{"id":361666,"date":"2023-07-29T14:00:00","date_gmt":"2023-07-29T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/dernieres-decouvertes-scientifiques-de-lestomac-au-colon\/"},"modified":"2023-07-29T14:22:16","modified_gmt":"2023-07-29T12:22:16","slug":"dernieres-decouvertes-scientifiques-de-lestomac-au-colon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/dernieres-decouvertes-scientifiques-de-lestomac-au-colon\/","title":{"rendered":"Derni\u00e8res d\u00e9couvertes scientifiques de l&#8217;estomac au c\u00f4lon"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&#8217;ASCO-GI a f\u00eat\u00e9 cette ann\u00e9e son 20e anniversaire sous le slogan &#8220;Appliquer l&#8217;innovation, transformer les soins, am\u00e9liorer l&#8217;\u00e9quit\u00e9&#8221;. Cette ann\u00e9e, l&#8217;accent a \u00e9t\u00e9 mis sur les derni\u00e8res d\u00e9couvertes concernant le carcinome gastrique. Mais d&#8217;autres \u00e9tudes portant sur d&#8217;autres entit\u00e9s ont \u00e9galement donn\u00e9 des r\u00e9sultats prometteurs. Parmi celles-ci, des donn\u00e9es sur les cancers de l&#8217;\u0153sophage, des cellules h\u00e9patiques, du pancr\u00e9as, des voies biliaires et du c\u00f4lon.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinome avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique de l&#8217;estomac ou de la jonction gastro-\u0153sophagienne HER2-positif ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;une immunisation par un vaccin stimulant les lymphocytes B et ciblant HER2, plus une chimioth\u00e9rapie. Cette gestion du traitement a permis d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse profonde et durable et une survie globale significativement meilleure par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie seule (14,0 vs 8,3 mois). C&#8217;est la conclusion de l&#8217;\u00e9tude ouverte de phase II HER-Vaxx HERIZON. Elle \u00e9tait bas\u00e9e sur l&#8217;\u00e9tude ouverte de phase III ToGA, qui a montr\u00e9 un avantage de survie pour le trastuzumab plus chimioth\u00e9rapie chez les patients atteints de cancer avanc\u00e9 de l&#8217;estomac ou de l&#8217;\u0153sophage HER2-positif. Comme cette substance n&#8217;est pas facilement disponible en Inde et en Europe de l&#8217;Est, les chercheurs esp\u00e9raient obtenir des r\u00e9sultats similaires en ajoutant HER-Vaxx. Avec succ\u00e8s : la survie m\u00e9diane sans progression a \u00e9t\u00e9 de 6,9 mois avec HER-Vaxx plus chimioth\u00e9rapie contre 6,0 mois avec la chimioth\u00e9rapie seule. La dur\u00e9e m\u00e9diane de la r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 de 30 semaines et de 19 semaines respectivement, et les profils de s\u00e9curit\u00e9 des deux groupes \u00e9taient similaires.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;\u00e9tude a port\u00e9 sur 36 patients atteints d&#8217;une maladie avanc\u00e9e ou m\u00e9tastatique surexprimant HER2 et qui n&#8217;avaient pas \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s auparavant par un agent anti-HER2. Les patients ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir soit HER-Vaxx plus chimioth\u00e9rapie, soit la chimioth\u00e9rapie seule. Le groupe exp\u00e9rimental a re\u00e7u une dose de 50 microgrammes de HER-Vaxx, inject\u00e9e par voie intramusculaire aux jours 0, 14, 35 et 77, puis toutes les neuf semaines jusqu&#8217;\u00e0 la progression de la maladie. Le cisplatine plus soit le fluorouracile, soit la cap\u00e9citabine, soit l&#8217;oxaliplatine plus la cap\u00e9citabine, \u00e9tait le sch\u00e9ma de chimioth\u00e9rapie standard administr\u00e9 aux participants des deux groupes (six cycles maximum ou progression de la maladie). Le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal \u00e9tait la survie globale.<\/p>\n\n<h3 id=\"hyperselection-negative-des-tumeurs-de-type-sauvage\" class=\"wp-block-heading\">Hypers\u00e9lection n\u00e9gative des tumeurs de type sauvage<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une analyse des biomarqueurs de l&#8217;\u00e9tude PARADIGM dans le cancer colorectal m\u00e9tastatique, bas\u00e9e sur l&#8217;ADN tumoral circulant (ADNc), a montr\u00e9 que la pr\u00e9sence ou l&#8217;absence d&#8217;alt\u00e9rations g\u00e9n\u00e9tiques peut \u00eatre aussi importante que la localisation de la tumeur dans le choix du traitement par un inhibiteur du r\u00e9cepteur du facteur de croissance \u00e9pidermique (EGFR), dans le cancer colorectal m\u00e9tastatique. Chez les patients sans alt\u00e9ration g\u00e9n\u00e9tique (la population &#8220;hypers\u00e9lectionn\u00e9e&#8221;), la survie globale \u00e9tait plus longue avec le panitumumab qu&#8217;avec le bevacizumab, ind\u00e9pendamment de la localisation lat\u00e9rale de la tumeur primaire. En revanche, chez les patients pr\u00e9sentant des alt\u00e9rations g\u00e9n\u00e9tiques, le panitumumab s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 similaire ou inf\u00e9rieur au bevacizumab, \u00e9galement ind\u00e9pendamment de l&#8217;emplacement. Ces r\u00e9sultats pourraient permettre d&#8217;identifier les patients appropri\u00e9s pour un traitement de premi\u00e8re ligne par panitumumab plut\u00f4t que par bevacizumab. PARADIGM \u00e9tait une \u00e9tude multicentrique ouverte de phase III chez des patients atteints de cancer colorectal m\u00e9tastatique de type sauvage RAS, \u00e9valuant le traitement de premi\u00e8re ligne par leucovorine, fluorouracile et oxaliplatine plus panitumumab ou bevacizumab. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le panitumumab am\u00e9liorait la survie globale chez les patients atteints de tumeurs primaires gauches ; la survie m\u00e9diane \u00e9tait de 37,9 mois avec le panitumumab contre 34,3 mois avec le b\u00e9vacizumab. Chez les patients atteints de tumeurs du c\u00f4t\u00e9 droit, il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rence entre les deux th\u00e9rapies.<\/p>\n\n<h3 id=\"therapie-combinee-pour-le-carcinome-hepatocellulaire\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie combin\u00e9e pour le carcinome h\u00e9patocellulaire<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le traitement standard des patients atteints de carcinome h\u00e9patocellulaire qui ne sont pas \u00e9ligibles \u00e0 la chirurgie, \u00e0 l&#8217;ablation et\/ou \u00e0 la chimio-embolisation transart\u00e9rielle \u00e9tait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent le soraf\u00e9nib. Cela a chang\u00e9 avec les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude IMbrave150, qui a montr\u00e9 un avantage de survie de l&#8217;atezolizumab plus bevacizumab par rapport au sorafenib. Cela a \u00e9galement eu un impact sur l&#8217;\u00e9tude de phase III NRG\/RTOG 1112, qui a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e pr\u00e9matur\u00e9ment. N\u00e9anmoins, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les patients atteints de carcinome h\u00e9patocellulaire trait\u00e9s par radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique corporelle (SBRT) et soraf\u00e9nib pr\u00e9sentaient une am\u00e9lioration de la survie globale et de la survie sans progression par rapport au soraf\u00e9nib seul. La m\u00e9diane de survie globale \u00e9tait de 15,8 mois avec SBRT plus soraf\u00e9nib contre 12,3 mois avec soraf\u00e9nib seul. Pendant des d\u00e9cennies, le r\u00f4le de la radioth\u00e9rapie dans le traitement de ce cancer n&#8217;\u00e9tait pas clair.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">193 patients ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9s pour recevoir soit le soraf\u00e9nib \u00e0 la dose de 400 mg deux fois par jour, soit la SBRT (27,5-50 Gy en cinq fractions) suivie du soraf\u00e9nib \u00e0 la dose de 200 mg deux fois par jour, augment\u00e9e \u00e0 400 mg deux fois par jour apr\u00e8s 28 jours. La radioth\u00e9rapie \u00e9tait personnalis\u00e9e et la dose \u00e9tait adapt\u00e9e individuellement. En plus de l&#8217;avantage en termes de survie, les patients ayant re\u00e7u le SBRT et le soraf\u00e9nib ont eu une survie m\u00e9diane sans progression de 9,2 mois et de 5,5 mois, respectivement, par rapport au soraf\u00e9nib seul. Les taux estim\u00e9s de survie sans progression \u00e0 12 mois \u00e9taient respectivement de 37% et 20%. L&#8217;ajout de la SBRT a \u00e9galement retard\u00e9 le temps de progression de la maladie, avec une m\u00e9diane de 18,5 mois contre 9,5 mois. Il n&#8217;y a pas eu de diff\u00e9rences significatives dans les profils de s\u00e9curit\u00e9 des deux bras de l&#8217;\u00e9tude et de fortes indications d&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie \u00e0 six mois gr\u00e2ce \u00e0 la SBRT suppl\u00e9mentaire, bien qu&#8217;une analyse formelle ait fait d\u00e9faut.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Congr\u00e8s : Symposium sur les cancers gastro-intestinaux de l&#8217;Amercian Society for Clinical Oncology (ASCO-GI)<\/em><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Maglakelidze M, Ryspayeva DE, Andric Z, et al.: 2023 ASCO GI Cancers Symposium. Abstract 289. Presented January 19, 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Bang YJ, Van Cutsem E, Feyereislova A, et al.: Lancet 376: 687\u2013697, 2010.<\/li>\n\n\n\n<li>Shitara K, Muro K, Watanabe J, et al.: Abstract 11. Presented January 21, 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Yoshino T, Uetake H, Tsuchihara K, et al.: Clin Colorectal Cancer 16: 158\u2013163, 2017.<\/li>\n\n\n\n<li>Dawson LA, Winter KA, Knox JJ, et al.: 2023 ASCO GI Cancers Symposium. Abstract 489. Presented January 20, 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Finn RS, Qin S, Ikeda M, et al.: N Engl J Med 2020; 382: 1894\u20131905.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2023; 11(3): 20<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;ASCO-GI a f\u00eat\u00e9 cette ann\u00e9e son 20e anniversaire sous le slogan &#8220;Appliquer l&#8217;innovation, transformer les soins, am\u00e9liorer l&#8217;\u00e9quit\u00e9&#8221;. 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