{"id":360542,"date":"2023-08-08T00:01:00","date_gmt":"2023-08-07T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=360542"},"modified":"2023-08-21T11:38:49","modified_gmt":"2023-08-21T09:38:49","slug":"complexes-ventriculaires-prematures-dans-la-voie-dejection-instrumentale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/complexes-ventriculaires-prematures-dans-la-voie-dejection-instrumentale\/","title":{"rendered":"Complexes ventriculaires pr\u00e9matur\u00e9s dans la voie d&#8217;\u00e9jection intramurale"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L&#8217;ablation des arythmies de la voie d&#8217;\u00e9jection ventriculaire peut \u00eatre limit\u00e9e par la localisation intramurale profonde de la source arythmog\u00e8ne. Une \u00e9tude r\u00e9cente a donc \u00e9valu\u00e9 les r\u00e9sultats aigus et \u00e0 long terme de patients ayant subi une ablation de complexes ventriculaires pr\u00e9matur\u00e9s (PVC) dans la voie d&#8217;\u00e9jection intramurale.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>L&#8217;ablation par cath\u00e9ter \u00e0 radiofr\u00e9quence (RF) est un traitement efficace et bien \u00e9tabli des arythmies ventriculaires (AV) chez les patients avec ou sans cardiopathie structurelle [2,3]. La plupart des AV idiopathiques se forment dans les voies de sortie des ventricules droit (RVOT) et gauche (LVOT) [4\u20136] et peuvent \u00eatre trait\u00e9es avec succ\u00e8s \u00e0 partir de la surface endocardique des deux ventricules, des sinus aortiques de Valsalva ou du syst\u00e8me veineux coronaire distal. Cependant, il arrive que les VA de la voie eff\u00e9rente aient une origine intramurale profonde, ce qui repr\u00e9sente un d\u00e9fi particulier pour l&#8217;ablation, car la source peut ne pas \u00eatre facilement accessible aux cath\u00e9ters de cartographie et d&#8217;ablation standard. Les donn\u00e9es indiquent que ~10% des AV idiopathiques et jusqu&#8217;\u00e0 20% des arythmies de l&#8217;OVG peuvent trouver leur origine dans des foyers intramuraux [5,7]. Dans ce cas, les r\u00e9sultats sont plus souvent sous-optimaux, avec des taux plus \u00e9lev\u00e9s d&#8217;\u00e9checs et de r\u00e9cidives d&#8217;arythmie apr\u00e8s l&#8217;ablation.<\/p>\n\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nouvelles strat\u00e9gies ont donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es pour surmonter les limites de la cartographie intra-muros et de l&#8217;ablation. Des cath\u00e9ters multi-\u00e9lectrodes miniaturis\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 introduits, permettant une cartographie directe du septum intramural via les veines coronaires septales [8]. En outre, des approches d&#8217;ablation non conventionnelles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es pour obtenir une formation de l\u00e9sion plus profonde en cas d&#8217;\u00e9chec de l&#8217;ablation standard. Il s&#8217;agit notamment de l&#8217;utilisation de solutions de rin\u00e7age faiblement ioniques, de l&#8217;ablation unipolaire simultan\u00e9e ou s\u00e9quentielle \u00e0 partir de plusieurs sites, de l&#8217;ablation bipolaire, de l&#8217;ablation \u00e0 l&#8217;aiguille et de l&#8217;ablation \u00e0 l&#8217;\u00e9thanol [7,9\u201314].<\/p>\n\n<p>Une \u00e9tude multicentrique r\u00e9cemment publi\u00e9e a \u00e9valu\u00e9 les r\u00e9sultats de l&#8217;ablation aigu\u00eb et \u00e0 long terme d&#8217;une s\u00e9rie r\u00e9cente de patients pr\u00e9sentant des complexes ventriculaires pr\u00e9matur\u00e9s dans la voie d&#8217;\u00e9jection intramurale et a d\u00e9crit les strat\u00e9gies d&#8217;ablation n\u00e9cessaires pour \u00e9liminer ces arythmies [1].<\/p>\n\n<h3 id=\"coeur-structurellement-normal-ou-cardiomyopathie-non-ischemique\" class=\"wp-block-heading\">C\u0153ur structurellement normal ou cardiomyopathie non isch\u00e9mique<\/h3>\n\n<p>Au total, 92 patients r\u00e9pondaient aux crit\u00e8res d&#8217;inclusion : \u00c2ge \u226518 ans ; c\u0153ur structurellement normal ou cardiomyopathie non isch\u00e9mique ; ablation par cath\u00e9ter des VPC de la voie eff\u00e9rente ; origine intramurale, selon les crit\u00e8res suivants :  <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u22652 des crit\u00e8res suivants : (1) activation endocardique ou \u00e9picardique la plus pr\u00e9coce &lt;20 ms avant le QRS ; (2) activation similaire dans diff\u00e9rentes cavit\u00e9s (dans les 10 ms) ; (3) absence\/suppression temporaire de PVC lors de l&#8217;ablation au niveau du site endocardique\/\u00e9picardique le plus pr\u00e9coce ; ou  <\/li>\n\n\n\n<li>activation ventriculaire la plus pr\u00e9coce enregistr\u00e9e dans une veine coronaire septale.  <\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Au moment de l&#8217;ablation, l&#8217;\u00e2ge moyen des patients \u00e9tait de 55,3 \u00b1 14,5 ans, 55% (n=51) \u00e9taient des hommes. La majorit\u00e9 des patients appartenaient \u00e0 la classe I de la New York Heart Association (n=60 ; 65%), avec une fraction d&#8217;\u00e9jection du VG (FEVG) moyenne de 47,5 \u00b1 13,9% et un diam\u00e8tre endo-diastolique du VG de 54,5 \u00b1 6,8 mm.<\/p>\n\n<p>La charge moyenne de PVC au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude \u00e9tait de 21,5 \u00b1 10,9%. L&#8217;indication d&#8217;ablation la plus fr\u00e9quente \u00e9tait la PVC symptomatique (n = 60 ; 65%), suivie de la cardiomyopathie induite par la PVC (n = 31 ; 34%) et d&#8217;un cas de fibrillation ventriculaire induite par la PVC (n = 1 ; 1%). 75 patients n&#8217;avaient pas tol\u00e9r\u00e9 au moins un antiarythmique, 24 (26%) en avaient m\u00eame tol\u00e9r\u00e9 deux ou plus, dont 61 (66%) avaient re\u00e7u un traitement b\u00eatabloquant auparavant. 26 patients (28%) avaient d\u00e9j\u00e0 subi une ablation infructueuse. 15 patients (16%) avaient des dispositifs cardiaques implantables, dont trois stimulateurs cardiaques, neuf DAI double chambre et trois DAI biventriculaires (CRT-D). 16 patients pr\u00e9sentaient d&#8217;autres morphologies de PVC (deux morphologies diff\u00e9rentes de PVC chez huit et<br\/>trois morphologies PVC ou plus chez huit patients).<\/p>\n\n<p>Trente-cinq patients ont subi un examen IRM avant l&#8217;intervention, dont 16 clich\u00e9s ont montr\u00e9 des signes d&#8217;enrichissement retard\u00e9 du myocarde en gadolinium. Le site de cicatrisation \u00e9tait variable : le septum interventriculaire \u00e9tait affect\u00e9 chez 69% des patients, la paroi inf\u00e9rieure chez 69%, la paroi ant\u00e9rieure chez 25% et la paroi lat\u00e9rale chez 31%, la plupart des patients (81%, n=13) pr\u00e9sentant \u22652 r\u00e9gions avec des cicatrices sur leur IRM.<\/p>\n\n<h3 id=\"morphologies-du-pvc\" class=\"wp-block-heading\">Morphologies du PVC<\/h3>\n\n<p>Sur les 92 PVC, 63 pr\u00e9sentaient un sch\u00e9ma de bloc de branche gauche (LBBB) (68%) et 29 un sch\u00e9ma de bloc de branche droit (RBBB) (32%). Tous pr\u00e9sentaient un axe inf\u00e9rieur, avec des ondes R monomorphes dans les d\u00e9rivations inf\u00e9rieures. La dur\u00e9e moyenne du QRS \u00e9tait de 151 \u00b1 17 ms. 56 patients avaient un axe droit (61%) et 35 un axe gauche (38%) (conduction iso\u00e9lectrique I pour une PVC). Des transitions pr\u00e9cordiales dans les CVP de morphologie LBBB sont survenues chez six patients (7%) en V2, chez 41 patients (45%) en V3 et chez 11 patients (12%) en V4. Parmi les groupes de PVC ayant un site d&#8217;activation pr\u00e9coce dans les perforateurs septaux (n=13), 11 avaient une morphologie LBBB (83%) avec une transition \u00e0 V2 (n=1 ; 8%), V3 (n=7 ; 54%), V4 (n=2 ; 17%) et V5 (n=1 ; 8%). Le MDI moyen \u00e9tait de 0,45 \u00b1 0,8.<\/p>\n\n<h3 id=\"cartographie-et-ablation\" class=\"wp-block-heading\">Cartographie et ablation<\/h3>\n\n<p>Dans 18 cas, une cartographie \u00e0 haute densit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de cath\u00e9ters multi-\u00e9lectrodes, tandis que dans les autres cas, la cartographie a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e de mani\u00e8re ponctuelle \u00e0 l&#8217;aide du cath\u00e9ter d&#8217;ablation. Les sites d&#8217;activation les plus pr\u00e9coces \u00e9taient : GCV ou AIV 30,4%, LVOT ou cuspide aortique 28,2%, veine coronaire septale 14,1%, RVOT ou cuspide pulmonaire 13,0%, RVOT et LVOT 10,9%, GCV\/AIV et LVOT 2,2% et \u00e9picarde dans 1,1%. L&#8217;\u00e9lectrogramme au niveau du site d&#8217;activation le plus pr\u00e9coce (endocarde, \u00e9picarde ou syst\u00e8me veineux coronaire) pr\u00e9c\u00e9dait le QRS extrasistolique de 21 \u00b1 10 ms. Une cartographie directe du septum intramural a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e chez 29 patients (32%) \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un fil isol\u00e9 ou d&#8217;un cath\u00e9ter multi-\u00e9lectrodes, et dans 13 de ces cas, l&#8217;activation la plus pr\u00e9coce a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e au sein d&#8217;une veine perforante septale.