{"id":360015,"date":"2023-08-22T00:02:00","date_gmt":"2023-08-21T22:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=360015"},"modified":"2023-09-07T17:16:12","modified_gmt":"2023-09-07T15:16:12","slug":"prurit-chronique-chez-les-personnes-agees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/prurit-chronique-chez-les-personnes-agees\/","title":{"rendered":"Prurit chronique chez les personnes \u00e2g\u00e9es"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le prurit est un probl\u00e8me fr\u00e9quent chez les personnes \u00e2g\u00e9es, qui peut survenir non seulement dans le cadre de dermatoses, mais aussi comme sympt\u00f4me secondaire d&#8217;autres maladies. La peau vieillissante se caract\u00e9rise par des changements caract\u00e9ristiques dans les diff\u00e9rentes couches de la peau. Entre autres, la production de lipides et l&#8217;hydratation diminuent. Il existe un large \u00e9ventail d&#8217;options de traitement pour le prurit d&#8217;origine dermatologique, bien qu&#8217;il faille tenir compte de certains \u00e9l\u00e9ments dans cette population de patients.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon les lignes directrices actuelles ou la classification IFSI (&#8220;International Forum for the Study of Itch&#8221;), on distingue les causes possibles suivantes du prurit chronique : Les maladies dermatologiques, les maladies syst\u00e9miques, les troubles neurologiques, les sympt\u00f4mes psychologiques\/psychosomatiques, ainsi que les origines multifactorielles ou incertaines [1]. Si l&#8217;on soup\u00e7onne que le prurit est un sympt\u00f4me secondaire de maladies non dermatologiques, il convient, en plus d&#8217;une anamn\u00e8se m\u00e9dicamenteuse, de recueillir des informations d\u00e9taill\u00e9es sur l&#8217;histoire de la maladie et de rechercher la pr\u00e9sence de maladies causales sous-jacentes chez les patients (par ex. tests de la fonction r\u00e9nale et h\u00e9patique) et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de les soumettre \u00e0 un traitement appropri\u00e9.  <\/p>\n\n<h3 id=\"gamme-de-traitements-medicamenteux-pour-le-prurit-dorigine-dermatologique\" class=\"wp-block-heading\">Gamme de traitements m\u00e9dicamenteux pour le prurit d&#8217;origine dermatologique  <\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un prurit d&#8217;origine dermatologique, il est judicieux d&#8217;utiliser, en plus des soins de base ad\u00e9quats, des substances actives dont l&#8217;efficacit\u00e9 anti-prurigineuse est prouv\u00e9e [2].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00c9mollients et nettoyants doux : <\/strong>tous les patients souffrant de prurit et de x\u00e9rose localis\u00e9s doivent se voir proposer des \u00e9mollients en premi\u00e8re intention [2]. Les hydratants contenant un m\u00e9lange de lipides cutan\u00e9s physiologiques similaires \u00e0 ceux naturellement pr\u00e9sents dans la peau (c\u00e9ramides, cholest\u00e9rol, acides gras, etc.) sont utilis\u00e9s pour hydrater le stratum corneum <strong>(figure 1) <\/strong>, ainsi que pour restaurer la fonction de barri\u00e8re et soulager les sympt\u00f4mes de d\u00e9mangeaison [2]. Les \u00e9mollients appropri\u00e9s peuvent contenir des substances ayant des propri\u00e9t\u00e9s anti-prurigineuses, comme l&#8217;ur\u00e9e, le polidocanol, le menthol ou le palmitoyl\u00e9thanolamide [3]. Il convient de noter que les parfums et les conservateurs peuvent provoquer une dermatite de contact allergique chez certains patients ; il est donc conseill\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un &#8220;repeat open application test&#8221; (ROAT) avant une utilisation r\u00e9guli\u00e8re. Les auteurs indiquent que la capacit\u00e9 de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de la fonction de barri\u00e8re cutan\u00e9e face \u00e0 des irritants tels que les tensioactifs ou le savon alcalin est ralentie chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Il est donc conseill\u00e9 d&#8217;utiliser des pr\u00e9parations de nettoyage de la peau contenant des tensioactifs doux. L&#8217;ecz\u00e9ma x\u00e9rotique a tendance \u00e0 s&#8217;aggraver en cas d&#8217;exposition fr\u00e9quente et prolong\u00e9e \u00e0 des temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es de l&#8217;air, par exemple lors d&#8217;une s\u00e9ance de sauna.