{"id":355860,"date":"2023-04-29T01:00:00","date_gmt":"2023-04-28T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=355860"},"modified":"2023-04-21T16:40:26","modified_gmt":"2023-04-21T14:40:26","slug":"therapie-obstacles-et-nouvelles-connaissances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/therapie-obstacles-et-nouvelles-connaissances\/","title":{"rendered":"Th\u00e9rapie, obstacles et nouvelles connaissances"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Environ 12% de la population souffre de migraines. La maladie neurologique est la deuxi\u00e8me raison de vivre avec un handicap dans le monde et la premi\u00e8re pour les personnes de moins de 50 ans. Une bonne prophylaxie r\u00e9duit le risque de progression de la maladie et peut conduire \u00e0 la r\u00e9mission de la maladie. Pour cela, les anticorps anti-CGRP (r\u00e9cepteur) et la neuromodulation avec Cefaly constituent deux piliers importants.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>La migraine est un trouble neurologique qui affecte environ 12% de la population [1]. Elle est environ trois fois plus fr\u00e9quente chez les femmes que chez les hommes. La migraine est la deuxi\u00e8me cause d&#8217;invalidit\u00e9 dans le monde apr\u00e8s les lombalgies et la premi\u00e8re cause chez les moins de 50 ans [2]. Les personnes souffrant de migraines chroniques perdent environ 14% de leur productivit\u00e9 annuelle, et 20% d&#8217;entre elles d\u00e9clarent ne pas \u00eatre en mesure d&#8217;effectuer les t\u00e2ches n\u00e9cessaires \u00e0 leur travail [3]. Chaque ann\u00e9e, cette situation engendre des co\u00fbts consid\u00e9rables, tant pour les personnes concern\u00e9es que pour les employeurs et le syst\u00e8me de sant\u00e9.<\/p>\n\n<p>L&#8217;essence de la maladie est que les patients concern\u00e9s sont pr\u00e9dispos\u00e9s \u00e0 des crises de migraine tout au long de leur vie. Le pathom\u00e9canisme de l&#8217;attaque n&#8217;est pas enti\u00e8rement \u00e9lucid\u00e9. La principale d\u00e9couverte de ces derni\u00e8res ann\u00e9es est que la crise de c\u00e9phal\u00e9e elle-m\u00eame est le plus souvent associ\u00e9e \u00e0 un dysfonctionnement des structures dienc\u00e9phaliques et m\u00e9senc\u00e9phaliques, \u00e0 savoir l&#8217;hypothalamus et le gris p\u00e9riaqueducal [4]. Juste avant les crises, le dysfonctionnement de ces zones entra\u00eene une perturbation du traitement des entr\u00e9es sensorielles, surtout celles provenant du nerf trijumeau, responsable de la douleur, mais aussi d&#8217;autres zones comme le syst\u00e8me gastro-intestinal (naus\u00e9es, vomissements) ou le syst\u00e8me visuel\/auditif (photophobie\/phonophobie) [5]. Outre ce m\u00e9canisme central, le neuropeptide calcitonine gene-related peptide (CGRP) s&#8217;est r\u00e9cemment r\u00e9v\u00e9l\u00e9 tr\u00e8s pertinent. Celui-ci est \u00e9lev\u00e9 dans le sang de la veine jugulaire lors des crises de migraine et diminue \u00e0 nouveau apr\u00e8s un traitement r\u00e9ussi au sumatriptan [6,7]. De plus, les perfusions de CGRP peuvent d\u00e9clencher des crises de c\u00e9phal\u00e9es chez les patients migraineux, et le blocage des r\u00e9cepteurs CGRP peut arr\u00eater les crises de migraine [8,9]. Le d\u00e9veloppement d&#8217;anticorps dirig\u00e9s contre le syst\u00e8me CGRP a r\u00e9volutionn\u00e9 le traitement de la migraine au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, et les bloqueurs du r\u00e9cepteur CGRP par voie orale vont continuer \u00e0 prendre une importance croissante en Suisse au cours des prochaines ann\u00e9es.  <\/p>\n\n<p>L&#8217;objectif de cet article est de passer en revue les m\u00e9thodes courantes et nouvelles de traitement de la migraine, en mettant l&#8217;accent sur les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 leur utilisation au quotidien.<\/p>\n\n<h3 id=\"therapie\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie<\/h3>\n\n<p>Le traitement de la migraine se compose de deux piliers principaux : le traitement aigu, pris en fonction des besoins, dont l&#8217;objectif est de soulager la douleur migraineuse, et le traitement de base, pris r\u00e9guli\u00e8rement, dont l&#8217;objectif est de r\u00e9duire la fr\u00e9quence et \u00e9galement l&#8217;intensit\u00e9 ou la dur\u00e9e des crises de migraine.