{"id":357601,"date":"2023-06-26T01:00:00","date_gmt":"2023-06-25T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=357601"},"modified":"2023-05-05T15:38:16","modified_gmt":"2023-05-05T13:38:16","slug":"ameliorer-la-gestion-du-traitement-la-genetique-en-ligne-de-mire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/ameliorer-la-gestion-du-traitement-la-genetique-en-ligne-de-mire\/","title":{"rendered":"Am\u00e9liorer la gestion du traitement : la g\u00e9n\u00e9tique en ligne de mire"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La g\u00e9n\u00e9tique du cancer du sein est devenue un aspect fondamental de la gestion des traitements. Elle influence le d\u00e9pistage, le suivi, les recommandations prophylactiques et th\u00e9rapeutiques pour les femmes porteuses d&#8217;un g\u00e8ne de susceptibilit\u00e9 au cancer du sein germinal. En outre, elle aide \u00e0 identifier les sous-groupes de patients ayant des pronostics diff\u00e9rents ou des r\u00e9ponses diff\u00e9rentes au traitement.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les variants pathog\u00e8nes dans les g\u00e8nes de susceptibilit\u00e9 du cancer du sein (BC) repr\u00e9sentent le facteur de risque h\u00e9r\u00e9ditaire le plus important pour le d\u00e9veloppement de la maladie, en particulier dans le contexte du cancer du sein \u00e0 d\u00e9but pr\u00e9coce (EOBC). En effet, environ 10 \u00e0 20 % des cas d&#8217;EOBC sont h\u00e9r\u00e9ditaires. Par cons\u00e9quent, les personnes ayant des ant\u00e9c\u00e9dents personnels ou familiaux de cancer du sein, des ovaires, de la prostate ou du pancr\u00e9as peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une \u00e9valuation du risque h\u00e9r\u00e9ditaire afin de d\u00e9terminer leur propre risque et celui des membres de leur famille pour ces cancers et les cancers associ\u00e9s. Dans ce contexte, 75 \u00e9chantillons de tumeurs provenant d&#8217;une cohorte de patientes polonaises atteintes de CB ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s et ont pr\u00e9sent\u00e9 des r\u00e9sultats n\u00e9gatifs pour des mutations cibl\u00e9es des g\u00e8nes de susceptibilit\u00e9 1 du cancer du sein (BRCA1). Toutes les r\u00e9gions codantes des g\u00e8nes BRCA1\/2 ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9quenc\u00e9es par Next Generation Sequencing (NGS), avec la mise en \u00e9vidence de neuf variants pathog\u00e8nes et de six variants de signification inconnue (VUS). Cependant, les auteurs se sont \u00e9galement concentr\u00e9s sur les aspects m\u00e9thodologiques du NGS et ont soulign\u00e9 les diff\u00e9rences entre les fichiers VCF issus du m\u00eame fichier FASTQ. Ils ont donc conclu que cette observation pourrait \u00e9ventuellement influencer l&#8217;identification et l&#8217;interpr\u00e9tation des variants.<\/p>\n\n<h3 id=\"decision-therapeutique-individuelle\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9cision th\u00e9rapeutique individuelle  <\/h3>\n\n<p>En outre, des \u00e9tudes r\u00e9centes ont montr\u00e9 que le statut g\u00e9n\u00e9tique BRCA1\/2 est cliniquement pertinent dans le choix du traitement pour les patients chez qui le BC a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9. En effet, le statut BRCA pr\u00e9dit la r\u00e9ponse \u00e0 la chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine et aux inhibiteurs de la poly(ADP-ribose) polym\u00e9rase (PARP). Cela souligne la capacit\u00e9 de ces interventions \u00e0 inhiber les voies de r\u00e9paration de l&#8217;ADN. D&#8217;un point de vue chirurgical, la r\u00e9duction du risque chirurgical reste un outil efficace dans l&#8217;arsenal th\u00e9rapeutique pour de nombreuses femmes pr\u00e9sentant des pr\u00e9dispositions g\u00e9n\u00e9tiques. Toutefois, les risques initiaux de CB et de CB controlat\u00e9rale doivent \u00eatre clairement identifi\u00e9s afin d&#8217;ajuster les strat\u00e9gies de r\u00e9duction des risques et le moment id\u00e9al, notamment en fonction des pr\u00e9f\u00e9rences personnelles du patient. Alors que l&#8217;avantage de survie de la mastectomie bilat\u00e9rale prophylactique est prouv\u00e9, il y a de plus en plus de certitude oncologique de la mastectomie avec conservation du mamelon comme proc\u00e9dure de r\u00e9duction des risques chez les patientes mut\u00e9es BRCA, avec de faibles taux de nouveaux CB, de faibles taux de complications postop\u00e9ratoires et un niveau \u00e9lev\u00e9 de satisfaction et de qualit\u00e9 de vie postop\u00e9ratoire.  <\/p>\n\n<h3 id=\"autres-variants-genetiques-presentant-un-risque-moyen-a-eleve-de-cancer-du-sein\" class=\"wp-block-heading\">Autres variants g\u00e9n\u00e9tiques pr\u00e9sentant un risque moyen \u00e0 \u00e9lev\u00e9 de cancer du sein<\/h3>\n\n<p>Outre BRCA1\/2, des variants pathog\u00e8nes dans d&#8217;autres g\u00e8nes \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 ou mod\u00e9r\u00e9, tels que la prot\u00e9ine tumorale p53 (TP53), le partenaire et localisateur de BRCA2 (PALB2), l&#8217;homologue de la phosphatase et de la tensine (PTEN), la checkpoint kinase 2 (CHEK2) et la mutation de l&#8217;ataxie-t\u00e9langiectasie (ATM), sont responsables d&#8217;un pourcentage plus faible de cancers BC et, dans certains cas, de cancers de l&#8217;ovaire, de la prostate ou du pancr\u00e9as.  <\/p>\n\n<p>L&#8217;ATM est notamment impliqu\u00e9 dans le contr\u00f4le du cycle cellulaire, l&#8217;apoptose, le stress oxydatif et le maintien des t\u00e9lom\u00e8res, et son r\u00f4le en tant que facteur de risque dans le d\u00e9veloppement du cancer est bien \u00e9tabli. Des \u00e9tudes r\u00e9centes ont confirm\u00e9 que certaines variantes de l&#8217;ATM sont associ\u00e9es \u00e0 des maladies de grade interm\u00e9diaire et \u00e9lev\u00e9, \u00e0 un taux plus \u00e9lev\u00e9 de m\u00e9tastases ganglionnaires, \u00e0 une positivit\u00e9 HER2 ainsi qu&#8217;au d\u00e9veloppement d&#8217;une tumeur mammaire controlat\u00e9rale. Les caract\u00e9ristiques clinico-pathologiques du BC, qui r\u00e9sulte d&#8217;une mutation de l&#8217;ATM et de la checkpoint kinase 2 (CHEK2), ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es. Au total, 19 porteurs de mutation ATM et 17 porteurs de mutation CHEK2 ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, associ\u00e9s \u00e0 46 CB diff\u00e9rents. Un taux \u00e9lev\u00e9 de tumeurs bilat\u00e9rales a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 chez les porteurs de la mutation ATM (26,3%) et CHEK2 (41,2%). Alors que 64,3% des tumeurs mut\u00e9es CHEK2 \u00e9taient de type luminal A, 56,2% des tumeurs mut\u00e9es ATM \u00e9taient de type luminal B\/HER2 n\u00e9gatif. En outre, 21,4% des tumeurs