{"id":362874,"date":"2023-07-13T13:27:57","date_gmt":"2023-07-13T11:27:57","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=362874"},"modified":"2024-03-22T09:53:36","modified_gmt":"2024-03-22T08:53:36","slug":"cme-diagnostic-et-recommandations-pour-le-traitement-de-larthrite-psoriasique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/cme-diagnostic-et-recommandations-pour-le-traitement-de-larthrite-psoriasique\/","title":{"rendered":"CME: Diagnostic et recommandations pour le traitement de l&#8217;arthrite psoriasique"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L&#8217;arthrite psoriasique (APs), une maladie chronique inflammatoire des articulations, appara\u00eet souvent chez les patients atteints de psoriasis [1]. L\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des sympt\u00f4mes complique le diagnostic. Un diagnostic pr\u00e9coce et un d\u00e9but de traitement rapide sont cependant extr\u00eamement importants. Au cours de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nombreux nouveaux m\u00e9dicaments ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s pour le traitement de l\u2019APs. Dans cette CME, le diagnostic, la pharmacoth\u00e9rapie et les recommandations du Groupe de recherche et d\u2019\u00e9valuation du psoriasis et de l\u2019arthrite psoriasique (Group for Research and Assessment of Psoriasis and Psoriatic Arthritis, GRAPPA) et de la Ligue europ\u00e9enne contre le rhumatisme (EULAR) seront discut\u00e9s.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p>L\u2019arthrite psoriasique (APs) est une maladie chronique inflammatoire de l\u2019appareil locomoteur qui survient chez jusqu\u2019\u00e0 30&nbsp;% des patients atteints de psoriasis [1]. Les manifestations musculosquelettiques et cutan\u00e9es sont typiques. Dans les premi\u00e8res, on compte l\u2019arthrite p\u00e9riph\u00e9rique, la spondylarthrite, les dactylites et les enth\u00e9sites&nbsp;; les derni\u00e8res englobent les affections des ongles et les nombreux ph\u00e9notypes de psoriasis, parmi lesquels le psoriasis vulgaire (comprenant le psoriasis en plaques) est le plus souvent associ\u00e9 \u00e0 l\u2019APs. De plus, les patients atteints d\u2019APs souffrent souvent de fatigue, de limitation des fonctions physiques, de troubles du sommeil ainsi que d\u2019une r\u00e9duction de l\u2019aptitude au travail et de la participation sociale [2]. L\u2019APs n\u2019est pas uniquement associ\u00e9e aux manifestations extra-articulaires telles que l\u2019uv\u00e9ite et les maladies intestinales (MICI), mais elle est \u00e9galement li\u00e9e \u00e0 diff\u00e9rentes comorbidit\u00e9s telles que l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et les affections m\u00e9taboliques (diab\u00e8te, hypertension, hyperlipid\u00e9mie, st\u00e9atose h\u00e9patique, affections cardiovasculaires), la d\u00e9pression, l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et l\u2019ost\u00e9oporose [3, 4]. L\u2019APs est en outre associ\u00e9e \u00e0 une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e qui augmente avec la gravit\u00e9 de la maladie [5].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9pid\u00e9miologie: Pr\u00e9valence et incidence<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9valence de l\u2019APs pr\u00e9sente de nettes diff\u00e9rences ethniques et g\u00e9ographiques. Elle survient plus souvent dans le nord, plus froid, que sous les tropiques. L\u2019APs concerne presque aussi souvent les hommes que les femmes. Elle appara\u00eet le plus souvent entre la 40<sup>e<\/sup>&nbsp;et la 50<sup>e<\/sup>&nbsp;ann\u00e9e [3]. Selon les \u00e9tudes, la pr\u00e9valence de l\u2019APs chez les hommes d\u2019origine europ\u00e9enne est la plus \u00e9lev\u00e9e [6]. Bien que la m\u00e9thodologie de l&#8217;\u00e9tude et la d\u00e9finition des cas expliquent en partie cette observation, les facteurs g\u00e9n\u00e9tiques et environnementaux jouent \u00e9galement un r\u00f4le important [6]. Un lien entre une s\u00e9rie de g\u00e8nes, dont l\u2019interleukine (IL)-12B et IL-23R a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9. Parmi les facteurs de risque environnementaux associ\u00e9s \u00e0 l\u2019APs, on trouve les pharyngites \u00e0 streptocoques, les \u00e9v\u00e9nements stressants de la vie, un faible taux d\u2019humidit\u00e9 de l\u2019air, la consommation de drogues, l\u2019infection par le VIH, les traumatismes, le tabagisme et l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 [6].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pathogen\u00e8se<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9canismes \u00e0 la base de la pathogen\u00e8se de l\u2019APs sont complexes et la relation entre la maladie articulaire et d\u2019autres facteurs d\u2019influence potentiels est encore insuffisamment comprise [7].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019un des principaux marqueurs de l\u2019APs est l\u2019inflammation de la membrane synoviale, caract\u00e9ris\u00e9e par une augmentation de la vascularisation et l\u2019infiltration de cellules immunitaires [8-10]. Les cellules immunitaires infiltr\u00e9es lib\u00e8rent des cytokines pro-inflammatoires qui activent les fibroblastes synoviaux. Ceux-ci produisent des m\u00e9talloprot\u00e9inases qui d\u00e9gradent le cartilage et activent les ost\u00e9oclastes, qui d\u00e9truisent l&#8217;os. L\u2019activation des cellules pr\u00e9curseurs monocytaires pour former des ost\u00e9oclastes acc\u00e9l\u00e8re la r\u00e9sorption osseuse, ce qui entra\u00eene des d\u00e9formations articulaires et une perte de fonction [11]. L\u2019inflammation synoviale et l&#8217;\u00e9rosion osseuse sont des caract\u00e9ristiques importantes pour le diagnostic et le traitement, car des modifications radiologiques surviennent chez 47&nbsp;% des patients dans les deux ans suivant l&#8217;apparition de la maladie [12]. La figure 1 montre les cellules les plus importantes impliqu\u00e9es dans la r\u00e9action inflammatoire et les cytokines pro-inflammatoires ou anti-inflammatoires qu\u2019elles s\u00e9cr\u00e8tent.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure&nbsp;1: Cellules cl\u00e9s et s\u00e9cr\u00e9tion des m\u00e9diateurs importants de l\u2019inflammation en cas d\u2019APs.&nbsp;Adapt\u00e9 de [7]\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-1160x653.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-362875\" style=\"width:859px;height:483px\" width=\"859\" height=\"483\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-1160x653.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-800x450.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-120x68.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-90x51.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-320x180.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-560x315.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-240x135.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-180x101.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-640x360.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1-1120x630.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure1.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 859px) 100vw, 859px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">TH=T-HELPER CELL. TREG=REGULATORY T CELL. ILC=INNATE LYMPHOID CELL. MAIT=MUCOSAL-ASSOCIATED INVARIANT T. NK=NATURAL KILLER. RANKL=TNF SUPERFAMILY MEMBER 11. TNF\u0391=TUMOUR NECROSIS FACTOR \u0391. IFN\u0393=INTERFERON \u0393. IL=INTERLEUKIN. TGF\u0392=TRANSFORMING GROWTH FACTOR \u0392. RANTES=C-C MOTIF CHEMOKINE LIGAND 5. OSM=ONCOSTATIN M. GM-CSF=GRANULOCYTE-MACROPHAGE COLONY-STIMULATING FACTOR. ROS=REACTIVE OXYGEN SPECIES. NO=NITRIC OXIDE. MMPS=MATRIX METALLOPROTEINASES. MIF=MACROPHAGE MIGRATION INHIBITORY FACTOR. ADAMTS=ADAM METALLOPEPTIDASE WITH THROMBOSPONDIN TYPE 1 MOTIF.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Diagnostic et diagnostic diff\u00e9rentiel [13, 14]<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le diagnostic pr\u00e9coce et un d\u00e9but de traitement rapide sont d\u00e9terminants pour \u00e9viter les l\u00e9sions articulaires et les d\u00e9formations, pour r\u00e9duire les comorbidit\u00e9s et pour am\u00e9liorer la r\u00e9ponse au traitement. Le diagnostic est g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9tabli sur la base de l\u2019anamn\u00e8se, de l\u2019examen physique, des r\u00e9sultats de laboratoire et des r\u00e9sultats d\u2019imagerie [14]. Cela est cependant difficile en raison de l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la maladie, ce qui entra\u00eene souvent un retard de diagnostic, avec des cons\u00e9quences importantes [15]: un retard de diagnostic de douze mois est, selon les \u00e9tudes, li\u00e9 \u00e0 une plus forte limitation des fonctions physiques \u00e0 dix ans malgr\u00e9 un traitement actif [16]. M\u00eame un retard de six mois seulement est associ\u00e9 \u00e0 une plus forte probabilit\u00e9 de maladie \u00e9rosive p\u00e9riph\u00e9rique et \u00e0 une fonction physique plus d\u00e9grad\u00e9e [17]. Au contraire, un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces de l\u2019APs entra\u00eenent de meilleurs r\u00e9sultats \u00e0 long terme en ce qui concerne la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie et les l\u00e9sions radiographiques [16, 18].