{"id":358532,"date":"2023-05-28T00:02:00","date_gmt":"2023-05-27T22:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=358532"},"modified":"2023-05-26T15:56:27","modified_gmt":"2023-05-26T13:56:27","slug":"helicobacter-pylori-quoi-de-neuf-dans-la-pratique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/helicobacter-pylori-quoi-de-neuf-dans-la-pratique\/","title":{"rendered":"Helicobacter pylori &#8211; quoi de neuf dans la pratique ?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Quarante ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la publication phare de Warren et Marshall sur l&#8217;importance d&#8217;Helicobacter pylori comme facteur d\u00e9clenchant de la gastrite. Au cours de cette p\u00e9riode, la compr\u00e9hension des liens entre l&#8217;infection de la muqueuse gastrique par H. pylori et les maladies inflammatoires et malignes de l&#8217;estomac ainsi que les maladies extragastriques n&#8217;a cess\u00e9 de cro\u00eetre. En 2022, la quatri\u00e8me version du guide S2k &#8220;Helicobacter pylori et maladie ulc\u00e9reuse gastroduod\u00e9nale&#8221; de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande des maladies digestives et m\u00e9taboliques a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e. Les nouveaut\u00e9s les plus pertinentes sont r\u00e9sum\u00e9es ici de mani\u00e8re br\u00e8ve, concise et applicable en clinique.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Quarante ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la publication phare de Warren et Marshall sur l&#8217;importance d&#8217;Helicobacter pylori comme facteur d\u00e9clenchant de la gastrite. Au cours de cette p\u00e9riode, la compr\u00e9hension des liens entre l&#8217;infection de la muqueuse gastrique par H. pylori et les maladies inflammatoires et malignes de l&#8217;estomac ainsi que les maladies extragastriques n&#8217;a cess\u00e9 de cro\u00eetre. Les indications de test et les modalit\u00e9s de traitement d&#8217;\u00e9radication ont \u00e9t\u00e9 continuellement d\u00e9velopp\u00e9es. Parall\u00e8lement, les connaissances actuelles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9es dans des lignes directrices destin\u00e9es aux m\u00e9decins cliniciens. En 2022, la quatri\u00e8me version du guide S2k &#8220;Helicobacter pylori et maladie ulc\u00e9reuse gastroduod\u00e9nale&#8221; de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande des maladies digestives et m\u00e9taboliques a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e [1]. Cet article a pour but de r\u00e9sumer les nouveaut\u00e9s les plus pertinentes de mani\u00e8re br\u00e8ve, concise et cliniquement applicable.  <\/p>\n\n<h3 id=\"developpement-historique\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9veloppement historique<\/h3>\n\n<p>En 1906, le pathologiste W. Krienitz de Halberstadt avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9crit des spiroch\u00e8tes dans l&#8217;estomac de patients atteints de carcinome gastrique. Pourtant, jusque dans les ann\u00e9es 1980, la maladie ulc\u00e9reuse peptique \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie uniquement due \u00e0 l&#8217;acide (no acid, no ulcer, Schwarz 1910) et les bact\u00e9ries d\u00e9couvertes dans l&#8217;estomac par d&#8217;autres pathologistes au cours des d\u00e9cennies suivantes \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme des contaminants. Enfin, Warren et Marshall sont parvenus \u00e0 cultiver H. pylori en 1982 et, en s&#8217;auto-exp\u00e9rimentant, ils ont pu par la suite d\u00e9montrer le r\u00f4le de cette bact\u00e9rie dans le d\u00e9veloppement de la gastrite en satisfaisant aux postulats de Koch. Enfin, dans les ann\u00e9es 1990, les premi\u00e8res \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 la gu\u00e9rison de la maladie ulc\u00e9reuse duod\u00e9nale par un traitement d&#8217;\u00e9radication. En 1993, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le traitement d&#8217;\u00e9radication pouvait \u00e9galement gu\u00e9rir les lymphomes du MALT. En 1994, l&#8217;OMS a class\u00e9 pour la premi\u00e8re fois H. pylori dans la classe I des agents canc\u00e9rig\u00e8nes sur la base de donn\u00e9es exp\u00e9rimentales et \u00e9pid\u00e9miologiques