{"id":359286,"date":"2023-07-18T00:01:00","date_gmt":"2023-07-17T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-traitement-des-tumeurs-cerebrales-a-la-lumiere-des-nouvelles-connaissances\/"},"modified":"2023-07-17T20:55:31","modified_gmt":"2023-07-17T18:55:31","slug":"le-traitement-des-tumeurs-cerebrales-a-la-lumiere-des-nouvelles-connaissances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-traitement-des-tumeurs-cerebrales-a-la-lumiere-des-nouvelles-connaissances\/","title":{"rendered":"Le traitement des tumeurs c\u00e9r\u00e9brales \u00e0 la lumi\u00e8re des nouvelles connaissances"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La neuro-oncologie est sp\u00e9cialis\u00e9e dans le diagnostic et le traitement des cancers du syst\u00e8me nerveux central. Elle se concentre sur les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales primaires comme les gliomes ou les m\u00e9ningiomes, mais aussi sur les m\u00e9tastases dans le syst\u00e8me nerveux central ou p\u00e9riph\u00e9rique. La recherche scientifique travaille sans rel\u00e2che dans les domaines de l&#8217;immunologie des tumeurs et de l&#8217;immunoth\u00e9rapie.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le glioblastome multiforme (GBM) est la tumeur la plus fr\u00e9quente du syst\u00e8me nerveux central et son pronostic est mauvais. La cuproptose est une nouvelle voie de mort cellulaire programm\u00e9e qui cible les prot\u00e9ines lipoyl\u00e9es du cycle des acides tricarboxyliques. Des \u00e9tudes ant\u00e9rieures ont montr\u00e9 qu&#8217;il est impliqu\u00e9 dans la progression tumorale, mais son r\u00f4le dans le GBM n&#8217;est pas encore clair. Une \u00e9tude visait \u00e0 d\u00e9velopper un score de risque pour les signatures g\u00e9n\u00e9tiques de la cuproptose \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;analyse bioinformatique et de l&#8217;apprentissage automatique [1]. Pour ce faire, les donn\u00e9es transcriptomiques et les informations cliniques de patients atteints de GBM ont \u00e9t\u00e9 reprises de <em>The Cancer Genome Atlas<\/em> (TCGA). Au total, 2283 g\u00e8nes diff\u00e9rentiellement exprim\u00e9s (DEG) ont \u00e9t\u00e9 extraits de la base de donn\u00e9es GEPIA2. 26 g\u00e8nes apparent\u00e9s \u00e0 la cuproptose (CRG) ont \u00e9t\u00e9 extraits de la litt\u00e9rature. Une analyse de corr\u00e9lation entre les 26 CRG et les DEG a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e afin d&#8217;identifier les DEG associ\u00e9s \u00e0 la cuproptose. Une analyse de Cox univari\u00e9e a ensuite \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e afin de d\u00e9terminer les DEG de pronostic pour la survie globale (OS). Au total, 731 DEG r\u00e9gul\u00e9es \u00e0 la baisse \u00e9taient corr\u00e9l\u00e9es aux CRG, tandis que 68 DEG r\u00e9gul\u00e9es \u00e0 la hausse \u00e9taient corr\u00e9l\u00e9es aux CRG et ont fait l&#8217;objet d&#8217;un examen plus approfondi de leur valeur pronostique \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;analyse de Cox univari\u00e9e. Cela a permis d&#8217;identifier 70 CRGs importants pour le pronostic, qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s plus en d\u00e9tail \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;analyse LASSO-Cox. Selon l&#8217;analyse multivari\u00e9e de Cox, sept g\u00e8nes au total \u00e9taient significativement associ\u00e9s \u00e0 la survie. Les analyses de r\u00e9gression de Cox univari\u00e9es et multivari\u00e9es ont montr\u00e9 que la signature pronostique bas\u00e9e sur les CRG agit comme un facteur de risque pour la survie des patients atteints de GBM. En outre, les r\u00e9sultats ont fourni une compr\u00e9hension prometteuse de la cuproptose dans le GBM ainsi qu&#8217;un outil de pr\u00e9diction sur mesure pour le pronostic et la r\u00e9ponse aux immunoth\u00e9rapies chez les patients.