{"id":356527,"date":"2023-06-10T00:01:00","date_gmt":"2023-06-09T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=356527"},"modified":"2023-07-03T10:01:36","modified_gmt":"2023-07-03T08:01:36","slug":"le-microbiome-cutane-se-normalise-sous-traitement-au-tralokinumab","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-microbiome-cutane-se-normalise-sous-traitement-au-tralokinumab\/","title":{"rendered":"Le microbiome cutan\u00e9 se normalise sous traitement au tralokinumab"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La dermatite atopique est associ\u00e9e \u00e0 une dysbiose du microbiote cutan\u00e9. Elle se caract\u00e9rise par une diversit\u00e9 bact\u00e9rienne r\u00e9duite, le <em>Staphylococcus aureus<\/em> \u00e9tant souvent le genre bact\u00e9rien dominant. Une \u00e9tude r\u00e9cente a montr\u00e9 que la proportion de <em>Staphylococcus aureus<\/em> diminue au cours d&#8217;un traitement par tralokinumab. La diversit\u00e9 du microbiome cutan\u00e9 s&#8217;est ainsi accrue.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le tableau clinique de la dermatite atopique (DA) r\u00e9sulte de l&#8217;interaction de diff\u00e9rents facteurs tels qu&#8217;une perturbation de la barri\u00e8re \u00e9pidermique et des m\u00e9canismes immunologiques, des facteurs psychologiques ainsi qu&#8217;une dysbiose du microbiote cutan\u00e9 [1,2]. Des changements dans la composition du microbiome cutan\u00e9 peuvent influencer le d\u00e9veloppement et l&#8217;\u00e9volution de l&#8217;ecz\u00e9ma atopique [3]. En d\u00e9couvrant l&#8217;effet des m\u00e9dicaments biologiques sur la pr\u00e9valence de la colonisation par <em>Staphylococcus aureus (S. aureus)<\/em> et les bact\u00e9ries commensales de la peau atopique, nous avons fait un pas en avant dans la compr\u00e9hension des m\u00e9canismes d&#8217;action importants de ces m\u00e9dicaments biologiques dans la DA. Le tralokinumab (<sup>Adtralza\u00ae<\/sup>) est un anticorps anti-IL13 qui est autoris\u00e9 en Suisse depuis 2022 pour le traitement de la DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re chez l&#8217;adulte. Dans une \u00e9tude publi\u00e9e en 2023 dans <em>le Journal of the American Academy of Dermatology<\/em> par Beck et al. a examin\u00e9 les effets du tralokinumab sur le microbiome cutan\u00e9 dans la MA [7,9].  <\/p>\n\n<h3 id=\"la-colonisation-par-s-aureusest-en-correlation-avec-la-gravite-de-la-ma\" class=\"wp-block-heading\"><em>La colonisation par S. aureus<\/em>est en corr\u00e9lation avec la gravit\u00e9 de la MA  <\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par le pass\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que l&#8217;\u00e9tendue de la <em>colonisation par S. aureus<\/em>\u00e9tait positivement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie [4\u20136]. La pr\u00e9valence de la colonisation de la peau par <em>S. aureus<\/em> montre la plus grande diff\u00e9rence au niveau de la peau l\u00e9sionnelle par rapport au groupe t\u00e9moin sain [3]. La fonction de barri\u00e8re r\u00e9duite de la peau peut encore \u00eatre affect\u00e9e par <em>S. aureus<\/em>, certaines prot\u00e9ases r\u00e9duisant davantage l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 de la barri\u00e8re. On pense que la dysbiose dans les pouss\u00e9es aigu\u00ebs de la MA est influenc\u00e9e par la perturbation de la barri\u00e8re \u00e9pidermique et par des processus inflammatoires m\u00e9di\u00e9s par les cellules T helper (Th)-2, l&#8217;interleukine (IL)-13 jouant un r\u00f4le d\u00e9terminant [7,8]. Des concentrations \u00e9lev\u00e9es de cytokines de type 2 telles que l&#8217;IL-4 et l&#8217;IL-13 r\u00e9duisent la production cutan\u00e9e de peptides antimicrobiens (AMP), ce qui favorise <em>les infections \u00e0 S. aureus<\/em>dans la MA [8]. En effet, la diminution de l&#8217;expression d&#8217;AMP comme la LL-37 et les b\u00eata-d\u00e9fensines augmente la susceptibilit\u00e9 aux pathog\u00e8nes chez les patients atteints de la MA [10].  <\/p>\n\n<h3 id=\"la-ma-saccompagne-dune-diminution-de-la-diversite-bacterienne\" class=\"wp-block-heading\">La MA s&#8217;accompagne d&#8217;une diminution de la diversit\u00e9 bact\u00e9rienne  <\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parall\u00e8lement \u00e0 la pr\u00e9dominance de <em>S. aureus<\/em>, le microbiome cutan\u00e9 de la MA est caract\u00e9ris\u00e9 par une diminution de la diversit\u00e9 bact\u00e9rienne. Ainsi, des \u00e9tudes sur le microbiome cutan\u00e9 ont montr\u00e9 une colonisation moindre de la peau atopique par des bact\u00e9ries \u00e0 Gram n\u00e9gatif comme <em>Acinetobacter<\/em>, ainsi que par les <em>coryn\u00e9bact\u00e9ries spp.<\/em> \u00e0 Gram positif <em>, Propionibacterium acnes<\/em> et <em>Staphylococcus epidermidis<\/em> [3]. Les commensaux bact\u00e9riens colonisant la peau, tels que<em> Staphylococcus epidermidis<\/em>, sont capables \u00e0 la fois d&#8217;activer les cellules dendritiques locales et les lymphocytes T pour lutter contre les bact\u00e9ries envahissantes et d&#8217;induire une tol\u00e9rance immunitaire [3,11,12].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c269\"><tbody><tr><td><strong>Analyses microbiologiques de la peau<\/strong><br\/>Le pr\u00e9l\u00e8vement a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 sur des l\u00e9sions cutan\u00e9es (5\u00d710 cm) dans le cadre d&#8217;une DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re sur les membres sup\u00e9rieurs et inf\u00e9rieurs et\/ou sur le tronc, en utilisant des tubes de pr\u00e9l\u00e8vement 4N6 <sup>FLOQSwabs\u00ae<\/sup>. Le profil microbiomique a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude, \u00e0 la semaine 8 et \u00e0 la semaine 16. Les analyses microbiologiques de la peau ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide du s\u00e9quen\u00e7age de l&#8217;amplicon de l&#8217;ARNr 16S. Les donn\u00e9es sur l&#8217;incidence de <em>S. aureus<\/em> ont \u00e9t\u00e9 recueillies aupr\u00e8s de 802 participants randomis\u00e9s. Pour le profilage du microbiome, un total de 30 276 variants de s\u00e9quences d&#8217;amplicon (ASV) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s \u00e0 partir de 205 \u00e9chantillons provenant de pr\u00e9l\u00e8vements effectu\u00e9s sur 84 participants (59 dans le bras tralokinumab et 25 dans le bras placebo). Apr\u00e8s une classification taxonomique, 9130 ASV ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l&#8217;analyse, repr\u00e9sentant 21 souches, 468 genres et 791 esp\u00e8ces diff\u00e9rentes de bact\u00e9ries.  <br\/><br\/><em>d&#8217;apr\u00e8s [7]  <\/em><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"traitement-au-tralokinumab-reduction-de-s-aureus-et-augmentation-de-la-diversite\" class=\"wp-block-heading\">Traitement au tralokinumab : r\u00e9duction de <em>S. aureus <\/em>et augmentation de la diversit\u00e9<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une action sur le microbiome en tant qu&#8217;objectif th\u00e9rapeutique de l&#8217;ecz\u00e9ma atopique devrait donc, dans la mesure du possible, tenir compte \u00e0 la fois de la r\u00e9duction de la colonisation par <em>S. aureus<\/em> et de l&#8217;augmentation des bact\u00e9ries commensales. La pr\u00e9sente \u00e9tude a \u00e9valu\u00e9 l&#8217;impact d&#8217;un traitement par tralokinumab sur le microbiome cutan\u00e9 dans la peau l\u00e9sionnelle d&#8217;adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. Le tralokinumab est un anticorps monoclonal de haute affinit\u00e9 enti\u00e8rement humanis\u00e9 qui neutralise sp\u00e9cifiquement l&#8217;IL-13 et pr\u00e9sente un profil d&#8217;efficacit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 favorable pour le traitement des patients adultes atteints de la MA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re [7,13,14]. L&#8217;analyse de Beck et al. \u00e9tait bas\u00e9e sur les donn\u00e9es d&#8217;ECZTRA 1 &#8211; une \u00e9tude de phase III de 52 semaines, randomis\u00e9e, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo, en monoth\u00e9rapie, dans laquelle des adultes atteints de DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir 300 mg de tralokinumab par voie sous-cutan\u00e9e ou un placebo une fois toutes les deux semaines (q2w) pendant les semaines 0 \u00e0 16, apr\u00e8s avoir re\u00e7u une dose de charge initiale (tralokinumab 600 mg ou placebo).  