{"id":347969,"date":"2013-03-11T00:00:00","date_gmt":"2013-03-10T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/infections-virales-de-la-peau\/"},"modified":"2023-01-19T01:02:59","modified_gmt":"2023-01-19T00:02:59","slug":"infections-virales-de-la-peau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/infections-virales-de-la-peau\/","title":{"rendered":"Infections virales de la peau"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le nombre de maladies de la peau li\u00e9es \u00e0 des virus est important. Certaines d&#8217;entre elles se manifestent de mani\u00e8re localis\u00e9e, comme les verrues, l&#8217;herp\u00e8s simplex ou les l\u00e9sions cutan\u00e9es provoqu\u00e9es par les virus de la parapoxie, comme les nodules de traite ou l&#8217;Orf. Cependant, un grand nombre de maladies virales affectant la peau ont une \u00e9volution exanth\u00e9matique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les \u00e9ruptions cutan\u00e9es d&#8217;origine virale surviennent aussi bien chez l&#8217;enfant que chez l&#8217;adulte. Les exanth\u00e8mes peuvent \u00eatre soit directement caus\u00e9s par le virus pathog\u00e8ne suite \u00e0 des dommages cellulaires directs par r\u00e9plication dans l&#8217;endoth\u00e9lium capillaire, soit \u00eatre parainfectieux suite \u00e0 la circulation de complexes immuns dans les vaisseaux dermiques.<\/p>\n<h2 id=\"manifestations-cliniques-des-infections-virales\">Manifestations cliniques des infections virales<\/h2>\n<p>Les infections virales peuvent provoquer un large \u00e9ventail de l\u00e9sions cutan\u00e9o-muqueuses. <strong> Le tableau 1<\/strong> en donne un aper\u00e7u.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1279\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tab1_dp1_2.png\" style=\"height:651px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1193\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tab1_dp1_2.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tab1_dp1_2-800x868.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tab1_dp1_2-120x130.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tab1_dp1_2-90x98.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tab1_dp1_2-320x347.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tab1_dp1_2-560x607.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"maladies-exanthematiques-infectieuses-directes\">Maladies exanth\u00e9matiques infectieuses (directes)<\/h2>\n<p>Les exanth\u00e8mes infantiles directement infectieux ont \u00e9t\u00e9 num\u00e9rot\u00e9s de 1 \u00e0 6 \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle et nomm\u00e9s rougeole, scarlatine, rub\u00e9ole, rub\u00e9ole scarlatiniforme, \u00e9ryth\u00e8me infectieux et exanth\u00e8me subit, la scarlatine \u00e9tant connue pour \u00eatre d&#8217;origine bact\u00e9rienne. Nous ne reviendrons toutefois pas dans cet article sur ces maladies classiques, en particulier celles de l&#8217;enfance. Les exanth\u00e8mes infectieux non classiques comprennent la varicelle, les infections \u00e0 Coxsackie et \u00e0 cytom\u00e9galovirus, ainsi que le syndrome des gants et chaussettes pourpres papillaires, qui est le plus souvent associ\u00e9 au parvovirus B-19, mais qui peut \u00e9galement survenir dans le cadre d&#8217;autres infections virales et d&#8217;origine m\u00e9dicamenteuse.