{"id":348079,"date":"2013-03-06T00:00:00","date_gmt":"2013-03-05T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/tout-depend-du-niveau-de-blessure-neurologique\/"},"modified":"2013-03-06T00:00:00","modified_gmt":"2013-03-05T23:00:00","slug":"tout-depend-du-niveau-de-blessure-neurologique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/tout-depend-du-niveau-de-blessure-neurologique\/","title":{"rendered":"Tout d\u00e9pend du niveau de blessure neurologique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement de la douleur chez les patients parapl\u00e9giques prend en compte diff\u00e9rentes causes de douleur [1\u20134]. Les succ\u00e8s des traitements m\u00e9dicamenteux, neurochirurgicaux, interventionnels et autres approches th\u00e9rapeutiques sont actuellement encore limit\u00e9s. Une approche th\u00e9rapeutique multimodale est donc imp\u00e9rative.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le syndrome parapl\u00e9gique traumatique est relativement rare, avec une incidence de 3 cas pour 100 000 en Suisse [5]. Pourtant, dans ce groupe de patients, un nombre particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 de patients souffrent de douleurs chroniques (pr\u00e9valence de 81%). La symptomatologie de la douleur est tr\u00e8s complexe chez les patients souffrant d&#8217;un syndrome m\u00e9dullaire traumatique, car diff\u00e9rentes causes de douleur sont souvent pr\u00e9sentes chez le m\u00eame patient. Ainsi, 59% des patients rapportent des douleurs musculo-squelettiques, 41% des douleurs neuropathiques au niveau de la l\u00e9sion ou 34% des douleurs neuropathiques en dessous du niveau de la l\u00e9sion et 5% des douleurs visc\u00e9rales. 58% des patients font \u00e9tat de douleurs s\u00e9v\u00e8res et atroces. Il ne semble pas y avoir de lien entre la pr\u00e9sence de douleurs neuropathiques et l&#8217;\u00e9tendue de la l\u00e9sion, comme une l\u00e9sion compl\u00e8te ou incompl\u00e8te de la moelle \u00e9pini\u00e8re [6].<\/p>\n<h2 id=\"classification-des-douleurs-en-cas-de-syndrome-medullaire-traumatique\">Classification des douleurs en cas de syndrome m\u00e9dullaire traumatique<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s avoir propos\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2002 une classification uniforme de la douleur apr\u00e8s l\u00e9sion traumatique de la moelle \u00e9pini\u00e8re par la soci\u00e9t\u00e9 internationale de la douleur (&#8220;International Association for the Study of Pain&#8221;, IASP), celle-ci a \u00e9t\u00e9 actuellement r\u00e9vis\u00e9e par l'&#8221;International Spinal Cord Society&#8221; et publi\u00e9e comme nouvelle classification consensuelle de la douleur en cas de l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re. On distingue ainsi les syndromes douloureux nociceptifs, neuropathiques, les autres syndromes douloureux d\u00e9finis ainsi que les douleurs non attribuables <strong>(tableaux 1 et 2)<\/strong> [1]. Dans le cas des douleurs neuropathiques li\u00e9es au syndrome m\u00e9dullaire traumatique, le niveau de l\u00e9sion neurologique joue un r\u00f4le important. Celui-ci est d\u00e9fini comme le dermatome le plus caudal avec une sensibilit\u00e9 normale au toucher l\u00e9ger et \u00e0 la sensation de pointe ou le myotome avec une fonction motrice normale. Selon la nouvelle classification mentionn\u00e9e, les termes anglophones tels que at-level spinal cord injury pain (at-level SCIP) pour la douleur dans le dermatome du niveau de blessure neurologique, y compris les trois dermatomes sous-jacents, ainsi que le terme anglophone below-level spinal cord injury pain (below-level SCIP) sont \u00e9galement utilis\u00e9s actuellement dans les pays germanophones.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1097\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Schmer.jpg-5ba2e5_519.jpg\" style=\"height:446px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"613\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Schmer.jpg-5ba2e5_519.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Schmer.jpg-5ba2e5_519-800x446.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Schmer.jpg-5ba2e5_519-120x67.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Schmer.jpg-5ba2e5_519-90x50.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Schmer.jpg-5ba2e5_519-320x178.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Schmer.jpg-5ba2e5_519-560x312.