<\/p>\n\n\n\n<p>Les difficult\u00e9s pour \u00e9tablir le diagnostic sont dues au recoupement des sympt\u00f4mes avec plusieurs autres maladies rhumatismales et \u00e0 l\u2019absence de crit\u00e8res diagnostiques harmonis\u00e9s ainsi que de biomarqueurs sp\u00e9cifiques [19]. La plupart des patients pr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 un psoriasis avant de d\u00e9velopper une APs. Chez ces patients, il convient donc de v\u00e9rifier r\u00e9guli\u00e8rement si une maladie inflammatoire de l\u2019appareil locomoteur est pr\u00e9sente [20].<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019aux travaux de Wright [21] et Baker [22], l\u2019arthrite a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite en lien avec le psoriasis comme une polyarthrite rhumato\u00efde (PR). Plus tard, l\u2019APs a \u00e9t\u00e9 reconnue comme une affection clinique \u00e0 part enti\u00e8re et class\u00e9e sous le terme g\u00e9n\u00e9rique de spondylarthrite (SpA) [23]. En 1973, le premier syst\u00e8me de classification de l\u2019APs a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 par Moll et Wright [20]. Dans ce syst\u00e8me, l\u2019APs est d\u00e9finie comme une arthrite inflammatoire (arthrite p\u00e9riph\u00e9rique et\/ou sacro-iliite ou spondylarthrite) en pr\u00e9sence de psoriasis [20]. Les crit\u00e8res se concentrent cependant sur l\u2019arthrite p\u00e9riph\u00e9rique et non sur d\u2019autres aspects de la maladie musculosquelettique. Au fil des d\u00e9cennies, une s\u00e9rie d\u2019autres syst\u00e8mes de classification ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s, dont aucun n\u2019a toutefois \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 \u00e0 grande \u00e9chelle avant l\u2019introduction des&nbsp;<strong>crit\u00e8res CASPAR<\/strong>&nbsp;(Classification Criteria for Psoriasis Arthritis) en 2006 [14, 24]. Les r\u00e8gles de diagnostic CASPAR ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es par des experts sur la base d\u2019une \u00e9tude internationale \u00e0 laquelle plus de 580&nbsp;personnes atteintes d\u2019APs et plus de 530&nbsp;personnes pr\u00e9sentant un autre type d\u2019arthrite inflammatoire ont particip\u00e9 [25]. Les crit\u00e8res CASPAR sont largement utilis\u00e9s depuis 2006 pour la classification de l\u2019APs.<\/p>\n\n\n\n<p>Encadr\u00e9 1:&nbsp;<strong><u>Crit\u00e8res CASPAR pour l\u2019APs.<\/u><\/strong>&nbsp;Adapt\u00e9 de [26]\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"cnvs-block-alert cnvs-block-alert-1691487465386\" >\n\t<div class=\"cnvs-block-alert-inner\">\n\t\t\n\n<p>MALADIE INFLAMMATOIRE DES ARTICULATIONS, DE LA COLONNE VERT\u00c9BRALE OU DES ENTH\u00c8SES ET EN PLUS, \u2265 3 POINTS (P) DES CRIT\u00c8RES CI-APR\u00c8S:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>PR\u00c9SENCE ACTUELLE DE PSORIASIS (2P) OU ANT\u00c9C\u00c9DENTS DE PSORIASIS (1P) OU PR\u00c9SENCE DE PSORIASIS CHEZ UN PARENT AU 1<sup>er<\/sup>&nbsp;OU 2<sup>e<\/sup>&nbsp;DEGR\u00c9 (1P)<\/li>\n\n\n\n<li>DYSTROPHIE UNG\u00c9ALE PSORIASIQUE (1P)<\/li>\n\n\n\n<li>FACTEUR RHUMATOLOGIQUE N\u00c9GATIF (1P)<\/li>\n\n\n\n<li>DACTYLITE OU ANT\u00c9C\u00c9DENTS DE DACTYLITE DOCUMENT\u00c9E PAR UN M\u00c9DECIN (1P)<\/li>\n\n\n\n<li>N\u00c9OFORMATION OSSEUSE JUXTA-ARTICULAIRE EN RADIOGRAPHIE CONVENTIONNELLE (1P)<\/li>\n<\/ul>\n\n\t<\/div>\n\t<\/div>\n\n\n\n<p><strong>Manifestations musculosquelettiques dans le diagnostic de l\u2019APs<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lors du diagnostic, les prot\u00e9ines de phase active comme la CRP (prot\u00e9ine C r\u00e9active) et la VS (vitesse de s\u00e9dimentation) sont souvent dans la norme en d\u00e9pit de l\u2019activit\u00e9 de la maladie [27]. Le diagnostic d\u2019APs repose sur la mise en \u00e9vidence d\u2019une maladie inflammatoire caract\u00e9ristique de l\u2019appareil locomoteur associ\u00e9e au psoriasis (psoriasis actuel ou ant\u00e9c\u00e9dents personnels ou familiaux). Au sein de l\u2019appareil locomoteur, on distingue quatre zones concern\u00e9es: l\u2019arthrite p\u00e9riph\u00e9rique, l\u2019enth\u00e9site, la dactylite et l\u2019arthrite axiale: [19]\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>L\u2019arthrite p\u00e9riph\u00e9rique<\/strong>, ou plut\u00f4t l\u2019atteinte inflammatoire des structures articulaires p\u00e9riph\u00e9riques avec synovite, est la manifestation la plus fr\u00e9quente de l\u2019APs install\u00e9e. Au d\u00e9but, elle est g\u00e9n\u00e9ralement asym\u00e9trique et oligo-articulaire, au cours de l\u2019\u00e9volution, elle peut devenir polyarticulaire et sym\u00e9trique et ressembler \u00e0 la polyarthrite rhumato\u00efde (PR) [28].<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L\u2019enth\u00e9site<\/strong>&nbsp;(inflammation des insertions des tendons, des ligaments et des fibres de la capsule articulaire sur l\u2019os) est l\u2019une des caract\u00e9ristiques de la SpA, y compris l\u2019APs [19]. Cependant, les maladies enth\u00e9siques sont \u00e9galement fr\u00e9quentes chez les patients pr\u00e9sentant un syndrome m\u00e9tabolique, une ost\u00e9oarthrite et chez d\u2019autres personnes par ailleurs en bonne sant\u00e9 [29].<\/li>\n\n\n\n<li>Environ la moiti\u00e9 des patients atteints d\u2019APs souffrent de&nbsp;<strong>dactylite<\/strong>&nbsp;au cours de l\u2019\u00e9volution de la maladie. Elle est d\u00e9finie par un gonflement r\u00e9gulier de l\u2019ensemble du doigt ou de l\u2019orteil \u00e0 la suite d\u2019une inflammation de l\u2019articulation, des parties molles et des tendons [30]. La dactylite est \u00e0 la fois corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l\u2019activit\u00e9 de la maladie et \u00e0 sa progression chez les patients atteints d\u2019APs [31].<\/li>\n\n\n\n<li>Il n\u2019existe pas encore de d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9ralement valable de l\u2019<strong>APs axiale<\/strong>, la plupart des nouvelles \u00e9tudes recommandent cependant d\u2019appliquer les crit\u00e8res de New York modifi\u00e9s pour la spondylarthrite ankylosante [32]. On estime que seulement 2 \u00e0 5&nbsp;% des patients atteints d\u2019APs ont une maladie axiale isol\u00e9e, alors que 25 \u00e0 70&nbsp;% des patients ayant une APs depuis de nombreuses ann\u00e9es pr\u00e9sentent une maladie axiale [33]. Le premier pas vers le diagnostic de la maladie axiale consiste \u00e0 distinguer les sympt\u00f4mes de l\u2019inflammation des douleurs dorsales et cervicales non sp\u00e9cifiques. L\u2019Assessment of Spondyloarthritis International Society (ASAS) a \u00e9labor\u00e9 des crit\u00e8res pour les lombalgies inflammatoires (LI) [34]. Le diagnostic diff\u00e9rentiel de l\u2019arthrite axiale inclut souvent l\u2019hyperostose squelettique idiopathique diffuse (HSID). L\u2019HSID est diagnostiqu\u00e9e chez environ 10&nbsp;% des plus de 50&nbsp;ans et se caract\u00e9rise par des calcifications et des ossifications articulaires touchant principalement la colonne vert\u00e9brale et les zones enth\u00e9sog\u00e8nes p\u00e9riph\u00e9riques [35].<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Biomarqueurs<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Contrairement \u00e0 de nombreuses autres maladies rhumatismales telles que la PR, il n\u2019existe aucun auto-anticorps s\u00e9rique valid\u00e9 pour l\u2019APs, ni aucun autre biomarqueur qui pourrait faciliter le d\u00e9pistage et le diagnostic pr\u00e9coce [19]. Les biomarqueurs g\u00e9nomiques, en particulier les variations au sein du complexe majeur d\u2019histocompatibilit\u00e9 (CMH), se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s utiles pour distinguer le psoriasis de l\u2019APs. Okada&nbsp;<em>et al.<\/em>&nbsp;ont d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 entre l\u2019APs et le psoriasis cutan\u00e9 (PsC) d\u00e9pend de la position 45 de l&#8217;acide amin\u00e9 HLA-B. Le ph\u00e9notype du psoriasis est associ\u00e9 \u00e0 deux mod\u00e8les dans le g\u00e8ne CMH. Alors que le HLA-C*06 conduit \u00e0 un ph\u00e9notype \u00e0 pr\u00e9dominance cutan\u00e9e, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que le HLA-B*27 est associ\u00e9 au d\u00e9veloppement pr\u00e9coce de l\u2019arthrite chez les patients atteints de psoriasis [36].