<\/p>\n\n<p><strong>Traitement aigu : <\/strong>les AINS restent suffisants pour les crises l\u00e9g\u00e8res, tandis que les triptans, qui sont des m\u00e9dicaments sp\u00e9cifiques de la migraine, sont utilis\u00e9s pour les crises de migraine mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 s\u00e9v\u00e8res ou en l&#8217;absence de r\u00e9ponse. Les triptans diff\u00e8rent les uns des autres en termes de puissance, de dur\u00e9e d&#8217;action et de mode d&#8217;application. Le sumatriptan sous-cutan\u00e9 et nasal, le zolmitriptan nasal et l&#8217;\u00e9l\u00e9triptan ou le rizatriptan, par exemple, sont tr\u00e8s efficaces et ont un d\u00e9but d&#8217;action rapide. En cas de crises prolong\u00e9es, les pr\u00e9parations \u00e0 longue demi-vie comme le naratriptan, le frovatriptan ou l&#8217;association d&#8217;un triptan et d&#8217;un AINS \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action, le naprox\u00e8ne, sont une option. Almogran, Naratriptan et Frovatriptan sont des produits qui pr\u00e9sentent un profil d&#8217;effets secondaires favorable.<\/p>\n\n<p>Les effets secondaires, en partie dus \u00e0 des vasoconstricteurs, sont les suivants : augmentation passag\u00e8re de la pression art\u00e9rielle, rarement des troubles circulatoires, des modifications de l&#8217;ECG, des troubles du rythme cardiaque, des paresth\u00e9sies des extr\u00e9mit\u00e9s, une sensation de froid pouvant aller jusqu&#8217;au syndrome de Raynaud, tr\u00e8s rare en pratique clinique, des vertiges, une somnolence ou une fatigue et des bouff\u00e9es vasomotrices.<\/p>\n\n<p>Il est important d&#8217;\u00e9viter les c\u00e9phal\u00e9es de surconsommation de m\u00e9dicaments. Selon la classification de l&#8217;ICHD-3, celle-ci est pr\u00e9sente chez les patients qui ont des c\u00e9phal\u00e9es chroniques, c&#8217;est-\u00e0-dire plus de 15 jours de c\u00e9phal\u00e9es avec une prise de m\u00e9dicaments &gt;10 jours\/mois pour les triptans ou &gt;15 jours\/mois pour les analg\u00e9siques.<\/p>\n\n<p><strong>Traitement de base :<\/strong> le traitement de base consiste en des mesures m\u00e9dicamenteuses et non m\u00e9dicamenteuses. Il est important de noter qu&#8217;un traitement de fond optimal peut r\u00e9duire significativement le risque de progression de la maladie (de 6,8% \u00e0 1,9%) [10].<\/p>\n\n<h3 id=\"mesures-non-medicamenteuses\" class=\"wp-block-heading\">Mesures non m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n\n<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un mode de vie sain avec des heures de sommeil et de repas r\u00e9guli\u00e8res, une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e et la pratique r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;un sport (au moins 3x30min par semaine). De nouvelles \u00e9tudes montrent m\u00eame que la musculation est l\u00e9g\u00e8rement plus efficace que les sports d&#8217;endurance [11]. Les m\u00e9thodes de relaxation telles que la relaxation musculaire progressive de Jakobson sont \u00e9galement importantes et peuvent atteindre une r\u00e9duction de plus de 40% des jours de migraine [12]. L&#8217;instruction est simple et peut \u00eatre transmise par des physioth\u00e9rapeutes ou apprise de mani\u00e8re autonome (par exemple via InselApp ou sur Youtube). D&#8217;autres mesures non m\u00e9dicamenteuses sont le biofeedback, le traitement psychologique de la douleur et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale.<\/p>\n\n<h3 id=\"mesures-medicamenteuses\" class=\"wp-block-heading\">Mesures m\u00e9dicamenteuses<\/h3>\n\n<p>L&#8217;utilisation d&#8217;une prophylaxie m\u00e9dicamenteuse est d\u00e9cid\u00e9e individuellement en fonction de la souffrance et de l&#8217;attitude du patient. Plus de quatre crises de migraine par mois, des crises prolong\u00e9es, une r\u00e9ponse insuffisante au traitement aigu, une surconsommation de m\u00e9dicaments, des absences fr\u00e9quentes dues \u00e0 la migraine et un infarctus migraineux constituent les indications typiques pour le d\u00e9but d&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux de base.  <strong>(Fig. 1).  <\/strong>Il est important pour le choix du traitement de tenir compte des comorbidit\u00e9s du patient afin de pr\u00e9venir les effets secondaires ind\u00e9sirables. En cas de d\u00e9sir d&#8217;enfant, les b\u00eatabloquants et l&#8217;amitriptyline sont typiquement possibles, en accord avec le gyn\u00e9cologue. Pour les autres substances comme le topiramate ou la flunarizine, l&#8217;importance de la contraception doit toujours \u00eatre soulign\u00e9e chez les femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er.  <\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-1160x1143.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-355618\" width=\"580\" height=\"572\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-1160x1143.