{"id":364482,"date":"2023-08-31T00:05:00","date_gmt":"2023-08-30T22:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=364482"},"modified":"2023-08-25T09:55:51","modified_gmt":"2023-08-25T07:55:51","slug":"sedation-pendant-la-psychose-mieux-vaut-une-sedation-ponctuelle-que-permanente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/sedation-pendant-la-psychose-mieux-vaut-une-sedation-ponctuelle-que-permanente\/","title":{"rendered":"S\u00e9dation pendant la psychose &#8211; mieux vaut une s\u00e9dation ponctuelle que permanente !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La psychose doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e autant que possible. Si elle survient n\u00e9anmoins, un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces sont importants pour un meilleur pronostic. Les antipsychotiques de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration doivent \u00eatre choisis et dos\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 ce qu&#8217;ils conviennent \u00e9galement au patient \u00e0 long terme. Dans des cas exceptionnels, une s\u00e9dation peut \u00eatre n\u00e9cessaire. Toutefois, celle-ci ne devrait \u00eatre que de courte dur\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>La schizophr\u00e9nie est caus\u00e9e par un d\u00e9s\u00e9quilibre des messagers chimiques, de sorte que la transmission des signaux dans le SNC est perturb\u00e9e. Les cons\u00e9quences sont des troubles fondamentaux et caract\u00e9ristiques de la pens\u00e9e et de la perception, ainsi que des affects inad\u00e9quats ou aplatis. Environ 3 \u00e0 4 % de la population d\u00e9veloppent un \u00e9pisode psychotique au cours de leur vie [1]. Les psychoses schizophr\u00e9niques pr\u00e9sentent souvent une \u00e9volution d\u00e9favorable avec des pertes cognitives et fonctionnelles \u00e0 long terme, m\u00eame en cas de r\u00e9mission des sympt\u00f4mes positifs (d\u00e9lire, hallucinations, troubles de la pens\u00e9e formelle) [2].<\/p>\n\n<p>L&#8217;apparition d&#8217;une psychose est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&#8217;une &#8220;phase prodromique&#8221; de plusieurs ann\u00e9es [3]. Apr\u00e8s l&#8217;apparition des sympt\u00f4mes psychotiques qui d\u00e9finissent le trouble, il faut g\u00e9n\u00e9ralement attendre encore un ou deux ans avant qu&#8217;il ne soit diagnostiqu\u00e9 et trait\u00e9. Pourtant, m\u00eame aux stades pr\u00e9coces non diagnostiqu\u00e9s, les psychoses qui se d\u00e9veloppent ont souvent de graves cons\u00e9quences m\u00e9dicales et psychosociales. Un diagnostic pr\u00e9coce \u00e0 ce stade est difficile. Il est toutefois possible d&#8217;\u00e9valuer le risque de d\u00e9veloppement d&#8217;une psychose et de prendre les mesures qui s&#8217;imposent.<\/p>\n\n<p>L&#8217;Association europ\u00e9enne de psychiatrie (EPA) a publi\u00e9 des recommandations pour le d\u00e9pistage pr\u00e9coce de la psychose (encadr\u00e9) [4]. Elle y distingue trois crit\u00e8res de risque clinique \u00e0 utiliser alternativement apr\u00e8s avoir exclu une psychose actuelle ou pass\u00e9e et une cause physique de la symptomatologie :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Au moins un sympt\u00f4me psychotique att\u00e9nu\u00e9 (APS),<\/li>\n<\/ul>\n\n<ul class=\"is-style-cnvs-list-styled wp-block-list\">\n<li>un contenu de pens\u00e9e inhabituel ou des id\u00e9es d\u00e9lirantes qui ne sont pas tenues avec une conviction totale<\/li>\n<\/ul>\n\n<ul class=\"is-style-cnvs-list-styled wp-block-list\">\n<li>Anomalies de la perception ou hallucinations avec compr\u00e9hension de leur nature anormale<\/li>\n\n\n\n<li>communication d\u00e9sorganis\u00e9e ou langage encore compr\u00e9hensible en termes de contenu et r\u00e9pondant \u00e0 des aides \u00e0 la structuration.