{"id":353072,"date":"2023-04-15T00:05:00","date_gmt":"2023-04-14T22:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=353072"},"modified":"2023-04-18T09:57:45","modified_gmt":"2023-04-18T07:57:45","slug":"poule-et-ou-oeuf","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/poule-et-ou-oeuf\/","title":{"rendered":"Poule et\/ou \u0153uf"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Si un patient souffre d&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil (AOS), il est pr\u00e9dispos\u00e9 \u00e0 toute une s\u00e9rie de comorbidit\u00e9s, des maladies cardiovasculaires aux maladies r\u00e9nales, pulmonaires et neuropsychiatriques. Mais il existe \u00e9galement de plus en plus de preuves de l&#8217;effet inverse. Des chercheurs irlandais ont \u00e9tudi\u00e9 les relations entre le SAOS et la comorbidit\u00e9, en se concentrant sur les comorbidit\u00e9s qui montrent des preuves d&#8217;une relation bidirectionnelle.  <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les m\u00e9canismes possibles associ\u00e9s au SAOS qui contribuent \u00e0 la comorbidit\u00e9 comprennent l&#8217;hypoxie intermittente, la pression intrathoracique fluctuante et les micro-excitations r\u00e9currentes, qui sont des caract\u00e9ristiques int\u00e9grales de l&#8217;apn\u00e9e obstructive. Les cons\u00e9quences cellulaires ou mol\u00e9culaires peuvent inclure l&#8217;excitation sympathique, l&#8217;inflammation syst\u00e9mique et le stress oxydatif, en plus des dysfonctionnements m\u00e9taboliques et endoth\u00e9liaux, \u00e9crivent le Dr Margaret Gleeson et le Pr Walter McNicholas de l&#8217;\u00c9cole de m\u00e9decine de l&#8217;University College Dublin et du D\u00e9partement de m\u00e9decine respiratoire et du sommeil du groupe hospitalier St Vincent, Dublin [1]. Diff\u00e9rents m\u00e9canismes peuvent pr\u00e9valoir pour certaines comorbidit\u00e9s.<\/p>\n\n<h3 id=\"obesite\" class=\"wp-block-heading\">Ob\u00e9sit\u00e9 <\/h3>\n\n<p>Environ 70% des patients atteints de SAOS sont ob\u00e8ses, et inversement, 50% des personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) &gt;40 ont un SAOS avec un indice d&#8217;apn\u00e9e-hypopn\u00e9e (IAH) &gt;10. Un IMC plus \u00e9lev\u00e9 entra\u00eene typiquement un SAOS plus s\u00e9v\u00e8re, en particulier chez les hommes et dans la population jeune. La plupart des recherches se sont concentr\u00e9es sur l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 en tant que facteur de risque du SAOS, mais il existe des preuves que la relation est bidirectionnelle.<\/p>\n\n<p>L&#8217;accumulation de graisse dans la r\u00e9gion cervicale contribue au r\u00e9tr\u00e9cissement de l&#8217;oropharynx, ce qui entra\u00eene un risque accru de collapsus des voies respiratoires sup\u00e9rieures. De plus, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 abdominale r\u00e9duit la traction des voies respiratoires sup\u00e9rieures, ce qui constitue une autre pr\u00e9disposition au collapsus. En outre, l&#8217;hypoxie intermittente, qui est une caract\u00e9ristique centrale du SAOS, d\u00e9clenche une r\u00e9action pro-inflammatoire dans le tissu adipeux visc\u00e9ral et contribue \u00e0 la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline.  <\/p>\n\n<p>L&#8217;effet th\u00e9rapeutique est une perte de poids importante, notamment apr\u00e8s une chirurgie bariatrique. En revanche, une intervention di\u00e9t\u00e9tique seule n&#8217;a eu qu&#8217;un faible effet sur une p\u00e9riode de suivi de 10 ans, \u00e9crivent les auteurs. Les patients souffrant de SAOS avec un petit volume maxillomandibulaire pr\u00e9existant ont tir\u00e9 le plus grand b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;une perte de poids, ce qui indique une interaction importante entre l&#8217;anatomie des voies respiratoires sup\u00e9rieures et les effets de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n\n<p>Les