{"id":348037,"date":"2013-03-08T00:00:00","date_gmt":"2013-03-07T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/diagnostiquer-et-traiter-correctement-les-allergies-de-loeil-externe\/"},"modified":"2013-03-08T00:00:00","modified_gmt":"2013-03-07T23:00:00","slug":"diagnostiquer-et-traiter-correctement-les-allergies-de-loeil-externe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/diagnostiquer-et-traiter-correctement-les-allergies-de-loeil-externe\/","title":{"rendered":"Diagnostiquer et traiter correctement les allergies de l&#8217;\u0153il externe"},"content":{"rendered":"<p><strong>Outre la peau et les voies respiratoires, les yeux sont souvent touch\u00e9s par une r\u00e9action allergique. Les paupi\u00e8res et la conjonctive peuvent \u00eatre le si\u00e8ge de r\u00e9actions de type imm\u00e9diat, m\u00e9di\u00e9es par les IgE, ou de type tardif, m\u00e9di\u00e9es par les lymphocytes T. Les r\u00e9actions de type imm\u00e9diat peuvent \u00e9galement se produire au niveau de la conjonctive. Le prototype d&#8217;une r\u00e9action imm\u00e9diate des paupi\u00e8res est l&#8217;\u0153d\u00e8me de Quincke, et pour la conjonctive, la conjonctivite du rhume des foins. En revanche, l&#8217;ecz\u00e9ma de contact au niveau des paupi\u00e8res et la conjonctivite giganto-papillaire sont l&#8217;expression d&#8217;une allergie de type tardif. L&#8217;ecz\u00e9ma atopique des paupi\u00e8res et la k\u00e9ratoconjonctivite correspondent pathog\u00e9niquement \u00e0 une combinaison de m\u00e9canismes de type I et IV.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;allergie est une r\u00e9ponse immunitaire sp\u00e9cifique excessive. Sur le plan pathog\u00e9nique, on distingue la r\u00e9action de type I (type anaphylaxie), m\u00e9di\u00e9e par les immunoglobulines E (IgE) (le tableau clinique le plus fr\u00e9quent est la conjonctivite allergique), et la r\u00e9action de type IV (type tuberculine), m\u00e9di\u00e9e par les cellules T (le tableau clinique le plus fr\u00e9quent est l&#8217;ecz\u00e9ma de contact des paupi\u00e8res). D&#8217;autres exemples de r\u00e9action de type I sont le choc anaphylactique apr\u00e8s une piq\u00fbre d&#8217;abeille ou l&#8217;urticaire aigu\u00eb avec \u0153d\u00e8me de Quincke apr\u00e8s la prise de p\u00e9nicilline. Le diagnostic d&#8217;une allergie \u00e0 m\u00e9diation IgE repose, outre l&#8217;anamn\u00e8se, sur la r\u00e9alisation de prick-tests (r\u00e9action imm\u00e9diate apr\u00e8s 20 minutes) et de dosages d&#8217;IgE sp\u00e9cifiques (RAST\/CAP), parfois sur des tests de provocation (conjonctivaux, nasaux, bronchiques, peroraux ou sous-cutan\u00e9s, selon l&#8217;indication).<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9action de type IV, on distingue une phase de sensibilisation, avec pr\u00e9sentation des antig\u00e8nes (hapt\u00e8nes) via les cellules dendritiques (cellules de Langerhans) aux lymphocytes T auxiliaires dans les ganglions lymphatiques r\u00e9gionaux, et une phase effectrice, o\u00f9 les lymphocytes T sensibilis\u00e9s entrent \u00e0 nouveau en contact avec les cellules pr\u00e9sentatrices d&#8217;antig\u00e8nes dans l&#8217;\u00e9piderme\/le derme et lib\u00e8rent ainsi des lymphokines responsables de l&#8217;inflammation. L&#8217;investigation d&#8217;un ecz\u00e9ma de contact se fait par des tests \u00e9picutan\u00e9s (patch-tests) avec lecture de la r\u00e9action \u00e0 48 et 72 heures et n\u00e9cessite souvent une grande exp\u00e9rience apr\u00e8s la recherche de la substance suspecte.<\/p>\n<h2 id=\"reactions-allergiques-des-paupieres\">R\u00e9actions allergiques des paupi\u00e8res<\/h2>\n<p><strong>R\u00e9actions allergiques imm\u00e9diates des paupi\u00e8res :<\/strong> les paupi\u00e8res, dont le tissu conjonctif est l\u00e2che, sont souvent le si\u00e8ge de gonflements. Il convient de distinguer strictement si l&#8217;\u0153d\u00e8me est l&#8217;expression d&#8217;un gonflement collat\u00e9ral, la cons\u00e9quence d&#8217;un ecz\u00e9ma de contact aigu, d&#8217;une urticaire de contact (par ex. apr\u00e8s un contact avec du latex), d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement allergique local (par ex. apr\u00e8s une