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_DP3_s35.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_DP3_s35-800x652.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-359760\" style=\"width:600px;height:473px\" width=\"600\" height=\"473\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Corticost\u00e9ro\u00efdes topiques et inhibiteurs topiques de la calcineurine : <\/strong>les corticost\u00e9ro\u00efdes topiques (TCS) permettent d&#8217;obtenir des effets antiprurigineux gr\u00e2ce \u00e0 leur action anti-inflammatoire. Comme ils ne permettent pas de contr\u00f4ler directement les d\u00e9mangeaisons, leur efficacit\u00e9 est largement limit\u00e9e au prurit li\u00e9 aux dermatoses inflammatoires [2]. L&#8217;utilisation \u00e0 long terme de TCS \u00e0 forte puissance peut entra\u00eener un affaiblissement de la fonction de la barri\u00e8re cutan\u00e9e et provoquer des t\u00e9lengiectasies, ainsi qu&#8217;un purpura s\u00e9nile [4].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les inhibiteurs topiques de la calcineurine (ITC) sont principalement utilis\u00e9s pour traiter les maladies inflammatoires de la peau telles que la dermatite atopique et la dermatite s\u00e9borrh\u00e9ique. En plus de l&#8217;effet anti-inflammatoire, on pense que les TCI soulagent les d\u00e9mangeaisons en activant les canaux TRPV (Transient receptor potential) 1 dans les fibres nerveuses C p\u00e9riph\u00e9riques, avec une d\u00e9sensibilisation subs\u00e9quente [2,4]. Les d\u00e9mangeaisons s&#8217;am\u00e9liorent g\u00e9n\u00e9ralement dans les 48h apr\u00e8s la premi\u00e8re application. Si le traitement est poursuivi, on peut s&#8217;attendre \u00e0 une r\u00e9duction suppl\u00e9mentaire du prurit. Initialement, l&#8217;activation du TRPV1 peut provoquer une sensation de br\u00fblure de la peau, qui dispara\u00eet g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s quelques jours d&#8217;utilisation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Pour une utilisation \u00e0 long terme, les TCI sont pr\u00e9f\u00e9rables aux TCS, car il n&#8217;y a pas d&#8217;atrophie cutan\u00e9e [2,4].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Antihistaminiques H1 : <\/strong>les antihistaminiques H1 oraux bloquent le r\u00e9cepteur H1 des fibres nerveuses aff\u00e9rentes C et peuvent \u00e9galement inhiber la lib\u00e9ration de m\u00e9diateurs des mastocytes \u00e0 des doses suffisamment \u00e9lev\u00e9es [5]. Comme les antihistaminiques sont relativement s\u00fbrs et \u00e9conomiques, ils sont souvent utilis\u00e9s chez les patients souffrant de prurit, mais les essais cliniques randomis\u00e9s sur leur efficacit\u00e9 contre le prurit se limitent \u00e0 l&#8217;urticaire [4,6]. Comme les antihistaminiques de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration traversent facilement la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique, ils peuvent avoir un effet s\u00e9datif et entra\u00eener des effets secondaires anticholinergiques, ce qui peut \u00eatre tr\u00e8s g\u00eanant, notamment pour les personnes \u00e2g\u00e9es [7]. Ces effets secondaires anticholinergiques comprennent la s\u00e9cheresse buccale, la diplopie, la perte du champ visuel et les troubles mictionnels. En outre, l&#8217;hydroxyzine est tr\u00e8s lipophile et a une demi-vie plus longue chez les patients \u00e2g\u00e9s. Les crit\u00e8res de Beers de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine de g\u00e9riatrie <em>(The American Geriatrics Society)<\/em> recommandent la prudence dans l&#8217;utilisation des antihistaminiques dans cette population de patients en raison des effets secondaires mentionn\u00e9s et d&#8217;un risque accru de d\u00e9lire et de maladie d&#8217;Alzheimer [8,9]. Avec les nouveaux antihistaminiques de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (par ex. fexof\u00e9nadine, c\u00e9tirizine, l\u00e9voc\u00e9tirizine, loratadine, rupatadine et \u00e9bastine), le risque d&#8217;effets s\u00e9datifs ou anticholinergiques est plus faible et le potentiel d&#8217;interaction est \u00e9galement relativement faible [23].