cliniques. En 2004, une \u00e9tude clinique randomis\u00e9e a d\u00e9montr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois l&#8217;effet positif du traitement d&#8217;\u00e9radication sur la pr\u00e9vention du cancer de l&#8217;estomac. Enfin, la conf\u00e9rence de consensus de Kyoto de 2015 a marqu\u00e9 un nouveau changement de paradigme [2]. Depuis lors, l&#8217;infection de la muqueuse gastrique par H. pylori est consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie infectieuse m\u00eame si les personnes infect\u00e9es ne pr\u00e9sentent aucun sympt\u00f4me ou complication de l&#8217;infection <strong>(Fig. 1).<\/strong>  Cela implique l&#8217;indication d&#8217;un traitement d&#8217;\u00e9radication en cas de d\u00e9tection de l&#8217;agent pathog\u00e8ne. Par cons\u00e9quent, l&#8217;indication d&#8217;un traitement d&#8217;\u00e9radication devrait toujours \u00eatre pos\u00e9e avant de rechercher la pr\u00e9sence d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori. Bien que la pr\u00e9valence de H. pylori varie de mani\u00e8re significative \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale et diminue de mani\u00e8re significative dans les pays industrialis\u00e9s, 30 \u00e0 40% de la population est infect\u00e9e en Europe centrale et pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de la population mondiale. Environ 80% des personnes infect\u00e9es restent asymptomatiques, bien que toutes les personnes infect\u00e9es d\u00e9veloppent une gastrite avec un potentiel de d\u00e9veloppement de complications [3].  <\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-1160x574.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-358216\" width=\"580\" height=\"287\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-1160x574.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-800x396.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-2048x1013.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-120x59.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-90x45.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-320x158.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-560x277.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-1920x949.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-240x119.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-180x89.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-640x316.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-1120x554.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5-1600x791.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/Abb1_HP5_s5.png 2188w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"facteurs-de-risque-pour-la-maladie-ulcereuse\" class=\"wp-block-heading\">Facteurs de risque pour la maladie ulc\u00e9reuse<\/h3>\n\n<p>L&#8217;infection de l&#8217;estomac par H. pylori et la prise d&#8217;AAS ou d&#8217;AINS non s\u00e9lectifs (ns) sont les principaux facteurs de risque d&#8217;ulc\u00e8re ventriculaire ou duod\u00e9nal [4]. En cas d&#8217;ulc\u00e8re peptique ventriculaire ou duod\u00e9nal, la pr\u00e9sence d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori doit donc \u00eatre recherch\u00e9e. Le traitement d&#8217;\u00e9radication est sup\u00e9rieur aux autres traitements m\u00e9dicamenteux des ulc\u00e8res duod\u00e9naux H.-pylori positifs. De m\u00eame, il pr\u00e9vient efficacement les r\u00e9cidives d&#8217;ulc\u00e8res gastriques et duod\u00e9naux [5]. En outre, il existe d&#8217;autres facteurs de risque non-H. pylori pour le d\u00e9veloppement d&#8217;ulc\u00e8res gastroduod\u00e9naux ou de leurs complications. Les facteurs de risque \u00e9tablis pour le d\u00e9veloppement d&#8217;ulc\u00e8res gastro-duod\u00e9naux sont un \u00e2ge sup\u00e9rieur \u00e0 60 ans, des ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;ulc\u00e8res, la prise d&#8217;AINS ou d&#8217;ASA, ainsi que des maladies associ\u00e9es graves, un stress psychosocial important et le tabagisme. En outre, la prise d&#8217;ISRS, de P<sub>2Y12<\/sub>-Les inhibiteurs de la recapture de la s\u00e9rotonine, les st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques et les anticoagulants (DOAK, AVK, h\u00e9parines, inhibiteurs s\u00e9lectifs