<\/p>\n<h2 id=\"varicelle\">Varicelle<\/h2>\n<p>La primo-infection par le virus varicelle-zona a lieu dans la plupart des cas avant l&#8217;\u00e2ge de 15 ans. Le virus est tr\u00e8s contagieux, environ 96% des individus expos\u00e9s sensibles tombent malades. La transmission est a\u00e9rog\u00e8ne ou mucocutan\u00e9e par contact direct avec le contenu des v\u00e9sicules. Chez les enfants, l&#8217;exanth\u00e8me obligatoire survient apr\u00e8s un prodrome de 24 \u00e0 72 heures avec fi\u00e8vre, maux de t\u00eate et douleurs abdominales. Il se caract\u00e9rise par des macules, des papules et, plus tard, des v\u00e9sicules qui se transforment en pustules <strong>(figure 1). <\/strong>Les diff\u00e9rentes formes d&#8217;efflorescence sont pr\u00e9sentes simultan\u00e9ment (polymorphie synchrone) et le cuir chevelu et la muqueuse buccale sont typiquement touch\u00e9s. Chez les adultes, les prodromes sont beaucoup plus prononc\u00e9s et la maladie peut m\u00eame \u00eatre l\u00e9tale dans de rares cas, en raison de la redoutable pneumonie varicelleuse. Chez les adultes, un traitement antiviral est donc g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9 dans les 24 h suivant l&#8217;apparition de l&#8217;exanth\u00e8me.<\/p>\n<h2 id=\"maladie-pieds-mains-bouche\">Maladie pieds-mains-bouche<\/h2>\n<p>Cette maladie, \u00e9galement appel\u00e9e &#8220;fi\u00e8vre aphteuse&#8221;, touche \u00e9galement principalement les enfants en bas \u00e2ge et, dans la plupart des cas, les fr\u00e8res, s\u0153urs et parents des familles touch\u00e9es. Les coxsackie et autres ent\u00e9rovirus sont les agents responsables, la transmission se fait principalement par voie f\u00e9co-orale. La p\u00e9riode d&#8217;incubation est g\u00e9n\u00e9ralement de 3 \u00e0 6 jours. Pendant la phase prodromique, on observe des temp\u00e9ratures subf\u00e9briles, des maux de gorge et des douleurs abdominales. Il s&#8217;ensuit un exanth\u00e8me avec des v\u00e9sicules ovales d&#8217;aspect gris\u00e2tre sur les sites de pr\u00e9dilection que sont les l\u00e8vres, les joues et la langue, ainsi qu&#8217;au niveau palmoplantaire, o\u00f9 elles sont souvent dispos\u00e9es parall\u00e8lement aux dermatoglyphes <strong>(figures 2 et 3). <\/strong>L&#8217;\u00e9volution est g\u00e9n\u00e9ralement sans complications, avec une gu\u00e9rison spontan\u00e9e en 8 \u00e0 10 jours.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1280 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/abb1-3_dp1.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/316;height:172px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"316\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"exantheme-lors-dinfections-a-cytomegalovirus-herpesvirus-humain-5\">Exanth\u00e8me lors d&#8217;infections \u00e0 cytom\u00e9galovirus (herp\u00e8svirus humain [5])<\/h2>\n<p>Chez l&#8217;adulte, l&#8217;infection \u00e0 CMV peut provoquer un tableau proche de la mononucl\u00e9ose avec un exanth\u00e8me maculo-papuleux. Dans la population immunocomp\u00e9tente, l&#8217;infection joue un r\u00f4le insignifiant car elle est g\u00e9n\u00e9ralement asymptomatique. Chez les personnes immunod\u00e9prim\u00e9es, et en particulier celles atteintes du VIH\/SIDA, des ulc\u00e9rations cutan\u00e9es persistantes peuvent toutefois survenir, en plus de complications plus graves telles que la pneumonie et la chorior\u00e9tinite. L&#8217;infection \u00e0 CMV est \u00e9galement redout\u00e9e pendant la grossesse. Lorsqu&#8217;une femme enceinte est infect\u00e9e, une infection intra-ut\u00e9rine se produit chez un peu plus de la moiti\u00e9 des f\u0153tus. Environ un tiers des f\u0153tus infect\u00e9s deviennent symptomatiques. Les nouveau-n\u00e9s pr\u00e9sentent alors un exanth\u00e8me p\u00e9t\u00e9chial ou pourpre (&#8220;blueberry muffin baby&#8221;), ainsi que des sympt\u00f4mes extracutan\u00e9s tels qu&#8217;une h\u00e9patospl\u00e9nom\u00e9galie, une thrombop\u00e9nie et des l\u00e9sions graves du SNC.