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Produits biologiques : <\/strong>le dupilumab est un anticorps monoclonal enti\u00e8rement humanis\u00e9 qui bloque l&#8217;interleukine (IL)-4 et l&#8217;IL-13 et dont il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;il r\u00e9duisait le prurit chez les patients atteints de dermatite atopique [10]. En outre, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le dupilumab a \u00e9galement un effet antiprurigineux dans d&#8217;autres dermatoses telles que l&#8217;ecz\u00e9ma nummulaire, la dermatite de contact et le prurigo nodulaire [11\u201313].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre m\u00e9dicament biologique qui a rapidement entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction consid\u00e9rable du prurit dans les \u00e9tudes est le n\u00e9molizumab, un anticorps monoclonal dirig\u00e9 contre IL-31 [2,11]. Et l&#8217;omalizumab, un anticorps monoclonal recombinant humanis\u00e9 \u00e0 base d&#8217;IgG (qui se lie aux IgE libres et inhibe la fonction des mastocytes), est recommand\u00e9 dans les directives europ\u00e9ennes pour le traitement de l&#8217;urticaire chronique lorsque les personnes concern\u00e9es ne r\u00e9pondent pas aux antihistaminiques ou \u00e0 la ciclosporine. Il est \u00e0 noter que les sympt\u00f4mes de prurit\/urticaire r\u00e9apparaissent souvent environ 4 \u00e0 10 semaines apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;omalizumab [14]. Une autre strat\u00e9gie de blocage des d\u00e9mangeaisons comprend l&#8217;utilisation d&#8217;antagonistes du r\u00e9cepteur de la neurokinine 1 (NK-1R) comme l&#8217;apr\u00e9pitant ou le tradipitant. Ceux-ci emp\u00eachent la liaison du ligand naturel de NK-1, la substance P, au r\u00e9cepteur NK-1. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la substance P joue un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement des d\u00e9mangeaisons [15,16]. L&#8217;apr\u00e9pitant est jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent officiellement autoris\u00e9 en Suisse pour le traitement des naus\u00e9es induites par la chimioth\u00e9rapie [24].  <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#abb7c26e\"><tbody><tr><td><strong>Particularit\u00e9s de la peau \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9<\/strong><br\/>La x\u00e9rose cutan\u00e9e est une cause fr\u00e9quente de d\u00e9mangeaisons chez les personnes \u00e2g\u00e9es, la pr\u00e9valence allant de 38 \u00e0 85% [19]. Des modifications corr\u00e9l\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de la fonction de barri\u00e8re du stratum corneum (SC), mais aussi des prot\u00e9ases, du milieu ph et une activit\u00e9 r\u00e9duite des glandes s\u00e9bac\u00e9es et sudoripares sont associ\u00e9es \u00e0 la peau s\u00e8che et au prurit chronique [20,21]. Il y a des changements dans la composition des lipides \u00e9pidermiques et une augmentation de la perte d&#8217;eau trans\u00e9pidermique (TEWL). Le stratum corneum constitue une barri\u00e8re pour r\u00e9duire la TEWL et fournir une protection contre les facteurs externes et est soumis \u00e0 un turn-over cellulaire constant. Avec l&#8217;\u00e2ge, les processus de desquamation\/d\u00e9squamation peuvent changer, ce qui contribue \u00e0 l&#8217;aspect caract\u00e9ristique de la peau s\u00e8che [2]. Une tendance accrue aux hyperk\u00e9ratoses, aux \u00e9ryth\u00e8mes et aux \u00e9pisodes de prurit s&#8217;explique par des alt\u00e9rations de la fonction de barri\u00e8re cutan\u00e9e.  <\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Petites mol\u00e9cules : <\/strong>les inhibiteurs de Janus kinase (JAK) sont disponibles sous forme orale et, plus r\u00e9cemment, sous forme topique. Parmi les m\u00e9dicaments \u00e0 application topique qui ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats prometteurs dans les \u00e9tudes cliniques sur le prurit, on trouve le crisaborol, un inhibiteur de la phosphodiest\u00e9rase (PDE) 4, ainsi que le degocitinib et le ruxolitinib, des inhibiteurs de JAK [17,18]. Certaines des cibles cytokines des inhibiteurs de JAK, telles que IL-4, IL-13, IL-31 et IL-17, sont impliqu\u00e9es dans la pathogen\u00e8se de la dermatite atopique. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, les inhibiteurs JAK oraux baricitinib, upadacitinib et abrocitinib ont \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s pour cette indication [24]. L&#8217;apr\u00e9milast (inhibiteur de la PDE4) a permis d&#8217;obtenir des effets antiprurigineux chez des patients souffrant de prurit dans le cadre d&#8217;un psoriasis [14].