du facteur X) ainsi que les maladies graves concomitantes sont des facteurs de risque de complications ulc\u00e9reuses. La ligne directrice actualis\u00e9e recommande, en pr\u00e9sence d&#8217;une maladie ulc\u00e9reuse, de rechercher d&#8217;autres causes rares d&#8217;ulc\u00e8re gastro-duod\u00e9nal, \u00e0 condition qu&#8217;il n&#8217;y ait pas d&#8217;infection \u00e0 H. pylori ou de traitement par AAS et\/ou AINS. Dans ce contexte, le diagnostic diff\u00e9rentiel des autres causes possibles de l&#8217;apparition d&#8217;ulc\u00e8res gastroduod\u00e9naux est large et comprend, outre les maladies inflammatoires (par ex. gastroent\u00e9rite \u00e9osinophile, maladie de Crohn, maladie de Beh\u00e7et), d&#8217;autres infections (par ex. CMV, HSV, mycobact\u00e9ries, Treponema pallidum), l&#8217;isch\u00e9mie ou la n\u00e9crose (par ex. apr\u00e8s des th\u00e9rapies transart\u00e9rielles telles que la chimio-embolisation ou la radio-embolisation) d&#8217;autres m\u00e9dicaments pr\u00e9sentant un risque accru (par ex. bisphosphonates, chimioth\u00e9rapie, spironolactone), des tumeurs neuroendocrines (par ex. gastrinome), une obstruction, des \u00e9tats postop\u00e9ratoires, des maladies graves (par ex. SDRA ou choc) ou une infiltration tumorale, par ex. par un carcinome pancr\u00e9atique.  <\/p>\n\n<h3 id=\"autres-indications-de-diagnostic-et-de-traitement\" class=\"wp-block-heading\">Autres indications de diagnostic et de traitement<\/h3>\n\n<p>En raison du risque accru de survenue d&#8217;une maladie ulc\u00e9reuse, la ligne directrice actualis\u00e9e confirme la recommandation de rechercher la pr\u00e9sence d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori avant de planifier une m\u00e9dication continue par ASA ou AINS ns en pr\u00e9sence d&#8217;autres facteurs de risque. Une nouvelle recommandation a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e : la recherche d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori dans le cadre de l&#8217;\u00e9valuation des sympt\u00f4mes dyspeptiques. Elle peut \u00eatre effectu\u00e9e de mani\u00e8re non invasive chez les patients de moins de 50 ans qui ne pr\u00e9sentent pas de sympt\u00f4mes d&#8217;alarme tels qu&#8217;une perte de poids, une dysphagie ou des signes de saignement. En effet, l&#8217;\u00e9limination de l&#8217;infection \u00e0 H. pylori chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes dyspeptiques de longue dur\u00e9e et des r\u00e9sultats endoscopiques n\u00e9gatifs entra\u00eene une am\u00e9lioration durable des sympt\u00f4mes dans jusqu&#8217;\u00e0 10% des cas. Toutefois, chez les patients de plus de 50 ans ou en pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes d&#8217;alarme, l&#8217;\u0153sophagogastroduod\u00e9noscopie est indiqu\u00e9e pour exclure une dyspepsie organique, en particulier un cancer [6].  <\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-1160x1303.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-358228 lazyload\" width=\"580\" height=\"652\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-1160x1303.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-800x899.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-120x135.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-90x101.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-320x359.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-560x629.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-240x270.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-180x202.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-640x719.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6-1120x1258.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab1_HP5_s6.png 1299w\" data-sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 580px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 580\/652;\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>De m\u00eame, une nouvelle recommandation a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e concernant la recherche d&#8217;H. pylori chez les patients sous traitement continu par IPP ou en cours de traitement. En effet, des modifications atrophiques de la muqueuse du corps de l&#8217;estomac et une gastrite \u00e0 H. pylori dominante peuvent se d\u00e9velopper sous traitement continu par IPP. Chez les patients H.