<\/p>\n<h2 id=\"syndrome-des-gants-et-chaussettes-pourpres-et-papillaires-ppgss\">Syndrome des gants et chaussettes pourpres et papillaires (PPGSS)<\/h2>\n<p>La maladie est principalement associ\u00e9e au parvovirus B19, mais les virus Coxsackie, Cytom\u00e9galia, de la rougeole, Epstein-Barr ou de l&#8217;h\u00e9patite B ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s. Apr\u00e8s une p\u00e9riode d&#8217;incubation de 5 \u00e0 10 jours, des papules rouges, prurigineuses ou br\u00fblantes apparaissent sur les mains et les pieds sous forme de chaussettes. Il y a \u00e9galement un \u0153d\u00e8me et des p\u00e9t\u00e9chies <strong>(figure 4). <\/strong>Un \u00e9nanth\u00e8me avec des v\u00e9sicules orales, des \u00e9rosions et des aphtes est observ\u00e9 en cas d&#8217;atteinte des muqueuses. Les sympt\u00f4mes g\u00e9n\u00e9raux qui l&#8217;accompagnent sont la fi\u00e8vre, la lymphad\u00e9nopathie et les arthralgies. Une thrombop\u00e9nie passag\u00e8re peut se produire. Chez l&#8217;enfant, la maladie est nettement moins grave que chez l&#8217;adulte ; la fi\u00e8vre, la lymphad\u00e9nopathie et les arthralgies, en particulier, sont tr\u00e8s rares chez les enfants. Des complications peuvent survenir si l&#8217;infection primaire par le parvovirus B19 a lieu pendant la grossesse. Ensuite, un tiers \u00e0 un quart des femmes enceintes d\u00e9veloppent une infection transplacentaire, ce qui entra\u00eene dans 5 \u00e0 10 % des cas une atteinte du f\u0153tus avec an\u00e9mie et hydrops fetalis. Pendant la p\u00e9riode 11-23. Ce risque est le plus \u00e9lev\u00e9 \u00e0 partir de la 12e semaine de grossesse.<\/p>\n<p>Le syndrome acrop\u00e9trique est un tableau clinique apparent\u00e9 au PPGSS, \u00e9galement d\u00fb au parvovirus B19 : outre les modifications typiques du PPGSS au niveau des mains et des pieds, cette entit\u00e9 pr\u00e9sente \u00e9galement une atteinte p\u00e9riorale.<\/p>\n<h2 id=\"exanthemes-parainfectieux\">Exanth\u00e8mes parainfectieux<\/h2>\n<p>Les exanth\u00e8mes parainfectieux ne r\u00e9sultent pas d&#8217;un effet cytopathique direct associ\u00e9 au virus, mais refl\u00e8tent la r\u00e9action immunitaire de l&#8217;organisme h\u00f4te au virus.<\/p>\n<h2 id=\"syndrome-de-gianotti-crosti-gcs-acrodermatite-papuleuse-eruptive-infantile\">Syndrome de Gianotti-Crosti (GCS) = acrodermatite papuleuse \u00e9ruptive infantile<\/h2>\n<p>Le GCS est une dermatose relativement fr\u00e9quente, principalement observ\u00e9e chez les enfants \u00e2g\u00e9s de 2 \u00e0 6 ans. 90% des patients ont moins de quatre ans. Il s&#8217;agit d&#8217;un exanth\u00e8me papulo-v\u00e9siculeux autolimit\u00e9, les autres sympt\u00f4mes \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement absents. Des prodromes se produisent rarement, avec une pharyngite, une infection des voies respiratoires sup\u00e9rieures ou une diarrh\u00e9e. L&#8217;exanth\u00e8me est constitu\u00e9 de multiples papules ou papulov\u00e9sicules monomorphes de couleur rose \u00e0 rouge-brun <strong>(figure 5). <\/strong>Celles-ci peuvent l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9manger. Le sch\u00e9ma de distribution est g\u00e9n\u00e9ralement sym\u00e9trique sur les joues, les faces d&#8217;extension des membres et les fesses. La cicatrisation se fait spontan\u00e9ment sur plusieurs semaines. Diff\u00e9rentes infections virales peuvent \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine du GCS. Les infections par le virus Epstein-Barr sont le plus souvent \u00e0 l&#8217;origine de la maladie, l&#8217;h\u00e9patite, le cytom\u00e9galovirus (CMV), l&#8217;herp\u00e8svirus humain 6 (HHV6), les virus Coxsackie, les rotavirus, le parvovirus B19, le molluscum congatiosum et de nombreuses autres maladies virales peuvent \u00e9galement \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine de la maladie. Un GCS peut \u00e9galement survenir apr\u00e8s une vaccination.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1281 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/abb4-6_dp1.