<\/p>\n\n<h3 id=\"une-planification-precoce-des-soins-en-vue\" class=\"wp-block-heading\">Une planification pr\u00e9coce des soins en vue<\/h3>\n\n<p>La planification structur\u00e9e et pr\u00e9coce des soins (SEACP) est trop peu utilis\u00e9e dans le cas du cancer, mais elle est essentielle dans le cas du gliome malin (GM) en raison du pronostic, de la d\u00e9t\u00e9rioration cognitive progressive et de l&#8217;autonomie du patient. C&#8217;est ce qu&#8217;ont montr\u00e9 les r\u00e9sultats d&#8217;une analyse r\u00e9trospective sur une p\u00e9riode de deux ans [2]. La documentation de la SEACP y a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e et son impact sur le respect des mesures de qualit\u00e9 en fin de vie (EOLQM) et la documentation de la planification avanc\u00e9e des soins (ACP) a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9. Toutes les visites SEACP ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es par des m\u00e9decins sp\u00e9cialistes ou des infirmi\u00e8res. 54% \u00e9taient des t\u00e9l\u00e9-visites. Parmi les sujets abord\u00e9s figuraient : les pr\u00e9occupations existentielles (85%), les documents ACP (81%), les pr\u00e9occupations cliniques (77%) et les valeurs des patients (74%). Les patients ayant suivi le programme SEACP \u00e9taient plus susceptibles que les patients de la cohorte pr\u00e9-SEACP d&#8217;avoir des documents ACP document\u00e9s (85% vs 44%), d&#8217;avoir rempli eux-m\u00eames les documents ACP plut\u00f4t que par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;un mandataire (81% vs 55,0%) et d&#8217;\u00eatre plus souvent admis dans un hospice &gt;7 jours avant le d\u00e9c\u00e8s (89% vs 70,0%). L&#8217;analyse des donn\u00e9es qualitatives a montr\u00e9 que 100% des patients ont trouv\u00e9 le SEACP utile pour la prise de d\u00e9cision.  <\/p>\n\n<h3 id=\"la-dose-fait-le-poison\" class=\"wp-block-heading\">La dose fait le poison<\/h3>\n\n<p>Il est connu que la dose de radiation (RT) sur l&#8217;hippocampe augmente la perte de m\u00e9moire chez les patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales. En cons\u00e9quence, \u00e9viter l&#8217;irradiation de l&#8217;hippocampe r\u00e9duit le risque de perte cognitive. Comme les adultes plus \u00e2g\u00e9s peuvent \u00eatre plus vuln\u00e9rables \u00e0 la toxicit\u00e9 de la RT, les effets des restrictions de dose standard sur l&#8217;hippocampe ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s chez les patients plus \u00e2g\u00e9s et plus jeunes afin de d\u00e9terminer les diff\u00e9rents effets sur les fonctions cognitives [3]. 43 patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales et ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;une RT c\u00e9r\u00e9brale partielle ont \u00e9t\u00e9 inclus de mani\u00e8re prospective dans l&#8217;\u00e9tude. Le HVLTR a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 avant la RT et trois mois apr\u00e8s la RT. Les doses RT maximale et moyenne pour l&#8217;hippocampe bilat\u00e9ral ont \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9es. Une dose moyenne dans l&#8217;hippocampe de plus de 9 Gy ou une dose maximale de plus de 16 Gy a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme &#8220;\u00e9lev\u00e9e&#8221;. Une aggravation de l&#8217;HVLTR a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 27% des patients de moins de 65 ans et chez 50% des patients \u00e2g\u00e9s de 65 ans et plus. L&#8217;\u00e2ge (&gt;65 ans) et les doses d&#8217;hippocampe sup\u00e9rieures \u00e0 la dose standard \u00e9taient tous deux pr\u00e9dictifs d&#8217;une d\u00e9t\u00e9rioration. Alors que le d\u00e9passement de la dose standard pour l&#8217;hippocampe \u00e9tait pr\u00e9dictif d&#8217;une toxicit\u00e9 cognitive chez les jeunes adultes, ce n&#8217;\u00e9tait pas le cas chez les adultes plus \u00e2g\u00e9s. Presque deux fois plus d&#8217;adultes plus \u00e2g\u00e9s que les plus jeunes ont d\u00e9velopp\u00e9 une toxicit\u00e9 cognitive apr\u00e8s la RT, malgr\u00e9 des doses de RT plus faibles dans l&#8217;hippocampe.  <\/p>\n\n<h3 id=\"prevention-des-convulsions-dans-les-tumeurs-cerebrales\" class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9vention des convulsions dans les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales<\/h3>\n\n<p>De nombreux m\u00e9decins continuent de prescrire des m\u00e9dicaments prophylactiques contre les convulsions (ASM) aux patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales ne provoquant pas de crises, bien que les directives de traitement le d\u00e9conseillent. Dans une \u00e9tude d&#8217;observation r\u00e9trospective, des dossiers m\u00e9dicaux \u00e9lectroniques ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour identifier les patients chez qui une tumeur c\u00e9r\u00e9brale avait \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e et qui n&#8217;avaient pas d&#8217;indication de diagnostic de crise [4]. Les patients auxquels une ASM prophylactique a \u00e9t\u00e9 prescrite ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s \u00e0 ceux qui n&#8217;ont pas re\u00e7u d&#8217;ASM dans un rapport 1:1 en fonction de l&#8217;\u00e2ge, du sexe, de la race, de l&#8217;ethnie, des types de tumeurs, des comorbidit\u00e9s, des m\u00e9dicaments prescrits et des proc\u00e9dures. L&#8217;utilisation prophylactique d&#8217;ASM a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finie comme la prescription de \u22651 ASM \u00e0 partir de 30 jours avant le premier diagnostic de tumeur c\u00e9r\u00e9brale et jusqu&#8217;\u00e0 30 jours apr\u00e8s. Les rapports de risque pour la survenue de crises convulsives et la mortalit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide de mod\u00e8les de r\u00e9gression de Cox \u00e0 risque proportionnel. La date du premier diagnostic de tumeur c\u00e9r\u00e9brale a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme une date index et les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis jusqu&#8217;\u00e0 5 ans apr\u00e8s leur premi\u00e8re prescription ou leur d\u00e9c\u00e8s. Sur les 117 834 patients sans crise chez qui une tumeur c\u00e9r\u00e9brale a \u00e9t\u00e9 nouvellement diagnostiqu\u00e9e, 16,1% se sont vu prescrire une ASM prophylactique. Sur les 14 238 patients de chaque cohorte, 778 des patients sous prophylaxie (5,5%) et 452 des patients sans prophylaxie (3,0%) ont d\u00e9velopp\u00e9 des convulsions pendant la p\u00e9riode de suivi. Le risque de mortalit\u00e9 \u00e9tait 1,1 fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les personnes ayant re\u00e7u une ASM prophylactique.  <\/p>\n\n<h3 id=\"aider-a-surmonter-le-diagnostic\" class=\"wp-block-heading\">Aider \u00e0 surmonter le diagnostic<\/h3>\n\n<p>Les patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales malignes primitives (PMBT) nouvellement diagnostiqu\u00e9es doivent non seulement faire face aux effets physiques et \u00e9motionnels de leur cancer, mais aussi \u00e0 la t\u00e2che d&#8217;assimiler et de traiter une quantit\u00e9 \u00e9crasante d&#8217;informations sur leur diagnostic et leur traitement, et ce souvent en d\u00e9pit de d\u00e9ficits cognitifs et de communication importants. \u00c9tant donn\u00e9 qu&#8217;il existe peu de ressources consacr\u00e9es \u00e0 ces d\u00e9fis particuliers, on a tent\u00e9 de d\u00e9velopper une intervention ax\u00e9e sur les besoins \u00e9ducatifs et de soutien sp\u00e9cifiques des patients atteints de TPMB [5]. Pour ce faire, les patients r\u00e9cemment diagnostiqu\u00e9s