{"id":348032,"date":"2013-03-08T00:00:00","date_gmt":"2013-03-07T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/ce-quil-faut-savoir-sur-les-antihistaminiques-h1-du-1-et-2eme-generation\/"},"modified":"2013-03-08T00:00:00","modified_gmt":"2013-03-07T23:00:00","slug":"ce-quil-faut-savoir-sur-les-antihistaminiques-h1-du-1-et-2eme-generation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/ce-quil-faut-savoir-sur-les-antihistaminiques-h1-du-1-et-2eme-generation\/","title":{"rendered":"Ce qu&#8217;il faut savoir sur les antihistaminiques H1 du 1. et 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les antihistaminiques H1 sont divis\u00e9s en une premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, plus ancienne, avec des effets secondaires s\u00e9datifs et une deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration sans ces effets. Notre auteur met en lumi\u00e8re la pharmacologie de ce groupe de substances actives.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, quatre r\u00e9cepteurs de l&#8217;histamine diff\u00e9rents ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. Ces mol\u00e9cules coupl\u00e9es \u00e0 des prot\u00e9ines G sont situ\u00e9es \u00e0 la surface des cellules et exercent des effets diff\u00e9rents selon leur lieu d&#8217;expression. Alors que l&#8217;activation du r\u00e9cepteur H1 entra\u00eene notamment un prurit, une vasodilatation, une contraction des muscles lisses avec bronchospasme ou crampes abdominales, une s\u00e9cr\u00e9tion de mucosit\u00e9s avec rhinorrh\u00e9e et augmentation des s\u00e9cr\u00e9tions bronchiques ainsi qu&#8217;une augmentation de la perm\u00e9abilit\u00e9 vasculaire, les r\u00e9cepteurs H2 sont notamment impliqu\u00e9s dans l&#8217;augmentation de la s\u00e9cr\u00e9tion de sucs et d&#8217;acides gastriques. Il existe \u00e9galement des r\u00e9cepteurs H3, qui jouent un r\u00f4le dans le SNC en tant qu&#8217;autor\u00e9cepteurs pr\u00e9synaptiques, et des r\u00e9cepteurs H4, qui jouent notamment un r\u00f4le dans la diff\u00e9renciation et la modulation des cellules immunitaires. Dans cet article, les substances dirig\u00e9es contre les r\u00e9cepteurs H1 seront abord\u00e9es, tandis que les antagonistes des r\u00e9cepteurs H2, dont seule la ranitidine est encore commercialis\u00e9e en Suisse, ne seront pas trait\u00e9s. Les agonistes et antagonistes des r\u00e9cepteurs H3 et H4 sont en cours de d\u00e9veloppement clinique.<\/p>\n<h2 id=\"pharmacodynamie-des-antihistaminiques-h1\">Pharmacodynamie des antihistaminiques H1<\/h2>\n<p>En Suisse, 22 substances actives de la classe des antihistaminiques H1 sont disponibles. On pense aujourd&#8217;hui que les antihistaminiques stabilisent le r\u00e9cepteur H1 dans sa conformation inactive, ce qui permet de r\u00e9duire le nombre de r\u00e9cepteurs pouvant \u00eatre activ\u00e9s par l&#8217;histamine. Alors que les antihistaminiques H1 de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, plus ancienne, p\u00e9n\u00e8trent bien dans le syst\u00e8me nerveux central et y exercent un effet s\u00e9datif sur les r\u00e9cepteurs H1 postsynaptiques, ce n&#8217;est pas le cas des repr\u00e9sentants de la 2e g\u00e9n\u00e9ration ou alors \u00e0 des concentrations th\u00e9rapeutiques <strong>(tableau 1). <\/strong>En raison de leur bonne efficacit\u00e9 sur les r\u00e9cepteurs H1 centraux, certains repr\u00e9sentants de la g\u00e9n\u00e9ration 2 sont utilis\u00e9s dans le traitement de la d\u00e9pression. 1\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration comme s\u00e9datif\/hypnotique (p. ex. doxylamine, diphenhydramine), anti\u00e9m\u00e9tique (p. ex. m\u00e9clozine) ou contre le mal des transports (p. ex. dimenhydrinate). La mauvaise p\u00e9n\u00e9tration du SNC des repr\u00e9sentants de la 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration est due au fait que ces substances sont hydrophiles et sont des substrats du transporteur vers l&#8217;ext\u00e9rieur P-glycoprot\u00e9ine pr\u00e9sent dans la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique (entre autres barri\u00e8res membranaires