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Immunomodulateurs : <\/strong>la ciclosporine et l&#8217;azathioprine se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es efficaces dans le traitement de diverses maladies inflammatoires de la peau [14]. Les effets secondaires possibles de la ciclosporine comprennent l&#8217;hypertension, les infections et l&#8217;augmentation de la cr\u00e9atinine et de la n\u00e9phrotoxicit\u00e9 [2]. L&#8217;azathioprine peut provoquer des naus\u00e9es, des vomissements, une an\u00e9mie et des r\u00e9actions d&#8217;hypersensibilit\u00e9 telles que des vertiges, des diarrh\u00e9es, de la fatigue et des \u00e9ruptions cutan\u00e9es [2]. Le mycoph\u00e9nolate-mof\u00e9til (MMF), dont l&#8217;effet immunosuppresseur est notamment d\u00fb \u00e0 un blocage de la prolif\u00e9ration des lymphocytes, pr\u00e9sente une toxicit\u00e9 moindre que la ciclosporine [2]. Entre autres, le MMF s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 efficace dans le traitement de l&#8217;urticaire chronique et de l&#8217;ecz\u00e9ma. Bien qu&#8217;il existe des preuves d&#8217;efficacit\u00e9 de la dapsone pour l&#8217;urticaire chronique et l&#8217;angioed\u00e8me, les risques d&#8217;effets secondaires comprennent l&#8217;an\u00e9mie, les \u00e9ruptions cutan\u00e9es, la neuropathie p\u00e9riph\u00e9rique, les effets secondaires gastro-intestinaux et l&#8217;h\u00e9patotoxicit\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature : <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\">\n<li>St\u00e4nder S, et al. : Ligne directrice S2k : Diagnostic et traitement du prurit chronique. JDDG 2022 ; 20(10) : 1386-1402.<\/li>\n\n\n\n<li>Chung BY, et al.: Pathophysiology and Treatment of Pruritus in Elderly. Int J Mol Sci. 2020 Dec 26; 22(1): 174.<\/li>\n\n\n\n<li>St\u00e4nder S, et al.: S2k-Leitlinie zur Diagnostik und Therapie des chronischen Pruritus. Kurzversion. JDDG 2017;15:860\u2013873. doi: 10.1111\/ddg.13304g.<\/li>\n\n\n\n<li>Papier A, Strowd LC: Atopic dermatitis: A review of topical nonsteroid therapy. Drugs Context 2018; 7: 212521.<\/li>\n\n\n\n<li>Metz M, St\u00e4nder S: Chronic pruritus\u2014Pathogenesis, clinical aspects and treatment. JEADV 2010; 24: 1249\u20131260.<\/li>\n\n\n\n<li>Matsuda KM, et al.: Gabapentin and pregabalin for the treatment of chronic pruritus. JAAD 2016; 75: 619\u2013625.e6.<\/li>\n\n\n\n<li>Adelsberg BR: Sedation and performance issues in the treatment of allergic conditions. Arch Intern Med 1997; 157: 494\u2013500.<\/li>\n\n\n\n<li>Endo JO, et al.: Geriatric dermatology: Part I. Geriatric pharmacology for the dermatologist. JAAD 2013; 68: 521.e1\u2013521.e10.<\/li>\n\n\n\n<li>Gray SL, et al.: Cumulative use of strong anticholinergics and incident dementia: A prospective cohort study. JAMA Intern Med 2015; 175: 401\u2013407.<\/li>\n\n\n\n<li>Gooderham MJ, et al.: Dupilumab: A review of its use in the treatment of atopic dermatitis. JAAD 2018; 78: S28\u2013S36.<\/li>\n\n\n\n<li>Ruzicka T, et al.: Anti-Interleukin-31 Receptor A Antibody for Atopic Dermatitis. NEJM 2017; 376: 826\u2013835<\/li>\n\n\n\n<li>Guttman-Yassky E, et al.: Baricitinib in adult patients with moderate-to-severe atopic dermatitis: A phase 2 parallel, double-blinded, randomized placebo-controlled multiple-dose study. JAAD 2019; 80:913\u2013921.e9.<\/li>\n\n\n\n<li> Guttman-Yassky E, et al.: Upadacitinib in adults with moderate to severe atopic dermatitis: 16-week results from a randomized, placebo-controlled trial. JACI 2020; 145 :877\u2013884<\/li>\n\n\n\n<li>Leslie TA, Greaves MW, Yosipovitch G: Current topical and systemic therapies for itch. Handb Ex Pharmacol 2015; 226: 337\u2013356.<\/li>\n\n\n\n<li>Schmidt T, et al.: BP180- and BP230-specific IgG autoantibodies in pruritic disorders of the elderly: A preclinical stage of bullous pemphigoid? BJD 2014; 171: 212\u2013219.<\/li>\n\n\n\n<li>Choi H, et al.: (2018) Manifestation of atopic dermatitis-like skin in TNCB-induced NC\/Nga mice is ameliorated by topical treatment of substance P, possibly through blockade of allergic inflammation. Exp Dermatol 27(4): 396\u2013402.