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/313;height:171px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"313\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"pityriasis-rosea\">Pityriasis rosea<\/h2>\n<p>Le pityriasis rosea est plus fr\u00e9quent \u00e0 l&#8217;adolescence et chez les jeunes adultes. L&#8217;exanth\u00e8me d\u00e9bute par une plaque ovale pouvant atteindre 6 cm de diam\u00e8tre, appel\u00e9e m\u00e9daillon primaire ou &#8220;plaque m\u00e8re&#8221;. En l&#8217;espace d&#8217;une \u00e0 deux semaines, de multiples foyers secondaires plus petits s&#8217;\u00e9tendent ensuite sur le tronc et les extr\u00e9mit\u00e9s proximales. Les foyers primaires et secondaires pr\u00e9sentent tous deux un signe clinique typique : une cro\u00fbte squameuse orient\u00e9e vers l&#8217;int\u00e9rieur et les l\u00e9sions sont dispos\u00e9es le long des lignes de la fente cutan\u00e9e <strong>(figure 6).<\/strong> L&#8217;\u00e9ruption peut \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&#8217;une l\u00e9g\u00e8re alt\u00e9ration de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>La cicatrisation se fait spontan\u00e9ment en 4 \u00e0 6 semaines. Un traitement n&#8217;est pas n\u00e9cessaire, mais les patients doivent \u00eatre encourag\u00e9s \u00e0 \u00e9viter les irritations telles que les lavages fr\u00e9quents ou les graissages excessifs, sous peine d&#8217;ecz\u00e9matisation et de d\u00e9mangeaisons. Les virus HHV-6 et HHV-7 ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme \u00e9tant \u00e0 l&#8217;origine de la maladie.<\/p>\n<h2 id=\"pityriasis-lichenoides-pl\">Pityriasis lichenoides (PL)<\/h2>\n<p>PL est une maladie inflammatoire b\u00e9nigne de la peau, plut\u00f4t rare. Elle peut survenir \u00e0 tout \u00e2ge, mais on constate une augmentation des cas \u00e0 la fin de l&#8217;enfance et au d\u00e9but de l&#8217;\u00e2ge adulte.<\/p>\n<p>Le PL se pr\u00e9sente essentiellement sous deux formes cliniques : le pityriasis lichenoides et varioliformis acuta (PLEVA) et le pityriasis lichenoides chronica (PLC). Les deux formes peuvent \u00e9galement se produire simultan\u00e9ment, ou la forme aigu\u00eb peut se transformer en forme chronique.<\/p>\n<p>La PLEVA se caract\u00e9rise par une \u00e9ruption aigu\u00eb \u00e0 subaigu\u00eb de multiples papules \u00e9ryth\u00e9mateuses qui se transforment rapidement en l\u00e9sions polymorphes telles que des v\u00e9sicules, des pustules, des cro\u00fbtes h\u00e9morragiques et des ulc\u00e9rations. La phase de cicatrisation dure de quelques semaines \u00e0 quelques mois et peut \u00eatre prolong\u00e9e, surtout chez les enfants. Il arrive que des cicatrices subsistent.<br \/>\nDans le cas de la PLC, on trouve des maculo-papules aplaties de couleur brun-rouge avec une cro\u00fbte squameuse centrale (\u00e9cailles en forme de feuille). L&#8217;\u00e9ruption peut persister pendant des mois, voire des ann\u00e9es, \u00e0 des degr\u00e9s divers.<\/p>\n<p>La phototh\u00e9rapie, les antibiotiques ou le m\u00e9thotrexate peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour traiter ces deux maladies. Les patients doivent \u00eatre suivis, car de rares cas d&#8217;\u00e9volution vers un lymphome malin ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits.<\/p>\n<p>Les infections associ\u00e9es \u00e0 PLEVA et PLC sont les virus de l&#8217;herp\u00e8s (EBV, CMV), le VIH, le parvovirus B19, les staphylocoques et les streptocoques, ainsi que la toxoplasmose.