{"id":365545,"date":"2023-10-22T00:01:00","date_gmt":"2023-10-21T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/precurseur-du-cancer-de-la-peau-clair-quels-sont-les-facteurs-de-risque-de-progression\/"},"modified":"2023-09-14T15:50:36","modified_gmt":"2023-09-14T13:50:36","slug":"precurseur-du-cancer-de-la-peau-clair-quels-sont-les-facteurs-de-risque-de-progression","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/precurseur-du-cancer-de-la-peau-clair-quels-sont-les-facteurs-de-risque-de-progression\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9curseur du cancer de la peau clair &#8211; quels sont les facteurs de risque de progression ?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les k\u00e9ratoses actiniques (KA) sont associ\u00e9es aux carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes, mais on sait encore peu de choses sur le risque de progression de certaines l\u00e9sions. La carcinog\u00e9n\u00e8se sur le terrain ou un nombre plus \u00e9lev\u00e9 de l\u00e9sions et le degr\u00e9 d&#8217;hyperprolif\u00e9ration des cellules k\u00e9ratinocytaires atypiques semblent toutefois \u00eatre des facteurs pertinents. Le score AKASI est un bon outil pratique pour \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&#8217;AK et le succ\u00e8s du traitement. Le diagnostic de l&#8217;AK peut aujourd&#8217;hui \u00eatre confirm\u00e9 par des m\u00e9thodes modernes non invasives.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les k\u00e9ratoses actiniques (KA) sont l&#8217;une des dermatoses les plus fr\u00e9quentes sur les peaux chroniquement endommag\u00e9es par le soleil. Il s&#8217;agit de l\u00e9sions cutan\u00e9es pr\u00e9canc\u00e9reuses r\u00e9sultant de la prolif\u00e9ration de k\u00e9ratinocytes atypiques sur une peau endommag\u00e9e par les UV, touchant en particulier le visage, le cuir chevelu sans cheveux et les extr\u00e9mit\u00e9s. Selon les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques, la pr\u00e9valence de l&#8217;AK chez les personnes de plus de 60 ans est comprise entre 20 et 35% [1\u20133].<\/p>\n\n<h3 id=\"lak-est-une-maladie-precancereuse-facultative\" class=\"wp-block-heading\">L&#8217;AK est une maladie pr\u00e9canc\u00e9reuse facultative  <\/h3>\n\n<p>Une \u00e9tude de cohorte avec un suivi de 5 ans a montr\u00e9 que 65% des carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes (SCC) se d\u00e9veloppaient \u00e0 partir de l\u00e9sions AK pr\u00e9existantes [4]. Dans une autre \u00e9tude, la probabilit\u00e9 d&#8217;une progression vers un CCS dans les 10 ans a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9e \u00e0 environ 10% chez les patients ayant une moyenne de 7,7 CA [19].  <\/p>\n\n<p>&#8220;Les \u00e9tudes de s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome confirment que les k\u00e9ratoses actiniques sont des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Nicole Kelleners-Smeets du Maastricht University Medical Center (NL) [5]. La conclusion d&#8217;une grande \u00e9tude de g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire utilisant le s\u00e9quen\u00e7age de l&#8217;exome est que les AK sont caract\u00e9ris\u00e9s par des alt\u00e9rations g\u00e9nomiques que l&#8217;on retrouve \u00e9galement dans les SCC, y compris des anomalies dans la voie de transduction du signal du TGF-\u03b2 [6]. En accord avec d&#8217;autres \u00e9tudes, des mutations dans TP53 et NOTCH ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9es. Une inactivation pr\u00e9coce de NOTCH1 due \u00e0 la mutation dans les AK facilite \u00e9ventuellement la progression de l&#8217;AK vers le SCC [6]. TP53 est un g\u00e8ne suppresseur de tumeur dont le produit g\u00e9nique (la prot\u00e9ine p53) agit comme un facteur de transcription. Il est activ\u00e9 par le stress cellulaire, par exemple les dommages \u00e0 l&#8217;ADN induits par les UV. Bien que l&#8217;on dispose de plus en plus de connaissances sur les facteurs favorisant la progression vers le SCC, il reste difficile d&#8217;\u00e9valuer quelles l\u00e9sions AK pr\u00e9sentent un risque \u00e9lev\u00e9 et quelles l\u00e9sions r\u00e9gresseront. Le fait que le traitement de la maladie d&#8217;Alzheimer puisse pr\u00e9venir le d\u00e9veloppement d&#8217;un SCC est d\u00e9sormais bien \u00e9tabli, a soulign\u00e9 l&#8217;oratrice.  <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#0792e32e\"><tbody><tr><td>On estime que le risque de progression de l&#8217;AK vers le SCC est de 0,025% \u00e0 16% pour une seule l\u00e9sion par an. Selon ces donn\u00e9es, les taux de transformation pour un patient pr\u00e9sentant 6 \u00e0 8 l\u00e9sions sont de 0,15 \u00e0 80% par an [9]. Actuellement, les preuves concernant les facteurs pronostiques d\u00e9terminant le passage de l&#8217;AK au SCC restent insuffisantes [9]. Des \u00e9tudes r\u00e9centes indiquent que la classification actuelle des AK et l&#8217;estimation du risque de progression devraient \u00eatre reconsid\u00e9r\u00e9es [13,14]. Dans le contexte de l&#8217;apparition de l&#8217;AK dans le cadre d&#8217;une canc\u00e9rologie de terrain et d&#8217;une corr\u00e9lation positive entre le nombre de l\u00e9sions et la probabilit\u00e9 de progression, de nouveaux crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation des stades de l&#8217;AK sont propos\u00e9s [9]. L&#8217;AKASI<em> (actinic keratosis area and severity index)<\/em> est actuellement un outil pertinent pour \u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&#8217;AK, mais aussi pour \u00e9valuer le succ\u00e8s du traitement [12].<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"utiliser-des-methodes-non-invasives-pour-diagnostiquer-les-ak\" class=\"wp-block-heading\">Utiliser des m\u00e9thodes non invasives pour diagnostiquer les AK  <\/h3>\n\n<p>Selon les directives S3 actuelles, l&#8217;indication au traitement de la CA doit \u00eatre pos\u00e9e en tenant compte du tableau clinique et des facteurs de risque (par ex. immunosuppression, exposition cumulative aux UV, nombre de l\u00e9sions) [9]. Histologiquement, l&#8217;une des caract\u00e9ristiques des AK est l&#8217;accumulation de k\u00e9ratinocytes atypiques dans le stratum basale de l&#8217;\u00e9piderme, d&#8217;o\u00f9 ils peuvent, au fil du temps, p\u00e9n\u00e9trer dans le stratum granulosum et la couche corn\u00e9e [16,17]. Les k\u00e9ratinocytes alt\u00e9r\u00e9s de l&#8217;AK pr\u00e9sentent des noyaux hyperchromatiques, pl\u00e9omorphes et agrandis, ainsi qu&#8217;une relation noyau-cytoplasme \u00e9lev\u00e9e [9]. Alors que les examens histopathologiques \u00e9taient autrefois n\u00e9cessaires pour identifier les l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses de la peau, plusieurs techniques de diagnostic non invasives sont aujourd&#8217;hui disponibles, notamment la dermatoscopie, la microscopie confocale \u00e0 r\u00e9flexion (RCM) et la tomographie par coh\u00e9rence optique (OCT) ou Line-Field-OCT, a expliqu\u00e9 le professeur Giuseppe Micali, de l&#8217;universit\u00e9 de Catane (I) [7]. La dermatoscopie a une sensibilit\u00e9 (environ 98%) et une sp\u00e9cificit\u00e9 (environ 95%) \u00e9lev\u00e9es pour la d\u00e9tection des AK, selon l&#8217;orateur [7]. Cependant, les AK pigment\u00e9es seraient parfois difficiles \u00e0 diff\u00e9rencier cliniquement et dermatoscopiquement d&#8217;autres l\u00e9sions cutan\u00e9es, comme le lentigo malin. Outre la dermatoscopie, une autre technique de diagnostic non invasive est disponible avec la MRC. La RCM permet de visualiser le substrat cytomorphologique des structures dermatoscopiques suspectes au niveau cellulaire [8]. Dans une carcinose de terrain, la peau endommag\u00e9e par la lumi\u00e8re pr\u00e9sente souvent un motif atypique en nid d&#8217;abeille, signe d&#8217;une AK subclinique [9]. Une nouvelle technique d&#8217;imagerie non invasive est la LC-OCT. En visualisant les cellules individuelles avec une haute r\u00e9solution et une profondeur de p\u00e9n\u00e9tration allant jusqu&#8217;\u00e0 500 \u03bcm, la pr\u00e9cision du diagnostic peut \u00eatre consid\u00e9rablement augment\u00e9e.  <\/p>\n\n<h3 id=\"akasi-comme-outil-devaluation-de-la-gravite\" class=\"wp-block-heading\">AKASI comme outil d&#8217;\u00e9valuation de la gravit\u00e9  <\/h3>\n\n<p>Dans la pratique clinique quotidienne, il s&#8217;agit \u00e9galement d&#8217;\u00e9valuer la gravit\u00e9 des k\u00e9ratoses actiniques comme base pour les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques, selon le Dr Girish Gupta, dermatologue et ma\u00eetre de conf\u00e9rences clinique, Universit\u00e9 d&#8217;Edimbourg (Royaume-Uni) [10]. &#8220;Nous savons que les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes sont associ\u00e9s aux AK&#8221;, a expliqu\u00e9 le conf\u00e9rencier [10]. L&#8217;AKASI (&#8220;Actinic keratoses activity and severity index&#8221;) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 pour \u00e9valuer et surveiller la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 [12]. &#8220;Nous pourrions peut-\u00eatre utiliser le score AKASI pour \u00e9valuer les risques&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Gupta. Le fait que l&#8217;AKASI soit un tr\u00e8s bon outil pour \u00e9valuer objectivement la gravit\u00e9 de l&#8217;AK correspond \u00e9galement \u00e0 l&#8217;avis du Prof. Dr Thomas Dirschka, Centroderm Klinik Wuppertal (D) [11,12]. Selon lui, l&#8217;AKASI permet de quantifier facilement les l\u00e9sions <strong>(tableau 1)<\/strong> [11,12]. Dans une \u00e9tude publi\u00e9e en 2018 par Schmitz et al. a cherch\u00e9 \u00e0 savoir si et comment le score AKASI \u00e9tait associ\u00e9 aux tumeurs k\u00e9ratinocytaires [18]. La conclusion \u00e9tait que les patients ayant un score AKASI &gt;7 avaient probablement un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper un SCC invasif par rapport aux patients AK ayant un score inf\u00e9rieur.  <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-365127 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 2212px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2212\/1512;width:500px\" width=\"500\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28.png 2212w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-800x547.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-1160x793.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-2048x1400.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-120x82.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-90x62.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-320x219.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-560x383.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-1920x1312.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-240x164.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-180x123.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-640x437.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-1120x766.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/tab1_DP4_s28-1600x1094.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 2212px) 100vw, 2212px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>En ce qui concerne les m\u00e9thodes non invasives d\u00e9crites, le professeur Dirschka a soulign\u00e9 que la LC-OCT \u00e9tait une tr\u00e8s bonne m\u00e9thode de diagnostic pour d\u00e9tecter les l\u00e9sions potentiellement dangereuses. Les coupes horizontales et verticales ainsi que les aspects histologiques sont affich\u00e9s en temps r\u00e9el.<\/p>\n\n<h3 id=\"le-risque-de-transformation-maligne-est-correle-au-nombre-de-lesions\" class=\"wp-block-heading\">Le risque de transformation maligne est corr\u00e9l\u00e9 au nombre de l\u00e9sions  <\/h3>\n\n<p>&#8220;L&#8217;objectif le plus important est de pr\u00e9venir la progression vers le SCC&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Dirschka, ajoutant : &#8220;Nous avons besoin de th\u00e9rapies pour les patients \u00e0 risque&#8221; [11]. Plus le nombre de l\u00e9sions est \u00e9lev\u00e9, plus le risque que l&#8217;une d&#8217;entre elles \u00e9volue en SCC est important. C&#8217;est pourquoi le nombre de