<\/li>\n<\/ul>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>au moins deux des neuf sympt\u00f4mes cognitifs de base (COGDIS), qui ne sont pas connus du patient depuis sa &#8220;p\u00e9riode de bonne sant\u00e9&#8221;, sont apparus au cours des trois derniers mois, au moins temporairement, de mani\u00e8re hebdomadaire ou plus fr\u00e9quente, et ne sont pas attribuables aux effets d&#8217;une substance,<\/li>\n<\/ul>\n\n<ul class=\"is-style-cnvs-list-styled wp-block-list\">\n<li>Interf\u00e9rences de pens\u00e9es<\/li>\n\n\n\n<li>Blocage des pens\u00e9es<\/li>\n\n\n\n<li>Pression de la pens\u00e9e<\/li>\n\n\n\n<li>Trouble du langage expressif<\/li>\n\n\n\n<li>Troubles des langues r\u00e9ceptives<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9faillance de la saisie des symboles<\/li>\n\n\n\n<li>Tendance \u00e0 la relation personnelle<\/li>\n\n\n\n<li>Incapacit\u00e9 \u00e0 diviser l&#8217;attention<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e9tournement de l&#8217;attention<\/li>\n<\/ul>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>au moins un sympt\u00f4me psychotique transitoire et spontan\u00e9ment r\u00e9mittent (BIPS) :<\/li>\n<\/ul>\n\n<ul class=\"is-style-cnvs-list-styled wp-block-list\">\n<li>D\u00e9lire<\/li>\n\n\n\n<li>Hallucinations<\/li>\n\n\n\n<li>Troubles de la pens\u00e9e formelle<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>La d\u00e9tection pr\u00e9coce dans la phase prodromique avec un accompagnement appropri\u00e9 peut aider \u00e0 pr\u00e9venir le passage \u00e0 la psychose.  <\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table has-medium-font-size\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#ff6a0029\"><tbody><tr><td><strong>Recommandations de l&#8217;OEB pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce de la psychose [4]<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong><em>Recommandation 1 : Crit\u00e8res de risque<\/em><\/strong><br\/>L&#8217;EPA recommande que les trois crit\u00e8res de risque clinique suivants soient utilis\u00e9s alternativement pour le d\u00e9pistage pr\u00e9coce de la psychose &#8211; apr\u00e8s avoir exclu une psychose actuelle ou pass\u00e9e et une cause physique des sympt\u00f4mes \u00e0 risque :  <br\/>1. au moins un sympt\u00f4me psychotique att\u00e9nu\u00e9 (APS) r\u00e9pondant aux exigences suppl\u00e9mentaires du &#8220;Structured Interview for Psychosis-Risk-Syndromes&#8221; (SIPS) ou du &#8220;Comprehensive Assessment of At-Risk Mental States&#8221; (CAARMS)<br\/>&#8211; un contenu de pens\u00e9e inhabituel ou des id\u00e9es d\u00e9lirantes dont la personne n&#8217;est pas totalement convaincue<br\/>&#8211; Anomalies de la perception ou hallucinations avec prise de conscience de leur nature anormale<br\/>&#8211; une communication ou un langage d\u00e9sorganis\u00e9, compr\u00e9hensible en termes de contenu et sensible aux aides \u00e0 la structuration.<br\/><br\/><br\/>2. au moins deux sympt\u00f4mes cognitifs de base (COGDIS), per\u00e7us et rapport\u00e9s par le patient, non connus de sa &#8220;p\u00e9riode de bonne sant\u00e9&#8221; et \u00e9valu\u00e9s ind\u00e9pendamment de l&#8217;impression clinique selon les indications du patient, survenus au cours des trois derniers mois, au moins temporairement, de mani\u00e8re hebdomadaire ou plus fr\u00e9quente, et non attribuables aux effets d&#8217;une substance :<br\/>&#8211; Interf\u00e9rences de pens\u00e9es avec injection de contenus conscients totalement non pertinents<br\/>&#8211; Blocages de la pens\u00e9e qui ne peuvent pas \u00eatre expliqu\u00e9s par un manque de concentration ou d&#8217;attention<br\/>&#8211; Chasse aux pens\u00e9es, -pression de pens\u00e9es sans rapport avec le sujet<br\/>&#8211; Troubles du langage r\u00e9ceptif lors de l&#8217;utilisation de la langue maternelle dans la vie quotidienne<br\/>&#8211; Troubles du langage expressif lors de l&#8217;utilisation de la langue maternelle dans la vie quotidienne<br\/>&#8211; Troubles de la saisie des symboles dans le sens d&#8217;une saisie et d&#8217;une compr\u00e9hension perturb\u00e9es ou retard\u00e9es de contenus abstraits, m\u00e9taphoriques ou symboliques.<br\/>&#8211; Tendance \u00e0 la relation personnelle, imm\u00e9diatement reconnue comme erron\u00e9e<br\/>&#8211; Incapacit\u00e9 \u00e0 diviser l&#8217;attention entre des t\u00e2ches qui, en soi, ne requi\u00e8rent pas toute l&#8217;attention et impliquent principalement des sens diff\u00e9rents &#8211; par exemple, beurrer du pain et tenir une conversation.