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-800x789.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-120x118.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-320x315.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-560x552.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-240x237.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-180x177.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-640x631.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-1120x1104.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8-1600x1577.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_NP2_s8.png 1812w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/figure>\n\n<p>L&#8217;effet prophylactique des b\u00eatabloquants propranolol et m\u00e9toprolol, de l&#8217;antagoniste du calcium flunarizine, des anticonvulsivants acide valpro\u00efque et topiramate et de l&#8217;antid\u00e9presseur amitriptyline est le mieux document\u00e9 par des \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es. L&#8217;antihypertenseur cand\u00e9sartan et l&#8217;IRS Venlafaxine constituent \u00e9galement de bonnes alternatives. Il est important de proc\u00e9der \u00e0 un dosage lent et d&#8217;expliquer les effets secondaires.<\/p>\n\n<p>Le traitement de base doit \u00eatre pris pendant trois mois et son efficacit\u00e9 doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide du calendrier des c\u00e9phal\u00e9es. En cas d&#8217;efficacit\u00e9 pendant au moins six mois, une r\u00e9duction prudente peut \u00eatre tent\u00e9e. La toxine onabotulinum de type A n&#8217;est pas autoris\u00e9e en Suisse pour le traitement de la migraine, mais peut faire l&#8217;objet d&#8217;une demande de garantie de paiement au cas par cas. Elle s&#8217;est montr\u00e9e plus efficace que le placebo dans la prophylaxie de la migraine chronique dans les deux \u00e9tudes de phase III PREEMPT 1 et 2 (r\u00e9duction moyenne de 8,4 jours de c\u00e9phal\u00e9es mensuelles avec l&#8217;onabotulinumtoxine de type A vs 6,6 avec le placebo ; p&lt;0,001) [14]. Selon le sch\u00e9ma PREEMPT, le patient re\u00e7oit 31 injections dans sept zones sp\u00e9cifiques des muscles de la t\u00eate et du cou, avec une dose minimale de 155 unit\u00e9s. L&#8217;intervalle entre les traitements est de trois mois.<\/p>\n\n<h3 id=\"obstacles\" class=\"wp-block-heading\">Obstacles<\/h3>\n\n<p>Un probl\u00e8me fr\u00e9quent chez les patients migraineux est le &#8220;long voyage&#8221; du patient jusqu&#8217;\u00e0 ce que le diagnostic ou le traitement soit \u00e9tabli. De nombreux patients essaient d&#8217;abord les m\u00e9dicaments de leur entourage ou les pr\u00e9parations qu&#8217;ils trouvent sur Internet ou qu&#8217;ils re\u00e7oivent de leur pharmacien. Si, au cours de l&#8217;\u00e9volution, la souffrance augmente, le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste est consult\u00e9. Il peut s&#8217;\u00e9couler des mois, voire des ann\u00e9es, avant que le patient ne soit adress\u00e9 \u00e0 un neurologue ou \u00e0 un neurologue sp\u00e9cialis\u00e9 dans les maux de t\u00eate. Ce long calvaire s&#8217;accompagne souvent aussi de peur, de d\u00e9sespoir, de frustration et de scepticisme vis-\u00e0-vis des m\u00e9dicaments.  <\/p>\n\n<p>Un autre probl\u00e8me est le faible pourcentage de patients recevant un traitement de base. Malgr\u00e9 les conseils du m\u00e9decin, seuls 26% des patients \u00e9ligibles ont re\u00e7u un traitement de base dans une \u00e9tude. Environ deux tiers des patients souffrant de migraine chronique n&#8217;ont jamais re\u00e7u de traitement de fond [15]. La faible adh\u00e9rence est un facteur aggravant. Environ 80% des patients souffrant de migraines chroniques abandonnent le traitement au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e [16]. Des chiffres similaires sont obtenus pour les patients souffrant de migraines \u00e9pisodiques [17]. Les raisons principales ne sont pas claires, mais le manque d&#8217;espoir que le m\u00e9dicament soit efficace, la crainte des effets secondaires, le co\u00fbt et un certain scepticisme des jeunes vis-\u00e0-vis d&#8217;une m\u00e9dication orale quotidienne sont certainement pertinents.