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1098 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/besch.jpg-673d12_520.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1020px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1020\/1959;height:1536px; width:800px\" width=\"1020\" height=\"1959\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/besch.jpg-673d12_520.jpg 1020w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/besch.jpg-673d12_520-800x1536.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/besch.jpg-673d12_520-120x230.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/besch.jpg-673d12_520-90x173.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/besch.jpg-673d12_520-320x615.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/besch.jpg-673d12_520-560x1076.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1020px) 100vw, 1020px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>\nAlors que la SCIP at-level peut \u00eatre d&#8217;origine neuropathique centrale en cas de l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re ou d&#8217;origine neuropathique p\u00e9riph\u00e9rique en cas, par exemple, de l\u00e9sion traumatique de la racine nerveuse au niveau de la l\u00e9sion, la SCIP below-level est par d\u00e9finition une douleur neuropathique g\u00e9n\u00e9r\u00e9e au niveau central suite \u00e0 une l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re. Les douleurs neuropathiques du syndrome de la cauda equina constituent une forme particuli\u00e8re, car elles correspondent \u00e0 une cause de douleur neuropathique p\u00e9riph\u00e9rique en raison de la l\u00e9sion de la racine nerveuse de la cauda epuina et sont donc class\u00e9es par d\u00e9finition dans le groupe des SCIP at-level, m\u00eame si l&#8217;extension de la douleur au-del\u00e0 de trois segments se trouve en dessous du niveau de paralysie neurologique.<\/p>\n<h2 id=\"role-du-diagnostic-par-appareil\">R\u00f4le du diagnostic par appareil<\/h2>\n<p>La douleur neuropathique est d\u00e9finie par l&#8217;IASP comme une douleur caus\u00e9e par une l\u00e9sion ou une maladie affectant le syst\u00e8me somatosensoriel [7]. Dans ce cas, en plus des caract\u00e9ristiques anamnestiques et cliniques susmentionn\u00e9es, la l\u00e9sion du syst\u00e8me somatosensoriel expliquant la douleur neuropathique doit \u00eatre prouv\u00e9e par un appareil. Le diagnostic du syndrome m\u00e9dullaire traumatique est principalement \u00e9tabli sur la base de l&#8217;imagerie. La plupart du temps, on trouve des l\u00e9sions dans la moelle \u00e9pini\u00e8re chez les patients pr\u00e9sentant ou non une douleur chronique apr\u00e8s un syndrome parapl\u00e9gique traumatique. Dans ce cas, la neurophysiologie clinique n&#8217;a qu&#8217;une importance secondaire dans le diagnostic du SCIP at-level ou below-level, car les patients sans douleur pr\u00e9sentent \u00e9galement des r\u00e9sultats neurophysiologiques pathologiques concernant la moelle \u00e9pini\u00e8re. Actuellement, on ne sait pas encore quels patients atteints d&#8217;un syndrome m\u00e9dullaire traumatique ressentent des douleurs et lesquels n&#8217;en ressentent pas. Dans certains cas, par exemple chez les patients pr\u00e9sentant des douleurs en cas de l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re sans cause traumatique, comme dans le cas de la scl\u00e9rose en plaques, de la my\u00e9lopathie cervicale, de l&#8217;isch\u00e9mie m\u00e9dullaire, etc., la neurophysiologie peut \u00eatre utile pour \u00e9tayer le diagnostic de douleur neuropathique apr\u00e8s l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re.<\/p>\n<p>Un travail r\u00e9cent montre que les m\u00e9thodes neurophysiologiques r\u00e9centes telles que les potentiels \u00e9voqu\u00e9s par laser (LEP) et les tests sensoriels quantitatifs (QST) pr\u00e9sentent un taux de r\u00e9ussite plus \u00e9lev\u00e9 que la m\u00e9thode traditionnelle des potentiels \u00e9voqu\u00e9s somesth\u00e9siques (SEP). Par exemple, le LEP (test fonctionnel de la voie spinothalamique) \u00e9tait pathologique dans sept cas sur huit, tandis que le QST a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des r\u00e9sultats pathologiques de la voie spinothalamique dans cinq cas sur huit, ainsi que des r\u00e9sultats pathologiques de la voie post\u00e9rieure dans trois cas sur huit. La SEP, en tant que test fonctionnel de la corde post\u00e9rieure, n&#8217;a \u00e9t\u00e9 pathologique que dans deux cas sur huit et n&#8217;a donc qu&#8217;une valeur informative limit\u00e9e [8].