<br\/>&#8211; Captation de l&#8217;attention par des stimuli non pertinents, ce qui emp\u00eache de diriger volontairement l&#8217;attention vers des stimuli plus pertinents.<br\/><br\/><br\/>3. au moins un sympt\u00f4me psychotique transitoire et spontan\u00e9ment r\u00e9mittent (BIPS) r\u00e9pondant aux exigences suppl\u00e9mentaires du SIPS ou du CAARMS :<br\/>&#8211; D\u00e9lire<br\/>&#8211; Hallucination<br\/>&#8211; les troubles de la pens\u00e9e formelle.<br\/><br\/><strong><em>Recommandation 2 : R\u00f4le du risque g\u00e9n\u00e9tique  <\/em><\/strong><br\/>Un risque g\u00e9n\u00e9tiquement accru de psychose d\u00fb \u00e0 des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs de psychose chez un parent biologique de premier degr\u00e9 ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9 en soi comme crit\u00e8re de risque clinique, m\u00eame s&#8217;il s&#8217;accompagne de pertes fonctionnelles et de probl\u00e8mes psychologiques. Il devrait plut\u00f4t \u00eatre per\u00e7u comme un facteur de risque g\u00e9n\u00e9ral indiquant un risque accru de pr\u00e9disposition \u00e0 la psychose existant d\u00e9j\u00e0 avant l&#8217;identification du risque. En tant que tel, il devrait \u00eatre pris en compte chez les patients pr\u00e9sentant un risque cliniquement \u00e9lev\u00e9 selon l&#8217;un des trois crit\u00e8res. Les patients qui ne r\u00e9pondent \u00e0 aucun des trois crit\u00e8res de risque, mais qui pr\u00e9sentent un risque g\u00e9n\u00e9tique et des troubles psychologiques, doivent \u00eatre encourag\u00e9s \u00e0 se repr\u00e9senter s&#8217;ils remarquent l&#8217;apparition de sympt\u00f4mes similaires \u00e0 ceux du risque.<br\/><br\/><strong>Recommandation 3 : R\u00f4le des d\u00e9ficits fonctionnels psychosociaux  <\/strong><br\/>Les recommandations g\u00e9n\u00e9rales de l&#8217;EPA pour la pr\u00e9vention des troubles mentaux ont notamment pour objectif de pr\u00e9venir l&#8217;apparition de la maladie et les pertes de productivit\u00e9 \u00e9conomique et de niveau de fonctionnement social. Sur cette base, il est recommand\u00e9 qu&#8217;une chute significative du niveau de fonctionnement scolaire, professionnel et\/ou social ne constitue pas une exigence suppl\u00e9mentaire obligatoire pour un risque clinique de psychose selon les trois crit\u00e8res mentionn\u00e9s, \u00e9tant donn\u00e9 l&#8217;absence de preuves d&#8217;une augmentation du risque par cet ajout. Cependant, une perte de fonction significative doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une indication d&#8217;un risque imminent de transition vers la psychose. Par cons\u00e9quent, les patients pr\u00e9sentant un risque clinique et un d\u00e9clin fonctionnel significatif doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme n\u00e9cessitant un traitement \u00e9lev\u00e9.<br\/><br\/><strong><em>Recommandation 4 : Population cible<\/em><\/strong><br\/>L&#8217;EPA recommande que seuls les crit\u00e8res de risque clinique mentionn\u00e9s au d\u00e9but soient appliqu\u00e9s :<br\/>&#8211; aux personnes qui souffrent d\u00e9j\u00e0 de troubles mentaux et qui cherchent de l&#8217;aide \u00e0 cet \u00e9gard<br\/>&#8211; aux personnes qui, en raison d&#8217;un risque plus \u00e9lev\u00e9 connu, par exemple en raison d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs de psychose, souhaitent une clarification de leur statut clinique actuel \u00e0 risque. Tout d\u00e9pistage clinique chez d&#8217;autres personnes ne semble pas actuellement justifi\u00e9 par les preuves scientifiques.<br\/><br\/><em>\n  <strong>Recommandation 5 : Enfants et adolescents <\/strong>\n  <br\/>\n<\/em>L&#8217;EPA recommande que les crit\u00e8res de risque clinique mentionn\u00e9s au d\u00e9but ne soient utilis\u00e9s et communiqu\u00e9s qu&#8217;avec la plus grande prudence chez les enfants et les jeunes adolescents. N\u00e9anmoins, il convient de les recueillir aupr\u00e8s de ces derniers et de les surveiller par la suite. En revanche, \u00e0 la fin de l&#8217;adolescence, les crit\u00e8res de risque clinique semblent s&#8217;appliquer aux adolescents de la m\u00eame mani\u00e8re qu&#8217;aux adultes.