de l&#8217;organisme). Cela permet d&#8217;\u00e9viter la s\u00e9dation utilis\u00e9e dans les indications antiallergiques avec les substances de la classe 1\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration \u00e9tait souvent limitante pour le traitement. Certains antihistaminiques H1 de la 1\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration ont des effets suppl\u00e9mentaires sur les r\u00e9cepteurs de l&#8217;ac\u00e9tylcholine, de la noradr\u00e9naline et de la s\u00e9rotonine, tandis que les repr\u00e9sentants des 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration inactivent sp\u00e9cifiquement le r\u00e9cepteur H1.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1182\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Anti.jpg-890236_565.jpg\" width=\"993\" height=\"1510\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Anti.jpg-890236_565.jpg 993w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Anti.jpg-890236_565-800x1217.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Anti.jpg-890236_565-120x182.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Anti.jpg-890236_565-90x137.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Anti.jpg-890236_565-320x487.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Anti.jpg-890236_565-560x852.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 993px) 100vw, 993px\" \/><\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;efficacit\u00e9 clinique des antihistaminiques H1 du 1\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration sont mal \u00e9tudi\u00e9s dans les essais cliniques, tandis que les preuves de l&#8217;utilisation des antihistaminiques H1 de la 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration dans la rhinite allergique, la conjonctivite allergique et l&#8217;urticaire. L&#8217;utilisation de produits de 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration dans la dermatite atopique, l&#8217;asthme, l&#8217;anaphylaxie, l&#8217;angio-\u0153d\u00e8me non allergique, les rhumes, les d\u00e9mangeaisons d&#8217;origine non allergique, etc. est mal \u00e9tudi\u00e9e dans les \u00e9tudes ou les \u00e9tudes n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;effets convaincants et il n&#8217;existe pas non plus d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 pour de telles indications. Chez les enfants, les substances de la Les m\u00e9dicaments de 1\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration peuvent entra\u00eener des effets secondaires parfois mena\u00e7ants, de sorte que l&#8217;indication doit \u00eatre pos\u00e9e avec un soin particulier. Dans une soi-disant 3\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, des \u00e9nantiom\u00e8res ou des m\u00e9tabolites de mol\u00e9cules de la 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, sans qu&#8217;il y ait de grandes diff\u00e9rences pharmacodynamiques, de sorte que les substances sont pharmacologiquement proches de la 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. 2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<h2 id=\"pharmacocinetique-des-antihistaminiques-h1\">Pharmacocin\u00e9tique des antihistaminiques H1<\/h2>\n<p>Le premier obstacle qu&#8217;un m\u00e9dicament doit franchir pour \u00eatre efficace est la prise. La garantie de l&#8217;observance ou de l&#8217;adh\u00e9sion rev\u00eat donc une importance particuli\u00e8re dans la pratique m\u00e9dicale quotidienne. La plupart des antihistaminiques H1 \u00e0 usage syst\u00e9mique sont disponibles sous forme de m\u00e9dicaments solides (comprim\u00e9s, drag\u00e9es, comprim\u00e9s pellicul\u00e9s, suppositoires) ou de gouttes \u00e0 prendre par voie orale. Certaines substances sont appliqu\u00e9es localement (par exemple, des gouttes pour les yeux). Seuls quelques-uns peuvent \u00e9galement \u00eatre administr\u00e9s par voie intraveineuse (dim\u00e9tind\u00e8ne, cl\u00e9mastine, thi\u00e9thylperazine). L&#8217;absorption, qui est rapide pour la plupart des antihistaminiques H1 de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, avec des pics de concentration apr\u00e8s une \u00e0 trois heures, est suivie de la distribution dans le sang et les tissus, \u00e9ventuellement du m\u00e9tabolisme, et de l&#8217;excr\u00e9tion.