{"id":348031,"date":"2013-03-08T00:00:00","date_gmt":"2013-03-07T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-contraception-hormonale-en-mutation\/"},"modified":"2013-03-08T00:00:00","modified_gmt":"2013-03-07T23:00:00","slug":"la-contraception-hormonale-en-mutation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-contraception-hormonale-en-mutation\/","title":{"rendered":"La contraception hormonale en mutation"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du neuvi\u00e8me congr\u00e8s Women&#8217;s Health, qui s&#8217;est tenu le 17 janvier 2013 \u00e0 Zurich, la contraception hormonale \u00e9tait le deuxi\u00e8me th\u00e8me principal de l&#8217;apr\u00e8s-midi. Quatre intervenantes ont donn\u00e9 des informations sur les chances et les risques des &#8220;pilules&#8221; modernes.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La suppression des r\u00e8gles en espa\u00e7ant la prise de contraceptifs combin\u00e9s est une pratique de plus en plus courante, a expliqu\u00e9 le Dr Saira-Christine Renteria, CHUV, Lausanne.<\/p>\n<h2 id=\"cycle-long-et-intervalles-sans-hormones-raccourcis\">Cycle long et intervalles sans hormones raccourcis<\/h2>\n<p>L&#8217;objectif est de prolonger la phase am\u00e9norrh\u00e9ique. Au moins une femme sur cinq est nettement g\u00ean\u00e9e par ses r\u00e8gles, souvent m\u00eame d\u00e8s la phase pr\u00e9menstruelle. C&#8217;est pourquoi retarder les r\u00e8gles est souhaitable pour de nombreuses femmes.<\/p>\n<p>Les effets des cycles longs ont fait l&#8217;objet de plusieurs \u00e9tudes. L&#8217;efficacit\u00e9 de la contraception est tr\u00e8s bonne (99%), m\u00eame chez les femmes en surpoids. L&#8217;observance \u00e9tait la meilleure avec la contraception orale, par rapport \u00e0 la contraception hormonale par patch ou anneau vaginal. Les cycles longs n&#8217;entra\u00eenent pas de &#8220;surcharge&#8221; (accumulation) d&#8217;hormones. L&#8217;endom\u00e8tre est inactif et atrophi\u00e9, mais se r\u00e9tablit tr\u00e8s rapidement apr\u00e8s un cycle de trois mois.<\/p>\n<p>Une incertitude subsiste quant aux risques de thromboembolies, d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires et aux effets sur les tumeurs \u0153strog\u00e9no-d\u00e9pendantes (cancer de l&#8217;endom\u00e8tre, cancer du sein) ; des \u00e9tudes \u00e0 long terme font encore d\u00e9faut. Cependant, une \u00e9tude de 2010 a montr\u00e9 que le taux d&#8217;effets secondaires \u00e9tait aussi faible pour des cycles de trois mois sur quatre ans que pour des cycles de longue dur\u00e9e sur un an. Une \u00e9tude de 2011 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s un an de contraception continue par anneau vaginal, les taux de triglyc\u00e9rides et de cholest\u00e9rol augmentaient.<\/p>\n<p>Les indications pour les cycles de longue dur\u00e9e sont notamment la dysm\u00e9norrh\u00e9e primaire, la diath\u00e8se h\u00e9morragique, l&#8217;endom\u00e9triose, le syndrome des ovaires polykystiques ou les migraines cyclo-d\u00e9pendantes. On distingue deux r\u00e9gimes : l&#8217;administration continue d&#8217;une pr\u00e9paration combin\u00e9e ou, apr\u00e8s 24 jours, un intervalle de quatre jours avec une prise minimale d&#8217;hormones si la femme souhaite avoir ses r\u00e8gles. Il est tr\u00e8s important d&#8217;informer la patiente sur la r\u00e9versibilit\u00e9, les effets secondaires et la gestion de l&#8217;oubli d&#8217;une prise de pilule. Si des saignements interm\u00e9diaires se produisent ou si les cycles sont irr\u00e9guliers, il convient d&#8217;en d\u00e9terminer la cause &#8211; y compris un test de grossesse.