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c269\"><tbody><tr><td><strong>Analyse de biomarqueurs dans des \u00e9chantillons de s\u00e9rum<\/strong><br\/>Des \u00e9chantillons de s\u00e9rum ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9s sur 299 participants (233 du groupe tralokinumab et 76 du groupe placebo) \u00e0 l&#8217;\u00e9tat de r\u00e9f\u00e9rence et aux semaines 4, 8, 16, 28 et 52. Les biomarqueurs s\u00e9riques ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s comme suit : IL-13 et IL-22 par le test immunologique Singulex Erenna ; chimiokine ligand (CCL)-17 et chimiokine r\u00e9gul\u00e9e par le thymus et l&#8217;activation (TARC) par ELISA (Enzyme-Linked Immunosorbent Assay). La corr\u00e9lation de Spearman a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour corr\u00e9ler l&#8217;incidence de <em>S. aureus<\/em> avec les valeurs des biomarqueurs s\u00e9riques. Les IgE totales et le nombre absolu d&#8217;\u00e9osinophiles dans le s\u00e9rum ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s dans le cadre du diagnostic de laboratoire h\u00e9matologique clinique standard.<br\/><br\/> <em>d&#8217;apr\u00e8s [7]  <\/em><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le microbiome cutan\u00e9 et des \u00e9chantillons de s\u00e9rum de diff\u00e9rents biomarqueurs pertinents ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide de m\u00e9thodes \u00e9prouv\u00e9es<strong> (encadr\u00e9)<\/strong> [7]. Des \u00e9valuations ult\u00e9rieures ont montr\u00e9 que le traitement par tralokinumab avait consid\u00e9rablement modifi\u00e9 la composition du microbiome cutan\u00e9. On a notamment observ\u00e9 une diminution de la proportion de <em>S. aureus<\/em> et une augmentation de la diversit\u00e9 bact\u00e9rienne. Ainsi, la proportion m\u00e9diane de <em>S. aureus<\/em> a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite d&#8217;un facteur 20,7 <em>au<\/em> cours des 16 semaines de traitement par tralokinumab(q2w), passant de 1157 \u00e0 56 copies de <sup>g\u00e8nes\/cm2<\/sup> (p&lt;0,0001). Chez les participants trait\u00e9s par placebo, on a observ\u00e9 une r\u00e9duction statistiquement non significative du pourcentage de <em>copies de g\u00e8nes de S. aureus d&#8217;<\/em>un facteur 2,1 (de 471 \u00e0 352 copies de <sup>g\u00e8nes\/cm2<\/sup>). En pourcentage, la proportion de <em>S. aureus<\/em> a diminu\u00e9 de 38,9% et de 47,5% respectivement entre la ligne de base et les semaines 8 et 16 <strong>(Fig. 1). <\/strong>La proportion de genres bact\u00e9riens autres que les staphylocoques a augment\u00e9 \u00e0 la semaine 8 et \u00e0 la semaine 16.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-1160x754.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-356385\" width=\"580\" height=\"377\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-1160x754.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-800x520.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-120x78.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-90x59.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-320x208.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-560x364.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-240x156.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-180x117.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-640x416.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40-1120x728.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/abb1_DP2_s40.png 1473w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La diminution des staphylocoques est principalement due \u00e0 la diminution de <em>S. aureus<\/em>. Dans le bras tralokinumab, <em>S. aureus<\/em> repr\u00e9sentait 32% de toutes les bact\u00e9ries du microbiome cutan\u00e9 \u00e0 la ligne de base ; ce pourcentage a diminu\u00e9 \u00e0 moins de 8% au cours du traitement jusqu&#8217;\u00e0 la semaine 16 [7]. En revanche, on a observ\u00e9 une augmentation des staphylocoques commensaux \u00e0 coagulase n\u00e9gative (CoNS) tels que <em>S. epidermis <\/em>et <em>S. capitis<\/em>. Les CoNS font partie des bact\u00e9ries qui expriment l&#8217;AMP.