<\/p>\n<p>Il existe notamment de grandes diff\u00e9rences entre les antihistaminiques en termes de m\u00e9tabolisme et d&#8217;\u00e9limination<strong> (tableau 2)<\/strong>. En outre, il existe des diff\u00e9rences de m\u00e9tabolisme entre les individus, dues \u00e0 des influences g\u00e9n\u00e9tiques et environnementales. En particulier, l&#8217;enzyme CYP2D6 du cytochrome P450, qui est impliqu\u00e9e dans la d\u00e9gradation de certains antihistaminiques H1 <strong>(tableau 2), <\/strong>pr\u00e9sente une forte variabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, qui peut aller de l&#8217;absence \u00e0 la multiplication de l&#8217;activit\u00e9 enzymatique normale. En outre, le CYP2D6 peut \u00eatre inhib\u00e9 par certaines substances : le bupropion, le cinacalcet, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (parox\u00e9tine, fluox\u00e9tine et dulox\u00e9tine) et l&#8217;antifongique terbinafine comptent parmi les inhibiteurs les plus puissants du CYP2D6. Mais comme tous les antihistaminiques H1 sont d\u00e9grad\u00e9s par plus d&#8217;une enzyme et sont souvent \u00e9limin\u00e9s par voie r\u00e9nale sans \u00eatre modifi\u00e9s, la variabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique et l&#8217;inhibition du CYP2D6 ne jouent que tr\u00e8s rarement un r\u00f4le dans l&#8217;utilisation des antihistaminiques H1.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1183 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Meta.jpg-95af20_566.jpg\" width=\"1100\" height=\"753\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Meta.jpg-95af20_566.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Meta.jpg-95af20_566-800x548.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Meta.jpg-95af20_566-120x82.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Meta.jpg-95af20_566-90x62.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Meta.jpg-95af20_566-320x219.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Meta.jpg-95af20_566-560x383.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/753;\" \/><\/p>\n<p>Certains antihistaminiques H1 de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration sont \u00e9galement des inhibiteurs du CYP2D6.  <strong>(tableau 2),  <\/strong>de sorte qu&#8217;en cas d&#8217;utilisation concomitante de substrats du CYP2D6 (par ex. cod\u00e9ine, dextrom\u00e9thorphane, de nombreux antipsychotiques [halop\u00e9ridol, risp\u00e9ridone, aripiprazole], atomox\u00e9tine, de nombreux antid\u00e9presseurs [la plupart des tricycliques, venlafaxine et autres], ainsi que les b\u00eatabloquants m\u00e9toprolol, carv\u00e9dilol et timolol), il convient de choisir une dose plus faible du substrat afin d&#8217;\u00e9viter les effets ind\u00e9sirables.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, la pharmacocin\u00e9tique des substances de&nbsp;1. La pharmacologie des m\u00e9dicaments de 1\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration n&#8217;est qu&#8217;imparfaitement connue, car les substances ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es il y a des d\u00e9cennies avec beaucoup moins de donn\u00e9es que ce qui est n\u00e9cessaire aujourd&#8217;hui. Mais il existe \u00e9galement des lacunes dans les connaissances sur les pr\u00e9parations de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration : La desloratadine est m\u00e9tabolis\u00e9e en un m\u00e9tabolite \u00e9galement actif, la 3-hydroxy-d\u00e9sloratadine, mais la ou les enzymes impliqu\u00e9es sont inconnues, bien qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert que 2% des Europ\u00e9ens&nbsp;et jusqu&#8217;\u00e0 20% des Africains ne peuvent pas produire de 3-hydroxy-d\u00e9sloratadine. Les enzymes CYP2D6 et CYP3A4\/5 impliqu\u00e9es dans le m\u00e9tabolisme de la loratadine ne semblent pas \u00eatre responsables de ce ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n<p>Le CYP3A4 est