hommes en surpoids souffrant de SAOS perdent moins de poids en r\u00e9ponse \u00e0 un programme d&#8217;alimentation et d&#8217;exercice d&#8217;un an que les hommes en surpoids similaires ne souffrant pas de SAOS. Alors que le traitement par pression positive continue (PPC) est tr\u00e8s efficace pour contr\u00f4ler le SAOS, paradoxalement, certains patients prennent du poids apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement par PPC, en particulier les femmes et les patients non-adipeux. Dans l&#8217;ensemble, la relation entre l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et le SAOS est synergique en termes de risque cardiom\u00e9tabolique, et un grand nombre de m\u00e9canismes interm\u00e9diaires potentiels, y compris l&#8217;inflammation, le dysfonctionnement endoth\u00e9lial et la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline, sont renforc\u00e9s par la pr\u00e9sence simultan\u00e9e des deux maladies, constatent le Dr Gleeson et le Pr McNicholas.<\/p>\n\n<h3 id=\"bpco\" class=\"wp-block-heading\">BPCO<\/h3>\n\n<p>La relation entre la BPCO et le SAOS est d\u00e9crite comme &#8220;complexe&#8221; par les auteurs : Certains facteurs, tels que l&#8217;hyperinflation pulmonaire, prot\u00e8gent contre le SAOS, tandis que d&#8217;autres, tels que la r\u00e9tention de liquide, favorisent le SAOS. L&#8217;augmentation de l&#8217;IMC et les ant\u00e9c\u00e9dents de tabagisme sont positivement corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 la probabilit\u00e9 de SAOS chez les patients atteints de BPCO <strong>(figure 1).<\/strong><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-1160x757.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-352866\" width=\"580\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-1160x757.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-800x522.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-90x59.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-320x209.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-560x365.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-240x157.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-180x117.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-640x418.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24-1120x731.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb1_PA1_s24.png 1493w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/figure>\n\n<p>Les travaux sur le SAOS en tant que facteur de risque de la BPCO ont abouti \u00e0 des conclusions divergentes. Ainsi, une \u00e9tude montre une pr\u00e9valence plus \u00e9lev\u00e9e de BPCO et d&#8217;asthme chez les patients atteints de SAOS par rapport \u00e0 une population t\u00e9moin correspondante, en particulier chez les femmes. L&#8217;AOS semble \u00e9galement aggraver l&#8217;inflammation des voies respiratoires inf\u00e9rieures chez les patients atteints de BPCO, et des \u00e9tudes animales rapportent que l&#8217;hypoxie chronique intermittente contribue aux l\u00e9sions pulmonaires chez la souris en induisant une inflammation et un stress oxydatif.  <\/p>\n\n<p>Les patients atteints de chevauchement BPCO-OSA trait\u00e9s par PPC \u00e0 long terme ont une survie similaire \u00e0 celle des patients atteints de BPCO seule, tandis que les patients atteints de chevauchement non trait\u00e9s par PPC ont une mortalit\u00e9 et un taux d&#8217;hospitalisation pour exacerbation aigu\u00eb plus \u00e9lev\u00e9s. Ces r\u00e9sultats soulignent l&#8217;importance de la d\u00e9tection d&#8217;un SAOS concomitant chez les patients atteints de BPCO s\u00e9v\u00e8re afin de choisir le traitement optimal, ont d\u00e9clar\u00e9 le Dr Gleeson et le Pr McNicholas.<\/p>\n\n<h3 id=\"diabete\" class=\"wp-block-heading\">Diab\u00e8te <\/h3>\n\n<p>Le diab\u00e8te et le SAOS coexistent souvent, et il y a de plus en plus de preuves d&#8217;une relation bidirectionnelle.