<\/p>\n\n<p>L&#8217;ablation HF \u00e0 partir d&#8217;un seul site n&#8217;a r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9liminer la PVC que chez une minorit\u00e9 de patients (n=7 ; 7,6%) : de l&#8217;OVR (n=2), de l&#8217;aspect endocardique de l&#8217;ostium du VG en dessous de la valve aortique (n=1), du LCC (n=2), du RCC (n=1) et de la continuit\u00e9 aorto-mitrale (AMC) (n=1). La plupart des patients (n=85 ; 92%) ont n\u00e9cessit\u00e9 l&#8217;utilisation de techniques d&#8217;ablation sp\u00e9cifiques, notamment l&#8217;ablation unipolaire s\u00e9quentielle (n=67 ; 73%), le rin\u00e7age faiblement ionique avec HNS ou D5W (n=24 ; 26%), l&#8217;ablation bipolaire (n=14 ; 15%) <strong>(Fig. 1)<\/strong> [1] et l&#8217;ablation \u00e0 l&#8217;alcool (n=1 ; 1%), 23 patients (25%) n\u00e9cessitant \u22652 techniques. Chez les patients ayant subi une ablation unipolaire s\u00e9quentielle (n=67), les sites cibles comprenaient l&#8217;OVR dans 58% des cas, les cuspides aortiques dans 34% des cas, l&#8217;OVR endocardique dans 67% des cas, le syst\u00e8me veineux coronaire dans 45% des cas et l&#8217;\u00e9picarde dans 1% des cas. Les combinaisons les plus fr\u00e9quentes \u00e9taient l&#8217;OVG et le syst\u00e8me veineux coronaire (n=19 ; 28,4%), l&#8217;OVG et l&#8217;OVR (n=15 ; 22,4%) et l&#8217;OVR et la crosse aortique (n=12 ; 17,9%).<\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-1160x962.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-360352\" style=\"width:580px;height:481px\" width=\"580\" height=\"481\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-1160x962.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-800x664.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-2048x1699.jpg 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-120x100.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-90x75.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-320x265.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-560x465.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-1920x1593.jpg 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-240x199.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-180x149.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-640x531.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-1120x929.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31-1600x1327.jpg 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb1_CV2_s31.jpg 2229w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Chez le patient trait\u00e9 par ablation \u00e0 l&#8217;\u00e9thanol, l&#8217;activation la plus pr\u00e9coce a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e dans l&#8217;aspect proximal de la premi\u00e8re veine coronaire septale (-50 ms pr\u00e9-QRS) et l&#8217;ablation initiale de la FC a \u00e9chou\u00e9 dans l&#8217;endocarde septal du VR et du VG. Une protection distale par ballonnet a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour minimiser la zone de n\u00e9crose.<\/p>\n\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant une morphologie LBBB (n=63), les PVC ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s de mani\u00e8re aigu\u00eb chez 73% des patients et la charge de PVC a \u00e9t\u00e9 partiellement r\u00e9duite chez 18% d&#8217;entre eux. Cet objectif a \u00e9t\u00e9 atteint dans 89% des cas gr\u00e2ce \u00e0 des techniques d&#8217;ablation sp\u00e9cifiques, mais dans 30% des cas, deux techniques alternatives ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires. Les techniques utilis\u00e9es \u00e9taient le rin\u00e7age aux ions faibles (25%), l&#8217;ablation unipolaire s\u00e9quentielle (71%), l&#8217;ablation