<\/p>\n\n<h3 id=\"options-et-connaissances-recentes\" class=\"wp-block-heading\">Options et connaissances r\u00e9centes<\/h3>\n\n<p>Il est important que les interlocuteurs primaires des patients (pharmacien, m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste) identifient rapidement les cas les plus complexes. Les patients plus gravement atteints ont des crises de migraine fr\u00e9quentes, voire une c\u00e9phal\u00e9e permanente ; ils ont besoin d&#8217;analg\u00e9siques r\u00e9guliers et pr\u00e9sentent donc un risque accru de chronicit\u00e9 ou ne r\u00e9pondent que temporairement aux analg\u00e9siques conventionnels ou aux traitements de base, si tant est qu&#8217;ils y r\u00e9pondent.<\/p>\n\n<p><strong>Traitement par anticorps :<\/strong> l&#8217;utilisation d&#8217;anticorps monoclonaux, autoris\u00e9s en Suisse depuis quelques ann\u00e9es, constitue un grand progr\u00e8s dans le traitement de la migraine. Ces m\u00e9dicaments sont soumis \u00e0 une limitation. Ils peuvent \u00eatre utilis\u00e9s chez les patients migraineux r\u00e9fractaires souffrant de migraine \u00e9pisodique \u00e0 haute fr\u00e9quence (\u22658 jours de migraine\/mois) ou de migraine chronique. Dans ce contexte, l&#8217;acharnement th\u00e9rapeutique est d\u00e9fini comme un traitement ant\u00e9rieur infructueux ou interrompu en raison d&#8217;effets secondaires avec au moins deux des m\u00e9dicaments suivants : B\u00eata-bloquants (m\u00e9toprolol ou propranolol), amitriptyline, m\u00e9dicaments supprimant les crises (surtout topiramate, mais aussi valproate) et antagonistes calciques (surtout flunarizine). Alternativement, il doit y avoir des contre-indications pour les quatre groupes. Les avantages de ces substances sont la rapidit\u00e9 d&#8217;action, la bonne efficacit\u00e9 et tol\u00e9rance et la simplicit\u00e9 d&#8217;utilisation (1\u00d7 par mois, 1\u00d7 tous les trois mois pour certaines). On peut donc s&#8217;attendre \u00e0 une meilleure adh\u00e9rence par rapport aux traitements oraux. Les principaux effets secondaires sont la constipation et une r\u00e9action locale au niveau du site d&#8217;injection. Les inconv\u00e9nients de la th\u00e9rapie sont certainement les co\u00fbts assez \u00e9lev\u00e9s, la limitation complexe d\u00e9crite ci-dessus et, bien s\u00fbr, la p\u00e9riode relativement courte pendant laquelle les pr\u00e9parations sont disponibles avec, par cons\u00e9quent, peu d&#8217;exp\u00e9rience. Par exemple, en dehors des \u00e9tudes de phase III, on a d\u00e9couvert ces derni\u00e8res ann\u00e9es que les anticorps anti-CGRP pouvaient probablement aggraver parfois de mani\u00e8re significative un syndrome de Raynaud et qu&#8217;une surveillance plus \u00e9troite pouvait \u00eatre n\u00e9cessaire chez certains patients souffrant d&#8217;hypertension art\u00e9rielle ou de cardiopathie.<\/p>\n\n<p>Concr\u00e8tement, ces m\u00e9dicaments sont des anticorps dirig\u00e9s contre le r\u00e9cepteur CGRP (Erenumab) ou contre le ligand CGRP lui-m\u00eame (Eptinezumab, Fremanezumab, Galcanezumab). L&#8217;\u00e9r\u00e9numab, le fremanezumab et le galcanezumab sont administr\u00e9s par voie sous-cutan\u00e9e, l&#8217;eptinezumab par voie intraveineuse.  <\/p>\n\n<p>Comme l&#8217;eptinezumab est administr\u00e9 par voie intraveineuse, il agit particuli\u00e8rement rapidement. Par exemple, lorsque la prophylaxie est initi\u00e9e au cours d&#8217;une crise, 46,6% des patients sont lib\u00e9r\u00e9s de la douleur dans les quatre heures, contre 26,4% dans le groupe placebo [18]. Il convient de souligner que l&#8217;eptinezumab n&#8217;est pas autoris\u00e9 pour le traitement aigu de la migraine. L&#8217;hospitalisation n\u00e9cessaire pour la perfusion peut \u00eatre un facteur limitant. Le fremanezumab associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;eptinezumab pr\u00e9sente l&#8217;avantage d&#8217;\u00eatre utilis\u00e9 en une seule fois pendant trois mois, contrairement \u00e0 l&#8217;erenumab et au galcanezumab qui sont inject\u00e9s 1\u00d7 par mois. Pour le galcanezumab, un chargement doit \u00eatre effectu\u00e9 avec un double dosage lors de la premi\u00e8re application. L&#8217;\u00e9r\u00e9numab pr\u00e9sente l&#8217;avantage de permettre une augmentation de la dose (de 70 mg \u00e0 140 mg).  <\/p>\n\n<p><strong>Neuromodulation : <\/strong>dans les approches neuromodulatrices, les proc\u00e9dures de stimulation \u00e9lectrique et\/ou magn\u00e9tique agissent directement sur les cellules nerveuses du cerveau ou sur les nerfs p\u00e9riph\u00e9riques dans le but d&#8217;augmenter le seuil de la douleur et de r\u00e9duire ainsi la fr\u00e9quence et l&#8217;intensit\u00e9 de la sensation douloureuse. L&#8217;avantage de la neuromodulation, en particulier des m\u00e9thodes non invasives, est l&#8217;absence d&#8217;effets secondaires syst\u00e9miques et donc une meilleure tol\u00e9rance pr\u00e9sum\u00e9e par rapport aux m\u00e9dicaments oraux. De plus, ces proc\u00e9dures peuvent \u00eatre utilis\u00e9es quotidiennement comme traitement aigu sans risque de c\u00e9phal\u00e9e de surutilisation.