piq\u00fbre de moustique dans la r\u00e9gion de la paupi\u00e8re) ou d&#8217;un v\u00e9ritable \u0153d\u00e8me de Quincke d\u00e9clench\u00e9 par voie h\u00e9matog\u00e8ne, parfois aussi dans le cadre d&#8217;une urticaire aigu\u00eb. Cliniquement, il peut s&#8217;agir d&#8217;un \u0153d\u00e8me p\u00e2le de la paupi\u00e8re ou d&#8217;un \u0153d\u00e8me massif et profond ; en cas d&#8217;\u00e9v\u00e9nement allergique, des d\u00e9mangeaisons et souvent une conjonctivite sont pr\u00e9sentes<strong>(figure 1<\/strong>). En ce qui concerne l&#8217;\u00e9tiologie, les allerg\u00e8nes de type imm\u00e9diat sont les m\u00e9dicaments, les aliments, les allerg\u00e8nes d&#8217;inhalation, les piq\u00fbres d&#8217;insectes (non locales, \u0153d\u00e8me \u00e0 distance) et occasionnellement les cosm\u00e9tiques.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1144\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug1.png-0cb590_543.png\" width=\"663\" height=\"452\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug1.png-0cb590_543.png 663w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug1.png-0cb590_543-120x82.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug1.png-0cb590_543-90x61.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug1.png-0cb590_543-320x218.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug1.png-0cb590_543-560x382.png 560w\" sizes=\"(max-width: 663px) 100vw, 663px\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 1 : \u0152d\u00e8me de Quincke apr\u00e8s l&#8217;aspirine&nbsp;(pseudo-allergie)<\/em><\/p>\n<p>Le diagnostic diff\u00e9rentiel de l&#8217;\u0153d\u00e8me de Quincke doit \u00eatre \u00e9tabli entre un angio-\u0153d\u00e8me h\u00e9r\u00e9ditaire d\u00fb \u00e0 un d\u00e9ficit en inhibiteur C1 <strong>(Fig. 2<\/strong>), un angio-\u0153d\u00e8me induit par les IEC, un angio-\u0153d\u00e8me auto-immun<strong>(Fig. 1<\/strong>) et un angio-\u0153d\u00e8me idiopathique. L&#8217;\u0153d\u00e8me de Quincke, souvent provoqu\u00e9 par l&#8217;aspirine et d&#8217;autres anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), a une pathogen\u00e8se pseudo-allergique (d\u00e9s\u00e9quilibre du m\u00e9tabolisme des leucotri\u00e8nes). Les infections (par ex. l&#8217;\u00e9rysip\u00e8le) avec \u0153d\u00e8me collat\u00e9ral, le gonflement des paupi\u00e8res en cas d&#8217;ecz\u00e9ma de contact aigu, l&#8217;\u0153d\u00e8me des paupi\u00e8res d\u00fb \u00e0 une affection interne (hypothyro\u00efdie, n\u00e9phropathie) et le syndrome de la veine cave (thrombose) doivent \u00e9galement \u00eatre pris en compte dans le diagnostic diff\u00e9rentiel.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1145 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug2.png-d695ef_544.png\" width=\"662\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug2.png-d695ef_544.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug2.png-d695ef_544-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug2.png-d695ef_544-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug2.png-d695ef_544-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/aug2.png-d695ef_544-560x363.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 2 : Angio-\u0153d\u00e8me h\u00e9r\u00e9ditaire d\u00fb \u00e0 un d\u00e9ficit en inhibiteur C1<\/em><\/p>\n<p><strong>Ecz\u00e9ma de contact des paupi\u00e8res :<\/strong> l&#8217;ecz\u00e9ma de contact des paupi\u00e8res peut \u00eatre aigu <strong>(figure 3) <\/strong>ou subaigu-chronique<strong> (figure 4). <\/strong>Selon le stade, le prurit, les rougeurs, les nodules, les v\u00e9sicules, l&#8217;\u0153d\u00e8me, la ch\u00e9mosis bulbaire et la desquamation sont au premier plan. Sur le plan \u00e9tiologique, les cosm\u00e9tiques, le mascara (additifs tels que conservateurs, colorants et parfums, bases de pommade), les produits th\u00e9rapeutiques locaux (collyres, pommades) mais aussi les allerg\u00e8nes professionnels (vapeurs, poussi\u00e8res) sont souvent en jeu. Les allerg\u00e8nes pr\u00e9sents dans les montures de lunettes en m\u00e9tal ou en plastique, tels que le nickel, les mati\u00e8res plastiques (ac\u00e9tate de cellulose, propionate de cellulose, r\u00e9sine \u00e9poxy), les additifs (plastifiants, stabilisants, tels que les inhibiteurs d&#8217;UV [monobenzoate de r\u00e9sorcinol, salicylate de ph\u00e9nyle], les cires (t\u00e9r\u00e9benthine, cire d&#8217;abeille), etc.  [Propolis]Les allerg\u00e8nes de contact (p. ex. la colophane), les plaquettes (acrylates) et les solvants (ac\u00e9tate d&#8217;\u00e9thyl\u00e8ne) peuvent \u00eatre en cause, de sorte qu&#8217;un large \u00e9ventail de tests d&#8217;allerg\u00e8nes de contact doit \u00eatre utilis\u00e9 pour une \u00e9valuation sp\u00e9cifique par le dermatologue.  <strong>(Fig. 5).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1146 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug3.PNG-482d62_545.png\" width=\"662\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug3.PNG-482d62_545.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug3.PNG-482d62_545-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug3.PNG-482d62_545-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug3.PNG-482d62_545-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug3.PNG-482d62_545-560x363.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 3 : ecz\u00e9ma de contact aigu et suintant des paupi\u00e8res<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1147 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug4.PNG-6c9e76_546.png\" width=\"663\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug4.PNG-6c9e76_546.png 663w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug4.PNG-6c9e76_546-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug4.PNG-6c9e76_546-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug4.PNG-6c9e76_546-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug4.PNG-6c9e76_546-560x362.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 663px) 100vw, 663px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 663px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 663\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 4 : Ecz\u00e9ma de contact chronique des paupi\u00e8res&nbsp;<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1148 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug5.png-576616_547.png\" width=\"662\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug5.png-576616_547.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug5.png-576616_547-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug5.png-576616_547-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug5.png-576616_547-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug5.png-576616_547-560x363.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 5 : Ecz\u00e9ma de contact des paupi\u00e8res &#8211;&nbsp;Cause : monture de lunettes<\/em><\/p>\n<p><strong>Ecz\u00e9ma atopique des paupi\u00e8res : <\/strong>l&#8217;ecz\u00e9ma atopique des paupi\u00e8res peut survenir dans le cadre d&#8217;une dermatite atopique diss\u00e9min\u00e9e (un ecz\u00e9ma atopique) ou de mani\u00e8re isol\u00e9e. Des d\u00e9mangeaisons, une rougeur livide des paupi\u00e8res sup\u00e9rieures et inf\u00e9rieures avec une infiltration palpable sont cliniquement au premier plan. Le double pli de la paupi\u00e8re inf\u00e9rieure (Dennie-Morgan) est typique de la constitution atopique<strong> (fig. 6 et 7). <\/strong>Sur le plan \u00e9tiologique, les allerg\u00e8nes identifi\u00e9s par l&#8217;anamn\u00e8se et les tests (prick-tests, dosages d&#8217;IgE sp\u00e9cifiques et surtout tests Atopy Patch avec r\u00e9action tardive) sont les pollens (en saison : dermatite atopique en tant qu&#8217;\u00e9quivalent de la pollinose), les acariens, les \u00e9pith\u00e9liums d&#8217;animaux et les aliments. Mais souvent, l&#8217;enqu\u00eate allergologique reste n\u00e9gative : il s&#8217;agit de la forme &#8220;intrinsique&#8221; de l&#8217;ecz\u00e9ma atopique des paupi\u00e8res. Sur le plan pathog\u00e9nique, cette manifestation atopique est une combinaison d&#8217;une r\u00e9action de type I (phase tardive de la r\u00e9action imm\u00e9diate IgE-d\u00e9pendante) et d&#8217;une r\u00e9action de type IV impliquant des lymphocytes T et des \u00e9osinophiles. Sur le plan th\u00e9rapeutique, on utilise des corticost\u00e9ro\u00efdes faibles topiques (pommade ophtalmique Ultracortenol\u00ae) et les immunomodulateurs pim\u00e9crolimus (Elidel\u00ae 1%) ou tacrolimus (Protopic\u00ae 0,03%). Les compresses de th\u00e9 noir sont \u00e9galement utiles, ainsi que le port de lunettes de protection en cas de conjonctivite, mais elles sont souvent absentes ou tr\u00e8s discr\u00e8tes, m\u00eame en cas d&#8217;\u00e9tiologie pollinique.