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Imagerie<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les \u00e9tudes cliniques, des modifications radiologiques typiques de l\u2019APs ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es et ont alors \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es dans les crit\u00e8res de classification. Ces modifications radiologiques apparaissent plus souvent lorsque la dur\u00e9e de la maladie augmente. Au stade pr\u00e9coce de la maladie, les radiographie semblent toutefois souvent normales car les os ne sont pas encore endommag\u00e9s [14]. Dans une \u00e9tude sur des patients atteints d\u2019arthrite p\u00e9riph\u00e9rique, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 qu\u2019environ 27&nbsp;% des patients pr\u00e9sentaient d\u00e9j\u00e0 des \u00e9rosions lors de la premi\u00e8re pr\u00e9sentation [37]. L\u2019\u00e9tendue des \u00e9rosions observ\u00e9es \u00e9tait cependant faible et ne touchait que peu d\u2019articulations chez la plupart des patients examin\u00e9s. Sur les radiographies, l\u2019APs se caract\u00e9rise par des \u00e9rosions articulaires, un r\u00e9tr\u00e9cissement de l&#8217;espace articulaire, des excroissances osseuses, une ost\u00e9olyse, une acro-ost\u00e9olyse, une ankylose, la formation d&#8217;\u00e9perons et une spondylarthrite [25, 38]. L\u2019\u00e9chographie est particuli\u00e8rement adapt\u00e9e au diagnostic pr\u00e9coce de l\u2019APs, car elle permet de d\u00e9tecter des inflammations articulaires subcliniques chez des patients psoriasiques encore asymptomatiques [39]. L\u2019\u00e9chographie permet de visualiser les changements des enth\u00e8ses, des ligaments et de la synovie d\u00e8s les premiers stades de l\u2019APs. Ainsi, des anomalies des enth\u00e8ses \u00e9taient pr\u00e9sentes chez 33&nbsp;% des patients cliniquement asymptomatiques ayant eu une \u00e9chographie [40].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Questionnaires de d\u00e9pistage<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le d\u00e9pistage et le diagnostic pr\u00e9coce de l\u2019APs, plusieurs questionnaires de d\u00e9pistage valid\u00e9s sont disponibles: Le questionnaire GEPARD (German Psoriasis Arthritis Diagnostic Questionnaire) [41] a une sensibilit\u00e9 de 88,64&nbsp;% et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 89,74&nbsp;% [42]. Le questionnaire ToPAS (Toronto PsA Screening Questionnaire) [43] a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 pour \u00eatre utilis\u00e9 dans la population g\u00e9n\u00e9rale et peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 par le g\u00e9n\u00e9raliste pour contr\u00f4le [44]. La sensibilit\u00e9 de cet instrument de d\u00e9pistage est de 94&nbsp;% et sa sp\u00e9cificit\u00e9 de 92&nbsp;%. En revanche, le questionnaire PASE (Psoriatic Arthritis Screening and Evaluation Questionnaire) a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement con\u00e7u pour les patients atteints de psoriasis [45] et convient \u00e9galement pour le suivi de l\u2019\u00e9volution de la maladie [44]. La sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 du diagnostic sont estim\u00e9es \u00e0 76&nbsp;% chacune [46]. Le questionnaire PEST (Psoriasis Epidemiology Screening Tool) est \u00e9galement exclusivement pr\u00e9vu pour le d\u00e9pistage chez les patients atteints de psoriasis. Il contient en outre une repr\u00e9sentation graphique permettant de noter les articulations touch\u00e9es. La sensibilit\u00e9 est estim\u00e9e \u00e0 97&nbsp;% et la sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e0 79&nbsp;% [47].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S\u00e9v\u00e9rit\u00e9<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Afin d\u2019obtenir une image de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019APs et de l&#8217;\u00e9volution sous traitement, des unit\u00e9s de mesures d\u00e9riv\u00e9es de la PR ou du psoriasis ont \u00e9t\u00e9 traditionnellement utilis\u00e9es. Celles-ci se rapportent d\u2019une part aux articulations, selon les crit\u00e8res de l\u2019American College of Rheumatology (ACR) et les crit\u00e8res du score d\u2019activit\u00e9 de la maladie (DAS) ou d\u2019autre part, \u00e0 la peau, comme l\u2019indice de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et d\u2019\u00e9tendue du psoriasis (PASI) [48]. Pour la PR, la gestion du traitement par la mesure de l\u2019activit\u00e9 de la maladie \u00e0 l\u2019aide du score d\u2019activit\u00e9 de la maladie sur 28 articulations (DAS28, Disease Activity Score) a permis d\u2019am\u00e9liorer les soins et les r\u00e9sultats \u00e0 long terme [49]. Bien que plusieurs \u00e9chelles de mesure de l\u2019activit\u00e9 de la maladie aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es, aucun consensus n\u2019a encore \u00e9t\u00e9 atteint quant \u00e0 celle \u00e0 utiliser [50]. Afin de prendre en compte toutes les zones cliniques de l\u2019APs, y compris la peau, dans une seule mesure, le GRAPPA a d\u00e9velopp\u00e9 3 nouvelles variables composites sp\u00e9cifiques \u00e0 l\u2019APs: l\u2019indice \u00abComposite Psoriasis Disease Activity Index\u00bb (CPDAI), le score \u00abPsoriatic Arthritis Disease Activity Score\u00bb (PASDAS), et la moyenne \u00abArithmetic Mean of Desirability Functions\u00bb (AMDF). Celles-ci doivent cependant encore \u00eatre valid\u00e9es dans des \u00e9tudes cliniques [51, 52]. Les recommandations du GRAPPA proposent une classification des stades de la maladie en l\u00e9g\u00e8re, mod\u00e9r\u00e9e et s\u00e9v\u00e8re [53] (voir tableau 1).<\/p>\n\n\n\n<p>Tableau 1: Classification des degr\u00e9s de gravit\u00e9 de l\u2019APs modifi\u00e9e selon le GRAPPA [53]\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-1160x495.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-362876 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 923px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 923\/394;width:923px;height:394px\" width=\"923\" height=\"394\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-1160x495.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-800x342.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-120x51.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-90x38.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-320x137.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-560x239.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-240x102.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-180x77.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-640x273.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1-1120x478.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tablaeu1.jpg 1206w\" data-sizes=\"(max-width: 923px) 100vw, 923px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">BSA: BODY SURFACE AREA; BASDAI: BATH ANKYLOSING SPONDYLITIS DISEASE ACTIVITY INDEX; DLQI: DERMATOLOGY LIFE QUALITYINDEX; GRAPPA: GROUP FOR RESEARCH AND ASSESSMENT OF PSORIASIS AND PSORIATIC ARTHRITIS; PASI: PSORIASIS AREA AND SEVERITY INDEX<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Pharmacoth\u00e9rapie<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avant l\u2019an 2000, les options de traitement pharmacologique de l\u2019APs se limitaient essentiellement aux anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), aux glucocortico\u00efdes, aux m\u00e9dicaments antirhumatismaux de synth\u00e8se modificateurs de la maladie conventionnels (csDMARD) tels que le m\u00e9thotrexate (MTX) et la sulfasalazine, ainsi que la ciclosporine Depuis, le traitement de l\u2019APs a \u00e9t\u00e9 r\u00e9volutionn\u00e9 par de nombreux d\u00e9veloppements [14]. Aux c\u00f4t\u00e9s des nombreux csDMARD, diff\u00e9rents DMARD biologiques (bDMARD) comme les inhibiteurs du TNF, de l\u2019interleukine (IL)-17 et de l\u2019IL-23 sont disponibles. Ceux-ci sont compl\u00e9t\u00e9s par des DMARD synth\u00e9tiques cibl\u00e9s (tsDMARD) qui inhibent la phosphodiest\u00e9rase (PDE)4 ou les Janus kinases (JAK).<\/p>\n\n\n\n<p>En l\u2019absence de directives nationales, le traitement de l\u2019APs s\u2019appuie sur les recommandations des associations de sp\u00e9cialistes GRAPPA et EULAR. Les deux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9es r\u00e9cemment.