<\/p>\n\n<p>Plusieurs \u00e9tudes de cohorte transversales ont montr\u00e9 une association ind\u00e9pendante avec le diab\u00e8te de type 2 et la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline, une estimation group\u00e9e du risque relatif de diab\u00e8te \u00e0 partir de neuf \u00e9tudes originales \u00e9tait de 1,69 (IC \u00e0 95% 1,45-1,80). Les m\u00e9canismes du diab\u00e8te et de la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline comprennent l&#8217;hypoxie intermittente et la fragmentation du sommeil, qui entra\u00eenent une excitation sympathique et une inflammation. Une \u00e9tude de cohorte portant sur 8678 adultes d\u00e9pist\u00e9s pour le SAOS a rapport\u00e9 que les personnes souffrant d&#8217;un SAOS s\u00e9v\u00e8re avaient 30% de risques suppl\u00e9mentaires de d\u00e9velopper un diab\u00e8te par rapport aux personnes ne souffrant pas de SAOS, apr\u00e8s un suivi moyen de 67 mois apr\u00e8s contr\u00f4le des facteurs confondants.<\/p>\n\n<p>Un traitement par PPC seul pendant 24,5 semaines n&#8217;a pas favoris\u00e9 la sensibilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;insuline chez les patients non diab\u00e9tiques atteints de SAOS, contrairement \u00e0 la perte de poids. Les \u00e9tudes de contr\u00f4le randomis\u00e9es sur la PPC chez les diab\u00e9tiques souffrant de SAOS ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats mitig\u00e9s.  <\/p>\n\n<p>Certaines cons\u00e9quences du diab\u00e8te sucr\u00e9 pourraient pr\u00e9disposer au SAOS, y compris la neuropathie, qui affecte les muscles des voies respiratoires sup\u00e9rieures, et les troubles du contr\u00f4le respiratoire. Une \u00e9tude prospective portant sur pr\u00e8s de 300 000 professionnels de la sant\u00e9 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le SAOS \u00e9tait un facteur de risque ind\u00e9pendant du diab\u00e8te \u00e9mergent, mais qu&#8217;inversement, le diab\u00e8te insulinod\u00e9pendant \u00e9tait un facteur de risque ind\u00e9pendant du SAOS chez les femmes.<\/p>\n\n<h3 id=\"hypertension\" class=\"wp-block-heading\">Hypertension<\/h3>\n\n<p>Alors que l&#8217;hypertension est tr\u00e8s fr\u00e9quente chez les patients souffrant de SAOS, la grande majorit\u00e9 des recherches sur ce sujet se sont concentr\u00e9es sur le SAOS en tant que facteur de risque d&#8217;hypertension.<\/p>\n\n<p>De nombreuses \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques bas\u00e9es sur la population indiquent clairement que le SAOS est un facteur de risque d&#8217;hypertension syst\u00e9mique, souvent avec un profil de pression art\u00e9rielle (PA) nocturne qui ne diminue pas. Les donn\u00e9es de la<em> Sleep Heart Health Study<\/em> ont montr\u00e9 une association dose-d\u00e9pendante avec l&#8217;hypertension pr\u00e9valente et la <em>Wisconsin Cohort Study <\/em>a rapport\u00e9 une pr\u00e9sence plus importante d&#8217;hypertension associ\u00e9e au SAOS apr\u00e8s 4 ans de suivi. Les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude ESADA, \u00e0 laquelle ont particip\u00e9 4372 patients atteints de SAOS l\u00e9ger, ont trouv\u00e9 une association ind\u00e9pendante avec l&#8217;hypertension pr\u00e9valente, et une \u00e9tude prospective portant sur 744 patients atteints de SAOS l\u00e9ger\/mod\u00e9r\u00e9 et normotensifs au d\u00e9part a rapport\u00e9 une association avec l&#8217;hypertension \u00e9mergente \u00e0 9 ans chez les patients &lt;60 ans.<\/p>\n\n<p>Il existe des preuves limit\u00e9es que l&#8217;hypertension peut pr\u00e9disposer au SAOS. Les donn\u00e9es issues d&#8217;\u00e9tudes sur les animaux et les petits humains indiquent que les variations de la pression art\u00e9rielle peuvent affecter le tonus des voies respiratoires sup\u00e9rieures en pr\u00e9sentant des changements inhibiteurs dans l&#8217;\u00e9lectromyogramme (EMG). Cela indique que la r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle peut am\u00e9liorer le d\u00e9bit d&#8217;air et r\u00e9duire la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du SAOS.