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1149 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug6.png-a9d792_548.png\" width=\"662\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug6.png-a9d792_548.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug6.png-a9d792_548-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug6.png-a9d792_548-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug6.png-a9d792_548-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug6.png-a9d792_548-560x363.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>bb. 6 : ecz\u00e9ma atopique des paupi\u00e8res avec l\u00e9ger gonflement des paupi\u00e8res<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1150 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug7.png-f2282f_549.png\" width=\"662\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug7.png-f2282f_549.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug7.png-f2282f_549-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug7.png-f2282f_549-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug7.png-f2282f_549-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug7.png-f2282f_549-560x363.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 7 : ecz\u00e9ma atopique des paupi\u00e8res pendant la p\u00e9riode de pollinisation (dermatite atopique comme \u00e9quivalent de la pollinose)<\/em><\/p>\n<h2 id=\"reactions-allergiques-de-la-conjonctive\">R\u00e9actions allergiques de la conjonctive<\/h2>\n<p><strong>Conjonctivite &#8211; r\u00e9action allergique imm\u00e9diate des conjonctives :<\/strong> la conjonctivite allergique peut \u00eatre saisonni\u00e8re, dans le cadre d&#8217;une pollinose, ou parentale. Les sympt\u00f4mes cliniques sont des d\u00e9mangeaisons, des larmoiements, des br\u00fblures et une photophobie. Objectivement, on peut observer une rougeur de la conjonctive avec une vasodilatation (hyper\u00e9mie), souvent une ch\u00e9mosis bulbi, parfois un \u0153d\u00e8me palp\u00e9bral ou une r\u00e9action papillaire <strong>(figure 8).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1151 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug8.png-7b3a8d_550.png\" width=\"662\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug8.png-7b3a8d_550.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug8.png-7b3a8d_550-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug8.png-7b3a8d_550-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug8.png-7b3a8d_550-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug8.png-7b3a8d_550-560x363.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 8 : Conjonctivite allergique (ici en cas d&#8217;allergie au pollen)<\/em><\/p>\n<p>Les allerg\u00e8nes de type I d\u00e9tect\u00e9s par les prick-tests sont les pollens (saisonniers), les acariens, les spores de champignons, les \u00e9pith\u00e9liums d&#8217;animaux, les aliments ou les allerg\u00e8nes professionnels (poussi\u00e8res prot\u00e9iniques, farines, \u00e9pices, etc.) <strong>(figure 9<\/strong>).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1152 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug9.PNG-1d8760_552.png\" width=\"663\" height=\"429\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug9.PNG-1d8760_552.png 663w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug9.PNG-1d8760_552-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug9.PNG-1d8760_552-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug9.PNG-1d8760_552-320x207.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug9.PNG-1d8760_552-560x362.