u00e9e pour la certification initiale.<\/p>\n<h2 id=\"le-reseau-de-medecins-une-composante-importante\">Le r\u00e9seau de m\u00e9decins, une composante importante<\/h2>\n<p>La collaboration au sein du r\u00e9seau de m\u00e9decins constitue une composante importante du label. Le Dr Rageth a expliqu\u00e9 \u00e0 ce sujet : &#8220;L&#8217;objectif est que les gyn\u00e9cologues puissent aujourd&#8217;hui &#8211; en collaboration avec le centre &#8211; offrir \u00e0 leurs patientes les meilleurs soins possibles. Ils peuvent par exemple orienter les patientes vers un centre pour des examens sp\u00e9cifiques. Si vous ne travaillez pas vous-m\u00eame dans un centre du sein, vous pouvez \u00e9galement devenir partenaire de r\u00e9seau d&#8217;un centre du sein certifi\u00e9. En tant que partenaires du r\u00e9seau, les gyn\u00e9cologues s&#8217;engagent \u00e0 ce que chaque patiente devant subir une op\u00e9ration du sein soit d&#8217;abord discut\u00e9e lors d&#8217;une r\u00e9union interdisciplinaire du centre du sein et qu&#8217;un chirurgien qualifi\u00e9 de l&#8217;\u00e9quipe centrale soit pr\u00e9sent lors de chaque op\u00e9ration du sein. S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une maladie maligne, le cas doit \u00e0 nouveau \u00eatre discut\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration lors d&#8217;une r\u00e9union interdisciplinaire du centre du sein. Les donn\u00e9es doivent \u00eatre enregistr\u00e9es dans la base de donn\u00e9es suisse des centres du sein, cr\u00e9\u00e9e \u00e0 cet effet. Chaque patiente atteinte d&#8217;un cancer du sein doit en outre se voir proposer la possibilit\u00e9 d&#8217;un entretien avec l&#8217;infirmi\u00e8re sp\u00e9cialis\u00e9e dans les soins du sein.<\/p>\n<h2 id=\"reunions-multidisciplinaires\">R\u00e9unions multidisciplinaires<\/h2>\n<p>Monica Castiglione-Gertsch, Gen\u00e8ve, a expliqu\u00e9 pourquoi les r\u00e9unions pr\u00e9-th\u00e9rapeutiques multidisciplinaires sont importantes. &#8220;Aujourd&#8217;hui, la gestion optimale des patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein requiert l&#8217;expertise de sp\u00e9cialistes de diff\u00e9rentes disciplines&#8221;, a-t-elle expliqu\u00e9. Une r\u00e9cente enqu\u00eate europ\u00e9enne a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les tumor boards multidisciplinaires (MDT) sont aujourd&#8217;hui r\u00e9guli\u00e8rement fr\u00e9quent\u00e9s par des oncologues m\u00e9dicaux, des chirurgiens tumoraux, des radioth\u00e9rapeutes, des pathologistes, des radiologues et m\u00eame des infirmi\u00e8res sp\u00e9cialis\u00e9es [1].<\/p>\n<h2 id=\"positif-pour-toutes-les-parties-concernees\">Positif pour toutes les parties concern\u00e9es<\/h2>\n<p>&#8220;Malgr\u00e9 le niveau de preuve encore limit\u00e9, il appara\u00eet de plus en plus que les MDT sont associ\u00e9es \u00e0 une am\u00e9lioration des d\u00e9cisions cliniques, \u00e0 un meilleur r\u00e9sultat clinique, \u00e0 une meilleure exp\u00e9rience pour les patientes et \u00e0 un meilleur climat de travail&#8221;, a expliqu\u00e9 l&#8217;intervenante. Vinod et al. ont constat\u00e9 que les d\u00e9cisions du MDT \u00e9taient en grande partie conformes aux directives en vigueur [2]. En Su\u00e8de, l&#8217;introduction des MDT a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une am\u00e9lioration de la survie relative \u00e0 7 ans des patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein [3]. Une \u00e9tude r\u00e9cente men\u00e9e en \u00c9cosse sur plus de 13 000 patientes a \u00e9galement montr\u00e9 une am\u00e9lioration de la survie apr\u00e8s l&#8217;introduction des MDT [4]. De plus, les diff\u00e9rences de survie entre les diff\u00e9rents h\u00f4pitaux se sont r\u00e9duites. Et des donn\u00e9es australiennes associent les MDT \u00e0 une meilleure prise en charge des patients gr\u00e2ce \u00e0 un plan th\u00e9rapeutique d\u00e9fini en commun, \u00e0 une meilleure satisfaction des patients, \u00e0 un meilleur \u00e9tat mental du personnel de sant\u00e9, \u00e0 une r\u00e9duction de la redondance des services et \u00e0 un meilleur acc\u00e8s aux essais cliniques et aux nouveaux m\u00e9dicaments [5].