la principale enzyme du cytochrome P450, tant en termes de quantit\u00e9 que de nombre de substrats. Alors que des variantes g\u00e9n\u00e9tiques alt\u00e9rant la fonction du CYP3A4 ne sont pas connues (malgr\u00e9 des recherches intensives), il existe des m\u00e9dicaments qui augmentent l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;enzyme (rifampicine, \u00e9favirenz, ph\u00e9nyto\u00efne, carbamaz\u00e9pine, ingr\u00e9dients du millepertuis, etc.) et les inhibent (antifongiques azol\u00e9s, \u00e9rythromycine, clarithromycine, ritonavir, v\u00e9rapamil, diltiazem, amiodarone, ingr\u00e9dients du pamplemousse, en particulier dans le jus de pamplemousse, etc.) En revanche, le CYP3A5, qui d\u00e9grade essentiellement les m\u00eames substances m\u00e9dicamenteuses que le CYP3A4, n&#8217;est presque jamais pr\u00e9sent chez les Europ\u00e9ens en raison d&#8217;une variante g\u00e9n\u00e9tique, alors qu&#8217;il est g\u00e9n\u00e9ralement fonctionnel chez les Africains. Cependant, \u00e0 l&#8217;exception de la loratadine, de l&#8217;az\u00e9lastine et probablement de la c\u00e9tirizine, le CYP3A4\/5 ne joue aucun r\u00f4le dans les antihistaminiques.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait d&#8217;autant plus surprenant qu&#8217;une \u00e9tude sur la fexof\u00e9nadine ait mis en \u00e9vidence un effet du jus de pamplemousse : Lorsque la fexof\u00e9nadine \u00e9tait prise avec du jus de pamplemousse, les taux de fexof\u00e9nadine diminuaient, en particulier peu apr\u00e8s la prise, par rapport \u00e0 la prise avec de l&#8217;eau (on aurait pu s&#8217;attendre \u00e0 une augmentation en cas d&#8217;inhibition du CYP3A4 par les furanocoumarines du jus de pamplemousse). Cet effet peut s&#8217;expliquer par le fait que d&#8217;autres substances pr\u00e9sentes dans le jus de pamplemousse (le flavono\u00efde naringine) inhibent le transporteur intestinal vers l&#8217;int\u00e9rieur OATP1A2, n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;absorption de la fexof\u00e9nadine \u00e0 partir de la lumi\u00e8re intestinale.<\/p>\n<p>Une autre interaction, qui n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement \u00e9lucid\u00e9e, concerne \u00e9galement la fexof\u00e9nadine : l&#8217;administration concomitante d&#8217;itraconazole a entra\u00een\u00e9 des taux de fexof\u00e9nadine beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s&nbsp;. La fexof\u00e9nadine n&#8217;\u00e9tant pas m\u00e9tabolis\u00e9e par le CYP3A, qui est puissamment inhib\u00e9 par l&#8217;itraconazole, l&#8217;interaction a \u00e9t\u00e9 expliqu\u00e9e par une inhibition de la glycoprot\u00e9ine P, le transporteur qui jouerait un r\u00f4le important dans l&#8217;\u00e9limination de la fexof\u00e9nadine. Il reste \u00e0 d\u00e9terminer si cette hypoth\u00e8se est correcte et si d&#8217;autres antifongiques azol\u00e9s entra\u00eenent \u00e9galement des augmentations de taux.<\/p>\n<p>D&#8217;autre part, il convient de noter que les substances telles que la (l\u00e9vo-)c\u00e9tirizine sont principalement \u00e9limin\u00e9es par voie r\u00e9nale, de sorte que les restrictions de la fonction r\u00e9nale doivent \u00e9galement conduire \u00e0 des r\u00e9ductions de dose. Pour la l\u00e9voc\u00e9tirizine, par exemple, il est possible de r\u00e9duire la dose d\u00e8s une&nbsp;Pour les patients dont le taux de filtration glom\u00e9rulaire est inf\u00e9rieur \u00e0 50 mL\/min, l&#8217;administration de 5 mg tous les deux jours est prescrite ; en cas d&#8217;alt\u00e9ration plus importante de la fonction r\u00e9nale, l&#8217;intervalle entre les doses doit \u00eatre encore plus long.<\/p>\n<p>En Suisse, les services de pharmacologie clinique des h\u00f4pitaux universitaires peuvent fournir aux patients des informations sur les effets secondaires et les interactions, les adaptations de doses et d&#8217;autres probl\u00e8mes li\u00e9s aux m\u00e9dicaments.<\/p>\n<h2 id=\"effets-indesirables-des-antihistaminiques-focus-temps-de-qtc\">Effets ind\u00e9sirables des antihistaminiques : Focus temps de QTc<\/h2>\n<p>Alors que la plupart des effets ind\u00e9sirables des antihistaminiques H1&nbsp;sont dus \u00e0 leur action sur les r\u00e9cepteurs H1, la plupart d&#8217;entre eux sont dus \u00e0 leur action sur les r\u00e9cepteurs H2.