<\/li>\n\n\n\n<li>Nakagawa H, et al.: Delgocitinib ointment, a topical Janus kinase inhibitor, in adult patients with moderate to severe atopic dermatitis: A phase 3, randomized, double-blind, vehicle-controlled study and an open-label, long-term extension study. JAAD 2020; 82: 823\u2013831.<\/li>\n\n\n\n<li>Yosipovitch G, et al.: Early Relief of Pruritus in Atopic Dermatitis with Crisaborole Ointment, A Non-steroidal, Phosphodiesterase 4 Inhibitor. Acta Derm Venereol 2018; 98: 484\u2013489.<\/li>\n\n\n\n<li> White-Chu EF, Reddy M: Dry skin in the elderly: Complexities of a common problem. Clin Dermatol 2011; 29: 37\u201342.<\/li>\n\n\n\n<li>Valdes-Rodriguez R, Stull C, Yosipovitch G: Chronic Pruritus in the Elderly: Pathophysiology, Diagnosis and Management. Drugs Aging 2015;32:201\u2013215.<\/li>\n\n\n\n<li>Yosipovitch G, et al.: Skin Barrier Damage and Itch: Review of Mechanisms, Topical Management and Future Directions. Acta Derm. Venereol. 2019;99:1201\u20131209.<\/li>\n\n\n\n<li>&#8220;The Pathogenic and Therapeutic Implications of Ceramide Abnormalities in Atopic Dermatitis&#8221;, par Masanori Fujii ; Cells 2021; 10(9): 2386; <a href=\"http:\/\/www.mdpi.com\/2073-4409\/10\/9\/2386\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.mdpi.com\/2073-4409\/10\/9\/2386,<\/a>(derni\u00e8re consultation 26.05.2023)<\/li>\n\n\n\n<li>Hon KL, et al.: Chronic Urticaria: An Overview of Treatment and Recent Patents. Recent Pat. Inflamm. Allergy Drug Discov 2019; 13: 27\u201337.<\/li>\n\n\n\n<li> Arzneimittelinformation, <a href=\"https:\/\/www.swissmedicinfo.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.swissmedicinfo.ch<\/a>, (letzter Abruf 26.05.2023)<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>DERMATOLOGIE PRAXIS 2023; 33(3): 34\u201335<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le prurit est un probl\u00e8me fr\u00e9quent chez les personnes \u00e2g\u00e9es, qui peut survenir non seulement dans le cadre de dermatoses, mais aussi comme sympt\u00f4me secondaire d&#8217;autres maladies. La peau vieillissante&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":360040,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Dermatologie g\u00e9riatrique","footnotes":""},"category":[11349,11362,11527,11531,11368,11549],"tags":[69067,12635,66108,13742,62342,69062,69079,56791,69072,14321,69058],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-360015","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-allergologie-et-immunologie-clinique","category-dermatologie-et-venerologie","category-etudes","category-formation-continue","category-geriatrie-fr","category-rx-fr","tag-couches-de-peau","tag-demangeaisons","tag-dermatologie-geriatrique","tag-dermatoses-fr","tag-hydratation-fr","tag-maladies-fr","tag-peau-seche-fr","tag-peau-vieillissante","tag-production-de-lipides","tag-prurit-chronique","tag-symptome-secondaire","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-03 05:30:54","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":360050,"slug":"prurito-cronico-negli-anziani","post_title":"Prurito cronico negli anziani","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/prurito-cronico-negli-anziani\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":360082,"slug":"prurido-cronico-nos-idosos","post_title":"Prurido cr\u00f3nico nos idosos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/prurido-cronico-nos-idosos\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":360090,"slug":"prurito-cronico-en-ancianos","post_title":"Prurito cr\u00f3nico en ancianos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/prurito-cronico-en-ancianos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360015","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=360015"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360015\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":365656,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360015\/revisions\/365656"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/360040"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=360015"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=360015"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=360015"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=360015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}