-pylori positifs, on a observ\u00e9 une progression accrue des modifications inflammatoires pr\u00e9existantes sous traitement continu par IPP. De plus, les effets synergiques du traitement par IPP et de l&#8217;infection par H. pylori entra\u00eenent une augmentation de la pr\u00e9sence de germes non-H. pylori dans la muqueuse gastrique. Il est postul\u00e9 que ces facteurs augmentent le risque d&#8217;apparition de carcinomes gastriques. Les indications actuelles, conformes aux lignes directrices, pour le d\u00e9pistage de H. pylori sont r\u00e9sum\u00e9es dans le tableau 1.<\/p>\n\n<p>L&#8217;infection de la muqueuse gastrique par H. pylori est le facteur de risque le plus important pour le d\u00e9veloppement d&#8217;un carcinome gastrique et est \u00e0 l&#8217;origine de plus d&#8217;un tiers des tumeurs malignes li\u00e9es \u00e0 l&#8217;infection. Environ 90% des cancers gastriques non cardiaques sont associ\u00e9s \u00e0 une infection par H. pylori [7]. Dans ce contexte, les carcinomes gastriques se d\u00e9veloppent par un processus en plusieurs \u00e9tapes qui progresse de la gastrite induite par H. pylori au carcinome en passant par la gastrite atrophique multifocale, la m\u00e9taplasie intestinale et enfin la dysplasie (cascade de Correa). Les directives internationales recommandent donc une surveillance endoscopique des patients pr\u00e9sentant des l\u00e9sions \u00e0 risque (MAPS Guidelines [8]). Cependant, une strat\u00e9gie de d\u00e9pistage et de traitement n&#8217;est rentable que dans les r\u00e9gions du monde o\u00f9 la pr\u00e9valence de H. pylori est \u00e9lev\u00e9e et o\u00f9 l&#8217;incidence du cancer gastrique est interm\u00e9diaire ou \u00e9lev\u00e9e [9]. Ces conditions ne s&#8217;appliquent pas \u00e0 l&#8217;Europe centrale. N\u00e9anmoins, il existe ici aussi des populations \u00e0 risque pour lesquelles le d\u00e9pistage d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori est indiqu\u00e9. R\u00e9cemment, une \u00e9tude clinique prospective randomis\u00e9e incluant des parents au premier degr\u00e9 de patients atteints de cancer de l&#8217;estomac a confirm\u00e9 qu&#8217;un traitement d&#8217;\u00e9radication r\u00e9ussi r\u00e9duisait le risque de cancer de l&#8217;estomac de 73%.  [10]. Le traitement d&#8217;\u00e9radication est tout aussi efficace dans la pr\u00e9vention des carcinomes m\u00e9tachrones chez les patients qui ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s de mani\u00e8re curative par r\u00e9section partielle de l&#8217;estomac ou par des proc\u00e9dures endoscopiques pour un carcinome gastrique dans le pass\u00e9. Un traitement d&#8217;\u00e9radication r\u00e9ussi r\u00e9duit de 50% le risque de cancer gastrique m\u00e9tachrone dans un essai clinique prospectif randomis\u00e9 r\u00e9cent  [11]. Une nouvelle recommandation a donc \u00e9t\u00e9 incluse dans la mise \u00e0 jour de la directive : le d\u00e9pistage de H. pylori chez toutes les personnes pr\u00e9sentant un risque accru de cancer de l&#8217;estomac doit \u00eatre propos\u00e9 en premier lieu par endoscopie-biopsie \u00e0 partir de l&#8217;\u00e2ge de 40 ans environ. Cette strat\u00e9gie de d\u00e9pistage et de traitement vise \u00e0 inclure dans la population \u00e0 risque les parents au premier degr\u00e9 de patients atteints de cancer gastrique, les personnes n\u00e9es et\/ou ayant grandi dans des zones \u00e0 forte pr\u00e9valence d&#8217;H. pylori et \u00e0 forte incidence de cancer gastrique (Asie, Europe de l&#8217;Est, Am\u00e9rique centrale et du Sud), les patients atteints de gastrite atrophique avanc\u00e9e avec ou sans m\u00e9taplasie intestinale et les patients ayant d\u00e9j\u00e0 subi une n\u00e9oplasie gastrique.<\/p>\n\n<h3 id=\"comment-diagnostiquer\" class=\"wp-block-heading\">Comment diagnostiquer ?<\/h3>\n\n<p>Il existe des tests invasifs (histologie, test rapide \u00e0 l&#8217;ur\u00e9ase, culture, PCR) et non invasifs (test \u00e0 l&#8217;ur\u00e9ase) pour d\u00e9tecter la pr\u00e9sence d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori.<sup>13C ur\u00e9ase<\/sup>, d\u00e9tection d&#8217;antig\u00e8nes dans les selles, anticorps IgG dans le s\u00e9rum). Aucune m\u00e9thode n&#8217;est absolument pr\u00e9cise en soi et le risque de faux positifs augmente avec la baisse de la pr\u00e9valence de l&#8217;infection \u00e0 H. pylori dans les pays industrialis\u00e9s.  <strong>(tableau 2).<\/strong>  Les lignes directrices pr\u00e9c\u00e9dentes exigeaient donc la d\u00e9tection d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori par deux tests. Les lignes directrices mises \u00e0 jour d\u00e9finissent d\u00e9sormais des situations particuli\u00e8res qui rendent un second test positif inutile. La d\u00e9tection histologique de H. pylori en combinaison avec une gastrite chronique active est sp\u00e9cifique \u00e0 pr\u00e8s de 100%. De m\u00eame, en raison de la forte pr\u00e9valence de H. pylori en pr\u00e9sence d&#8217;un ulc\u00e8re duod\u00e9nal, un r\u00e9sultat de test positif est d\u00e9j\u00e0 suffisant pour diagnostiquer une infection \u00e0 H. pylori. Une culture H.-pylori positive \u00e0 partir de biopsies gastriques est en soi sp\u00e9cifique \u00e0 100% et suffit \u00e0 poser l&#8217;indication d&#8217;un traitement d&#8217;\u00e9radication. Il est cependant important de conna\u00eetre les limites des m\u00e9thodes de test. Par exemple, le test s\u00e9rologique pour les anticorps IgG contre H. pylori ne peut pas faire la diff\u00e9rence entre une infection active et une infection existante et n&#8217;a donc de valeur que dans des situations cliniques exceptionnelles. De m\u00eame, les conditions qui entra\u00eenent une diminution de la densit\u00e9 bact\u00e9rienne (par exemple, le traitement par IPP, la prise d&#8217;antibiotiques actifs contre H. pylori, l&#8217;atrophie de la muqueuse, l&#8217;hypochlorhydrie et l&#8217;h\u00e9morragie digestive haute aigu\u00eb) r\u00e9duisent la sensibilit\u00e9 du test. Pour un diagnostic fiable de H. pylori, il est donc recommand\u00e9 de respecter un intervalle de deux semaines entre le traitement par IPP et le test, ainsi qu&#8217;un intervalle de quatre semaines entre le test et un traitement d&#8217;\u00e9radication ou un autre traitement antibiotique.<\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-1160x778.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-358222 lazyload\" width=\"580\" height=\"389\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-1160x778.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-800x536.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-120x80.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-90x60.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-320x215.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-560x375.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-240x161.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-180x121.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-640x429.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7-1120x751.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab2_HP5_s7.png 1293w\" data-sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 580px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 580\/389;\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"comment-traiter\" class=\"wp-block-heading\">Comment traiter ?<\/h3>\n\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1990, la trith\u00e9rapie par IPP, d&#8217;abord de sept jours, puis de 14 jours depuis 2010, a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme le traitement standard \u00e9tabli pour l&#8217;\u00e9radication de H. pylori. La r\u00e9sistance croissante aux antibiotiques utilis\u00e9s dans les trith\u00e9rapies, en particulier la clarithromycine, le m\u00e9tronidazole et les quinolones, a d\u00e9j\u00e0 eu un impact sur les recommandations th\u00e9rapeutiques dans la derni\u00e8re ligne directrice. On y supposait une connaissance du taux de r\u00e9sistance local \u00e0 la clarithromycine comme strate pour le choix du traitement d&#8217;\u00e9radication de premi\u00e8re ligne. L&#8217;augmentation continue des taux de r\u00e9sistance et le manque de donn\u00e9es cliniques sur la r\u00e9sistance locale ont entra\u00een\u00e9 un changement important dans les recommandations th\u00e9rapeutiques de la directive actualis\u00e9e. Ainsi, la quadrith\u00e9rapie contenant du bismuth est d\u00e9sormais recommand\u00e9e pendant au moins dix jours comme traitement empirique de premi\u00e8re ligne. Au plus tard \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me ligne, un traitement d&#8217;\u00e9radication contr\u00f4l\u00e9 par la susceptibilit\u00e9 doit \u00eatre mis en place, ce qui implique un test de r\u00e9sistance.  <strong>(Fig. 2).  <\/strong>La mise \u00e0 jour des lignes directrices met d\u00e9sormais l&#8217;accent sur l&#8217;exclusion biopsique certaine d&#8217;un carcinome gastrique en pr\u00e9sence d&#8217;un ulc\u00e8re ventriculaire par un contr\u00f4le endoscopique de la cicatrisation apr\u00e8s 6 \u00e0 8 semaines. De m\u00eame, la ligne directrice renforce la recommandation de contr\u00f4le du succ\u00e8s de l&#8217;\u00e9radication, qui peut \u00eatre effectu\u00e9 par un <sup>test respiratoire \u00e0 l&#8217;ur\u00e9e 13C<\/sup>ou par un test d&#8217;antig\u00e8ne f\u00e9cal, \u00e0 moins qu&#8217;il n&#8217;y ait une indication d&#8217;EOD de contr\u00f4le.<\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-1160x385.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-358219 lazyload\" width=\"580\" height=\"193\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-1160x385.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-800x266.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-120x40.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-90x30.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-320x106.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-560x186.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-240x80.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-180x60.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-640x213.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-1120x372.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7-1600x531.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/abb2_HP5_s7.png 1795w\" data-sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 580px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 580\/193;\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"prevention-de-la-maladie-ulcereuse-par-le-traitement-ipp-en-cas-de-constellations-a-risque\" class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9vention de la maladie ulc\u00e9reuse par le traitement IPP en cas de constellations \u00e0 risque<\/h3>\n\n<p>Dans des situations cliniques s\u00e9lectionn\u00e9es, un traitement continu par IPP est indiqu\u00e9 pour pr\u00e9venir la survenue d&#8217;ulc\u00e8res ou de complications ulc\u00e9reuses. La ligne directrice actualis\u00e9e concr\u00e9tise d\u00e9sormais ces recommandations <strong>(tableau 3). <\/strong>Dans ce contexte, l&#8217;\u00e9valuation individuelle du risque pour chaque patient en fonction de son profil de risque est essentielle. M\u00eame si un \u00e2ge sup\u00e9rieur \u00e0 60 ans est un facteur de risque av\u00e9r\u00e9, il ne constitue pas en soi une indication suffisante pour une prophylaxie par IPP. Au contraire, d&#8217;autres facteurs doivent \u00eatre ajout\u00e9s pour la justifier. Une recommandation th\u00e9orique pour une prophylaxie par IPP est faite pour les patients qui ont d\u00e9j\u00e0 eu une complication d&#8217;ulc\u00e8re sous AINS, ASA, inhibiteur de <sub>P2Y12<\/sub> ou autre anticoagulation. De m\u00eame, en pr\u00e9sence d&#8217;autres facteurs de risque, une prophylaxie par IPP doit \u00eatre mise en place chez les patients sous traitement continu par AINS. Les patients qui prennent deux substances anticoagulantes doivent \u00eatre trait\u00e9s par un IPP \u00e0 titre pr\u00e9ventif. Des recommandations moins fortes sont formul\u00e9es pour d&#8217;autres constellations de risques. Il s&#8217;agit notamment du traitement permanent par un coxib en pr\u00e9sence de facteurs de risque cliniques, du traitement permanent par un ASA, un inhibiteur de la <sub>P2Y12<\/sub>, un NOAK ou un antagoniste de la vitamine K en pr\u00e9sence d&#8217;autres facteurs de risque, de la prise permanente d&#8217;un ISRS apr\u00e8s une complication d&#8217;ulc\u00e8re ou en co-m\u00e9dication avec un AINS, un coxib, un ASA ou un inhibiteur de la <sub>P2Y12<\/sub>. De