<\/p>\n\n\n\n<p>Les recommandations du GRAPPA sont bas\u00e9es sur une approche couvrant les six zones cliniques de l\u2019APs&nbsp;&nbsp;(arthrite p\u00e9riph\u00e9rique, APs axiale, enth\u00e9site, dactylite, psoriasis et atteinte ungu\u00e9ale) ainsi que les comorbidit\u00e9s associ\u00e9es (MICI, uv\u00e9ite). En revanche, les recommandations de l&#8217;EULAR sont bas\u00e9es sur quatre domaines cliniques (polyarthrite, mono\/oligo-arthrite, enth\u00e9site et manifestation axiale pr\u00e9dominante de l\u2019APs) et sur une organisation en quatre phases. Dans les paragraphes suivants, les principes de traitement et les recommandations th\u00e9rapeutiques des deux associations de sp\u00e9cialistes seront abord\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Recommandations du GRAPPA<\/strong>&nbsp;[54]\n\n\n\n<p>Les recommandations de traitement \u00e9mises par le GRAPPA, actualis\u00e9es en 2021, s\u2019appuient sur six principes g\u00e9n\u00e9raux pour la prise de d\u00e9cision commune. De plus, les recommandations pour les maladies mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 s\u00e9v\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9es: Dans les nouvelles recommandations, les agents biologiques, les th\u00e9rapies cibl\u00e9es ou les deux sont recommand\u00e9s en premi\u00e8re ligne en cas de maladie mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re pour les six zones de l\u2019APs. Parmi les agents biologiques et les th\u00e9rapies cibl\u00e9es, seuls les inhibiteurs du TNF et de l&#8217;IL-17 ont \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9s de pr\u00e9f\u00e9rables pour chacune des six zones. Les inhibiteurs de l\u2019IL-12\/23 ou de l\u2019IL-23, qui ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s aux options th\u00e9rapeutiques en cas d\u2019APs depuis 2016, ne sont pas recommand\u00e9s dans les nouvelles recommandations de traitement du GRAPPA pour une utilisation contre la composante axiale de l\u2019APs. Cette distinction est importante non seulement pour les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes axiaux prononc\u00e9s, mais aussi pour le principe de s\u00e9lection des traitements du GRAPPA, qui appelle \u00e0 privil\u00e9gier les th\u00e9rapies couvrant le plus de zones possibles [54]. La figure 2 pr\u00e9sente un aper\u00e7u graphique des recommandations de traitement.<\/p>\n\n\n\n<p>Figure&nbsp;2: Recommandations bas\u00e9es sur les donn\u00e9es probantes adapt\u00e9es de [54]\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-1160x653.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-362877 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 966px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 966\/543;width:966px;height:543px\" width=\"966\" height=\"543\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-1160x653.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-800x450.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-120x68.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-90x51.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-320x180.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-560x315.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-240x135.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-180x101.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-640x360.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2-1120x630.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure2.jpg 1280w\" data-sizes=\"(max-width: 966px) 100vw, 966px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L\u2019ORDRE DES SUBSTANCES EST D\u00c9FINI PAR LE MODE D\u2019ACTION ET NE CONSTITUE AUCUNE D\u00c9CLARATION RELATIVE \u00c0 L\u2019EFFICACIT\u00c9 OU L\u2019UTILISATION RECOMMAND\u00c9E. LE TEXTE EN GRAS INDIQUE UNE RECOMMANDATION FORTE, LE TEXTE NORMAL, UNE RECOMMANDATION CONDITIONNELLE. LEGENDE: BDMARD, BIOLOGIC DMARD; CTLA4- IG, CTLA4\u2013IMMUNOGLOBULIN FUSION PROTEIN; CSDMARD, CONVENTIONAL SYNTHETIC DMARD; ETN, ETANERCEPT; GC, GLUCOCORTICOID; IBD, INFLAMMATORY BOWEL DISEASE; JAKI, JANUS KINASE INHIBITOR; MTX, METHOTREXAT; PDE4I, PHOSPHODIESTERASE 4 INHIBITOR; TNFI, TNF INHIBITOR. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Bien que les recommandations du GRAPPA suivent une approche en fonction des zones, la majorit\u00e9 des patients pr\u00e9sentent une maladie dans plusieurs zones. C\u2019est pourquoi les recommandations pour chaque zone ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9es en un seul sch\u00e9ma de traitement, afin de faciliter les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques (voir figure 2) [54].<\/p>\n\n\n\n<p>Le sch\u00e9ma souligne qu\u2019au d\u00e9but du traitement, l\u2019activit\u00e9 de la maladie dans chacune des zones doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e et que les maladies concomitantes, les traitements ant\u00e9rieurs et les pr\u00e9f\u00e9rences du patient doivent \u00eatre pris en compte. Compte tenu de la port\u00e9e internationale de ces recommandations et des preuves limit\u00e9es concernant la strat\u00e9gie de traitement, l\u2019ordre de traitement requiert de la flexibilit\u00e9 et d\u00e9pend des conditions du syst\u00e8me de sant\u00e9, y compris le statut d\u2019enregistrement des substances mentionn\u00e9es [54].<\/p>\n\n\n\n<p>Le sch\u00e9ma comprend de ce fait des approches progressives standard, en commen\u00e7ant par des traitements topiques pour le psoriasis et des csDMARD pour l\u2019arthrite, ainsi que des voies de traitement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es dans lesquelles les bDMARD ou les tsDMARD peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme traitement de premi\u00e8re ligne. Il est important de noter que ce sch\u00e9ma exige un processus it\u00e9ratif avec une r\u00e9\u00e9valuation r\u00e9guli\u00e8re de l\u2019efficacit\u00e9 et de la tol\u00e9rance et, si n\u00e9cessaire, une adaptation du traitement.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque c\u2019est possible, il convient de choisir le traitement de sorte que toutes les zones actives de l\u2019APs et les affections associ\u00e9es soient trait\u00e9es. Il est judicieux de cibler le traitement sur l\u2019aspect le plus grave ou le plus lourd de cons\u00e9quences de la maladie, surtout s\u2019il existe des diff\u00e9rences en termes d\u2019efficacit\u00e9. Des indications compl\u00e9mentaires en fonction des diff\u00e9rentes zones sont donn\u00e9es ci-apr\u00e8s [54].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Arthrite p\u00e9riph\u00e9rique<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les AINS ainsi que les glucocortico\u00efdes intra-articulaires ou oraux ne sont recommand\u00e9s pour le soulagement de l\u2019arthrite p\u00e9riph\u00e9rique que dans certaines conditions. Il existe encore peu de preuves de l\u2019efficacit\u00e9 des csDMARD dans le traitement de l\u2019arthrite p\u00e9riph\u00e9rique chez les patients na\u00effs de traitement. Cependant, l\u2019utilisation des csDMARD MTX, sulfasalazine ou l\u00e9flunomide est fortement recommand\u00e9e sur la base de donn\u00e9es d\u2019observation [55-58] et de la disponibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale [55-58]. Dans de nombreux cas, les csDMARD sont utilis\u00e9s en premi\u00e8re ligne, la r\u00e9ponse clinique doit alors \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement (toutes les 12 \u00e0 24 semaines) et une optimisation pr\u00e9coce du traitement est recommand\u00e9e (entre 12 et 24 semaines) [54].<\/p>\n\n\n\n<p>De nouvelles donn\u00e9es d\u2019une grande valeur qualitative confirment la sup\u00e9riorit\u00e9 des inhibiteurs du TNF par rapport aux csDMARD en traitement de premi\u00e8re ligne, en particulier chez les patients pr\u00e9sentant une maladie pr\u00e9coce [55-57].<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les patients ayant une r\u00e9ponse insuffisante aux csDMARD, des preuves de grande qualit\u00e9 attestent l\u2019efficacit\u00e9 des inhibiteurs du TNF, de l\u2019IL-17, de l\u2019IL-23 et de JAK. Il n\u2019existe toutefois actuellement que peu d\u2019\u00e9tudes cliniques randomis\u00e9es (ECR) r\u00e9alisant une comparaison directe entre les inhibiteurs de phosphodiest\u00e9rase-4 (PDE4i), les inhibiteurs du TNF, de l\u2019IL-17, de l\u2019IL-12\/23, de l\u2019IL-23 et de JAK [54]. Par cons\u00e9quent, nous ne savons toujours pas si l\u2019efficacit\u00e9 des diff\u00e9rents bDMARD est \u00e9quivalente.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Maladie axiale<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes axiaux qui ne r\u00e9pondent pas aux traitements par AINS, physioth\u00e9rapie et\/ou injections de glucocortico\u00efdes dans l\u2019articulation sacro-iliaque (si appropri\u00e9es), une th\u00e9rapie cibl\u00e9e est fortement recommand\u00e9e. Les inhibiteurs du TNF et de l\u2019IL-17 se sont av\u00e9r\u00e9s efficaces en cas de SpA axiale radiographique comme non radiographique [54].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Enth\u00e9site<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les nouvelles th\u00e9rapies ayant apport\u00e9 la preuve de leur efficacit\u00e9 et qui sont donc recommand\u00e9es comme options de traitement de l\u2019enth\u00e9site active chez les patients atteints d\u2019APs comprennent les inhibiteurs du TNF, de l\u2019IL-17, de l&#8217;IL-12\/23, de l&#8217;IL-23, des JAK et de la PDE4, bien qu\u2019aucun d&#8217;entre eux ne soit syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieur aux autres [54].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Dactylite<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la base des preuves disponibles, le GRAPPA a exprim\u00e9 une recommandation conditionnelle en faveur de l\u2019utilisation du MTX et contre l\u2019utilisation d\u2019autres csDMARD dans le traitement de la dactylite. De m\u00eame, l\u2019utilisation d\u2019AINS, d\u2019injections locales de glucocortico\u00efdes ainsi que du CTLA4-Ig a \u00e9t\u00e9 fortement recommand\u00e9e. Le GRAPPA recommande fortement les inhibiteurs du TNF, de l\u2019IL-12\/23, de l\u2019IL-23, de l\u2019IL-17, de JAK et de la PDE4 pour le traitement de la dactylite dans le cadre de l\u2019APs [54].