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 663px) 100vw, 663px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 663px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 663\/429;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 9 : Conjonctivite allergique professionnelle en cas d&#8217;allergie \u00e0 un granul\u00e9 de prot\u00e9ines<\/em><\/p>\n<p>), un traitement m\u00e9dicamenteux, g\u00e9n\u00e9ralement topique, surtout en cas de conjonctivite isol\u00e9e, ou des antihistaminiques par voie orale<strong>(tableau 1<\/strong>).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1153 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/therae.JPG-304a44_551.jpg\" width=\"1100\" height=\"264\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/therae.JPG-304a44_551.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/therae.JPG-304a44_551-800x192.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/therae.JPG-304a44_551-120x29.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/therae.JPG-304a44_551-90x22.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/therae.JPG-304a44_551-320x77.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/therae.JPG-304a44_551-560x134.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/264;\" \/><\/p>\n<p>La conjonctivite du &#8220;rhume des foins&#8221;, avec ses sympt\u00f4mes qui reviennent chaque ann\u00e9e, comporte le risque de passer \u00e0 l&#8217;\u00e9tage de la rhinoconjonctivite, de la rhinite et de l&#8217;asthme pollinique. En cas de sympt\u00f4mes s\u00e9v\u00e8res et au stade de la rhinoconjonctivite, la mise en \u0153uvre d&#8217;un traitement d&#8217;hyposensibilisation (immunoth\u00e9rapie sp\u00e9cifique, SIT), seul traitement causal, doit \u00eatre envisag\u00e9e \u00e0 temps. Le succ\u00e8s de la SIT, \u00e0 la fois sublinguale et sous-cutan\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 par de nombreuses \u00e9tudes en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9es par placebo, sur une p\u00e9riode de un \u00e0 cinq ans.<\/p>\n<p><strong>Conjunctivitis vernalis :<\/strong> la (k\u00e9rato-)conjonctivite vernale est plut\u00f4t rare dans un cabinet g\u00e9n\u00e9raliste et est g\u00e9n\u00e9ralement diagnostiqu\u00e9e et prise en charge par l&#8217;ophtalmologue. Elle appara\u00eet avant la pubert\u00e9 (vers 11 \u00e0 13 ans, rarement apr\u00e8s 30 ans), \u00e9volue pendant cinq \u00e0 dix ans, puis dispara\u00eet spontan\u00e9ment. Le sexe masculin est plus souvent touch\u00e9 et se manifeste du printemps \u00e0 la fin de l&#8217;\u00e9t\u00e9, surtout dans les climats chauds. Les complications peuvent \u00eatre une k\u00e9ratite ponctu\u00e9e et un ulc\u00e8re de la corn\u00e9e suivi d&#8217;une cicatrice. L&#8217;image typique est celle de ce que l&#8217;on appelle les &#8220;pav\u00e9s&#8221; sur la conjonctive tarsale. Les atopies sont fr\u00e9quentes dans les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux et personnels, et les tests cutan\u00e9s et sanguins (IgE) pour le pollen ne sont pas toujours positifs. Il s&#8217;agit d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement allergique local : Des \u00e9osinophiles et \u00e9ventuellement des IgE sp\u00e9cifiques aux allerg\u00e8nes peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s dans le liquide lacrymal. Il existe \u00e9galement des preuves d&#8217;une r\u00e9action de type tardif (cellules T). Le traitement est difficile, les antihistaminiques sont peu efficaces, le plus souvent l&#8217;ophtalmologiste doit prescrire des corticost\u00e9ro\u00efdes topiques, \u00e9ventuellement du tacrolimus (Protopic\u00ae 0,03%).<\/p>\n<p><strong>K\u00e9ratoconjonctivite atopique : <\/strong>elle survient chez les patients atteints de dermatite atopique manifeste plut\u00f4t s\u00e9v\u00e8re et se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement entre 18 et 50 ans. L&#8217;\u00e9volution est chronique pendant de nombreuses ann\u00e9es, aussi bien en hiver qu&#8217;au printemps. Les patients se plaignent de d\u00e9mangeaisons, de larmoiements, de br\u00fblures et de s\u00e9cr\u00e9tions blanches aqueuses \u00e0 muqueuses. Les complications peuvent \u00eatre l&#8217;infiltration limbique, la formation de cicatrices et la cicatrisation de la corn\u00e9e. Sur le plan ophtalmologique, on constate une hyper\u00e9mie de la conjonctive, des