<br\/><br\/><em>\n  <strong>Recommandation 6 : Expertise requise (consensus d&#8217;experts)<\/strong>\n  <br\/>\n<\/em>L&#8217;EPA recommande que l&#8217;enqu\u00eate soit men\u00e9e par un professionnel form\u00e9 (psychiatre, psychologue clinicien ou autre professionnel de la sant\u00e9 mentale) ayant une exp\u00e9rience suffisante dans le domaine du statut de risque clinique \u00e9lev\u00e9 de psychose. S&#8217;il n&#8217;est pas possible d&#8217;orienter le patient vers un sp\u00e9cialiste, le praticien responsable doit consulter un sp\u00e9cialiste pour obtenir des conseils sur le cas. Les centres sp\u00e9cialis\u00e9s dans le d\u00e9pistage de la psychose devraient permettre de telles consultations, par exemple dans le cadre de permanences t\u00e9l\u00e9phoniques. Les discussions de cas avec un expert en d\u00e9tection pr\u00e9coce des psychoses sont \u00e9galement recommand\u00e9es pour les professionnels de la sant\u00e9 mentale qui ne disposent pas d&#8217;une expertise suppl\u00e9mentaire.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"plus-le-diagnostic-et-le-traitement-sont-precoces-meilleur-est-le-pronostic\" class=\"wp-block-heading\">Plus le diagnostic et le traitement sont pr\u00e9coces, meilleur est le pronostic<\/h3>\n\n<p>Si une psychose aigu\u00eb se d\u00e9veloppe malgr\u00e9 tout, le pronostic sera d&#8217;autant plus favorable que le diagnostic sera pos\u00e9 rapidement et qu&#8217;un traitement efficace pourra \u00eatre mis en place. Pour cela, il convient d&#8217;utiliser la large gamme d&#8217;antipsychotiques disponibles. De pr\u00e9f\u00e9rence des pr\u00e9parations de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, qui doivent \u00eatre choisies et dos\u00e9es individuellement. Le choix doit \u00e9galement \u00eatre fait en pensant \u00e0 l&#8217;avenir. Dans le cadre d&#8217;une hospitalisation, il faut donc veiller \u00e0 choisir le produit qui convient au patient, m\u00eame \u00e0 long terme.  <\/p>\n\n<p>Id\u00e9alement, il faudrait choisir des pr\u00e9parations telles que l&#8217;aripiprazole, le brexpiprazole ou la cariprazine, qui ont le moins de propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9datives possible [5]. Mais ce n&#8217;est pas toujours possible, par exemple lorsque les patients sont agressifs ou tr\u00e8s agit\u00e9s. Dans ces cas, il faut envisager de recourir aux effets s\u00e9datifs d&#8217;autres m\u00e9dicaments, au moins de mani\u00e8re intermittente. Certains m\u00e9dicaments s\u00e9datifs ont \u00e9galement un effet anxiolytique, de sorte que leur utilisation peut \u00eatre utile chez les personnes souffrant d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Certains patients peuvent \u00eatre dangereux en raison de leur anxi\u00e9t\u00e9. Dans ces cas, les m\u00e9dicaments \u00e0 faible effet s\u00e9datif ne sont souvent pas suffisants.  <\/p>\n\n<p>Des substances telles que les benzodiaz\u00e9pines, le zuclopenthixol, la qu\u00e9tiapine, l&#8217;olanzapine peuvent \u00eatre utilis\u00e9es pour la s\u00e9dation \u00e0 court terme, l&#8217;anxiolyse et la promotion du sommeil <strong>(tableau 1).<\/strong> La s\u00e9dation doit \u00eatre obtenue de mani\u00e8re modulaire, par exemple en combinant des agonistes partiels avec un antipsychotique s\u00e9datif \u00e0 faible dose ou une benzodiaz\u00e9pine. Il faut \u00e9galement veiller \u00e0 ce que la m\u00e9dication s\u00e9dative soit rapidement r\u00e9duite d\u00e8s qu&#8217;elle n&#8217;est plus absolument n\u00e9cessaire. L&#8217;objectif devrait toujours \u00eatre d&#8217;\u00e9viter autant que possible de s\u00e9dater les patients afin de ne pas limiter leurs fonctions cognitives. Il en va un peu diff\u00e9remment de l&#8217;effet somnif\u00e8re, qui peut \u00eatre tout \u00e0 fait intentionnel, surtout la nuit. Les patients souffrant de troubles du sommeil b\u00e9n\u00e9ficient alors, par exemple, de l&#8217;olanzapine ou de la qu\u00e9tiapine \u00e0 faible dose. D&#8217;apr\u00e8s notre exp\u00e9rience clinique, l&#8217;association de l&#8217;olanzapine, par exemple, avec l&#8217;un des psychotiques &#8220;ABC&#8221; (aripiprazole, brexpiprazole ou cariprazine) &#8211; avec une certaine s\u00e9dation en fin de journ\u00e9e, mais des effets d&#8217;activation pendant la journ\u00e9e &#8211; s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e utile. L&#8217;ajustement individuel de la m\u00e9dication est \u00e9galement essentiel dans ce cas.