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Peau<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En cas d\u2019\u00e9tendue limit\u00e9e de l\u2019atteinte de la peau, les m\u00e9dicaments topiques sont fortement recommand\u00e9s en premier traitement. En cas de psoriasis \u00e9tendu, ou de psoriasis ne r\u00e9pondant pas aux m\u00e9dicaments topiques, la phototh\u00e9rapie, les traitements oraux (MTX, cyclosporine, inhibiteurs de la PDE4 et de JAK) et les bDMARD (Inhibiteurs du TNF, de l\u2019IL-17, de l\u2019IL-12\/23 et de l\u2019IL-23) sont recommand\u00e9s. La phototh\u00e9rapie est efficace en cas de psoriasis sur le tronc et les extr\u00e9mit\u00e9s. L\u2019acitr\u00e9tine, un r\u00e9tino\u00efde oral, est recommand\u00e9e sous r\u00e9serves en cas de arthrite psoriasique, car son efficacit\u00e9 en monoth\u00e9rapie est limit\u00e9e pour le psoriasis en plaques et les donn\u00e9es disponibles chez les patients atteints de psoriasis sont rares [54].<\/p>\n\n\n\n<p>Les inhibiteurs du TNF, de l\u2019IL-17, de l\u2019IL-12\/23 et de l\u2019IL-23 sont fortement recommand\u00e9s, sachant que dans les \u00e9tudes cliniques, les inhibiteurs de l\u2019IL-17, de l\u2019IL-12\/23 et de l\u2019IL-23 ont montr\u00e9 une efficacit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e chez les patients atteints de psoriasis et\/ou d\u2019APs que les inhibiteurs du TNF. Il convient de choisir le m\u00e9dicament \u00e0 l\u2019aide des r\u00e9sultats d\u2019\u00e9tude sur les populations atteintes de psoriasis, des \u00e9ventuelles comorbidit\u00e9s et de l\u2019activit\u00e9 de la maladie dans les autres zones touch\u00e9es par l\u2019APs [54].<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut noter que les preuves de l\u2019efficacit\u00e9 du l\u00e9flunomide et de la sulfasalazine sont limit\u00e9s pour les maladies de peau et que leur efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme limit\u00e9 contre le psoriasis par rapport aux autres traitement disponibles. Pour le CTLA4-Ig il n\u2019existe \u00e9galement que des preuves limit\u00e9es concernant son efficacit\u00e9 en cas de maladie de peau [54].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Ongles<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la base de donn\u00e9es probantes issues d\u2019ECR, une forte recommandation a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise en faveur des bDMARD. Des recommandations conditionnelles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises pour les th\u00e9rapies topiques et syst\u00e9miques suivantes: Pr\u00e9parations \u00e0 base de calcipotriol et de glucocortico\u00efdes, tacrolimus topique, ciclosporine topique, glucocortico\u00efdes intra-l\u00e9sionnels et laser \u00e0 colorant puls\u00e9. Les m\u00e9dicaments syst\u00e9miques qui peuvent \u00eatre pris en compte sont la cyclosporine, le MTX, l\u2019acitr\u00e9tine, les inhibiteurs de JAK et de la PDE4 [54].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Maladies concomitantes<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il existe deux sous-types de maladies concomitantes appartenant aux MICI (Maladie de Crohn et colite ulc\u00e9reuse) ainsi que l\u2019uv\u00e9ite ant\u00e9rieure non infectieuse. Plusieurs ECR de haute qualit\u00e9 ont montr\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 des inhibiteurs du TNF (\u00e0 l\u2019exception de la prot\u00e9ine de fusion des r\u00e9cepteurs \u00e9tanercept) et des inhibiteurs de l\u2019IL- 12\/23 pour la maladie de Crohn et la colite ulc\u00e9reuse. L\u2019inhibiteur de JAK tofacitinib s\u2019est av\u00e9r\u00e9 efficace en cas de colite ulc\u00e9reuse. Les inhibiteurs de JAK upadacitinib et filgotinib ainsi que les inhibiteurs de l\u2019IL-23 ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires prometteurs pour la maladie de Crohn et sont actuellement \u00e9valu\u00e9s dans le cadre d\u2019\u00e9tudes de phase III [54].<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques ECR ont montr\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 du MTX dans la maladie de Crohn de la colite ulc\u00e9reuse. Dans certains ECR, les inhibiteurs de l\u2019IL-17 (s\u00e9cukinumab et brodalumab) ont aggrav\u00e9 l&#8217;\u00e9tat des patients dont la maladie de Crohn \u00e9tait connue et devraient donc \u00eatre \u00e9vit\u00e9s [59].<\/p>\n\n\n\n<p>Le MTX est actuellement un traitement de l\u2019uv\u00e9ite souvent prescrit et il est recommand\u00e9 avec r\u00e9serves. Les inhibiteurs du TNF (sauf l\u2019\u00e9tanercept) sont \u00e9galement recommand\u00e9s avec r\u00e9serves pour le traitement de l\u2019uv\u00e9ite. Deux ECR de phase III ont apport\u00e9 la preuve de l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019adalimumab, inhibiteur du TNF, dans le traitement de l\u2019uv\u00e9ite. Des ECR plus r\u00e9cents ont \u00e9galement apport\u00e9 des preuves solides concernant l\u2019utilisation de l\u2019adalimumab, cependant dans les formes d\u2019uv\u00e9ite qui ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas associ\u00e9es \u00e0 la SpA [59]. L\u2019utilisation de l\u2019inhibiteur du TNF \u00e9tanercept est fortement d\u00e9conseill\u00e9e en raison de sa faible efficacit\u00e9 et du risque d\u2019aggravation de l\u2019uv\u00e9ite par rapport aux anticorps monoclonaux. Le tableau 2 r\u00e9sume les recommandations de traitement de l\u2019APs [54].<\/p>\n\n\n\n<p>Tableau 2: R\u00e9sum\u00e9 des recommandations pour le traitement de l\u2019APs. Adapt\u00e9 de [54]\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-1160x653.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-362878 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 941px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 941\/529;width:941px;height:529px\" width=\"941\" height=\"529\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-1160x653.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-800x450.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-120x68.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-90x51.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-320x180.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-560x315.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-240x135.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-180x101.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-640x360.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2-1120x630.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau2.jpg 1280w\" data-sizes=\"(max-width: 941px) 100vw, 941px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">BDMARD: DMARD BIOLOGIQUE; CSDMARD: DMARD SYNTH\u00c9TIQUES CONVENTIONNELS DE SYNTH\u00c8SE (MTX, SSZ, LEF, CSA; SAUF INDICATION CONTRAIRE); CSA: CICLOSPORINE; ETN: \u00c9TANERCEPT; GC: GLUCOCORTICO\u00cfDES; IA: INTRA-ARTICULAIRE; MICI: MALADIE INFLAMMATOIRE DE L\u2019INTESTIN; IL-12-IL-23I: INHIBITEUR DE L\u2019IL-12-IL-23; IL-17I: INHIBITEUR DE L\u2019IL-17; IL-23I: INHIBITEUR DE L\u2019IL-23; JAKI: INHIBITEUR DE JANUS KINASES; LEF: L\u00c9FLUNOMIDE; MTX: M\u00c9THOTREXATE; PDE4I: INHIBITEUR DE LA PHOSPHODIEST\u00c9RASE 4 (APPREMILAST); APs: ARTHRITE PSORIASIQUE: AIS: ARTICULATION ILIO-SACR\u00c9E; SSZ: SULFASALAZINE; TNFI: INHIBITEUR DU TNF <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>Comorbidit\u00e9s<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le psoriasis et l\u2019APs sont tous deux accompagn\u00e9s de nombreuses maladies chroniques qui peuvent influencer le traitement, la r\u00e9ponse au traitement, la qualit\u00e9 de vie et la mortalit\u00e9. Les comorbidit\u00e9s importantes pour l\u2019APs sont les maladies cardiovasculaires, l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, le syndrome m\u00e9tabolique, les maladies h\u00e9patiques (en particulier la st\u00e9atose h\u00e9patique), troubles de l\u2019humeur, y compris d\u00e9pression et \u00e9tats anxieux, infections chroniques (h\u00e9patite B, h\u00e9patite C, VIH, tuberculose et infections fongiques), affections canc\u00e9reuses (par ex., cancer de la peau et lymphome), ost\u00e9oporose et fibromyalgie et\/ou sensibilisation centrale [14].<\/p>\n\n\n\n<p>Les recommandations concernant ces comorbidit\u00e9s importantes sont pr\u00e9sent\u00e9es dans le tableau 3 [54].<\/p>\n\n\n\n<p>Tableau 3: R\u00e9sum\u00e9 des recommandations pour le traitement de l\u2019APs en cas de comorbidit\u00e9s. Adapt\u00e9 de [54]\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-1160x364.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-362879 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1072px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1072\/336;width:1072px;height:336px\" width=\"1072\" height=\"336\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-1160x364.