<\/p>\n\n<p>On distingue les proc\u00e9dures invasives, dans lesquelles un stimulateur avec des \u00e9lectrodes est implant\u00e9, et les proc\u00e9dures non invasives, dans lesquelles des dispositifs sont plac\u00e9s sur la peau par le patient lui-m\u00eame. Parmi les m\u00e9thodes non invasives, cet article traite de la stimulation transdermique du nerf vague et du nerf supraorbitaire. Les proc\u00e9dures invasives telles que la stimulation du nerf occipital devraient \u00eatre r\u00e9serv\u00e9es aux cas r\u00e9sistants aux traitements et ne devraient \u00eatre utilis\u00e9es qu&#8217;apr\u00e8s une \u00e9valuation interdisciplinaire par des neurologues avec des neurochirurgiens et des coll\u00e8gues psychosomaticiens.<\/p>\n\n<h3 id=\"stimulation-transcutanee-du-nerf-supraorbitaire-cefaly\" class=\"wp-block-heading\">Stimulation transcutan\u00e9e du nerf supraorbitaire (<sup>Cefaly\u00ae<\/sup>)<\/h3>\n\n<p>Apr\u00e8s avoir appliqu\u00e9 une \u00e9lectrode autocollante sur le front, Cefaly est connect\u00e9 magn\u00e9tiquement \u00e0 l&#8217;\u00e9lectrode. Des micro-impulsions pr\u00e9cises sont alors envoy\u00e9es par l&#8217;\u00e9lectrode aux branches supra-orbitaires et supra-trochl\u00e9aires du nerf ophtalmique, soit pour soulager les maux de t\u00eate lors d&#8217;une crise de migraine (traitement aigu), soit pour pr\u00e9venir de futures crises de migraine (traitement pr\u00e9ventif).<\/p>\n\n<p>L&#8217;appareil propose deux programmes diff\u00e9rents : Un programme pour la th\u00e9rapie de base, qui est utilis\u00e9 quotidiennement pendant environ 20 minutes (stimulation \u00e0 basse fr\u00e9quence) et un deuxi\u00e8me programme pour la th\u00e9rapie aigu\u00eb pendant 60 minutes (stimulation \u00e0 haute fr\u00e9quence). De nombreuses \u00e9tudes soutiennent l&#8217;effet de Cefaly sur les migraines. Par exemple, une \u00e9tude en double aveugle contr\u00f4l\u00e9e par sham a montr\u00e9 une r\u00e9duction de 19% des crises de migraine dans le groupe verum par rapport \u00e0 une r\u00e9duction de 3% dans le groupe placebo [19]. Une \u00e9tude pilote am\u00e9ricaine ouverte a montr\u00e9 une r\u00e9duction de 57,1% de l&#8217;intensit\u00e9 moyenne de la douleur apr\u00e8s une heure d&#8217;utilisation du dispositif [20].<\/p>\n\n<p>En Suisse, le dispositif est d&#8217;abord achet\u00e9 par les patients directement aupr\u00e8s du fabricant. Si le patient n&#8217;en b\u00e9n\u00e9ficie pas, il peut le renvoyer et obtenir un remboursement partiel du prix d&#8217;achat. En cas d&#8217;efficacit\u00e9, un remboursement partiel en tant qu&#8217;appareil TENS est possible sur ordonnance.<\/p>\n\n<h3 id=\"stimulation-transcutanee-du-nerf-vague-gammacore\" class=\"wp-block-heading\">Stimulation transcutan\u00e9e du nerf vague (<sup>GammaCore\u00ae<\/sup>)<\/h3>\n\n<p>La stimulation du nerf vague est utilis\u00e9e depuis longtemps comme traitement d&#8217;appoint de l&#8217;\u00e9pilepsie et de la d\u00e9pression difficiles \u00e0 traiter. Il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;en cas de douleur chronique, le nerf vague est souvent moins actif et que l&#8217;\u00e9quilibre entre le syst\u00e8me sympathique et le syst\u00e8me parasympathique est donc perturb\u00e9. Si l&#8217;on parvient \u00e0 stimuler le syst\u00e8me parasympathique, les patients ressentent moins de douleur.<\/p>\n\n<p>Certaines \u00e9tudes ont montr\u00e9 un effet sur les c\u00e9phal\u00e9es en grappe [21]. En outre, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la stimulation du nerf vague inhibe la d\u00e9polarisation corticale <em>(Cortical Spreading Depression)<\/em>, qui pourrait \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;aura migraineuse [22]. Des \u00e9tudes ouvertes sugg\u00e8rent \u00e9galement un effet pour le traitement des crises de migraine aigu\u00ebs [23,24]. Cependant, deux grandes \u00e9tudes en double aveugle contr\u00f4l\u00e9es par placebo n&#8217;ont montr\u00e9 qu&#8217;une faible r\u00e9duction non significative du nombre de jours de migraine par rapport \u00e0 la stimulation Sham [25,26].