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-800x560.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-363474 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 800px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 800\/560;width:500px\" width=\"500\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-800x560.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-1160x812.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-120x84.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-90x63.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-320x224.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-560x392.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-240x168.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-180x126.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-640x448.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-1120x784.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8-1600x1119.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/tab1_Np4_s8.png 1818w\" data-sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Entre les \u00e9pisodes psychotiques, les patients ne doivent pas, dans la mesure du possible, \u00eatre limit\u00e9s dans leurs capacit\u00e9s cognitives et fonctionnelles par des effets s\u00e9datifs. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison qu&#8217;il est important de penser \u00e0 la m\u00e9dication \u00e0 long terme d\u00e8s le d\u00e9but du traitement et d&#8217;organiser de mani\u00e8re modulaire la s\u00e9dation \u00e9ventuellement n\u00e9cessaire.  <\/p>\n\n<h3 id=\"focalisation-sur-les-symptomes-cles\" class=\"wp-block-heading\">Focalisation sur les sympt\u00f4mes cl\u00e9s<\/h3>\n\n<p>Si un patient ressent de la fatigue, il faut toujours v\u00e9rifier si elle est due \u00e0 un effet m\u00e9dicamenteux ou si elle fait partie de la maladie. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment lors du passage d&#8217;un setting hospitalier \u00e0 un setting ambulatoire que la m\u00e9dication doit \u00eatre adapt\u00e9e de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir \u00eatre poursuivie. En cas d&#8217;effets s\u00e9datifs ind\u00e9sirables dus \u00e0 la m\u00e9dication, il est alors possible de r\u00e9duire la dose ou de passer \u00e0 un autre produit.  <\/p>\n\n<p>Le fait qu&#8217;un patient per\u00e7oive les effets s\u00e9datifs de la m\u00e9dication comme un soulagement ou un soulagement d\u00e9pend fortement du stade de la maladie. Dans les situations aigu\u00ebs, les patients per\u00e7oivent tout \u00e0 fait la s\u00e9dation comme relaxante, surtout lorsque l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 est au premier plan. D\u00e8s que les sympt\u00f4mes aigus disparaissent, les personnes concern\u00e9es ressentent davantage la s\u00e9dation, qui peut alors se transformer en fardeau. Par exemple, lorsque la participation du patient est frein\u00e9e par la m\u00e9dication. C&#8217;est au plus tard \u00e0 ce moment-l\u00e0 que la gestion du traitement doit \u00eatre adapt\u00e9e. Il faut \u00e9galement veiller \u00e0 ne pas restreindre davantage les personnes souffrant de sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs tr\u00e8s prononc\u00e9s. La qualit\u00e9 de vie des patients, avec des possibilit\u00e9s d&#8217;activit\u00e9, devrait toujours \u00eatre au premier plan.