<\/p>\n<h2 id=\"mecanismes-dapparition-de-la-douleur-neuropathique-apres-une-paraplegie\">M\u00e9canismes d&#8217;apparition de la douleur neuropathique apr\u00e8s une parapl\u00e9gie<\/h2>\n<p>La derni\u00e8re revue de Finnerup et al. 2012 [9] donne un bon aper\u00e7u des m\u00e9canismes de la douleur neuropathique en cas de l\u00e9sion de la moelle \u00e9pini\u00e8re <strong>(tableau 3)<\/strong>. En outre, les processus centraux peuvent \u00e9galement \u00eatre influenc\u00e9s par des modifications des nerfs nociceptifs p\u00e9riph\u00e9riques (par exemple, en cas de l\u00e9sion des racines nerveuses au niveau de la l\u00e9sion neurologique) : Apr\u00e8s une telle l\u00e9sion d&#8217;un nerf p\u00e9riph\u00e9rique, diff\u00e9rents m\u00e9canismes physiopathologiques peuvent se produire et entra\u00eener des douleurs neuropathiques g\u00e9n\u00e9r\u00e9es en p\u00e9riph\u00e9rie. Une l\u00e9sion nerveuse entra\u00eene l&#8217;apparition d&#8217;une activit\u00e9 spontan\u00e9e ectopique dans les fibres nerveuses ou le ganglion spinal. Cette activit\u00e9 spontan\u00e9e est l&#8217;expression d&#8217;une augmentation de l&#8217;expression des canaux sodiques voltage-d\u00e9pendants (par ex. NaV 1.7). L&#8217;activit\u00e9 spontan\u00e9e continue peut encore entra\u00eener une sensibilisation p\u00e9riph\u00e9rique de la fibre nerveuse, par exemple par l&#8217;expression de r\u00e9cepteurs TRPV1 au niveau des terminaisons nerveuses libres.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1099 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tra.jpg-be1fb1_522.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1023px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1023\/1959;height:1532px; width:800px\" width=\"1023\" height=\"1959\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tra.jpg-be1fb1_522.jpg 1023w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tra.jpg-be1fb1_522-800x1532.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tra.jpg-be1fb1_522-120x230.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tra.jpg-be1fb1_522-90x172.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tra.jpg-be1fb1_522-320x613.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/tra.jpg-be1fb1_522-560x1072.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1023px) 100vw, 1023px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"approches-therapeutiques-de-la-douleur-apres-un-syndrome-medullaire-traumatique\">Approches th\u00e9rapeutiques de la douleur apr\u00e8s un syndrome m\u00e9dullaire traumatique<\/h2>\n<p>Selon Siddall 2009 [10], la douleur est consid\u00e9r\u00e9e comme un facteur important de souffrance, de moins bons r\u00e9sultats en mati\u00e8re de r\u00e9\u00e9ducation et de baisse de la qualit\u00e9 de vie chez les patients&nbsp; souffrant d&#8217;un syndrome m\u00e9dullaire traumatique. Selon les diff\u00e9rentes causes possibles de douleur expliqu\u00e9es ci-dessus, le traitement de la douleur apr\u00e8s un syndrome m\u00e9dullaire traumatique est toujours interdisciplinaire et multimodal. En ce qui concerne les douleurs nociceptives, les mesures impliqu\u00e9es sont principalement orthop\u00e9diques (p. ex. traitement des pathologies de l&#8217;\u00e9paule), physioth\u00e9rapeutiques (p. ex. traitement des facteurs de douleur musculaires) et ergoth\u00e9rapeutiques (p. ex. adaptation de la position assise du fauteuil roulant), conform\u00e9ment \u00e0 la pathologie musculo-squelettique. Outre le traitement oral de la spasticit\u00e9, la mise en place d&#8217;une pompe intrath\u00e9cale antispasmodique peut \u00eatre n\u00e9cessaire. En ce qui concerne les douleurs visc\u00e9rales, des mesures internes sont indiqu\u00e9es.<\/p>\n<p>L&#8217;exp\u00e9rience selon laquelle le traitement multimodal de la douleur avec des proc\u00e9d\u00e9s somatiques, physiques et psychologiques ainsi que psychoth\u00e9rapeutiques est sup\u00e9rieur aux proc\u00e9d\u00e9s monodisciplinaires en cas de syndromes douloureux chro\u00acniques sans paralysie m\u00e9dullaire devrait \u00e9galement \u00eatre prise en compte dans le traitement des douleurs chroniques en cas de syndrome m\u00e9dullaire traumatique [11]. Des \u00e9tudes prometteuses ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sur la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale et la marche imaginaire, mais les donn\u00e9es actuelles sont mitig\u00e9es [10].