<\/p>\n\n<p>La stimulation du nerf vague avec <sup>gammaCore\u00ae<\/sup> s&#8217;effectue en g\u00e9n\u00e9ral 2\u00d7 par jour (recommand\u00e9 : matin et soir avec 2-3 stimulations chacun). Elles durent 90 secondes chacune. L&#8217;appareil peut \u00eatre utilis\u00e9 pendant 31 jours civils au maximum \u00e0 compter de la premi\u00e8re activation et permet jusqu&#8217;\u00e0 300 stimulations. Ainsi, au-del\u00e0 de la prophylaxie r\u00e9guli\u00e8re (environ 186 stimulations), il existe une capacit\u00e9 suffisante pour des stimulations de r\u00e9serve (th\u00e9rapeutiques aigu\u00ebs).<\/p>\n\n<p>Pour l&#8217;instant, le dispositif n&#8217;est pas disponible en Suisse et les \u00e9tudes actuelles ne sont pas convaincantes. Pour les cas particuliers, il peut toutefois \u00eatre command\u00e9 en tant qu&#8217;essai th\u00e9rapeutique individuel, par exemple au Royaume-Uni. Les dispositifs \u00e9lectroniques implant\u00e9s, tels que les stimulateurs cardiaques, constituent des contre-indications \u00e0 l&#8217;utilisation du dispositif Cefaly et du Gamma-Core.<\/p>\n\n<h3 id=\"prevention-au-quotidien\" class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9vention au quotidien<\/h3>\n\n<p>Les anticorps monoclonaux CGRP peuvent contribuer \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 des besoins non satisfaits en mati\u00e8re de pr\u00e9vention de la migraine au quotidien. Les donn\u00e9es issues de la pratique quotidienne (Real-World-Evidence Data) montrent un profil d&#8217;efficacit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 comparable \u00e0 celui des \u00e9tudes randomis\u00e9es d&#8217;enregistrement. Il convient de mentionner les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude Garlit [27]. Il s&#8217;agit d&#8217;une \u00e9tude de cohorte observationnelle multicentrique et prospective men\u00e9e en Italie aupr\u00e8s de 163 participants souffrant de migraines \u00e9pisodiques de haute fr\u00e9quence (HFEM, 8 \u00e0 14 jours de migraine par mois) et de migraines chroniques (CM). Les patients ont re\u00e7u une dose de charge de galcanezumab de 240 mg s\/c, suivie de 120 mg s\/c tous les mois.  <\/p>\n\n<p>Apr\u00e8s six mois, les jours de migraine mensuels ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duits de huit jours chez les patients HFEM et de 13 jours chez les patients CM. De plus, une r\u00e9duction rapide du nombre de jours de migraine a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e d\u00e8s le premier mois de traitement chez plus de 60% des patients et s&#8217;est maintenue au cours des six mois. 76,5% des patients HFEM et 63,5% des patients CM ont obtenu un taux de r\u00e9ponse de 50% sur trois mois cons\u00e9cutifs. De plus, le profil de tol\u00e9rance est favorable avec 10,3% d&#8217;\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables sur six mois, le plus souvent une constipation et des r\u00e9actions au site d&#8217;injection. Aucun \u00e9v\u00e9nement ind\u00e9sirable grave n&#8217;a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9.<\/p>\n\n<p>Dans une \u00e9tude en vie r\u00e9elle portant sur 26 patients souffrant de migraines chroniques avec ou sans c\u00e9phal\u00e9es li\u00e9es \u00e0 une surconsommation de m\u00e9dicaments et pour lesquels au moins trois traitements pr\u00e9ventifs avaient \u00e9chou\u00e9, 62% des patients sont pass\u00e9s de migraines chroniques \u00e0 des migraines \u00e9pisodiques au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e de traitement [28]. En revanche, la probabilit\u00e9 de r\u00e9mission spontan\u00e9e n&#8217;est que de 26,1% sur deux ans. Les donn\u00e9es ci-dessus concernent le galcanezumab, mais l&#8217;exp\u00e9rience clinique quotidienne donne des r\u00e9sultats comparables pour toutes les pr\u00e9parations d&#8217;anticorps.<\/p>\n\n<h3 id=\"resume\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h3>\n\n<p>Actuellement, il existe un grand nombre de m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques efficaces pour traiter la migraine. On distingue le traitement aigu et le traitement de base ainsi que les m\u00e9thodes m\u00e9dicamenteuses et non m\u00e9dicamenteuses. Une bonne prophylaxie r\u00e9duit le risque de progression de la maladie et peut conduire \u00e0 la r\u00e9mission de la maladie. Malheureusement, seule une petite partie des patients migraineux re\u00e7oit un traitement de base, alors que celui-ci serait indiqu\u00e9. Et les patients qui re\u00e7oivent une prophylaxie montrent souvent une faible adh\u00e9sion au m\u00e9dicament. L&#8217;am\u00e9lioration de cette situation est une t\u00e2che commune \u00e0 tous les groupes professionnels impliqu\u00e9s dans les soins aux patients migraineux. Bien qu&#8217;ils ne soient autoris\u00e9s en Suisse que depuis quelques ann\u00e9es, les anticorps anti-CGRP (r\u00e9cepteurs) constituent d\u00e9j\u00e0 un pilier important du traitement de la migraine. La neuromodulation avec <sup>Cefaly\u00ae<\/sup> est un compl\u00e9ment prometteur \u00e0 la prophylaxie non m\u00e9dicamenteuse \u00e0 pratiquer r\u00e9guli\u00e8rement.