<\/p>\n\n<h3 id=\"reconnaitre-une-sedation-involontaire\" class=\"wp-block-heading\">Reconna\u00eetre une s\u00e9dation involontaire<\/h3>\n\n<p>Les jeunes patients en particulier, lors des premiers \u00e9pisodes, expriment souvent d&#8217;eux-m\u00eames lorsque des effets s\u00e9datifs non souhait\u00e9s se produisent. Ce n&#8217;est pas toujours le cas chez les patients \u00e2g\u00e9s. Mais comme on accompagne g\u00e9n\u00e9ralement les personnes concern\u00e9es pendant longtemps, on peut d\u00e9duire de l&#8217;impression clinique de tels sympt\u00f4mes non voulus. Parfois, c&#8217;est l&#8217;entourage qui s&#8217;exprime sur l&#8217;\u00e9tat de fatigue inhabituel des patients. De plus, la s\u00e9dation a \u00e9galement un impact sur la cognition. Il n&#8217;est pas facile de faire la diff\u00e9rence entre cette perception d&#8217;agitation dans la conversation, par exemple, et la r\u00e9apparition de sympt\u00f4mes psychotiques. Dans ce cas, il convient de se demander si ces sympt\u00f4mes \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents avant la prise du m\u00e9dicament. Ils doivent alors \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme faisant partie int\u00e9grante de la maladie.  <\/p>\n\n<p>Si les troubles de l&#8217;humeur font partie des sympt\u00f4mes, les m\u00e9dicaments \u00e0 effet s\u00e9datif dont nous avons parl\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent ne doivent en aucun cas \u00eatre utilis\u00e9s. Dans ce cas, il convient de recourir \u00e0 des substances actives sans effet s\u00e9datif, comme les psychotiques &#8220;ABC&#8221;<strong> (aper\u00e7u 1). <\/strong>Il en va de m\u00eame pour les patients dont la situation professionnelle ou familiale exige un certain niveau de fonctionnement. Dans ce cas, les agonistes partiels peuvent, selon l&#8217;exp\u00e9rience acquise jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, avoir un effet stimulant sur la concentration et la motivation. Il ne faut pas non plus n\u00e9gliger une \u00e9ventuelle consommation de substances potentiellement s\u00e9datives, comme le cannabis ou l&#8217;alcool. En outre, les patients atteints de schizophr\u00e9nie pr\u00e9sentent un risque accru de maladies somatiques. Il convient de les exclure, surtout dans une situation aigu\u00eb. Dans ce cas, un laboratoire d\u00e9taill\u00e9 ainsi que, le cas \u00e9ch\u00e9ant, un \u00e9lectroenc\u00e9phalogramme et une imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique sont indiqu\u00e9s.  <\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-medium is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-800x277.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-363473 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 800px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 800\/277;width:500px\" width=\"500\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-800x277.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-1160x401.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-120x42.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-90x31.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-320x111.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-560x194.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-240x83.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-180x62.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-640x221.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9-1120x387.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Ubersicht1_NP4_s9.png 1275w\" data-sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"gestion-optimisee-du-traitement\" class=\"wp-block-heading\">Gestion optimis\u00e9e du traitement<\/h3>\n\n<p>En principe, on peut dire que, dans l&#8217;id\u00e9al, il faudrait pr\u00e9venir autant que possible la psychose d\u00e8s la phase prodromique, en particulier chez les jeunes. Si les efforts n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 efficaces, la premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 utiliser des agents &#8220;ABC&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire des agonistes partiels. Il s&#8217;agit ici de doser aussi faiblement que possible, mais aussi fortement que n\u00e9cessaire pour obtenir un effet optimal. Pour cela, il faut prendre le temps d&#8217;effectuer un r\u00e9glage individuel et d&#8217;effectuer un suivi \u00e9troit. Le traitement antipsychotique doit \u00eatre maintenu pendant une p\u00e9riode d&#8217;un \u00e0 deux ans, les r\u00e9cidives ant\u00e9rieures prolongeant la p\u00e9riode de traitement. De m\u00eame, le traitement en milieu hospitalier doit toujours \u00eatre envisag\u00e9 dans une perspective d&#8217;avenir, de sorte qu&#8217;un changement de traitement en ambulatoire ne soit pas n\u00e9cessaire. De cette mani\u00e8re, il est possible de s&#8217;assurer que la s\u00e9dation n&#8217;est utilis\u00e9e qu&#8217;en cas d&#8217;urgence, pour une dur\u00e9e limit\u00e9e, et que les personnes concern\u00e9es peuvent mener leurs activit\u00e9s quotidiennes de la mani\u00e8re la plus active possible. La large gamme d&#8217;antipsychotiques disponibles doit \u00eatre utilis\u00e9e pour permettre une gestion personnalis\u00e9e du traitement.