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-800x251.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-120x38.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-90x28.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-320x100.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-560x176.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-240x75.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-180x56.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-640x201.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3-1120x351.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Tableau3.jpg 1253w\" data-sizes=\"(max-width: 1072px) 100vw, 1072px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">MCV: MALADIE CARDIOVASCULAIRE; GC: GLUCOCORTICO\u00cfDES; JAK: JANUS KINASES; LEF: L\u00c9FUNOMIDE; SEP: SCL\u00c9ROSE EN PLAQUES; MTX: M\u00c9THOTREXATE; PDE4: PHOSPHODIEST\u00c9RASE 4; TEV: THROMBOEMBOLIE VEINEUSE *FORTE OU AVANC\u00c9E; CLASSE III OU IV SELON LA CLASSIFICATION NYHA<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Recommandations EULAR 2019 pour le traitement de l\u2019APs avec des traitements pharmacologiques<\/strong>&nbsp;[60]\n\n\n\n<p>Les recommandations EULAR 2019, faisant actuellement l\u2019objet d\u2019une nouvelle r\u00e9vision, contiennent six principes g\u00e9n\u00e9raux pour le traitement de l\u2019APs, tels que la prise en compte des manifestations musculosquelettiques et non-musculosquelettiques dans le choix du traitement, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une prise en charge multidisciplinaire des patients et d\u2019une prise de d\u00e9cision partag\u00e9e. Elles contiennent en outre douze recommandations qui indiquent des strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques m\u00e9dicamenteuses concr\u00e8tes. L&#8217;importance des manifestations musculosquelettiques de l\u2019APs est d\u00e9sormais soulign\u00e9e et il est fait r\u00e9f\u00e9rence aux atteintes d\u2019organes associ\u00e9es \u00e0 l\u2019APs [60].<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019EULAR souligne qu\u2019un traitement optimal des patients atteints de psoriasis n\u00e9cessite \u00e9galement des strat\u00e9gies non pharmacologiques, telles que l\u2019\u00e9ducation des patients et la pratique r\u00e9guli\u00e8re d\u2019une activit\u00e9 physique, et que des m\u00e9dicaments topiques peuvent \u00e9galement \u00eatre n\u00e9cessaires (en particulier en cas d&#8217;atteinte cutan\u00e9e) [60].<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Recommandations<\/em><\/strong><em>&nbsp;[60]<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\">\n<li>Le traitement doit viser l\u2019obtention d\u2019une r\u00e9mission ou d\u2019une faible activit\u00e9 de la maladie, en \u00e9valuant r\u00e9guli\u00e8rement l\u2019activit\u00e9 de la maladie et en adaptant le traitement en cons\u00e9quence.<\/li>\n\n\n\n<li>Les AINS peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour soulager les sympt\u00f4mes musculosquelettiques.<\/li>\n\n\n\n<li>Les injections locales de glucocortico\u00efdes doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme un traitement compl\u00e9mentaire en cas d\u2019APs; les glucocortico\u00efdes syst\u00e9miques peuvent \u00eatre appliqu\u00e9s avec pr\u00e9caution \u00e0 la dose efficace la plus faible.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients atteints de polyarthrite, il convient d\u2019instaurer rapidement un traitement par csDMARD, dans ce cas, le MTX devra \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 chez les patients ayant une atteinte cutan\u00e9e significative.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients atteints de mono-arthrite ou d\u2019oligo-arthrite, en particulier en pr\u00e9sence de facteurs pronostiques d\u00e9favorables tels que la pr\u00e9sence de l\u00e9sions structurelles, de VS et de CRP \u00e9lev\u00e9es, de dactylite ou d\u2019atteinte ungu\u00e9ale, un csDMARD doit \u00eatre envisag\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients pr\u00e9sentant une arthrite p\u00e9riph\u00e9rique et une r\u00e9ponse insuffisante \u00e0 au moins un csDMARD, il convient de d\u00e9buter un traitement par bDMARD; si l&#8217;atteinte cutan\u00e9e est significative, un inhibiteur de l\u2019IL-17 ou de l\u2019IL-12\/23 doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients pr\u00e9sentant une arthrite p\u00e9riph\u00e9rique et une r\u00e9ponse insuffisante \u00e0 au moins un csDMARD et au moins un bDMARD, ou si le bDMARD n\u2019est pas adapt\u00e9, un inhibiteur de JAK peut \u00eatre envisag\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients pr\u00e9sentant une maladie l\u00e9g\u00e8re et une r\u00e9ponse insuffisante \u00e0 au moins un csDMARD, si un bDMARD et un inhibiteur de JAK ne sont pas adapt\u00e9s, un inhibiteur de la PDE4 peut \u00eatre envisag\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients pr\u00e9sentant une enth\u00e9site nette et une r\u00e9ponse insuffisante aux anti-inflammatoires non-st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) ou aux injections locales de glucocortico\u00efdes, il convient d\u2019envisager un traitement avec un bDMARD.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients pr\u00e9sentant une maladie active principalement axiale et qui ne r\u00e9pondent que de mani\u00e8re insuffisante aux AINS, il convient d\u2019envisager un traitement par un bDMARD, en l\u2019\u00e9tat actuel de la pratique, il s&#8217;agira d\u2019un inhibiteur du TNF. En cas d\u2019atteinte cutan\u00e9e importante, un inhibiteur de l\u2019IL-17 peut \u00eatre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients qui ne r\u00e9pondent pas suffisamment \u00e0 un bDMARD ou qui ne le tol\u00e8rent pas, il convient d\u2019envisager le passage \u00e0 un autre bDMARD ou \u00e0 un tsDMARD, y compris un passage dans la m\u00eame classe.<\/li>\n\n\n\n<li>Chez les patients en r\u00e9mission durable, un arr\u00eat prudent des DMARD peut \u00eatre envisag\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p><strong><em>Traitement m\u00e9dicamenteux selon les recommandations EULAR actuelles [60]<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour chaque manifestation de l\u2019APs, il convient, selon EULAR, d\u2019utiliser diff\u00e9rents instruments d\u2019\u00e9valuation. De plus, il convient de tenir compte des contre-indications et des risques de chaque m\u00e9dicament. L\u2019algorithme de traitement recommand\u00e9 par EULAR est pr\u00e9sent\u00e9 en figure 3 [60].<\/p>\n\n\n\n<p>En traitement initial, les AINS et les injections locales de glucocortico\u00efdes sont propos\u00e9s. Chez les patients atteints d\u2019arthrite et pr\u00e9sentant des facteurs de risque d\u00e9favorables tels qu\u2019une polyarthrite ou une mono-\/oligo-arthrite associ\u00e9e \u00e0 une dactylite ou \u00e0 des l\u00e9sions articulaires, l\u2019instauration rapide d\u2019un csDMARD est recommand\u00e9e [60].<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019objectif de traitement n\u2019est pas atteint avec cette strat\u00e9gie, il est possible, en tenant compte d\u2019une \u00e9ventuelle atteinte cutan\u00e9e, de passer \u00e0 un bDMARD dirig\u00e9 contre le TNF, l\u2019IL-17A ou l\u2019IL-12\/23. En cas de maladie axiale dominante, il convient de prescrire un inhibiteur du TNF ou de l\u2019IL-17A en traitement de premi\u00e8re ligne. L\u2019utilisation d\u2019inhibiteurs de JAK est recommand\u00e9e en premi\u00e8re ligne, apr\u00e8s \u00e9chec d\u2019un bDMARD. Les inhibiteurs de la PDE-4 sont propos\u00e9s aux patients chez lesquels d\u2019autres m\u00e9dicaments ne sont pas adapt\u00e9s, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, en cas de maladie l\u00e9g\u00e8re [60].<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Recommandations bas\u00e9es sur des donn\u00e9es probantes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Figure&nbsp;3: Algorithme th\u00e9rapeutique EULAR Adapt\u00e9 de [60]\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-1160x1097.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-362881 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 882px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 882\/834;width:882px;height:834px\" width=\"882\" height=\"834\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-1160x1097.jpg 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-800x756.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-120x113.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-90x85.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-320x303.