<\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La migraine est l&#8217;une des principales causes d&#8217;invalidit\u00e9 chez les personnes de moins de 50 ans.  <\/li>\n\n\n\n<li>Une bonne prophylaxie r\u00e9duit le risque de progression de la maladie et peut conduire \u00e0 la r\u00e9mission de la maladie.  <\/li>\n\n\n\n<li>Les anticorps (r\u00e9cepteurs) CGRP et la neuromodulation avec Cefaly constituent deux piliers importants du traitement de la migraine.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Burch RC, Buse DC, Lipton RB : Migraine : Epidemiology, Burden, and Comorbidity. Neurol Clin 2019 Nov ; 37(4) : 631-649. doi : 10.1016\/j.ncl.2019.06.001. Epub 2019 Aug 27. PMID : 31563224.<\/li>\n\n\n\n<li>Steiner TJ, Stovner LJ, Vos T, et al. : (2018). La migraine est la premi\u00e8re cause d&#8217;invalidit\u00e9 chez les moins de 50 ans : les responsables politiques de la sant\u00e9 vont-ils maintenant s&#8217;en apercevoir ? The journal of headache and pain, 19(1), 17. doi:10.1186\/s10194-018-0846-2<\/li>\n\n\n\n<li>Migraine and Disability, Headache and Migraine Policy Forum, <a href=\"https:\/\/static1.squarespace.com\/static\/%0A5886319ba5790a66cf05d235\/t\/5c65958215fcc0538b9c85de\/1550161282886\/HMPF_Migraine+%26+Disability+Graphic_Feb+2019.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/static1.squarespace.com\/static\/<br\/>5886319ba5790a66cf05d235\/t\/5c65958215fcc0538b9c85fr\/1550161282886\/HMPF_Migraine+%26+Disability+Graphic_Feb+2019.pdf<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Maniyar FH, Sprenger T, Monteith T, et al : Brain activations in the premonitory phase of nitroglycerin-triggered migraine attacks. Brain 2014 Jan ; 137(Pt 1) : 232-241. doi : 10.1093\/brain\/awt320. Epub 2013 Nov 25. PMID : 24277718.<\/li>\n\n\n\n<li>Goadsby PJ, Holland PR, Martins-Oliveira M, et al : Pathophysiology of Migraine : A Disorder of Sensory Processing. Physiol Rev 2017 Apr ; 97(2) : 553-622. doi : 10.1152\/physrev.00034.2015. PMID : 28179394 ; PMCID : PMC5539409.<\/li>\n\n\n\n<li>Goadsby PJ, Edvinsson L, Ekman R. Lib\u00e9ration de peptides vasoactifs dans la circulation extrac\u00e9r\u00e9brale de l&#8217;homme pendant la migraine. Ann Neurol. 1990 Aug;28(2):183-7. doi : 10.1002\/ana.410280213. PMID : 1699472.<\/li>\n\n\n\n<li>Goadsby PJ, Edvinsson L : The trigeminovascular system and migraine : studies characterizing cerebrovascular and neuropeptide changes seen in humans and cats. Ann Neurol 1993 Jan ; 33(1) : 48-56. doi : 10.1002\/ana.410330109. PMID : 8388188.<\/li>\n\n\n\n<li>Lassen LH, Haderslev PA, Jacobsen VB, et al : CGRP peut jouer un r\u00f4le causal dans la migraine. Cephalalgia 2002 Feb ; 22(1) : 54-61. doi : 10.1046\/j.1468-2982.2002.00310.x. PMID : 11993614.<\/li>\n\n\n\n<li>Olesen J, Diener HC, Husstedt IW, et al., BIBN 4096 BS Clinical Proof of Concept Study Group : Calcitonin gene-related peptide receptor antagonist BIBN 4096 BS for the acute treatment of migraine. N Engl J Med. 2004 Mar 11;350(11) : 1104-1110. doi : 10.1056\/NEJMoa030505. PMID : 15014183.<\/li>\n\n\n\n<li>Lipton RB, Fanning KM, Serrano D, et al : Ineffective acute treatment of episodic migraine is associated with new-onset chronic migraine. Neurology 2015 Feb 17 ; 84(7) : 688-695. doi : 10.1212\/WNL.0000000000001256. Epub 2015 Jan 21. PMID : 25609757 ; PMCID : PMC4336107.<\/li>\n\n\n\n<li>Woldeamanuel YW, Oliveira ABD : Quelle est l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;exercice a\u00e9robie par rapport \u00e0 l&#8217;entra\u00eenement en force dans le traitement de la migraine ? A systematic review and network meta-analysis of clinical trials. J Headache Pain 23, 134 (2022).<br\/>https:\/\/doi.org\/10.1186\/s10194-022-01503-y<\/li>\n\n\n\n<li>Meyer B, Keller A, W\u00f6hlbier HG, et al : La relaxation musculaire progressive r\u00e9duit la fr\u00e9quence des migraines et normalise les amplitudes de la variation n\u00e9gative contingente (CNV). J Headache Pain 17, 37 (2016). https:\/\/doi.org\/10.1186\/s10194-016-0630-0<\/li>\n\n\n\n<li>Frank J, Schankin CJ : Options th\u00e9rapeutiques actuelles et futures pour la migraine : une mise \u00e0 jour. Actualit\u00e9s Neuro 2021;5 : 23-30. (L&#8217;image est reproduite avec autorisation).  <\/li>\n\n\n\n<li>Dodick DW, Turkel CC, DeGryse RE, PREEMPT Chronic Migraine Study Group, et al : OnabotulinumtoxinA for treatment of chronic migraine : pooled results from the double-blind, randomized, placebo-controlled phases of the PREEMPT clinical program. C\u00e9phal\u00e9e 2010 juin ; 50(6) : 921-936.<br\/>doi : 10.1111\/j.1526-4610.2010.01678.x. Epub 2010 May 7. PMID : 20487038.<\/li>\n\n\n\n<li>Lipton RB, Nicholson RA, Reed ML, et al : Diagnostic, consultation, traitement et impact de la migraine aux \u00c9tats-Unis : R\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude OVERCOME (US). Headache 2022 Feb ; 62(2) : 122-140. doi : 10.1111\/head.14259. Epub 2022 Jan 25. PMID : 35076091 ; PMCID : PMC9305407.<\/li>\n\n\n\n<li>Hepp Z, Dodick DW, Varon SF, et al. : Adh\u00e9rence aux m\u00e9dicaments pr\u00e9ventifs contre la migraine par voie orale chez les patients souffrant de migraine chronique. C\u00e9phalalgia. 2015 May ; 35(6) : 478-488. doi : 10.1177\/0333102414547138. Epub 2014 Aug 27. PMID : 25164920.<\/li>\n\n\n\n<li>Berger A, Bloudek LM, Varon SF, Oster G : Adh\u00e9rence au traitement prophylactique de la migraine en pratique clinique. Pain Pract 2012 Sep;12(7) : 541-549. doi : 10.1111\/j.1533-2500.2012.00530.x. Epub 2012 Feb 2. PMID : 22300068.<\/li>\n\n\n\n<li>Winner, et al. : Effets de l&#8217;eptinezumab intraveineux contre placebo sur la douleur des c\u00e9phal\u00e9es et le sympt\u00f4me le plus fr\u00e9quent lors de l&#8217;initiation d&#8217;une crise de migraine : un essai clinique randomis\u00e9. JAMA 2021 ; 325(23) : 2348-2356.  <\/li>\n\n\n\n<li>Schoenen J, Vandersmissen B, Jeangette S, et al : Migraine prevention with a supraorbital transcutaneous stimulator. Un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. Neurology Feb 2013, 80(8) ; 697-704 ;<br\/>DOI: 10.1212\/WNL.0b013e3182825055<\/li>\n\n\n\n<li>Chou DE, Gross GJ, Casadei CH, Yugrakh MS : External Trigeminal Nerve Stimulation for the Acute Treatment of Migraine : Open-Label Trial on Safety and Efficacy. Neuromodulation 2017 Oct ; 20(7) : 678-683. doi : 10.1111\/ner.12623. Epub 2017 Jun 5. PMID : 28580703.<\/li>\n\n\n\n<li>Gaul C, Diener HC, Silver N, Magis D, et al : Non-invasive vagus nerve stimulation for PREVention and Acute treatment of chronic cluster headache (PREVA) : A randomised controlled study. C\u00e9phalalgia. 2016 May;36(6):534-46. doi : 10.1177\/0333102415607070. Epub 2015 Sep 21. PMID : 26391457 ; PMCID : PMC4853813.  <\/li>\n\n\n\n<li>Chen SP, Ay I, de Morais AL, et al : La stimulation du nerf vague inhibe la d\u00e9pression \u00e0 propagation corticale. Douleur 2016 ; 157 : 797-805<\/li>\n\n\n\n<li>Barbanti P, Grazzi L, Egeo G, et al : Noninvasive vagus nerve stimulation for acute treatment of high-frequency and chronic migraine : an open-label study. The journal of headache and pain 2015 ; 16 : 61. 11.  <\/li>\n\n\n\n<li>Goadsby PJ, Grosberg BM, Mauskop A, et al : Effet de la stimulation non invasive du nerf vague sur la migraine aigu\u00eb : une \u00e9tude pilote en openlabel. Cephalalgia : an international journal of headache 2014 ; 34 : 986-999.<\/li>\n\n\n\n<li>Diener HC, Goadsby PJ, Ashina M, et al : Non-invasive vagus nerve stimulation (nVNS) for the preventive treatment of episodic migraine : The multicentre, double-blind, randomised, sham-controlled PREMIUM trial. Cephalalgia 2019 Oct ; 39(12) : 1475-1487. doi : 10.1177\/0333102419876920. Epub 2019 Sep 15. PMID : 31522546 ; PMCID : PMC6791025.<\/li>\n\n\n\n<li>Silberstein SD, Calhoun AH, Lipton RB, EVENT Study Group, et al : Chronic migraine headache prevention with noninvasive vagus nerve stimulation : The EVENT study. Neurology 2016 Aug 2 ; 87(5) : 529-38. doi : 10.1212\/WNL.0000000000002918. Epub 2016 Jul 13. PMID : 27412146 ; PMCID : PMC4970666.<\/li>\n\n\n\n<li>Vernieri F, Altamura C, Brunelli N, et al : Galcanezumab pour la pr\u00e9vention des migraines \u00e9pisodiques et chroniques \u00e0 haute fr\u00e9quence dans la vie r\u00e9elle en Italie : une \u00e9tude de cohorte prospective multicentrique (l&#8217;\u00e9tude GARLIT). J Headache Pain 2021 May 3;22(1) : 35. doi : 10.1186\/s10194-021-01247-1. PMID : 33941080 ; PMCID : PMC8091153.<\/li>\n\n\n\n<li>Vaghi G, Bitetto V, De Icco R, et al. : Exp\u00e9rience de vie r\u00e9elle d&#8217;un an de traitement par galcanezumab dans la migraine chronique avec et sans abus de m\u00e9dicaments. Cephalalgia 2021 ; 41 : 162.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2023 ; 21(2) : 6-10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Environ 12% de la population souffre de migraines. 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