<\/p>\n<h2 id=\"pilules-contenant-des-oestrogenes-naturels-risques-et-avantages\">Pilules contenant des \u0153strog\u00e8nes naturels &#8211;&nbsp;Risques et avantages<\/h2>\n<p>PD Dr. med. Gabriele S. Merki, Clinique d&#8217;endocrinologie de la reproduction, H\u00f4pital universitaire de Zurich, a donn\u00e9 des informations sur deux nouveaux contraceptifs contenant des \u0153strog\u00e8nes naturels. Les pr\u00e9parations commercialis\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent contenaient de l&#8217;\u00e9thinylestradiol (EE) ; ce principe actif est le principal facteur de risque thromboembolique accru, c&#8217;est pourquoi la dose d&#8217;EE dans les pilules a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fortement r\u00e9duite. Cependant, les petites doses entra\u00eenent plus rapidement des saignements irr\u00e9guliers ou des h\u00e9morragies. un endom\u00e8tre instable.<\/p>\n<p>Deux pr\u00e9parations contenant des \u0153strog\u00e8nes naturels viennent d&#8217;\u00eatre lanc\u00e9es sur le march\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li><sup>Zoely\u00ae<\/sup> avec ac\u00e9tate de nom\u00e9gestrol (NOMAC) et estradiol (E2), autoris\u00e9 en Suisse pour les femmes de plus de 17 ans<\/li>\n<li><sup>Qlaira\u00ae<\/sup> avec du val\u00e9rate d&#8217;estradiol (E2V) et du di\u00e9nogest (DNG).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les effets secondaires de Zoely, par exemple la prise de poids ou les maux de t\u00eate, sont les m\u00eames que ceux des autres contraceptifs (produit de comparaison dans les \u00e9tudes : <sup>Yasmin\u00ae<\/sup>). Les saignements inacceptables \u00e9taient un peu plus fr\u00e9quents et l&#8217;effet sur l&#8217;acn\u00e9 \u00e9tait moins bon. Qlaira a \u00e9galement montr\u00e9 une tr\u00e8s bonne tol\u00e9rance dans les \u00e9tudes. Avec les deux pr\u00e9parations, les marqueurs thromboemboliques (p. ex. les D-dim\u00e8res) restent dans la norme pendant la prise &#8211; ceci \u00e0 la diff\u00e9rence des pilules pr\u00e9c\u00e9dentes. On esp\u00e8re donc que le risque thromboembolique diminue avec les deux nouvelles pilules, mais il est impossible de le dire aujourd&#8217;hui. Actuellement, les contre-indications \u00e0 la prescription de Zoely ou de Qlaira doivent \u00eatre clarifi\u00e9es de la m\u00eame mani\u00e8re que pour les autres pr\u00e9parations. Les donn\u00e9es sur les risques cardiovasculaires manquent \u00e9galement pour le moment, mais la prise de Qlaira entra\u00eene une augmentation de la CRP moins importante qu&#8217;avec les pr\u00e9parations habituelles.<\/p>\n<p>L&#8217;intensit\u00e9 et la dur\u00e9e des saignements sont r\u00e9duites par les nouvelles pr\u00e9parations. Avec Zoely, environ 30% des femmes n&#8217;ont plus de saignements abortifs apr\u00e8s un an, contre 20% avec Claira. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les femmes n&#8217;ont pas de saignements isol\u00e9s (pas tous les saignements) et le sch\u00e9ma de saignement est tr\u00e8s variable. La dur\u00e9e moyenne des saignements pour les deux pr\u00e9parations est de quatre jours (saignements plut\u00f4t longs au d\u00e9but, puis diminuant), soit un jour de moins qu&#8217;avec les \u0153strog\u00e8nes habituels. En outre, jusqu&#8217;au sixi\u00e8me cycle, environ 20% des femmes ont des saignements intermenstruels, soit autant que pour les autres pilules. En raison de la r\u00e9duction de l&#8217;intensit\u00e9 et de la dur\u00e9e des saignements, les nouvelles pr\u00e9parations conviennent surtout aux femmes souffrant d&#8217;hyperm\u00e9norrh\u00e9e.<\/p>\n<p>Les patientes doivent \u00eatre bien inform\u00e9es de la possibilit\u00e9 d&#8217;avortement et de saignements interm\u00e9diaires. D&#8217;autres avantages des nouvelles pr\u00e9parations sont possibles, mais ne sont pas encore connus &#8211; des \u00e9tudes sont en cours.<\/p>\n<h2 id=\"hormones-et-adolescence-influence-sur-le-dysphoric-disorder-premenstruel\">Hormones et adolescence &#8211; Influence sur le &#8220;dysphoric disorder&#8221; pr\u00e9menstruel<\/h2>\n<p>Le Dr Raphaela J\u00fclke, du service de th\u00e9rapie psychiatrique pour adolescents de Kriens, et le Dr Ruth Draths, de la clinique gyn\u00e9cologique de Lucerne, ont pr\u00e9sent\u00e9 le cas impressionnant d&#8217;une patiente de 14 ans souffrant de d\u00e9pression s\u00e9v\u00e8re et d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 li\u00e9es au cycle menstruel. Environ 3 \u00e0 8 % des jeunes souffrent de d\u00e9pression, les femmes \u00e9tant deux fois plus nombreuses que les hommes. La d\u00e9pression&nbsp;a des r\u00e9percussions sur le plan physique (troubles alimentaires, douleurs physiques), sur le comportement (hyperactivit\u00e9, inhibition motrice), sur les affects (manque de joie, d\u00e9sespoir, tendances suicidaires) et sur la cognition (troubles de la pens\u00e9e, incapacit\u00e9 \u00e0 prendre des d\u00e9cisions, troubles de la concentration). Un \u00e9pisode d\u00e9pressif dure en moyenne huit semaines.<\/p>\n<p>Le &#8220;dysphoric disorder&#8221; pr\u00e9menstruel touche environ 2 \u00e0 8 % de toutes les femmes, il existe une forte corr\u00e9lation avec d&#8217;autres maladies psychiques. Les sympt\u00f4mes sont d\u00e9clench\u00e9s par la fluctuation des hormones ovariennes apr\u00e8s l&#8217;ovulation. L&#8217;administration d&#8217;\u0153strog\u00e8nes et de progest\u00e9rone peut d\u00e9clencher les sympt\u00f4mes, tandis que les analogues de la GnRH peuvent les supprimer (il n&#8217;existe toutefois aucune donn\u00e9e \u00e0 ce sujet chez les adolescentes). Chez les patientes, l&#8217;objectif du traitement est notamment de supprimer les fluctuations hormonales, par exemple avec des contraceptifs oraux. Un r\u00e9gime 21\/7 montre un effet insuffisant. L&#8217;administration continue de contraceptifs est plus efficace, mais les \u00e9tudes sont insuffisantes. La patiente pr\u00e9sent\u00e9e a re\u00e7u, en plus d&#8217;un traitement antid\u00e9presseur sp\u00e9cifique, une anticonception orale continue qu&#8217;elle a poursuivie m\u00eame apr\u00e8s l&#8217;am\u00e9lioration de sa d\u00e9pression.<\/p>\n<p><em>Source : 9e Congr\u00e8s Women&#8217;s Health, 16-17 janvier 2013, Zurich.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du neuvi\u00e8me congr\u00e8s Women&#8217;s Health, qui s&#8217;est tenu le 17 janvier 2013 \u00e0 Zurich, la contraception hormonale \u00e9tait le deuxi\u00e8me th\u00e8me principal de l&#8217;apr\u00e8s-midi. 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