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-560x529.jpg 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-240x227.jpg 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-180x170.jpg 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-640x605.jpg 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3-1120x1059.jpg 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Figure3.jpg 1280w\" data-sizes=\"(max-width: 882px) 100vw, 882px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">1. PAS DE GLUCOCORTICO\u00cfDES EN CAS DE MALADIE AXIALE. 2. L\u2019OBJECTIF EST UNE R\u00c9MISSION OU UNE ACTIVIT\u00c9 PLUS FAIBLE DE LA MALADIE, CONFORM\u00c9MENT AUX RECOMMANDATIONS \u00abTREAT-TO-TARGET\u00bb. 3. EN PR\u00c9SENCE D\u2019UNE ATTEINTE CUTAN\u00c9E SIGNIFICATIVE, D\u2019UNE MALADIE INFLAMMATOIRE CHRONIQUE DE L\u2019INTESTIN CONCOMITANTE OU D\u2019UNE UV\u00c9ITE, IL FAUDRAIT PRIVIL\u00c9GIER UN ANTICORPS ANTI-TNF. 4. UNE AM\u00c9LIORATION SIGNIFIE UNE R\u00c9DUCTION D\u2019AU MOINS 50 % DE L\u2019ACTIVIT\u00c9 DE LA MALADIE. 5. EN COMPL\u00c9MENT DU M\u00c9THOTREXATE. 6. EN CAS DE R\u00c9MISSION DURABLE, ENVISAGER UNE R\u00c9DUCTION PRUDENTE DU TRAITEMENT. 7. Y COMPRIS ABATACEPT.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019arthrite psoriasique (APs) est une maladie inflammatoire chronique de l&#8217;appareil locomoteur accompagn\u00e9e de psoriasis et associ\u00e9e \u00e0 diff\u00e9rentes manifestations (arthrite p\u00e9riph\u00e9rique, spondylarthrite, enth\u00e9site, dactylite, atteinte de la peau et des ongles) et \u00e0 diverses comorbidit\u00e9s. Le diagnostic repose sur la d\u00e9tection d\u2019une maladie inflammatoire caract\u00e9ristique de l\u2019appareil locomoteur associ\u00e9e au psoriasis. L\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la maladie complique le diagnostic. Un diagnostic pr\u00e9coce et un d\u00e9but rapide du traitement sont tr\u00e8s importants pour \u00e9viter des l\u00e9sions articulaires irr\u00e9versibles et pr\u00e9server les capacit\u00e9s fonctionnelles sur le long terme. Il convient, dans la mesure du possible, de r\u00e9duire l\u2019inflammation afin de pouvoir atteindre une r\u00e9mission. Pour cela, une surveillance \u00e9troite de l\u2019activit\u00e9 de la maladie est indiqu\u00e9e ainsi qu\u2019un ajustement du traitement aux sympt\u00f4mes et au degr\u00e9 d\u2019activit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement de l\u2019APs s\u2019oriente en fonction des recommandations du GRAPPA et d\u2019EULAR. Toutes les formes de manifestations doivent \u00eatre prises en compte individuellement et l\u2019approche th\u00e9rapeutique comprend diff\u00e9rents m\u00e9dicaments anti-inflammatoires et immunomodulateurs. Les AINS et les injections de glucocortico\u00efdes peuvent \u00eatre initialement utilis\u00e9s pour contr\u00f4ler les sympt\u00f4mes. Selon le degr\u00e9 de gravit\u00e9 et la forme des manifestations de l\u2019APs, des csDMARD, des bDMARD ou des tsDMARD sont prescrits. L\u2019objectif th\u00e9rapeutique principal est d\u2019obtenir une faible activit\u00e9 de la maladie ou une r\u00e9mission et de pr\u00e9server ainsi la fonction articulaire \u00e0 long terme. Pour le choix du traitement, il convient de tenir compte de la qualit\u00e9 de vie et des comorbidit\u00e9s. Pour cela, le traitement doit, dans la mesure du possible, \u00eatre programm\u00e9 en interdisciplinarit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Litt\u00e9rature<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\">\n<li>Ritchlin, C.T., R.A. Colbert, and D.D. Gladman,&nbsp;<em>Psoriatic Arthritis.<\/em>&nbsp;N Engl J Med, 2017.&nbsp;<strong>376<\/strong>(21): p. 2095-6.<\/li>\n\n\n\n<li>Orbai, A.M., et al.,&nbsp;<em>International patient and physician consensus on a psoriatic arthritis core outcome set for clinical trials.<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2017.&nbsp;<strong>76<\/strong>(4): p. 673-680.<\/li>\n\n\n\n<li>Ocampo, D.V. and D. Gladman,&nbsp;<em>Psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;F1000Res, 2019.&nbsp;<strong>8<\/strong>.<\/li>\n\n\n\n<li>Ogdie, A., S. Schwartzman, and M.E. Husni,&nbsp;<em>Recognizing and managing comorbidities in psoriatic arthritis.<\/em>Curr Opin Rheumatol, 2015.&nbsp;<strong>27<\/strong>(2): p. 118-26.<\/li>\n\n\n\n<li>Gladman, D.D., et al.,&nbsp;<em>Mortality studies in psoriatic arthritis: results from a single outpatient center. II. Prognostic indicators for death.<\/em>&nbsp;Arthritis Rheum, 1998.&nbsp;<strong>41<\/strong>(6): p. 1103-10.<\/li>\n\n\n\n<li>Chandran, V. and S.P. Raychaudhuri,&nbsp;<em>Geoepidemiology and environmental factors of psoriasis and psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;J Autoimmun, 2010.&nbsp;<strong>34<\/strong>(3): p. J314-21.<\/li>\n\n\n\n<li>Veale, D.J. and U. Fearon,&nbsp;<em>The pathogenesis of psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Lancet, 2018. 391(10136): p. 2273-2284.<\/li>\n\n\n\n<li>Veale, D., et al.,&nbsp;<em>Reduced synovial membrane macrophage numbers, ELAM-1 expression, and lining layer hyperplasia in psoriatic arthritis as compared with rheumatoid arthritis.<\/em>&nbsp;Arthritis Rheum, 1993.&nbsp;<strong>36<\/strong>(7): p. 893-900.<\/li>\n\n\n\n<li>Kruithof, E., et al.,&nbsp;<em>Synovial histopathology of psoriatic arthritis, both oligo- and polyarticular, resembles spondyloarthropathy more than it does rheumatoid arthritis.<\/em>&nbsp;Arthritis Res Ther, 2005.&nbsp;<strong>7<\/strong>(3): p. R569-80.<\/li>\n\n\n\n<li>Veale, D.J. and U. Fearon,&nbsp;<em>What makes psoriatic and rheumatoid arthritis so different?<\/em>&nbsp;RMD Open, 2015.&nbsp;<strong>1<\/strong>(1): p. e000025.<\/li>\n\n\n\n<li>Sucur, A., et al.,&nbsp;<em>Chemokine signals are crucial for enhanced homing and differentiation of circulating osteoclast progenitor cells.<\/em>&nbsp;Arthritis Res Ther, 2017.&nbsp;<strong>19<\/strong>(1): p. 142.<\/li>\n\n\n\n<li>Kane, D., et al.,&nbsp;<em>A prospective, clinical and radiological study of early psoriatic arthritis: an early synovitis clinic experience.<\/em>&nbsp;Rheumatology (Oxford), 2003.&nbsp;<strong>42<\/strong>(12): p. 1460-8.<\/li>\n\n\n\n<li>Cartron, A.M., et al.,&nbsp;<em>Janus kinase inhibitors for atopic dermatitis: a promising treatment modality.<\/em>&nbsp;Clin Exp Dermatol, 2021.&nbsp;<strong>46<\/strong>(5): p. 820-824.<\/li>\n\n\n\n<li>FitzGerald, O., et al.,&nbsp;<em>Psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Nat Rev Dis Primers, 2021.&nbsp;<strong>7<\/strong>(1): p. 59.<\/li>\n\n\n\n<li>Ogdie, A. and P. Weiss,&nbsp;<em>The Epidemiology of Psoriatic Arthritis.<\/em>&nbsp;Rheum Dis Clin North Am, 2015.&nbsp;<strong>41<\/strong>(4): p. 545-68.<\/li>\n\n\n\n<li>Tillett, W., et al.,&nbsp;<em>Smoking and delay to diagnosis are associated with poorer functional outcome in psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2013.&nbsp;<strong>72<\/strong>(8): p. 1358-61.<\/li>\n\n\n\n<li>Haroon, M., P. Gallagher, and O. FitzGerald,&nbsp;<em>Diagnostic delay of more than 6 months contributes to poor radiographic and functional outcome in psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2015.&nbsp;<strong>74<\/strong>(6): p. 1045-50.<\/li>\n\n\n\n<li>Gladman, D.D., et al.,&nbsp;<em>Do patients with psoriatic arthritis who present early fare better than those presenting later in the disease?<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2011.&nbsp;<strong>70<\/strong>(12): p. 2152-4.<\/li>\n\n\n\n<li>Rida, M.A. and V. Chandran,&nbsp;<em>Challenges in the clinical diagnosis of psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Clin Immunol, 2020. 214: p. 108390.<\/li>\n\n\n\n<li>Moll, J.W.V.,&nbsp;<em>Psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Semin. Arhtritis Theum, 1973.&nbsp;<strong>3<\/strong>: p. 55-78.<\/li>\n\n\n\n<li>Wright, V.,&nbsp;<em>Rheumatism and psoriasis: a re-evaluation.<\/em>&nbsp;Am J Med, 1959.&nbsp;<strong>27<\/strong>: p. 454-62.<\/li>\n\n\n\n<li>Baker, H., D.N. Golding, and M. Thompson,&nbsp;<em>PSORIASIS AND ARTHRITIS.<\/em>&nbsp;Br Med J, 1963. 2(5371): p. 1527.<\/li>\n\n\n\n<li>Blumberg, B.S., et al.,&nbsp;<em>NOMENCLATURE AND CLASSIFICATION OF ARTHRITIS AND RHEUMATISM (TENTATIVE) ACCEPTED BY THE AMERICAN RHEUMATISM ASSOCIATION.<\/em>&nbsp;Bull Rheum Dis, 1964.&nbsp;<strong>14<\/strong>: p. 339-40.<\/li>\n\n\n\n<li>Chandran, V., C.T. Schentag, and D.D. Gladman,&nbsp;<em>Sensitivity of the classification of psoriatic arthritis criteria in early psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Arthritis Rheum, 2007.&nbsp;<strong>57<\/strong>(8): p. 1560-3.<\/li>\n\n\n\n<li>Taylor, W., et al.,&nbsp;<em>Classification criteria for psoriatic arthritis: development of new criteria from a large international study.<\/em>&nbsp;Arthritis Rheum, 2006.&nbsp;<strong>54<\/strong>(8): p. 2665-73.<\/li>\n\n\n\n<li>Herold G. Innere Medizin, 2023<\/li>\n\n\n\n<li>Rajendran, C.P., et al.,&nbsp;<em>Psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;J Assoc Physicians India, 2003.&nbsp;<strong>51<\/strong>: p. 1065-8.<\/li>\n\n\n\n<li>Chandran, V., et al.,&nbsp;<em>Patterns of peripheral joint involvement in psoriatic arthritis-Symmetric, ray and\/or row?