hyperthrophies papillaires et, en cas de complications, des taches dites de Horner-Trantas et une tension corn\u00e9enne (<strong>Fig. 10<\/strong>). Les sympt\u00f4mes associ\u00e9s ou autres complications sont la bl\u00e9pharite chronique, l&#8217;ecz\u00e9ma de la paupi\u00e8re sup\u00e9rieure, le symbl\u00e9pharon, le k\u00e9ratoc\u00f4ne, la cataracte (cataracta syndermatotica,  <strong>Fig. 11<\/strong>), l&#8217;uv\u00e9ite atopique, l&#8217;infection \u00e0 herp\u00e8s simplex et m\u00eame le d\u00e9collement de la r\u00e9tine. Le suivi doit imp\u00e9rativement se faire en collaboration avec un ophtalmologue et un dermatologue.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1154 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug10.png-d72b84_553.png\" width=\"663\" height=\"443\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug10.png-d72b84_553.png 663w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug10.png-d72b84_553-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug10.png-d72b84_553-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug10.png-d72b84_553-320x214.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug10.png-d72b84_553-560x374.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 663px) 100vw, 663px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 663px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 663\/443;\" \/><\/p>\n<p>Fig. 10 : k\u00e9ratoconjonctivite atopique<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1155 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug11.png-dd0f47_554.png\" width=\"662\" height=\"443\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug11.png-dd0f47_554.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug11.png-dd0f47_554-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug11.png-dd0f47_554-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug11.png-dd0f47_554-320x214.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug11.png-dd0f47_554-560x375.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/443;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 11 : Cataracte (Cataracta syndermato-tica) en cas de k\u00e9ratoconjonctivite atopique<\/em><\/p>\n<p><strong>Conjonctivite giganto-papillaire : <\/strong>cette forme particuli\u00e8re de conjonctivite est \u00e9galement diagnostiqu\u00e9e par l&#8217;ophtalmologiste. Cliniquement, les personnes atteintes se plaignent de d\u00e9mangeaisons, d&#8217;un exsudat clair, d&#8217;une vision floue et d&#8217;une sensation de corps \u00e9tranger. Sur le plan ophtalmologique, on observe des papilles g\u00e9antes de la conjonctive tarsale, une hyper\u00e9mie, une injection ciliaire et du mucus. La conjonctivite gigantopapillaire survient chez les porteurs de lentilles de contact, les souples dans 2% des cas, les rigides dans 5% des cas. Il s&#8217;agit d&#8217;une allergie de type IV ou de r\u00e9actions d&#8217;intol\u00e9rance au mat\u00e9riau des lentilles (polym\u00e8res), au liquide de rin\u00e7age, aux collyres ou aux contaminants.<\/p>\n<p><strong>Conjonctivite allergique de contact :<\/strong> cette conjonctivite est d\u00e9clench\u00e9e par des allerg\u00e8nes de contact au niveau de l&#8217;\u0153il, en particulier par des produits th\u00e9rapeutiques locaux, et correspond donc, d&#8217;un point de vue pathog\u00e9nique, \u00e0 une r\u00e9action conjonctivale de type IV. Le diagnostic diff\u00e9rentiel entre la conjonctivite allergique de type I et de type IV peut \u00eatre difficile \u00e0 \u00e9tablir.  <strong>(Fig. 12<\/strong>) et n\u00e9cessite souvent une intuition de d\u00e9tective et des tests cutan\u00e9s larges avec des allerg\u00e8nes de type I et de type IV <strong>(tableau 2)<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1156 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug12.png-ea47ad_555.png\" width=\"662\" height=\"447\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug12.png-ea47ad_555.png 662w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug12.png-ea47ad_555-120x81.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug12.png-ea47ad_555-90x61.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug12.png-ea47ad_555-320x216.