m\u00eame, les patients qui ont souffert d&#8217;un ulc\u00e8re compliqu\u00e9 sous traitement par st\u00e9ro\u00efde syst\u00e9mique et qui doivent poursuivre ce traitement doivent recevoir un IPP \u00e0 titre pr\u00e9ventif. Pour les patients en soins intensifs, un traitement prophylactique par IPP doit \u00eatre administr\u00e9 si une ventilation invasive est pratiqu\u00e9e pendant plus de 48 heures ou si au moins deux autres facteurs de risque sont pr\u00e9sents (s\u00e9jour &gt; une semaine, sepsis, SDRA, insuffisance h\u00e9patique ou r\u00e9nale, polytraumatisme, br\u00fblure, traitement par st\u00e9ro\u00efdes \u00e0 haute dose).  <\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-1160x616.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-358225 lazyload\" width=\"580\" height=\"308\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-1160x616.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-800x425.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-120x64.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-90x48.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-320x170.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-560x297.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-240x127.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-180x96.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-640x340.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-1120x595.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8-1600x850.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/tab3_HP5_s8.png 1817w\" data-sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 580px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 580\/308;\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"resume\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h3>\n\n<p>Les directives allemandes actualis\u00e9es sur l&#8217;infection \u00e0 H. pylori et la maladie ulc\u00e9reuse s&#8217;alignent sur les directives internationales et consid\u00e8rent d\u00e9sormais l&#8217;infection de la muqueuse gastrique par H. pylori comme une maladie infectieuse, m\u00eame en l&#8217;absence de sympt\u00f4mes ou de complications.  [2,12]. Il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;un changement de paradigme d\u00e9cisif. La d\u00e9tection d&#8217;une infection \u00e0 H. pylori implique une indication de traitement. Il n&#8217;existe formellement aucune contre-indication au traitement. L&#8217;absence de conviction quant \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un traitement d&#8217;\u00e9radication doit d\u00e9sormais \u00eatre \u00e9valu\u00e9e avant le diagnostic. En plus d&#8217;une strat\u00e9gie de d\u00e9pistage et de traitement visant \u00e0 pr\u00e9venir le cancer gastrique chez les patients pr\u00e9sentant un risque accru de d\u00e9velopper un tel cancer, une recommandation ferme de d\u00e9pistage de H. pylori est faite pour certains groupes de patients afin de pr\u00e9venir un ulc\u00e8re ou une complication d&#8217;ulc\u00e8re. De m\u00eame, les maladies extragastriques telles que le purpura thrombocytop\u00e9nique idiopathique ou l&#8217;an\u00e9mie ferriprive inexpliqu\u00e9e indiquent un d\u00e9pistage de H. pylori.  <\/p>\n\n<p>En raison de l&#8217;augmentation des taux de r\u00e9sistance aux groupes d&#8217;antibiotiques utilis\u00e9s dans le cadre du traitement d&#8217;\u00e9radication et de l&#8217;insuffisance des donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques globales sur la situation locale en mati\u00e8re de r\u00e9sistance, la directive souligne la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un traitement contr\u00f4l\u00e9 par la susceptibilit\u00e9 au plus tard \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me ligne. Reconnaissant le taux \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9sistance \u00e0 la clarithromycine, le traitement de premi\u00e8re ligne devrait \u00eatre une quadrith\u00e9rapie \u00e0 base de bismuth pendant au moins dix jours. Ind\u00e9pendamment de l&#8217;infection \u00e0 H. pylori, des groupes de patients s\u00e9lectionn\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;un traitement prophylactique par IPP pour pr\u00e9venir les ulc\u00e8res ou les complications ulc\u00e9reuses. Dans ce cas, l&#8217;\u00e9valuation individuelle du profil de risque de chaque patient reste essentielle.