<\/p>\n<h2 id=\"approches-therapeutiques-medicamenteuses\">Approches th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteuses<\/h2>\n<p>Les approches th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteuses de la douleur neuropathique apr\u00e8s un syndrome parapl\u00e9gique traumatique ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es dans des lignes directrices internationales telles que la ligne directrice du groupe de travail sur la douleur neuropathique de la Soci\u00e9t\u00e9 internationale de la douleur (NeuPSIG)  [12]  ou la ligne directrice de la F\u00e9d\u00e9ration europ\u00e9enne des soci\u00e9t\u00e9s neurologiques (EFNS)  [13]. Les m\u00e9dicaments qui y sont mentionn\u00e9s sont en principe \u00e9galement adapt\u00e9s aux syndromes douloureux neuropathiques centraux qui n&#8217;ont pas d&#8217;origine traumatique, comme les l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re dues \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques ou \u00e0 l&#8217;isch\u00e9mie m\u00e9dullaire. Le grand nombre de m\u00e9dicaments mentionn\u00e9s dans  <strong>Tableau 3<\/strong>  Les m\u00e9canismes mentionn\u00e9s ci-dessus, qui se situent \u00e0 diff\u00e9rents niveaux et syst\u00e8mes neuronaux, expliquent peut-\u00eatre pourquoi la r\u00e9ponse des m\u00e9dicaments disponibles pour le traitement des douleurs neuropathiques en cas de syndrome parapl\u00e9gique traumatique est limit\u00e9e : aucun traitement n&#8217;est encore disponible pour un grand nombre de ces m\u00e9canismes.<\/p>\n<p>Pour le traitement des douleurs neuropathiques d&#8217;origine centrale en cas de syndrome m\u00e9dullaire traumatique, les modulateurs des canaux calciques comme la gabapentine et la pr\u00e9gabaline ainsi que l&#8217;opio\u00efde tramadol pr\u00e9sentent des preuves positives d&#8217;efficacit\u00e9. En ce qui concerne la pr\u00e9gabaline, le NNT est de 3,9 pour une r\u00e9duction de la douleur de 30%. En revanche, les tricycliques n&#8217;\u00e9taient efficaces que dans un sous-groupe de d\u00e9pression \u00e0 la dose de 150 mg par jour. La lamotrigine a \u00e9t\u00e9 efficace dans un sous-groupe pr\u00e9sentant des l\u00e9sions incompl\u00e8tes de la moelle \u00e9pini\u00e8re et une allodynie. Les cannabino\u00efdes peuvent \u00eatre utilis\u00e9s dans la SEP, mais ils ne doivent \u00eatre utilis\u00e9s qu&#8217;apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;autres traitements en raison du risque potentiel de psychose <strong>(tableau 4).<\/strong> Si les m\u00e9dicaments susmentionn\u00e9s ne permettent pas d&#8217;obtenir une r\u00e9duction suffisante de la douleur, il est recommand\u00e9 de recourir aux m\u00e9dicaments du 1. et pour le traitement des douleurs neuropathiques g\u00e9n\u00e9r\u00e9es en p\u00e9riph\u00e9rie [12]. Il s&#8217;agit notamment des opio\u00efdes \u00e0 forte puissance comme la MST, l&#8217;oxycontine et d&#8217;autres opio\u00efdes. L&#8217;utilisation de ces groupes de m\u00e9dicaments peut \u00e9galement \u00eatre utile en premier lieu, car dans le cas de la SCIP at-level, par exemple, les m\u00e9canismes de douleur neuropathique p\u00e9riph\u00e9rique repr\u00e9sentent \u00e9galement une poche de douleur non n\u00e9gligeable.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1100 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/medi.jpg-8890d1_521.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/443;height:322px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"443\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/medi.jpg-8890d1_521.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/medi.jpg-8890d1_521-800x322.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/medi.jpg-8890d1_521-120x48.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/medi.jpg-8890d1_521-90x36.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/medi.jpg-8890d1_521-320x129.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/medi.jpg-8890d1_521-560x226.