<\/p>\n<h2 id=\"exantheme-periflexe-asymetrique-de-lenfance-apec\">Exanth\u00e8me p\u00e9riflexe asym\u00e9trique de l&#8217;enfance (APEC)<\/h2>\n<p>L&#8217;APEC, \u00e9galement appel\u00e9 exanth\u00e8me lat\u00e9ro-thoracique unilat\u00e9ral, est une maladie de l&#8217;enfance dont la fr\u00e9quence est saisonni\u00e8re et qui s&#8217;accompagne d&#8217;une lymphad\u00e9nopathie. Le diagnostic peut \u00eatre pos\u00e9 principalement sur la base du sch\u00e9ma de distribution caract\u00e9ristique des efflorescences. L&#8217;\u00e9ruption d\u00e9bute g\u00e9n\u00e9ralement par un \u00e9ryth\u00e8me squameux, qui peut \u00e9galement \u00eatre papuleux, v\u00e9siculeux ou \u0153d\u00e9mateux. La localisation initiale est souvent axillaire ou inguinale unilat\u00e9rale, mais au cours de la deuxi\u00e8me semaine de la maladie, elle s&#8217;\u00e9tend au c\u00f4t\u00e9 controlat\u00e9ral du corps. La cicatrisation se fait spontan\u00e9ment en 4 \u00e0 5 semaines. On ne sait pas encore quelles infections pourraient en \u00eatre la cause. Les virus para-influenza, les ad\u00e9novirus et le HHV-7 sont consid\u00e9r\u00e9s comme des d\u00e9clencheurs potentiels.<\/p>\n<h2 id=\"pseudoangiomatose-eruptive\">Pseudoangiomatose \u00e9ruptive<\/h2>\n<p>Cette \u00e9ruption rare touche principalement les enfants et se manifeste par l&#8217;apparition aigu\u00eb de petites macules angiomateuses et de papules pouvant \u00eatre repouss\u00e9es, souvent entour\u00e9es d&#8217;un halo blanc. Les sites de pr\u00e9dilection sont les joues et les extr\u00e9mit\u00e9s. Habituellement, les l\u00e9sions cutan\u00e9es gu\u00e9rissent en une dizaine de jours. Les sympt\u00f4mes grippaux l\u00e9gers qui peuvent l&#8217;accompagner, ainsi que la fr\u00e9quence familiale, sugg\u00e8rent une origine virale. Une infection \u00e0 ent\u00e9rovirus a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e chez certains patients.<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>Conclusion pour la pratique<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>Les virus peuvent provoquer des exanth\u00e8mes multiformes directement (infectieux) ou via la r\u00e9ponse immunitaire (indirecte, parainfectieuse).<\/li>\n<li>La morphologie des l\u00e9sions cutan\u00e9es peut donner des indications sur le virus en cause.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9volution de ces maladies \u00e9tant souvent autolimit\u00e9e, il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de les traiter. En cas d&#8217;alt\u00e9ration de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, un traitement de soutien est recommand\u00e9 pour soulager les sympt\u00f4mes.<\/li>\n<li>Les exanth\u00e8mes infectieux sont plus graves chez les adultes que chez les enfants, en particulier la varicelle et les infections \u00e0 CMV.<\/li>\n<li>Le pityriasis lich\u00e9no\u00efde peut avoir une \u00e9volution tr\u00e8s prolong\u00e9e, est difficile \u00e0 traiter et peut, dans de rares cas, \u00e9voluer vers un lymphome malin.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong><em>Dr Barbara Laetsch<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ul>\n<li>Drago F, et al : J Am Acad Dermatol 2012;22 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>F\u00f6lster-Holst R, Kreth HW : JDDG 2009;7:414-419,506-510.<\/li>\n<li>Adamidou A, et al : Int J of Dermatol. 2008;47:760-762.<\/li>\n<li>Lipsker D, Saurat J-H : Dermatology 2005;211:309-311.<\/li>\n<li>Brandt O, et al : G J Am Acad Dermatol 2006;54:136-145.<\/li>\n<li>Retrouvey M, et al : Pediatr Dermatol 2012;22 [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Khachemoune A, Blyumin L : Am J Clin Dermatol 2007;8:29-36.<\/li>\n<li>Al Yousef Ali A, et al : Eur J Dermatol 2010;20:230-1.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRAXIS 2013 ; No. 1 : 16-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nombre de maladies de la peau li\u00e9es \u00e0 des virus est important. 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