<\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&#8217;infection de l&#8217;estomac par Helicobacter pylori est une maladie infectieuse, m\u00eame sans sympt\u00f4mes ni complications.<\/li>\n\n\n\n<li>La d\u00e9tection de l&#8217;infection indique un traitement d&#8217;\u00e9radication.<\/li>\n\n\n\n<li>Pour les patients pr\u00e9sentant un risque accru de cancer de l&#8217;estomac, il est conseill\u00e9 d&#8217;utiliser des m\u00e9dicaments \u00e0 base de plantes.<br\/>une strat\u00e9gie de d\u00e9pistage et de traitement peut \u00eatre propos\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li>Un traitement d&#8217;\u00e9radication empirique doit \u00eatre administr\u00e9 en premi\u00e8re ligne avec des<br\/>quadrith\u00e9rapie \u00e0 base de bismuth.<\/li>\n\n\n\n<li>Ce n&#8217;est que dans certaines situations \u00e0 risque qu&#8217;un traitement prophylactique par IPP est recommand\u00e9.<br\/>Th\u00e9rapie utile pour pr\u00e9venir la maladie ulc\u00e9reuse.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Mise \u00e0 jour du guide S2k Helicobacter pylori et maladie ulc\u00e9reuse gastroduod\u00e9nale de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de gastroent\u00e9rologie, de maladies digestives et m\u00e9taboliques (DGVS) 2022. Num\u00e9ro de registre AWMF : 021-001. Z Gastroenterol 2023 ; 61(5) : 544-606.<\/li>\n\n\n\n<li>Sugano K, Tack J, Kuipers EJ, et al : Kyoto global consensus report on Helicobacter pylori gastritis. Gut 2015 ; 64(9) : 1353-1367.<\/li>\n\n\n\n<li>Malfertheiner P, Camargo MC, El-Omar E, et al : Helicobacter pylori infection. Nat Rev Dis Primers 2023 ; 9(1) : 19.<\/li>\n\n\n\n<li>Huang JQ, Sridhar S, Hunt RH : Role of Helicobacter pylori infection and non-steroidal anti-inflammatory drugs in peptic-ulcer disease : a meta-analysis. Lancet 2002 ; 359(9300) : 14-22.<\/li>\n\n\n\n<li>Ford AC, Gurusamy KS, Delaney B, et al : Eradication therapy for peptic ulcer disease in Helicobacter pylori positive people. Cochrane Database Syst Rev 2016 ; 4(4) : CD003840.<\/li>\n\n\n\n<li>Koletzko L, Macke L, Schulz C, Malfertheiner P : Helicobacter pylori eradication in dyspepsia : New evidence for symptomatic benefit. Best Pract Res Clin Gastroenterol 2019 ; 40-41 : 101637.<\/li>\n\n\n\n<li>Plummer M, de Martel C, Vignat J, et al : Charge globale des cancers attribuables aux infections en 2012 : une analyse synth\u00e9tique. Lancet Glob Health 2016 ; 4(9) : e609-e616.<\/li>\n\n\n\n<li>Pimentel-Nunes P, Libanio D, Marcos-Pinto R, et al. : Gestion des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses \u00e9pith\u00e9liales et des l\u00e9sions dans l&#8217;estomac (MAPS II) : European Society of Gastrointestinal Endoscopy (ESGE), European Helicobacter and Microbiota Study Group (EHMSG), European Society of Pathology (ESP), and Sociedade Portuguesa de Endoscopia Digestiva (SPED) guideline update 2019. Endoscopy 2019 ; 51(4) : 365-388.<\/li>\n\n\n\n<li>Lee YC, Lin JT, Wu HM, et al : Analyse co\u00fbt-efficacit\u00e9 entre les strat\u00e9gies pr\u00e9ventives primaires et secondaires pour le cancer gastrique. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2007 ; 16(5) : 875-885.<\/li>\n\n\n\n<li>Choi IJ, Kim CG, Lee JY, et al : Historique familial du cancer gastrique et du traitement par Helicobacter pylori. N Engl J Med 2020 ; 382(5) : 427-436.<\/li>\n\n\n\n<li>Choi IJ, Kook MC, Kim YI, et al : Helicobacter pylori Therapy for the Prevention of Metachronous Gastric Cancer. N Engl J Med 2018 ; 378(12) : 1085-1095.<\/li>\n\n\n\n<li>Malfertheiner P, Megraud F, Rokkas T, et al. : Management of Helicobacter pylori infection : the Maastricht VI\/Florence consensus report. Gut 2022 ; doi : 10.1136\/gutjnl-2022-327745.  <\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2023 ; 18(5) : 4-8<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quarante ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis la publication phare de Warren et Marshall sur l&#8217;importance d&#8217;Helicobacter pylori comme facteur d\u00e9clenchant de la gastrite. 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