<\/p>\n\n<h3 id=\"insuffisance-cardiaque\" class=\"wp-block-heading\">Insuffisance cardiaque<\/h3>\n\n<p>La relation bidirectionnelle entre l&#8217;apn\u00e9e du sommeil et l&#8217;insuffisance cardiaque peut s&#8217;expliquer en partie par des facteurs de risque communs tels que l&#8217;\u00e2ge, un IMC \u00e9lev\u00e9 et un mode de vie s\u00e9dentaire. Les m\u00e9canismes d&#8217;unification, notamment la r\u00e9tention et la redistribution des fluides, entra\u00eenent une relation bidirectionnelle dans laquelle il peut \u00eatre difficile d&#8217;\u00e9tablir la cause et l&#8217;effet.  <\/p>\n\n<p>Le SAOS est associ\u00e9 \u00e0 un risque accru d&#8217;apparition et de progression de la maladie coronarienne, de l&#8217;insuffisance cardiaque congestive et de la mortalit\u00e9 cardiovasculaire. Il peut induire un remodelage cardiaque, ce qui contribue \u00e0 l&#8217;insuffisance cardiaque, et peut alt\u00e9rer la fonction cardiaque de mani\u00e8re aigu\u00eb, aggravant ainsi les \u00e9pisodes d&#8217;insuffisance cardiaque aigu\u00eb. Les patients dont l&#8217;IAH est plus \u00e9lev\u00e9 pr\u00e9sentent un degr\u00e9 plus important de dysfonctionnement diastolique. Les patients sans SAOS ou avec un SAOS l\u00e9ger avaient une incidence d&#8217;\u00e9v\u00e9nements mortels r\u00e9duite de 50% par rapport aux patients avec une maladie mod\u00e9r\u00e9e ou s\u00e9v\u00e8re non trait\u00e9e. Le SAOS peut avoir un impact n\u00e9gatif sur le pronostic de l&#8217;insuffisance cardiaque et est associ\u00e9 \u00e0 une augmentation des hospitalisations et de la mortalit\u00e9 apr\u00e8s la sortie chez les patients atteints de SAOS hospitalis\u00e9s.<\/p>\n\n<p>Le traitement du SAOS par PPC am\u00e9liore les crit\u00e8res cardiovasculaires interm\u00e9diaires tels que la pression art\u00e9rielle, la fr\u00e9quence et le rythme cardiaques et la fraction d&#8217;\u00e9jection. Dans une \u00e9tude, on a constat\u00e9 une augmentation de 9% de la fraction d&#8217;\u00e9jection du ventricule gauche (FEVG), en plus d&#8217;une diminution diurne de la fr\u00e9quence cardiaque et de la pression art\u00e9rielle, ce qui pourrait refl\u00e9ter une r\u00e9duction de l&#8217;excr\u00e9tion urinaire nocturne d&#8217;\u00e9pin\u00e9phrine. Cependant, alors qu&#8217;une am\u00e9lioration physiologique imm\u00e9diate a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e avec le traitement par PPC, il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es sur les effets \u00e0 long terme d\u00e9montrant une am\u00e9lioration de la mortalit\u00e9 et de la survie sans transplantation.  <\/p>\n\n<p>Dans un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 (ECR) portant sur des patients atteints de SAOS s\u00e9v\u00e8re, la restriction sod\u00e9e et le traitement diur\u00e9tique n&#8217;ont entra\u00een\u00e9 qu&#8217;une am\u00e9lioration limit\u00e9e de l&#8217;IAH, ce qui sugg\u00e8re que l&#8217;accumulation de liquide n&#8217;explique que partiellement l&#8217;\u00e9tiologie du SAOS en cas d&#8217;insuffisance cardiaque. Lors d&#8217;une exacerbation aigu\u00eb d&#8217;une insuffisance cardiaque diastolique hypertensive, le traitement diur\u00e9tique a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction du poids corporel, une augmentation du calibre pharyng\u00e9 et une diminution de 17 de l&#8217;IAH. Inversement, dans une \u00e9tude d&#8217;observation, le traitement diur\u00e9tique a am\u00e9lior\u00e9 le SAOS chez les patients ob\u00e8ses ou hypertendus, mais aucune am\u00e9lioration significative de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du SAOS n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les patients souffrant d&#8217;insuffisance cardiaque.  <\/p>\n\n<h3 id=\"dysfonctionnement-renal\" class=\"wp-block-heading\">Dysfonctionnement r\u00e9nal<\/h3>\n\n<p>Les connaissances actuelles indiquent que les maladies r\u00e9nales et l&#8217;apn\u00e9e du sommeil ont une relation bidirectionnelle. La pr\u00e9valence du SAOS est jusqu&#8217;\u00e0 dix fois plus \u00e9lev\u00e9e chez les patients atteints de maladie r\u00e9nale chronique (MRC) que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, mais le SAOS reste sous-d\u00e9tect\u00e9 chez les MRC, expliquent les chercheurs irlandais. L&#8217;incidence du SAOS augmente proportionnellement \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&#8217;IRC, ce qui renforce son r\u00f4le dans la pathogen\u00e8se. Une \u00e9tude clinique a rapport\u00e9 une pr\u00e9valence du SAOS de 27%, 41% et 57% respectivement chez les patients avec DFGe &gt;60, les patients avec DFGe &lt;60 mais sans traitement de substitution r\u00e9nale, et les patients sous h\u00e9modialyse.<\/p>\n\n<p>Les facteurs qui contribuent au SAOS dans l&#8217;IRC comprennent une sensibilit\u00e9 accrue au chimior\u00e9flexe, une diminution de la clairance des toxines ur\u00e9miques et une hypervol\u00e9mie. Dans un groupe de 40 patients h\u00e9modialys\u00e9s, 70% avaient un IAH &gt;15 et un volume de liquide extracellulaire plus important dans tout le corps, y compris les volumes du cou, du thorax et des jambes, bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de diff\u00e9rence d&#8217;IMC par rapport \u00e0 ceux ayant un IAH &lt;5.<\/p>\n\n<p>Une surcharge hydrique accrue pr\u00e9dit une aggravation du SAOS, et un traitement agressif de l&#8217;insuffisance r\u00e9nale terminale (IRT) peut en r\u00e9duire la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9. La dialyse quotidienne, la dialyse nocturne et la dialyse p\u00e9riton\u00e9ale automatis\u00e9e nocturne ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es dans des \u00e9tudes d&#8217;observation avec des avantages pour le SAOS li\u00e9s \u00e0 la r\u00e9duction de l&#8217;IAH, \u00e0 la r\u00e9duction de la congestion des voies respiratoires et \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration de la clairance ur\u00e9mique. La transplantation r\u00e9nale inverse bon nombre des complications m\u00e9taboliques de l&#8217;IRT et ralentit la progression des comorbidit\u00e9s associ\u00e9es, mais son r\u00f4le dans les b\u00e9n\u00e9fices du SAOS reste sans r\u00e9sultat.  <\/p>\n\n<p>Alors que le SAOS peut survenir \u00e0 la suite d&#8217;une IRC, il existe des preuves qu&#8217;il peut \u00e9galement contribuer \u00e0 l&#8217;IRC et au d\u00e9clin progressif du DFG. Le SAOS a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 une morbidit\u00e9 et une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9es chez les patients atteints d&#8217;IRT, ce qui peut \u00eatre li\u00e9 aux effets aggravants des comorbidit\u00e9s telles que les maladies cardiovasculaires et c\u00e9r\u00e9brovasculaires, y compris les troubles du rythme, les maladies coronariennes et les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux.  <\/p>\n\n<p>Les maladies r\u00e9nales induites par le SAOS peuvent \u00eatre expliqu\u00e9es par deux m\u00e9canismes primaires : L&#8217;hypertension et l&#8217;hypoxie intrar\u00e9nale avec hyperfiltration glom\u00e9rulaire. La m\u00e9dullaire r\u00e9nale est particuli\u00e8rement sensible \u00e0 l&#8217;hypoxie, ce qui provoque un stress oxydatif, une inflammation syst\u00e9mique et un dysfonctionnement endoth\u00e9lial, et conduit \u00e0 une l\u00e9sion tubulo-interstitielle, qui est la caract\u00e9ristique de l&#8217;IRC. Les \u00e9pisodes d&#8217;apn\u00e9e stimulent le syst\u00e8me nerveux sympathique et le syst\u00e8me SRAA, ce qui entra\u00eene une hypertension syst\u00e9mique et glom\u00e9rulaire, des l\u00e9sions vasculaires et une rigidit\u00e9 de la paroi art\u00e9rielle, aboutissant \u00e0 une isch\u00e9mie r\u00e9nale.