bipolaire (16%) et l&#8217;ablation transcoronaire \u00e0 l&#8217;\u00e9thanol (2%). Les PVC RBBB (n=29) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s avec succ\u00e8s dans 79% des cas et la pollution par le PVC a \u00e9t\u00e9 partiellement r\u00e9duite dans 14% des cas. Dans 90% des cas, des techniques d&#8217;ablation sp\u00e9cifiques ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires, avec deux techniques d&#8217;ablation alternatives dans 24% des cas. Les techniques d&#8217;ablation comprenaient le rin\u00e7age aux ions faibles (28%), l&#8217;ablation unipolaire s\u00e9quentielle (76%) et l&#8217;ablation bipolaire (10%). Les techniques d&#8217;ablation combin\u00e9es les plus fr\u00e9quentes \u00e9taient l&#8217;irrigation faiblement ionique combin\u00e9e \u00e0 l&#8217;ablation unipolaire s\u00e9quentielle (n=17 ; 18,5%).<\/p>\n\n<p>Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, chez 13 patients (14%), l&#8217;activation la plus pr\u00e9coce se situait au sein d&#8217;une branche perforante septale. Ces PVC ont g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s \u00e0 partir de points endocardiques (n = 10 ; 83%), bien que cinq patients aient n\u00e9cessit\u00e9 une ablation \u00e0 partir de l&#8217;int\u00e9rieur du GCV<strong> (Fig. 2)<\/strong> [1]. Neuf patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par une ablation unipolaire s\u00e9quentielle, dont cinq ont \u00e9galement utilis\u00e9 une purge HNS. Un patient de ce groupe a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 par ablation \u00e0 l&#8217;\u00e9thanol. Un succ\u00e8s th\u00e9rapeutique aigu a \u00e9t\u00e9 obtenu chez 12 patients, tandis que deux patients ont n\u00e9cessit\u00e9 une r\u00e9p\u00e9tition de l&#8217;ablation. Le MDI des PVC issus de perforateurs septaux \u00e9tait de 0,48 \u00b1 0,8, ce qui n&#8217;\u00e9tait pas diff\u00e9rent de ceux activ\u00e9s le plus t\u00f4t sur d&#8217;autres sites (0,45 \u00b1 0,8, p=0,4).<\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32.jpg\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-1160x1226.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-360353 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 580px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 580\/613;width:580px;height:613px\" width=\"580\" height=\"613\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-1160x1226.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-800x845.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-120x127.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-90x95.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-320x338.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-560x592.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-240x254.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-180x190.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-640x676.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32-1120x1184.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/abb2_CV2_s32.jpg 1463w\" data-sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"lablation-des-pvc-intramuraux-represente-un-defi\" class=\"wp-block-heading\">L&#8217;ablation des PVC intramuraux repr\u00e9sente un d\u00e9fi<\/h3>\n\n<p>A la fin de la proc\u00e9dure, 75% des patients pr\u00e9sentaient une suppression totale des PVC (n=69) et 16% (n=15) une r\u00e9duction partielle de la charge en PVC. Pour les 9% restants, aucune influence n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e sur l&#8217;exposition au PVC. Les complications li\u00e9es \u00e0 la proc\u00e9dure comprenaient deux cas d&#8217;\u00e9panchement p\u00e9ricardique n\u00e9cessitant une ponction p\u00e9ricardique et un h\u00e9matome li\u00e9 \u00e0 l&#8217;acc\u00e8s vasculaire.<\/p>\n\n<p>La dur\u00e9e moyenne de suivi a \u00e9t\u00e9 de 15 \u00b1 14 mois et la charge totale de CVP a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite de 21,5 \u00b1 10,9% au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude \u00e0 5,8 \u00b1 8,4% apr\u00e8s l&#8217;ablation (p&lt;0,001). Chez les 23 patients qui ont partiellement ou pas du tout r\u00e9pondu \u00e0 l&#8217;ablation, la charge en PVC \u00e9tait de 20,5 \u00b1 11,9% avant l&#8217;ablation et a diminu\u00e9 \u00e0 11,1 \u00b1 10,1% apr\u00e8s l&#8217;ablation.