PMBT et leurs soignants ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s afin d&#8217;explorer leurs exp\u00e9riences et besoins li\u00e9s au cancer. Parmi les th\u00e8mes communs figuraient les difficult\u00e9s \u00e0 traiter les informations, \u00e0 communiquer avec les proches et les m\u00e9decins, \u00e0 g\u00e9rer l&#8217;incertitude et \u00e0 faire face \u00e0 la vie avec une tumeur c\u00e9r\u00e9brale. C&#8217;est sur la base de ces th\u00e8mes et d&#8217;un cadre ant\u00e9rieur pour la fourniture d&#8217;informations et de soutien en cas de cancer que l&#8217;intervention NeuroPathways a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e pour les patients nouvellement diagnostiqu\u00e9s avec une PMBT. Elle consiste en un guide d&#8217;information complet mais facilement accessible, qui fournit des d\u00e9tails sur le diagnostic, les modalit\u00e9s de traitement, les aspects pratiques de la vie avec un TPMB, les strat\u00e9gies d&#8217;adaptation et les techniques pour surmonter les d\u00e9fis cognitifs et de communication, ainsi que quatre s\u00e9ances de coaching individuel avec un clinicien en m\u00e9decine comportementale, con\u00e7ues pour aider chaque patient \u00e0 d\u00e9velopper un plan d&#8217;apprentissage et d&#8217;adaptation individuel. La faisabilit\u00e9 et l&#8217;acceptation de NeuroPathways seront \u00e9tudi\u00e9es dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude pilote \u00e0 venir, suivie d&#8217;un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9.<\/p>\n\n<h3 id=\"facteurs-de-risque-daccident-vasculaire-cerebral-apres-radiotherapie\" class=\"wp-block-heading\">Facteurs de risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral apr\u00e8s radioth\u00e9rapie<\/h3>\n\n<p>Les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux peuvent compliquer le traitement des patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales primaires en raison de diff\u00e9rents m\u00e9canismes possibles, notamment la toxicit\u00e9 induite par la chimioth\u00e9rapie et les radiations, ainsi que les \u00e9tiologies sp\u00e9cifiques \u00e0 la maladie. On sait peu de choses sur la pr\u00e9valence et les facteurs de risque des AVC dans ce groupe de population. Dans une \u00e9tude, il s&#8217;agit d&#8217;une cohorte r\u00e9trospective de patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales primaires qui ont \u00e9galement re\u00e7u une radioth\u00e9rapie, provenant d&#8217;un seul centre universitaire tertiaire pour les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales [6]. Dans ce document, la pr\u00e9valence et les types d&#8217;AVC apr\u00e8s le diagnostic d&#8217;une tumeur c\u00e9r\u00e9brale ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s plus en d\u00e9tail et les facteurs de risque ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s chez les patients avec et sans AVC.  <\/p>\n\n<p>443 patients atteints de tumeurs c\u00e9r\u00e9brales primaires et ayant re\u00e7u une radioth\u00e9rapie ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. 63 patients (14,2%) ont subi un AVC pendant le traitement, dont 40 isch\u00e9miques (63,5%) et 23 h\u00e9morragiques (36,5%). Les patients ayant subi un AVC \u00e9taient plus susceptibles d&#8217;avoir une hyperlipid\u00e9mie (66,7% vs 30,6%), un diab\u00e8te sucr\u00e9 (17,5% vs 8,4%), une hypertension (57,6% vs 49,6%) et une apn\u00e9e obstructive du sommeil (9,5% vs 4,7%). Parmi les patients ayant subi un AVC, 65,1% prenaient du bevacizumab au moment de l&#8217;AVC. Sur les 62 patients ayant subi des AVC, 82% avaient des AVC du m\u00eame c\u00f4t\u00e9 que la radioth\u00e9rapie et 53% avaient des AVC au m\u00eame endroit que la radioth\u00e9rapie.  <\/p>\n\n<h3 id=\"fumer-nuit-a-la-sante\" class=\"wp-block-heading\">Fumer nuit \u00e0 la sant\u00e9<\/h3>\n\n<p>Fumer des cigarettes peut contribuer \u00e0 l&#8217;instabilit\u00e9 g\u00e9nomique li\u00e9e au cancer, avec une charge mutationnelle tumorale et une fr\u00e9quence accrues des mutations KRAS, TP53 et autres. Peu d&#8217;\u00e9tudes ont examin\u00e9 l&#8217;instabilit\u00e9 g\u00e9nomique associ\u00e9e au tabagisme chez les patients atteints de gliomes primaires. Une analyse r\u00e9trospective a donc \u00e9t\u00e9 men\u00e9e chez des patients adultes chez qui un gliome malin (c&#8217;est-\u00e0-dire astrocytome, oligodendrogliome, glioblastome ; grade 2-4 de l&#8217;OMS) a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9 [7]. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 demand\u00e9es en fonction des caract\u00e9ristiques d\u00e9mographiques, cliniques, mol\u00e9culaires et de traitement. Le statut de fumeur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme actif\/pr\u00e9coce ou n&#8217;ayant jamais fum\u00e9. 291 patients ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s ; \u00e2ge moyen 59+15 ans ; 54% d&#8217;hommes ; 158 GBM, 64 astrocytomes (28 LGA, 36 AA), 48 oligodendrogliomes (39 LGO, 10 AO), 20 autres gliomes. Parmi eux, 58% n&#8217;ont jamais fum\u00e9 et 42% \u00e9taient des fumeurs actuels\/pr\u00e9coces avec une dur\u00e9e moyenne de tabagisme de 7,1+12 ans. Les g\u00e8nes les plus fr\u00e9quemment modifi\u00e9s \u00e9taient pTERT (69%), CDKN2A (41%), TP53 (45%), CDKN2B (38%), EGFR (33%), IDH (31,0%) ; les profils de mutation ne diff\u00e9raient pas selon le statut de fumeur pour tous les gliomes. Chez les patients atteints d&#8217;astrocytome, 73% des fumeurs et 42% des non-fumeurs pr\u00e9sentaient une mutation TP53 ; 7% des fumeurs et 42% des non-fumeurs avaient une amplification de l&#8217;EGFR. La survie m\u00e9diane \u00e9tait plus courte chez les fumeurs (46 vs. 141 mois) et le risque de d\u00e9c\u00e8s \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 de 42%.  <\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s: 75. Jahrestagung der American Academy of Neurology (AAN)<\/em><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Al Majali G, Ahmed Y, Kjalefa Z, et al.: Identification of the cuproptosis-related gene signature associated with the tumor environment and prognosis of patients with glioblastoma multiforme (GBM). Poster S17.003. <\/li>\n\n\n\n<li>Pescatello M, Mohile N, Serventi J, et al.: Structured Early Advanced Care Planning Outcomes for Patients with High Grade Glioma. Poster S17.006. <\/li>\n\n\n\n<li>Hardy S, Holley K, Hemminger L, et al.: The impact of hippocampal radiation dose on cognitive outcomes in older vs younger adults with brain tumors. Poster S17.007. <\/li>\n\n\n\n<li>Jang SR, Peters K, Ngo S, et al.: Prophylactic Anti-Seizure Medication Use in Newly Diagnosed Brain Tumor Patients. Poster P3.002.<\/li>\n\n\n\n<li>Strander S, Podgurski A, Psenka R, et al.: NeuroPathways: A Novel, Population-Specific Information and Support Intervention for Patients with Newly Diagnosed Primary Malignant Brain Tumors. Poster P3.003.<\/li>\n\n\n\n<li>Ryan D, Sugita M, Lipp E, et al.: Strokes in Patients with Primary Brain Tumors After Radiation Therapy: A Retrospective Cohort Study. Poster P3.006.<\/li>\n\n\n\n<li>Bognet G, Ahr S, Ramkissoon S, et al.: Investigating the Molecular Epidemiology and Prognosis of Smoking and Gliomas. Poster P7.005.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2023; 21(3): 34\u201335<\/em><br\/><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2023; 11(3): 34\u201335<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La neuro-oncologie est sp\u00e9cialis\u00e9e dans le diagnostic et le traitement des cancers du syst\u00e8me nerveux central. 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