<\/em>Semin Arthritis Rheum, 2018.&nbsp;<strong>48<\/strong>(3): p. 430-435.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u2019Agostino, M.A. and I. Olivieri,&nbsp;<em>Enthesitis.<\/em>&nbsp;Best Pract Res Clin Rheumatol, 2006.&nbsp;<strong>20<\/strong>(3): p. 473-86.<\/li>\n\n\n\n<li>Gladman, D.D., et al.,&nbsp;<em>Dactylitis in psoriatic arthritis: prevalence and response to therapy in the biologic era.<\/em>&nbsp;J Rheumatol, 2013.&nbsp;<strong>40<\/strong>(8): p. 1357-9.<\/li>\n\n\n\n<li>Brockbank, J.E., et al.,&nbsp;<em>Dactylitis in psoriatic arthritis: a marker for disease severity?<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2005.&nbsp;<strong>64<\/strong>(2): p. 188-90.<\/li>\n\n\n\n<li>Chandran, V., et al.,&nbsp;<em>Axial psoriatic arthritis: update on a longterm prospective study.<\/em>&nbsp;J Rheumatol, 2009.&nbsp;<strong>36<\/strong>(12): p. 2744-50.<\/li>\n\n\n\n<li>Sieper, J., et al.,&nbsp;<em>New criteria for inflammatory back pain in patients with chronic back pain: a real patient exercise by experts from the Assessment of SpondyloArthritis international Society (ASAS).<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2009.&nbsp;<strong>68<\/strong>(6): p. 784-8.<\/li>\n\n\n\n<li>Feld, J., V. Chandran, and D.D. Gladman,&nbsp;<em>What Is Axial Psoriatic Arthritis?<\/em>&nbsp;J Rheumatol, 2018.&nbsp;<strong>45<\/strong>(12): p. 1611-1613.<\/li>\n\n\n\n<li>Mader, R., et al.,&nbsp;<em>Diffuse idiopathic skeletal hyperostosis (DISH): where we are now and where to go next.<\/em>RMD Open, 2017.&nbsp;<strong>3<\/strong>(1): p. e000472.<\/li>\n\n\n\n<li>Winchester, R., et al.,&nbsp;<em>HLA associations reveal genetic heterogeneity in psoriatic arthritis and in the psoriasis phenotype.<\/em>&nbsp;Arthritis Rheum, 2012.&nbsp;<strong>64<\/strong>(4): p. 1134-44.<\/li>\n\n\n\n<li>Coates, L.C., et al.,&nbsp;<em>Effect of tight control of inflammation in early psoriatic arthritis (TICOPA): a UK multicentre, open-label, randomised controlled trial.<\/em>&nbsp;Lancet, 2015.&nbsp;<strong>386<\/strong>(10012): p. 2489-98.<\/li>\n\n\n\n<li>Gottlieb, A., et al.,&nbsp;<em>Guidelines of care for the management of psoriasis and psoriatic arthritis: Section 2. Psoriatic arthritis: overview and guidelines of care for treatment with an emphasis on the biologics.<\/em>&nbsp;J Am Acad Dermatol, 2008.&nbsp;<strong>58<\/strong>(5): p. 851-64.<\/li>\n\n\n\n<li>Wiell, C., et al.,&nbsp;<em>Ultrasonography, magnetic resonance imaging, radiography, and clinical assessment of inflammatory and destructive changes in fingers and toes of patients with psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Arthritis Res Ther, 2007.&nbsp;<strong>9<\/strong>(6): p. R119.<\/li>\n\n\n\n<li>De Filippis, L.G., et al.,&nbsp;<em>Ultrasonography in the early diagnosis of psoriasis-associated enthesopathy.<\/em>&nbsp;Int J Tissue React, 2005.&nbsp;<strong>27<\/strong>(4): p. 159-62.<\/li>\n\n\n\n<li>H\u00e4rle, P., et al.,&nbsp;<em>[Detection of psoriasis arthritis with the GEPARD patient questionnaire in a dermatologic outpatient setting].<\/em>&nbsp;Z Rheumatol, 2010.&nbsp;<strong>69<\/strong>(2): p. 157-60, 162-3.<\/li>\n\n\n\n<li>Martire, M.V., et al.,&nbsp;<em>Spanish Validation of the GEPARD Questionnaire for the Detection of Psoriatic Arthritis in Argentinian Patients with Psoriasis.<\/em>&nbsp;Dermatology, 2019.<strong>&nbsp;235<\/strong>(2): p. 101-106.<\/li>\n\n\n\n<li>Gladman, D.D., et al.,&nbsp;<em>Development and initial validation of a screening questionnaire for psoriatic arthritis: the Toronto Psoriatic Arthritis Screen (ToPAS).<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2009.&nbsp;<strong>68<\/strong>(4): p. 497-501.<\/li>\n\n\n\n<li>Kiedrowski, R., K. Becker, and G. Kr\u00e4hn-Senftleben,&nbsp;<em>Psoriasis mit Gelenkbeteiligung. EIn interdisziplin\u00e4rer Leitfaden f\u00fcr die Diagnosestellung und Therapie. Beilage 387037 in Der Deutsche Dermatologe Nr. 3\/2013.<\/em><\/li>\n\n\n\n<li>Husni, M.E., et al.,&nbsp;<em>The PASE questionnaire: pilot-testing a psoriatic arthritis screening and evaluation tool.<\/em>&nbsp;J Am Acad Dermatol, 2007.&nbsp;<strong>57<\/strong>(4): p. 581-7.<\/li>\n\n\n\n<li>Dominguez, P.L., et al.,&nbsp;<em>Validity, reliability, and sensitivity-to-change properties of the psoriatic arthritis screening and evaluation questionnaire.<\/em>&nbsp;Arch Dermatol Res, 2009.&nbsp;<strong>301<\/strong>(8): p. 573-9.<\/li>\n\n\n\n<li>Ibrahim, G.H., et al.,&nbsp;<em>Evaluation of an existing screening tool for psoriatic arthritis in people with psoriasis and the development of a new instrument: the Psoriasis Epidemiology Screening Tool (PEST) questionnaire.<\/em>&nbsp;Clin Exp Rheumatol, 2009.&nbsp;<strong>27<\/strong>(3): p. 469-74.<\/li>\n\n\n\n<li>Mease, P.,&nbsp;<em>Psoriatic arthritis and spondyloarthritis assessment and management update.<\/em>&nbsp;Curr Opin Rheumatol, 2013.&nbsp;<strong>25<\/strong>(3): p. 287-96.<\/li>\n\n\n\n<li>Stoffer, M.A., et al.,&nbsp;<em>Evidence for treating rheumatoid arthritis to target: results of a systematic literature search update.<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2016.&nbsp;<strong>75<\/strong>(1): p. 16-22.<\/li>\n\n\n\n<li>Smolen, J.S., et al.,&nbsp;<em>Treating axial spondyloarthritis and peripheral spondyloarthritis, especially psoriatic arthritis, to target: 2017 update of recommendations by an international task force.<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2018.&nbsp;<strong>77<\/strong>(1): p. 3-17.<\/li>\n\n\n\n<li>Helliwell, P.S., et al.,&nbsp;<em>The development of candidate composite disease activity and responder indices for psoriatic arthritis (GRACE project).<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2013.&nbsp;<strong>72<\/strong>(6): p. 986-91.<\/li>\n\n\n\n<li>Helliwell, P.S., et al.,&nbsp;<em>Composite Measures in Psoriatic Arthritis: a report from the GRAPPA 2009 annual meeting.<\/em>&nbsp;J Rheumatol, 2011.&nbsp;<strong>38<\/strong>(3): p. 540-5.<\/li>\n\n\n\n<li>Coates, L.C., et al.,&nbsp;<em>Group for Research and Assessment of Psoriasis and Psoriatic Arthritis 2015 Treatment Recommendations for Psoriatic Arthritis.<\/em>&nbsp;Arthritis Rheumatol, 2016.&nbsp;<strong>68<\/strong>(5): p. 1060-71.<\/li>\n\n\n\n<li>Coates, L.C., et al.,&nbsp;<em>Group for Research and Assessment of Psoriasis and Psoriatic Arthritis (GRAPPA): updated treatment recommendations for psoriatic arthritis 2021.<\/em>&nbsp;Nat Rev Rheumatol, 2022.&nbsp;<strong>18<\/strong>(8): p. 465-479.<\/li>\n\n\n\n<li>Mease, P.J., et al.,&nbsp;<em>Etanercept and Methotrexate as Monotherapy or in Combination for Psoriatic Arthritis: Primary Results From a Randomized, Controlled Phase III Trial.<\/em>&nbsp;Arthritis Rheumatol, 2019.&nbsp;<strong>71<\/strong>(7): p. 1112-1124.<\/li>\n\n\n\n<li>Vieira-Sousa, E., et al.,&nbsp;<em>GO-DACT: a phase 3b randomised, double-blind, placebo-controlled trial of GOlimumab plus methotrexate (MTX) versus placebo plus MTX in improving DACTylitis in MTX- naive patients with psoriatic arthritis.<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2020.&nbsp;<strong>79<\/strong>(4): p. 490-498.<\/li>\n\n\n\n<li>van Mens, L.J.J., et al.,&nbsp;<em>Achieving remission in psoriatic arthritis by early initiation of TNF inhibition: a double-blind, randomised, placebo-controlled trial of golimumab plus methotrexate versus placebo plus methotrexate.<\/em>Ann Rheum Dis, 2019.&nbsp;<strong>78<\/strong>(5): p. 610-616.<\/li>\n\n\n\n<li>Coates, L.C. and P.S. Helliwell,&nbsp;<em>Methotrexate Efficacy in the Tight Control in Psoriatic Arthritis Study.<\/em>&nbsp;J Rheumatol, 2016.&nbsp;<strong>43<\/strong>(2): p. 356-61.<\/li>\n\n\n\n<li>Jadon, D.R., et al.,&nbsp;<em>Management of Concomitant Inflammatory Bowel Disease or Uveitis in Patients with Psoriatic Arthritis: An Updated Review Informing the 2021 GRAPPA Treatment Recommendations.<\/em>&nbsp;J Rheumatol, 2023.&nbsp;<strong>50<\/strong>(3): p. 438-450.<\/li>\n\n\n\n<li>Gossec, L., et al.,&nbsp;<em>EULAR recommendations for the management of psoriatic arthritis with pharmacological therapies: 2019 update.<\/em>&nbsp;Ann Rheum Dis, 2020.&nbsp;<strong>79<\/strong>(6): p. 700-712.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>Article en ligne depuis 14.08.2023<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Auteurs:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Prof. Wolf-Henning Boencke, Chefarzt Dermatologie und Venerologie, Universit\u00e4tsspital Genf<\/p>\n\n\n\n<p>Prof. Dr. Diego Kyburz, Chefarzt Rheumatologie, Universit\u00e4tsspital Basel<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;arthrite psoriasique (APs), une maladie chronique inflammatoire des articulations, appara\u00eet souvent chez les patients atteints de psoriasis [1]. L\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des sympt\u00f4mes complique le diagnostic. 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