<\/p>\n\n<p>16 patients (17%), dont huit patients ayant r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9liminer le PVC de mani\u00e8re aigu\u00eb, ont eu besoin d&#8217;une nouvelle ablation pour le m\u00eame PVC (deux proc\u00e9dures pour quatre patients). Elles ont \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9es de succ\u00e8s chez 14 patients, avec une ablation unipolaire s\u00e9quentielle dans huit cas et une ablation bipolaire dans sept cas. Trois autres patients ont subi une ablation pour une autre PVC (n=2) et pour une TV \u00e0 charge group\u00e9e (n=1). Lors d&#8217;ablations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, une suppression totale de la PVC a \u00e9t\u00e9 obtenue dans 80% des cas et une r\u00e9duction partielle de la charge dans 12% des cas.<\/p>\n\n<p>Les patients chez qui l&#8217;ablation a \u00e9chou\u00e9 pr\u00e9sentaient un large \u00e9ventail de FE (51,9 \u00b1 16,2% en moyenne). 13 d&#8217;entre eux \u00e9taient des hommes et 10 des femmes. L&#8217;\u00e2ge \u00e9tait de 55,8 \u00b1 14 ans. L&#8217;indication d&#8217;ablation \u00e9tait dans 19 cas une symptomatologie li\u00e9e \u00e0 la PVC et dans quatre cas une cardiomyopathie induite par la PVC. 17 (74%) pr\u00e9sentaient un motif LBBB (transition V2 en 1, transition V3 en 12, transition V4 en 3, transition V5 en 1) et six (26%) un motif RBBB. Chez les patients pr\u00e9sentant un dysfonctionnement du VG, la FEVG s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9e, passant de 32 \u00b1 10% avant l&#8217;ablation \u00e0 42 \u00b1 13% apr\u00e8s l&#8217;ablation (p&lt;0,01). Cela correspondait \u00e0 une augmentation moyenne de la FEVG de 10 \u00b1 7%.<\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&#8217;\u00e9limination aigu\u00eb des CVP de la voie eff\u00e9rente intramurale est obtenue chez environ 3\/4 des patients et une nouvelle ablation est souvent n\u00e9cessaire.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;ablation \u00e0 partir du site endocardique ou \u00e9picardique le plus pr\u00e9coce ne permet d&#8217;\u00e9liminer le PVC que chez une minorit\u00e9 de patients.<\/li>\n\n\n\n<li>Dans la plupart des cas, la suppression de la PVC n\u00e9cessite une ablation sur plusieurs sites endocardiques et\/ou \u00e9picardiques ou l&#8217;utilisation de proc\u00e9dures non conventionnelles, y compris des solutions de rin\u00e7age faiblement ioniques (HNS ou D5W), une ablation bipolaire ou une ablation \u00e0 l&#8217;\u00e9thanol.<\/li>\n\n\n\n<li>Le mod\u00e8le d&#8217;ECG le plus courant est un LBBB avec un axe inf\u00e9rieur et une transition V3 ou V4.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Hanson M, et al.: Catheter ablation of intramural outflow tract premature ventricular complexes: a multicentre study. EP Europace 2023;<br\/><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1093\/europace\/euad100\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/doi.org\/10.1093\/europace\/euad100<\/a>. <\/li>\n\n\n\n<li>Cronin EM, et al.: 2019 HRS\/EHRA\/APHRS\/LAHRS expert consensus statement on catheter ablation of ventricular arrhythmias. Europace 2019; 21: 1143\u20131144.<\/li>\n\n\n\n<li>Sorgente A, et al.: Contemporary clinical management of monomorphic idiopathic premature ventricular contractions: results of the European Heart Rhythm Association survey. Europace 2022; 24: 1006\u20131014.<\/li>\n\n\n\n<li>Yamada T, et al.: Idiopathic ventricular arrhythmias originating from the aortic root. Prevalence, electrocardiographic and electrophysiologic characteristics, and results of radiofrequency catheter ablation. J Am Coll Cardiol 2008; 52: 139\u2013147.<\/li>\n\n\n\n<li>Yamada T, et al.: Prevalence and electrocardiographic and electrophysiological characteristics of idiopathic ventricular arrhythmias originating from intramural foci in the left ventricular outflow tract. Circ Arrhythm Electrophysiol 2016; 9: 1\u201310.<\/li>\n\n\n\n<li>de Groot JR: Ablation of idiopathic ventricular arrhythmias. Neth Heart J 2018; 26: 173\u2013174.