&nbsp;(fatigue, baisse des performances cognitives et psychomotrices, augmentation de l&#8217;app\u00e9tit) ou (pour les substances plus anciennes) par des effets sur le r\u00e9cepteur m-ac\u00e9tylcholine (s\u00e9cheresse buccale, r\u00e9tention urinaire, tachycardie), sur le r\u00e9cepteur alpha-adr\u00e9nergique (hypotension, vertiges, tachycardie r\u00e9flexe) ou sur le r\u00e9cepteur s\u00e9rotonine (par ex. Si les effets de certains antihistaminiques H1 peuvent s&#8217;expliquer par une augmentation de l&#8217;app\u00e9tit, on sait moins que certains antihistaminiques H1 inhibent \u00e9galement les canaux ioniques cardiaques, en particulier le canal IKr, qui module la sortie rapide du potassium lors de la repolarisation et peut ainsi entra\u00eener un allongement de la repolarisation (de l&#8217;intervalle QT sur l&#8217;ECG), voire des tachycardies ventriculaires en torsades de pointes.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, le potentiel des antihistaminiques H1 \u00e0 prolonger l&#8217;intervalle QTc sur l&#8217;ECG a \u00e9t\u00e9 mal \u00e9tudi\u00e9. &nbsp;L&#8217;int\u00e9r\u00eat pour cet effet secondaire potentiellement mortel a \u00e9t\u00e9 suscit\u00e9 par&nbsp;lorsque plusieurs \u00e9pisodes de torsades de pointes ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s pour les premiers antihistaminiques H1 de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, la terf\u00e9nadine et l&#8217;ast\u00e9mizole. Dans la plupart des cas&nbsp;, des surdoses avaient \u00e9t\u00e9 prises ou des interactions augmentant la concentration n&#8217;avaient pas \u00e9t\u00e9 prises en compte. Ces deux substances ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es du march\u00e9 en 1990 en raison d&#8217;arythmies ventriculaires. Des cas isol\u00e9s d&#8217;allongement de l&#8217;intervalle QTc et parfois de torsades de pointes ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s pour la loratadine,&nbsp;fexof\u00e9nadine et la c\u00e9tirizine.<\/p>\n<p>Les facteurs de risque g\u00e9n\u00e9raux d&#8217;allongement de l&#8217;intervalle QTc sont pr\u00e9sent\u00e9s dans <strong>le tableau 3 <\/strong>. Il semble donc conseill\u00e9, en particulier chez les patients \u00e0 risque sous traitement antihistaminique r\u00e9gulier et \u00e0 fortes doses, de r\u00e9aliser un ECG et de contr\u00f4ler le potassium et le magn\u00e9sium dans le s\u00e9rum.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1184 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Risii.jpg-f3ba8c_567.jpg\" width=\"993\" height=\"759\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Risii.jpg-f3ba8c_567.jpg 993w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Risii.jpg-f3ba8c_567-800x611.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Risii.jpg-f3ba8c_567-120x92.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Risii.jpg-f3ba8c_567-90x68.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Risii.jpg-f3ba8c_567-320x245.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Risii.jpg-f3ba8c_567-560x428.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 993px) 100vw, 993px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 993px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 993\/759;\" \/><\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/h4>\n<ul>\n<li>Les antihistaminiques H1 de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration sont g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9s.<\/li>\n<li>Un allongement de l&#8217;intervalle QTc est possible, surtout en cas de surdosage et de facteurs de risque.<\/li>\n<li>Le jus de pamplemousse ne doit pas \u00eatre consomm\u00e9 avec la fexof\u00e9nadine, car il diminue les concentrations de fexof\u00e9nadine. L&#8217;itraconazole augmente les concentrations de fexof\u00e9nadine, ce qui peut entra\u00eener des sympt\u00f4mes de surdosage.