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Aug12.png-ea47ad_555-560x378.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 662px) 100vw, 662px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 662px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 662\/447;\" \/><\/p>\n<p><em>Fig. 12 : Diagnostic diff\u00e9rentiel difficile entre une conjonctivite allergique de type I ou de type IV. Cause ici Thimerosal (merthiolate), un compos\u00e9 organique du mercure, utilis\u00e9 comme conservateur dans de nombreux collyres, nettoyants pour lentilles et vaccins.<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1157 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Kontae.jpg-387539_556.jpg\" width=\"1100\" height=\"660\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Kontae.jpg-387539_556.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Kontae.jpg-387539_556-800x480.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Kontae.jpg-387539_556-120x72.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Kontae.jpg-387539_556-90x54.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Kontae.jpg-387539_556-320x192.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Kontae.jpg-387539_556-560x336.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/660;\" \/><\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>Les maladies de l&#8217;\u0153il externe peuvent affecter les paupi\u00e8res ou les conjonctives de mani\u00e8re isol\u00e9e, avec des allergies de type I et de type V. Les allergies de type I sont souvent associ\u00e9es \u00e0 des allergies de type II.<\/li>\n<li>Au niveau des paupi\u00e8res, des \u0153d\u00e8mes de Quincke ou des ecz\u00e9mas atopiques des paupi\u00e8res (en cas de dermatite atopique, mais aussi de mani\u00e8re isol\u00e9e) peuvent appara\u00eetre comme expression d&#8217;une r\u00e9action imm\u00e9diate m\u00e9di\u00e9e par les IgE.<\/li>\n<li>Les ecz\u00e9mas de contact allergiques des paupi\u00e8res et des conjonctives peuvent \u00eatre caus\u00e9s par des cosm\u00e9tiques, du mascara, le mat\u00e9riel des montures de lunettes, des produits th\u00e9rapeutiques locaux (principes actifs et additifs, tels que les conservateurs dans les collyres et les pommades) et des substances professionnelles.<\/li>\n<li>Les maladies oculaires allergiques doivent \u00eatre examin\u00e9es par un allergologue, car seule l&#8217;\u00e9limination de l&#8217;allerg\u00e8ne permet de se d\u00e9barrasser des sympt\u00f4mes. Les prick-tests et les dosages d&#8217;IgE sp\u00e9cifiques, ainsi que les patch-tests d&#8217;Atopy et les tests \u00e9picutan\u00e9s sont utilis\u00e9s en fonction des indications.<\/li>\n<li>L&#8217;examen par pr\u00e9l\u00e8vement \u00e9picutan\u00e9, en particulier, n\u00e9cessite souvent une grande exp\u00e9rience apr\u00e8s la recherche de la substance suspecte.<\/li>\n<li>La conjonctivite li\u00e9e \u00e0 l&#8217;allergie au pollen est la forme la plus fr\u00e9quente des maladies oculaires allergiques et constitue g\u00e9n\u00e9ralement le d\u00e9but de la carri\u00e8re atopique (rhinite, asthme). L&#8217;indication d&#8217;une immunoth\u00e9rapie sp\u00e9cifique (SIT) doit donc \u00eatre pos\u00e9e pr\u00e9cocement.<\/li>\n<li>Outre les conjonctivites allergiques imm\u00e9diates et tardives, on peut rencontrer des pathologies plus graves de la conjonctive, comme la (k\u00e9rato-)conjonctivite vernale &#8211; souvent tr\u00e8s r\u00e9sistante au traitement chez les gar\u00e7ons &#8211; la k\u00e9ratoconjonctivite atopique en cas de dermatite atopique (complication : cataracte) et la conjonctivite giganto-papillaire comme r\u00e9action d&#8217;intol\u00e9rance chez les porteurs de lentilles de contact. Leur diagnostic et leur traitement doivent \u00eatre effectu\u00e9s par l&#8217;ophtalmologue qui, si n\u00e9cessaire, adressera le patient \u00e0 un allergologue.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;auteur<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Outre la peau et les voies respiratoires, les yeux sont souvent touch\u00e9s par une r\u00e9action allergique. 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