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"approches-therapeutiques-neurochirurgicales-et-interventionnelles\">Approches th\u00e9rapeutiques neurochirurgicales et interventionnelles<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 un grand nombre d&#8217;options th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteuses, celles-ci sont souvent insatisfaisantes [13]. Seuls 30 \u00e0 40% environ des patients souffrant de douleurs neuropathiques pr\u00e9sentent un \u00e9quilibre m\u00e9dicamenteux satisfaisant [14]. Selon Dworkin et al. 2007 [15] Apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 les m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques conservatrices individuelles ou combin\u00e9es, des m\u00e9thodes invasives peuvent \u00eatre tent\u00e9es. Les donn\u00e9es actuelles concernant les approches th\u00e9rapeutiques neurochirurgicales et interventionnelles sont rassembl\u00e9es dans des revues r\u00e9centes [9, 10]. Les preuves de toutes les proc\u00e9dures mentionn\u00e9es sont limit\u00e9es et n\u00e9cessitent des centres exp\u00e9riment\u00e9s pour l&#8217;\u00e9valuation de ces proc\u00e9dures.<\/p>\n<p>Les approches th\u00e9rapeutiques neurochirurgicales telles que le Dorsal root entry zone lesioning (DREZ, suppression des cellules nerveuses hyperactives \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la corne post\u00e9rieure, pr\u00e8s du niveau de la l\u00e9sion) et la cordectomie (section anatomique de la moelle \u00e9pini\u00e8re) n&#8217;ont fait l&#8217;objet que de petites \u00e9tudes de cas et ne sont pratiqu\u00e9es que dans de rares cas isol\u00e9s. L&#8217;utilisation d&#8217;un stimulateur de la moelle \u00e9pini\u00e8re (SCS) peut entra\u00eener une am\u00e9lioration, un effet plus important est attendu en cas de SCIP at-level et de l\u00e9sions incompl\u00e8tes. La stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde (DBS) est tr\u00e8s invasive et son effet \u00e0 long terme est discutable. La stimulation transcr\u00e2nienne du cortex moteur (rTMS) et la stimulation \u00e9pidurale du cortex moteur (MCS) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans des cas isol\u00e9s avec SCIP avec des r\u00e9sultats variables.<\/p>\n<p>Une nouvelle m\u00e9thode th\u00e9rapeutique pour les patients souffrant de douleurs neuropathiques, y compris les douleurs neuropathiques li\u00e9es \u00e0 un syndrome l\u00e9sionnel m\u00e9dullaire traumatique, a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e par Martin et al. 2009 [16] d\u00e9crit. Il s&#8217;agit d&#8217;une ablation thermique transcr\u00e2nienne non invasive d&#8217;une zone circonscrite du thalamus centrolat\u00e9ral \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;ultrasons focalis\u00e9s de haute intensit\u00e9, ce qui peut entra\u00eener un soulagement de la douleur.<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/h4>\n<ul>\n<li>La douleur chez les patients souffrant d&#8217;un syndrome m\u00e9dullaire traumatique peut avoir diff\u00e9rentes causes.<\/li>\n<li>Des douleurs nociceptives telles que des douleurs musculo-squelettiques, des douleurs associ\u00e9es \u00e0 la spasticit\u00e9 et des douleurs visc\u00e9rales peuvent survenir.<\/li>\n<li>Les douleurs neuropathiques sont sous-tendues par de nombreux m\u00e9canismes au niveau de la moelle \u00e9pini\u00e8re, y compris au niveau du thalamus et du cortex.<\/li>\n<li>Les douleurs neuropathiques associ\u00e9es au syndrome m\u00e9dullaire traumatique&nbsp; peuvent se situer au niveau ou en dessous du niveau de la l\u00e9sion neurologique (At-level spinal cord injury pain ou below-level spinal cord injury pain\/SCIP).<\/li>\n<li>La multiplicit\u00e9 des diff\u00e9rentes causes de la douleur rend souvent n\u00e9cessaire une \u00e9valuation interdisciplinaire et un traitement multimodal de la douleur.<\/li>\n<li>Pour le traitement m\u00e9dicamenteux de la douleur neuropathique centrale, les modulateurs des canaux calciques et le tramadol sont disponibles avec un bon niveau de preuve. Les tricycliques et la lamotrigine ne sont utiles que pour les sous-groupes.<\/li>\n<li>Les th\u00e9rapies interventionnelles ont \u00e9t\u00e9 peu \u00e9valu\u00e9es et r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 des centres.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;\u00e9diteur<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement de la douleur chez les patients parapl\u00e9giques prend en compte diff\u00e9rentes causes de douleur [1\u20134]. 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