<\/p>\n\n<p>Dans une \u00e9tude, le traitement par PPC a eu un effet positif initial sur l&#8217;h\u00e9modynamique r\u00e9nale chez des patients ayant une fonction r\u00e9nale normale, ce qui sugg\u00e8re un b\u00e9n\u00e9fice dans le ralentissement des l\u00e9sions r\u00e9nales. Cependant, le r\u00f4le de la PPC dans l&#8217;att\u00e9nuation de la progression du dysfonctionnement r\u00e9nal dans le SAOS est incertain, peu d&#8217;\u00e9tudes se concentrent sur les patients avec une IRC existante.  <\/p>\n\n<h3 id=\"accident-vasculaire-cerebral\" class=\"wp-block-heading\">Accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral<\/h3>\n\n<p>Les troubles respiratoires du sommeil (TRS) sont fr\u00e9quents chez les patients ayant subi un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral. On ne sait pas si le SAOS constitue un facteur provocateur, en potentialisant des facteurs de risque vasculaire connus tels que l&#8217;hypertension, ou s&#8217;il est la cons\u00e9quence d&#8217;une l\u00e9sion c\u00e9r\u00e9brale li\u00e9e \u00e0 un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral.  <\/p>\n\n<p>Le SAOS est un facteur de risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral et multiplie par environ deux l&#8217;incidence des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux. Une m\u00e9ta-analyse a identifi\u00e9 une incidence accrue d&#8217;accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux chez les patients souffrant de SAOS non trait\u00e9, m\u00eame en tenant compte des facteurs de confusion potentiels tels que l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;IMC, le diab\u00e8te et l&#8217;hypertension. Des \u00e9tudes d&#8217;observation indiquent que la PPC r\u00e9duit le risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral chez les patients souffrant de SAOS, en particulier chez les patients qui suivent le traitement. Des ECR ont sugg\u00e9r\u00e9 qu&#8217;une observance du traitement de &gt;4 h pourrait apporter un certain b\u00e9n\u00e9fice.  <\/p>\n\n<p>La pr\u00e9valence du SAOS est \u00e9lev\u00e9e en cas d&#8217;AVC, un tiers des survivants documentant un IAH &gt;30, bien qu&#8217;il soit possible qu&#8217;un AVC r\u00e9v\u00e8le un SAOS pr\u00e9existant. L&#8217;architecture du sommeil apr\u00e8s un AVC peut affecter les m\u00e9canismes de contr\u00f4le de la respiration au niveau central, mais plus particuli\u00e8rement, un AVC peut affecter la fonction musculaire des voies respiratoires sup\u00e9rieures, augmentant ainsi la possibilit\u00e9 d&#8217;effondrement.  <\/p>\n\n<h3 id=\"depression\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9pression<\/h3>\n\n<p>La d\u00e9pression et le SAOS peuvent pr\u00e9senter des sympt\u00f4mes similaires, notamment des difficult\u00e9s de concentration, des troubles de la m\u00e9moire et de la fatigue, qui compliquent leur \u00e9valuation clinique et leur diagnostic <strong>(figure 2).<\/strong> Les troubles du sommeil sont un sympt\u00f4me auto-d\u00e9clar\u00e9 fr\u00e9quent de la d\u00e9pression et peuvent constituer un sympt\u00f4me pr\u00e9dictif du d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de la d\u00e9pression. Une th\u00e9orie plus r\u00e9cente sugg\u00e8re que les personnes souffrant de d\u00e9pression ont un risque plus \u00e9lev\u00e9 de SAOS plus tard dans leur vie. Les m\u00e9canismes attendus qui sous-tendent chaque processus comprennent la fragmentation du sommeil, les r\u00e9veils fr\u00e9quents et les \u00e9pisodes d&#8217;hypoxie intermittents qui entra\u00eenent une hypoperfusion c\u00e9r\u00e9brale et un dysfonctionnement des neurotransmetteurs. Malgr\u00e9 la plausibilit\u00e9 biologique, il existe peu de recherches sur d&#8217;\u00e9ventuelles relations bidirectionnelles, et les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 contradictoires.