<\/p>\n<p>Mais qu&#8217;en est-il du co\u00fbt de ces r\u00e9unions ? &#8220;Pour une r\u00e9union de tumorboard \u00e0 Gen\u00e8ve, j&#8217;estimerais les co\u00fbts directs \u00e0 environ 5500 francs. Si une dizaine de patientes \u00e9taient discut\u00e9es, le co\u00fbt serait de 550 francs par patiente. Les MDT sont donc ch\u00e8res et prennent du temps, mais elles r\u00e9pondent aux besoins des patientes et des professionnels de la sant\u00e9&#8221;. Pour l&#8217;avenir, il est important de d\u00e9terminer quelles structures et fonctions d&#8217;un MDT ont une influence particuli\u00e8re sur les r\u00e9sultats, afin de les adapter en cons\u00e9quence et d&#8217;am\u00e9liorer encore les soins aux patients.<\/p>\n<p><em>Source : Congr\u00e8s annuel de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de gyn\u00e9cologie et d&#8217;obst\u00e9trique (SSGO) : &#8220;L&#8217;avenir de la s\u00e9nologie et des centres du sein&#8221;, 28 juin 2012, Interlaken.<\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Saini KS, et al : Role of the multidisciplinary team in breast cancer management : results from a large international survey involving 39 countries. Ann Oncol 2012 ; 23 : 853-859.<\/li>\n<li>Vinod SK, et al : Do multidisciplinary meetings follow guideline-based care ? J Oncol Pract 2010 ; 6 : 276-281.<\/li>\n<li>Eaker S, et al : Diff\u00e9rences r\u00e9gionales dans la survie au cancer du sein malgr\u00e9 des lignes directrices communes. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2005 ; 14 : 2914-2918.<\/li>\n<li>Kesson EM, et al : Effects of multidisciplinary team working on breast cancer survival : retrospective, comparative, interventional cohort study of 13 722 women. BMJ 2012 ; 344 : e2718. doi:10.1136\/bmj.e2718.<\/li>\n<li>Centre national du cancer du sein. Multidisciplinary Care in Australia : a National Demonstration Project in Breast Cancer, 2003, disponible en ligne sur <a href=\"http:\/\/canceraustralia.nbocc.org.au\/resources-for-health-professionals\/view-category\/Page-3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">: http:\/\/canceraustralia.nbocc.org.au\/resources-for-health-professionals\/view-category\/Page-3<\/a><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Soci\u00e9t\u00e9 suisse de s\u00e9nologie (SSS), en collaboration avec la Ligue suisse contre le cancer (LSC), a \u00e9labor\u00e9 des directives de certification des centres du sein adapt\u00e9es aux conditions locales&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":31023,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Collaboration entre les centres du sein et les gyn\u00e9cologues","footnotes":""},"category":[11399,11422,11389,11535,11549],"tags":[64314,64324,29657,55474,64318],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-347923","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-gynecologie","category-oncologie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-centres-du-sein","tag-eusoma-societe-europeenne-de-mastologie","tag-gynecologie","tag-ligue-suisse-contre-le-cancer","tag-societe-suisse-de-senologie-sgs","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-23 22:30:24","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":347928,"slug":"ottimizzare-insieme-lassistenza-al-paziente","post_title":"Ottimizzare insieme l'assistenza al paziente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/ottimizzare-insieme-lassistenza-al-paziente\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":347895,"slug":"optimizar-em-conjunto-os-cuidados-ao-paciente","post_title":"Optimizar em conjunto os cuidados ao paciente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/optimizar-em-conjunto-os-cuidados-ao-paciente\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":347906,"slug":"optimizar-juntos-la-atencion-al-paciente","post_title":"Optimizar juntos la atenci\u00f3n al paciente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/optimizar-juntos-la-atencion-al-paciente\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347923","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347923"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347923\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/31023"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347923"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=347923"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347923"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=347923"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}