<\/li>\n<li>Pour les antihistaminiques \u00e9limin\u00e9s principalement par voie r\u00e9nale, comme la (l\u00e9vo-)c\u00e9tirizine, la dose doit \u00eatre adapt\u00e9e en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Alexander Jetter<\/strong><\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Simons FE, Simons KJ : Histamine and H1-antihistamines : celebrating a century of progress. J Allergy Clin Immunol 2011 ; 128 : 1139-1150.<\/li>\n<li>Shon JH, Yoon YR, Hong WS, Nguyen PM, Lee SS, Choi YG, Cha IJ, Shin JG : Effet de l&#8217;itraconazole sur la pharmacocin\u00e9tique et la pharmacodynamie de la fexof\u00e9nadine en relation avec le polymorphisme g\u00e9n\u00e9tique MDR1. Clin Pharmacol Ther 2005 ; 78 : 191-201.<\/li>\n<li>Banfield C, Gupta S, Marino M, Lim J, Affrime M : Le jus de pamplemousse r\u00e9duit la biodisponibilit\u00e9 orale de la fexof\u00e9nadine mais pas de la desloratadine. Clin Pharmacokinet 2002 ; 41 : 311-318.<\/li>\n<li>Hondeghem LM, Dujardin K, Hoffmann P, Dumotier B, De Clerck F : La prolongation du QTc induite par les m\u00e9dicaments sous-estime dangereusement le potentiel proarythmique : le\u00e7ons tir\u00e9es de la terf\u00e9nadine. J Cardiovasc Pharmacol 2011 ; 57 : 589-597.<\/li>\n<li>Compalati E, Baena-Cagnani R, Penagos M, Badellino H, Braido F, G\u00f3mez RM, Canonica GW, Baena-Cagnani CE : Systematic review on the efficacy of fexofenadine in seasonal allergic rhinitis : a meta-analysis of randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trials. Int Arch Allergy Immunol 2011 ; 156 : 1-15.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2013 ; 8(3) : 14-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les antihistaminiques H1 sont divis\u00e9s en une premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, plus ancienne, avec des effets secondaires s\u00e9datifs et une deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration sans ces effets. Notre auteur met en lumi\u00e8re la pharmacologie&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":31538,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Pharmacodynamie et cin\u00e9tique","footnotes":""},"category":[11531,11464,11549],"tags":[14836,42131,43609,64703,64711],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-348032","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-pharmacologie-et-toxicologie","category-rx-fr","tag-antihistaminiques","tag-effet-secondaire","tag-pharmacocinetique","tag-pharmacodynamie","tag-temps-qtc","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-12 00:11:11","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":348041,"slug":"fatti-interessanti-sugli-antistaminici-h1-del-1-e-seconda-generazione","post_title":"Fatti interessanti sugli antistaminici H1 del 1. e Seconda generazione","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/fatti-interessanti-sugli-antistaminici-h1-del-1-e-seconda-generazione\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":348050,"slug":"factos-interessantes-sobre-os-anti-histaminicos-h1-do-1-e-2a-geracao","post_title":"Factos interessantes sobre os anti-histam\u00ednicos H1 do 1. e 2\u00aa gera\u00e7\u00e3o","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/factos-interessantes-sobre-os-anti-histaminicos-h1-do-1-e-2a-geracao\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":348060,"slug":"datos-interesantes-sobre-los-antihistaminicos-h1-del-1-y-2a-generacion","post_title":"Datos interesantes sobre los antihistam\u00ednicos H1 del 1. y 2\u00aa generaci\u00f3n","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/datos-interesantes-sobre-los-antihistaminicos-h1-del-1-y-2a-generacion\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/348032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=348032"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/348032\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=348032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=348032"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=348032"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=348032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}