invasives associ\u00e9es \u00e0 CHEK2 pr\u00e9sentaient un histotype lobulaire. Environ un quart de tous les CB li\u00e9s \u00e0 l&#8217;ATM et un tiers de ceux li\u00e9s au CHEK2 \u00e9taient des cancers in situ, et plus de la moiti\u00e9 des CB li\u00e9s \u00e0 l&#8217;ATM et au CHEK2 ont \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9s au stade I-II. Les caract\u00e9ristiques biologiques et cliniques des tumeurs associ\u00e9es \u00e0 ATM et CHEK2 peuvent contribuer \u00e0 am\u00e9liorer le diagnostic, le pronostic et les approches th\u00e9rapeutiques cibl\u00e9es.  <\/p>\n\n<h3 id=\"corriger-les-mutations-de-la-sequence-dadn\" class=\"wp-block-heading\">Corriger les mutations de la s\u00e9quence d&#8217;ADN<\/h3>\n\n<p>Bien que diff\u00e9rentes mutations \u00e0 l&#8217;origine de la maladie aient \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es entre-temps, le traitement vise encore souvent \u00e0 intervenir dans une voie m\u00e9tabolique activ\u00e9e de mani\u00e8re anormale plut\u00f4t qu&#8217;\u00e0 corriger la mutation dans la s\u00e9quence d&#8217;ADN. Dans ce cas, le &#8220;Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats&#8221; (CRISPR)\/Cas9 pourrait \u00eatre utilis\u00e9 pour l&#8217;identification et la validation de cibles g\u00e9nomiques \u00e0 potentiel tumorig\u00e8ne. CRISPR\/Cas9 surpasse ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs en termes de simplicit\u00e9, d&#8217;efficacit\u00e9 et d&#8217;accessibilit\u00e9 financi\u00e8re. Toutefois, pour une utilisation conventionnelle, il est indispensable \u00e0 la fois de conna\u00eetre pr\u00e9cis\u00e9ment les variantes pathog\u00e8nes et d&#8217;optimiser le syst\u00e8me lui-m\u00eame.  <\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Criscitiello C, Cortie C : G\u00e9n\u00e9tique du cancer du sein : diagnostic et traitement. Genes (B\u00e2le) 2022 ; 13(9) : 1593.<\/li>\n\n\n\n<li>Siddig A., Tengku Din T.A.D.A., Mohd Nafi S.N. et al. G\u00e8nes 2021 ; 12:372.<\/li>\n\n\n\n<li>Szczerba E, Kami\u0144ska K, Mierzwa T, et al. : Genes 2021 ; 12 : 519.  <\/li>\n\n\n\n<li>Berger ER, Golshan M : Genes 2021 ; 12 : 1371.  <\/li>\n\n\n\n<li>Rocco N, Montagna G, Criscitiello C, et al. : Genes. 2021 ; 12:253<\/li>\n\n\n\n<li>Nicolosi P, Ledet E, Yang S, et al : JAMA Oncol 2019 ; 5 : 523-528.<\/li>\n\n\n\n<li>LaDuca H, Polley EC, Yussuf A, et al : Genet Med 2020 ; 22 : 407-415.<\/li>\n\n\n\n<li>Shindo K, Yu J, Suenaga M, et al : J Clin Oncol 2017 ; 35 : 3382-3390.  <\/li>\n\n\n\n<li>Kurian AW, Bernhisel R, Larson K, et al : JAMA 2020 ; 323 : 995-997.<\/li>\n\n\n\n<li>Stucci LS, Intern\u00f2 V, Tucci M, et al. : Genes 2021 ; 12 : 727.  <\/li>\n\n\n\n<li>Parenti S, Rabacchi C, Marino M, et al. : Genes 2021 ; 12 : 136.  <\/li>\n\n\n\n<li>Nallanthighal S, Heiserman JP, Cheon DJ : Front Cell Dev Biol 2019 ; 7 : 86.<\/li>\n\n\n\n<li>Chang JW, Kuo WH, Lin CM, et al : Oncogene 2018 ; 37 : 4137-4150.  <\/li>\n\n\n\n<li>Mart\u00ednez-Gal\u00e1n J, Torres-Torres B, N\u00fa\u00f1ez MI, et al : BMC Cancer 2014 ; 14 : 59.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2023 ; 11(2) : 36<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La g\u00e9n\u00e9tique du cancer du sein est devenue un aspect fondamental de la gestion des traitements. 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