<\/p>\n\n<p>La s\u00e9dation ne doit \u00eatre envisag\u00e9e que dans des cas exceptionnels, comme en cas d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ou de comportement agressif en phase aigu\u00eb, et sur une courte p\u00e9riode. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, il s&#8217;agit plut\u00f4t d&#8217;un effet secondaire ind\u00e9sirable d&#8217;une m\u00e9dication qu&#8217;il convient d&#8217;\u00e9viter &#8211; en particulier chez les patients qui pr\u00e9sentent des troubles cognitifs et une symptomatologie n\u00e9gative. Afin d&#8217;\u00e9viter une s\u00e9dation \u00e0 long terme et de garantir une transition optimale de l&#8217;h\u00f4pital \u00e0 la vie quotidienne, il convient en outre d&#8217;assurer un \u00e9change \u00e9troit entre le praticien hospitalier et le praticien ambulatoire.  <\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Un d\u00e9pistage pr\u00e9coce dans la phase prodromique ainsi qu&#8217;un accompagnement appropri\u00e9 des jeunes patients \u00e0 risque permettent d&#8217;\u00e9viter autant que possible le passage \u00e0 la psychose.<\/li>\n\n\n\n<li>En cas de psychose, un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces sont tr\u00e8s importants pour un meilleur pronostic.<\/li>\n\n\n\n<li>Les antipsychotiques de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration doivent \u00eatre utilis\u00e9s, choisis et dos\u00e9s individuellement.<\/li>\n\n\n\n<li>D\u00e8s l&#8217;h\u00f4pital, il faut si possible choisir la pr\u00e9paration qui convient au patient \u00e0 long terme.<\/li>\n\n\n\n<li>La s\u00e9dation ne doit \u00eatre utilis\u00e9e qu&#8217;exceptionnellement et \u00e0 court terme pendant la phase aigu\u00eb.<br\/>doit \u00eatre effectu\u00e9. Dans ce cas, des combinaisons d&#8217;agonistes partiels sont possibles, en premier lieu avec une benzodiaz\u00e9pine d\u00fbment autoris\u00e9e ou, plus tard, avec un antipsychotique s\u00e9datif \u00e0 faible dose.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Per\u00e4l\u00e4 J, Suvisaari J, Saarni SI, et al : Lifetime prevalence of psychotic and bipolar I disorders in a general population. Arch Gen Psychiatry 2007 ; 64(1) : 19-28.<\/li>\n\n\n\n<li>Remberk B, Ba\u017cy\u0144ska AK, Bronowska Z, et al. : Quels aspects de l&#8217;issue \u00e0 long terme sont pr\u00e9dits par les sympt\u00f4mes positifs et n\u00e9gatifs dans la psychose pr\u00e9coce ? Une \u00e9tude exploratoire de suivi sur huit ans. Psychopathology 2015 ; 48(1) : 47-55.<\/li>\n\n\n\n<li>Schaffner N, Schimmelmann BG, Niedersteberg A, Schultze-Lutter F : Pathways-to-Care for First-Episode psychotic patients &#8211; an overview of international studies. Fortschr Neurol Psychiatr 2012 ; 80(2) : 72-78.<\/li>\n\n\n\n<li>Schultze-Lutter F, Michel C, Schmidt SJ, et al : EPA guidance on the early detection of clinical high risk states of psychoses. Eur Psychiatry J Assoc Eur Psychiatr 2015 ; 30(3) : 405-416.<\/li>\n\n\n\n<li>Citrome L : Activating and Sedating Adverse Effects of Second-Generation Antipsychotics in the Treatment of Schizophrenia and Major Depressive Disorder : Absolute Risk Increase and Number Needed to Harm. J Clin Psychopharmacol 2017 Avr ; 37(2) : 138-147. doi : 10.1097\/JCP.0000000000000665. PMID : 28141623.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2023 ; 21(4) : 6-10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La psychose doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e autant que possible. Si elle survient n\u00e9anmoins, un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces sont importants pour un meilleur pronostic. 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