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En r\u00e9sum\u00e9, la pr\u00e9sente \u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s un traitement r\u00e9ussi avec l&#8217;anticorps anti-IL13 tralokinumab, la proportion de <em>S. aureus<\/em> diminue et la diversit\u00e9 bact\u00e9rienne se normalise.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>F\u00f6lster-Holst R : Le r\u00f4le du microbiome cutan\u00e9 dans la dermatite atopique &#8211; liens et cons\u00e9quences. JDDG 2022 ; 20(5) : 571-578.  <\/li>\n\n\n\n<li>Elias PM, Wakefield JS : Des anomalies cellulaires et de signalisation pourraient-elles converger pour provoquer une dermatite atopique ? J Dtsch Dermatol Ges 2020 ; 18 : 1215-1223. <\/li>\n\n\n\n<li>Kolb-M\u00e4urer A : Le microbiome cutan\u00e9 : perspectives pour de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques de l&#8217;ecz\u00e9ma atopique. Akt Dermatol 2017 ; 43 : 518-523.  <\/li>\n\n\n\n<li>Kong HH, Oh J, Deming C et al. Changements temporaires dans le microbiome de la peau associ\u00e9s aux flamb\u00e9es de la maladie et au traitement chez les enfants atteints de dermatite atopique. Genome research 2012 ; 22 : 850-859.<\/li>\n\n\n\n<li>Tauber M, et al : Staphylococcus aureus density on lesional and non-lesional skin is strongly associated with disease severity in atopic dermatitis. J Allergy Clin Immunol 2016 ; 137 : 1272-1274.e3.<\/li>\n\n\n\n<li>Byrd AL, et al : Staphylococcus aureus et Staphylococcus epidermidis strain diversity underlying pediatric atopic dermatitis. Sci Transl Med 2017 ; 9(397) : eaal4651.<\/li>\n\n\n\n<li>Beck LA, et al : Le traitement par tralokinumab am\u00e9liore le microbiote cutan\u00e9 en augmentant la diversit\u00e9 microbienne chez les adultes atteints de dermatite atopique mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re : analyse de la diversit\u00e9 microbienne dans ECZTRA 1, un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. JAAD 2023 ; 88(4) : 816-823.  <\/li>\n\n\n\n<li>Brunner PM, Guttman-Yassky E, Leung DY : L&#8217;immunologie de la dermatite atopique et sa r\u00e9versibilit\u00e9 avec des th\u00e9rapies \u00e0 large spectre et cibl\u00e9es. J Allergy Clin Immunol. 2017 ; 139 : S65-S76<\/li>\n\n\n\n<li>Information sur les m\u00e9dicaments, <a href=\"http:\/\/www.swissmedicinfo.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.swissmedicinfo.ch,<\/a>(derni\u00e8re consultation 30.03.2023)  <\/li>\n\n\n\n<li>Ong PY, et al : Peptides antimicrobiens endog\u00e8nes et infections cutan\u00e9es dans la dermatite atopique. N Engl J Med 2002 ; 347 : 1151-1160.<\/li>\n\n\n\n<li>Naik S, et al : Contr\u00f4le compartiment\u00e9 de l&#8217;immunit\u00e9 cutan\u00e9e par les commensaux r\u00e9sidents. Science 2012 ; 337 : 1115-1119.<\/li>\n\n\n\n<li>Volz T, et al : Le r\u00f4le du syst\u00e8me immunitaire inn\u00e9 dans la dermatite atopique. Hautarzt 2015 ; 66 : 90-95.  <\/li>\n\n\n\n<li>Silverberg JI, et al : Tralokinumab plus corticost\u00e9ro\u00efdes topiques pour le traitement de la dermatite atopique mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re : r\u00e9sultats de l&#8217;essai ECZTRA 3 de phase III, en double aveugle, randomis\u00e9, multicentrique et contr\u00f4l\u00e9 par placebo. Br J Dermatol 2021 ; 184 : 450-463.  <\/li>\n\n\n\n<li>Wollenberg A, et al : Tralokinumab for moderate-to-severe atopic dermatitis : results from two 52-week, randomized, double-blind, multicentre, placebo-controlled phase III trials (ECZTRA 1 and ECZTRA 2). Br J Dermatol 2021 ; 184 : 437-449.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2023 ; 33(2) : 40-41<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La dermatite atopique est associ\u00e9e \u00e0 une dysbiose du microbiote cutan\u00e9. Elle se caract\u00e9rise par une diversit\u00e9 bact\u00e9rienne r\u00e9duite, le Staphylococcus aureus \u00e9tant souvent le genre bact\u00e9rien dominant. 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