<\/li>\n\n\n\n<li>Yokokawa M, et al.: Intramural idiopathic ventricular arrhythmias originating in the intraventricular septum mapping and ablation. Circ Arrhythm Electrophysiol 2012; 5: 258\u2013263.<\/li>\n\n\n\n<li>Pothineni NVK, et al : A novel approach to mapping and ablation of septal outflow tract ventricular arhythmias : insights from multipolar intraseptal recordings. Rythme cardiaque 2021 ; 18 : 1445-1451.<\/li>\n\n\n\n<li>Neira V, et al.: Ablation strategies for intramural ventricular arrhythmias. Heart Rhythm 2020; 17: 1176\u20131184.<\/li>\n\n\n\n<li>Yang J, et al.: Outcomes of simultaneous unipolar radiofrequency catheter ablation for intramural septal ventricular tachycardia in nonischemic cardiomyopathy. Heart Rhythm 2019; 16: 863\u2013870.<\/li>\n\n\n\n<li>Koruth JS, et al.: Unusual complications of percutaneous epicardial access and epicardial mapping and ablation of cardiac arrhythmias 2011; 4:882\u201388.<\/li>\n\n\n\n<li>Tokuda M, et al.: Transcoronary ethanol ablation for recurrent ventricular tachycardia after failed catheter ablation: an update. Circ Arrhythm Electrophysiol 2011; 4: 889\u2013896.<\/li>\n\n\n\n<li>Romero J, et al.: Modern mapping and ablation techniques to treat ventricular arrhythmias from the left ventricular summit and interventricular septum. Heart Rhythm 2020; 17: 1609\u20131620.<\/li>\n\n\n\n<li>Kany S, et al.: Bipolar ablation of therapy-refractory ventricular arrhythmias: application of a dedicated approach. Europace 2022; 24: 959\u2013969.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>CARDIOVASC 2023; 22(2): 31\u201333<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;ablation des arythmies de la voie d&#8217;\u00e9jection ventriculaire peut \u00eatre limit\u00e9e par la localisation intramurale profonde de la source arythmog\u00e8ne. Une \u00e9tude r\u00e9cente a donc \u00e9valu\u00e9 les r\u00e9sultats aigus et&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":360556,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Ablation par cath\u00e9ter","footnotes":""},"category":[11378,11399,11527,11531,11253,11549],"tags":[40174,69225,69220,69214,69206,48348],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-360542","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-chirurgie-fr","category-etudes","category-formation-continue","category-non-classifiee","category-rx-fr","tag-ablation-par-catheter","tag-arythmie-ventriculaire","tag-cartographie","tag-intra-muros","tag-pvc-fr","tag-radiofrequence","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-01 18:00:05","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":360593,"slug":"complessi-ventricolari-prematuri-nel-tratto-di-efflusso-strumentale","post_title":"Complessi ventricolari prematuri nel tratto di deflusso intramurale","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/complessi-ventricolari-prematuri-nel-tratto-di-efflusso-strumentale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":360634,"slug":"complexos-ventriculares-prematuros-no-trato-de-saida-instrumental","post_title":"Complexos ventriculares prematuros na via de sa\u00edda intramural","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/complexos-ventriculares-prematuros-no-trato-de-saida-instrumental\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":360687,"slug":"complejos-ventriculares-prematuros-en-el-tracto-de-salida-instrumental","post_title":"Complejos ventriculares prematuros en el tracto de salida intramural","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/complejos-ventriculares-prematuros-en-el-tracto-de-salida-instrumental\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360542","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=360542"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360542\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":363447,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360542\/revisions\/363447"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/360556"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=360542"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=360542"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=360542"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=360542"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}