<\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-1160x705.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-352867 lazyload\" width=\"580\" height=\"353\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-1160x705.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-800x486.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-120x73.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-90x55.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-320x195.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-560x341.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-240x146.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-180x109.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-640x389.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26-1120x681.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/abb2_PA1_s26.png 1457w\" data-sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 580px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 580\/353;\" \/><\/a><\/figure>\n\n<p>Dans les cohortes cliniques, la pr\u00e9valence de la d\u00e9pression dans le SAOS varie de 20 \u00e0 40%, et il semble y avoir une augmentation de l&#8217;odds ratio de la d\u00e9pression avec la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la SDB. Cependant, d&#8217;autres \u00e9tudes de moindre envergure ont rapport\u00e9 que la pr\u00e9sence ou la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du SAOS n&#8217;\u00e9taient pas des pr\u00e9dicteurs ind\u00e9pendants des scores de d\u00e9pression ou des hospitalisations subs\u00e9quentes.<\/p>\n\n<p>Un traitement du SAOS par PPC pendant 5 heures ou plus par nuit pendant au moins 3 mois a am\u00e9lior\u00e9 les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs, y compris les id\u00e9es suicidaires, ind\u00e9pendamment de l&#8217;utilisation d&#8217;antid\u00e9presseurs.<\/p>\n\n<p>Inversement, la d\u00e9pression n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 bien \u00e9tudi\u00e9e en tant que cause potentielle du SAOS. Les rapports de pr\u00e9valence indiquent que 15% des patients psychiatriques hospitalis\u00e9s souffrant de d\u00e9pression majeure (MDD) pr\u00e9sentent un IAH \u00e9lev\u00e9 lors de la polysomnographie de nuit et que 18% des patients souffrant de MDD r\u00e9pondent \u00e9galement aux crit\u00e8res diagnostiques du SAOS.  <\/p>\n\n<p>Une revue d&#8217;\u00e9tudes prospectives portant sur cinq antid\u00e9presseurs diff\u00e9rents a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que seuls deux d&#8217;entre eux avaient un impact positif sur la r\u00e9duction de l&#8217;IAH, mais aucun sur la somnolence ou la qualit\u00e9 du sommeil. En outre, un SAOS non diagnostiqu\u00e9 peut s&#8217;aggraver avec certains traitements pharmacologiques ciblant la d\u00e9pression, dont la prise de poids est un facteur possible. Les benzodiaz\u00e9pines peuvent augmenter la fr\u00e9quence et la dur\u00e9e des \u00e9pisodes d&#8217;apn\u00e9e en affectant le tonus des voies a\u00e9riennes sup\u00e9rieures et le seuil d&#8217;excitation.<\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Gleeson M, McNicholas WT : Relations bidirectionnelles de la comorbidit\u00e9 avec l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil. Eur Respir Rev 2022 ; 31 : 210256 ; doi : 10.1183\/16000617.0256-2021.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2023 ; 5(1) : 24-25<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si un patient souffre d&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil (AOS), il est pr\u00e9dispos\u00e9 \u00e0 toute une s\u00e9rie de comorbidit\u00e9s, des maladies cardiovasculaires aux maladies r\u00e9nales, pulmonaires et neuropsychiatriques. 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