l\u00e9sions et la canc\u00e9rogen\u00e8se de terrain jouent un r\u00f4le important dans le risque de progression, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. Dans ce contexte, il s&#8217;interroge sur la limitation de la surface \u00e0 traiter (25 <sup>cm2<\/sup>). Les donn\u00e9es relatives au risque de d\u00e9veloppement d&#8217;un SCC \u00e0 partir d&#8217;un seul AK en l&#8217;espace d&#8217;un an sont estim\u00e9es dans la litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e entre 0,025 et 16%, bien que le risque de progression soit encore peu connu \u00e0 l&#8217;heure actuelle [9]. Mais le risque est plus \u00e9lev\u00e9 lorsque le nombre de l\u00e9sions est plus important, selon le professeur Dirschka. En supposant que le risque de progression d&#8217;une seule l\u00e9sion AK soit de 16% par an, cela signifie qu&#8217;avec 40 l\u00e9sions, le risque correspondant est sup\u00e9rieur \u00e0 99% [11].  <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-365129 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1479px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1479\/1474;width:500px\" width=\"500\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29.png 1479w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-800x797.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-1160x1156.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-120x120.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-320x320.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-560x558.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-640x638.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/abb1_DP4_s29-1120x1116.png 1120w\" data-sizes=\"(max-width: 1479px) 100vw, 1479px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"approche-pragmatique-quels-sont-les-objectifs-therapeutiques-vises\" class=\"wp-block-heading\">Approche pragmatique &#8211; quels sont les objectifs th\u00e9rapeutiques vis\u00e9s ?  <\/h3>\n\n<p>L&#8217;ampleur de la prolif\u00e9ration basale des cellules k\u00e9ratinocytaires atypiques est un crit\u00e8re important, selon le professeur Dirschka [11]. Il consid\u00e8re que les restrictions de traitement bas\u00e9es sur la classification d&#8217;Olsen, qui ont \u00e9t\u00e9 introduites dans le contexte d&#8217;\u00e9tudes cliniques, n&#8217;ont pas de sens dans la pratique clinique quotidienne. D&#8217;une part, dans une \u00e9tude, la classification d&#8217;Olsen n&#8217;\u00e9tait que relativement peu corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la classification histopathologique des l\u00e9sions AK (\u00e9paisseur des l\u00e9sions)<strong> (figure 1)<\/strong> et, d&#8217;autre part, il y aurait des l\u00e9sions Olsen I avec beaucoup d&#8217;hyperprolif\u00e9ration et des l\u00e9sions Olsen III avec peu d&#8217;hyperprolif\u00e9ration. Il estime \u00e9galement qu&#8217;il est d\u00e9pass\u00e9 de limiter la localisation des zones. Il est important de ne pas se focaliser exclusivement sur le visage et le cuir chevelu, mais aussi sur les extr\u00e9mit\u00e9s, a-t-il ajout\u00e9. En conclusion, l&#8217;orateur indique que l&#8217;absence totale de l\u00e9sion est un objectif de traitement plut\u00f4t irr\u00e9aliste en cas de carcinose de terrain et qu&#8217;il est pr\u00e9f\u00e9rable de viser une r\u00e9duction du score AKASI. En outre, les l\u00e9sions r\u00e9sistantes au traitement doivent faire l&#8217;objet d&#8217;une attention particuli\u00e8re car elles sont potentiellement dangereuses.<\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Ferr\u00e1ndiz C, et al.: EPIQA Study Group; Prevalence of actinic keratosis among dermatology outpatients in Spain. Actas Dermosifiliogr 2016; 107(8): 674\u2013680. <\/li>\n\n\n\n<li>Flohil SPC, et al.: Prevalence of actinic keratosis and its risk factors in the general population: the Rotterdam Study. J Invest Dermatol 2013; 133(8): 1971\u20131978 <\/li>\n\n\n\n<li>Eder J, et al.: Prevalence of actinic keratosis among dermatology outpatients in Austria. Br J Dermatol 2014; 171(6): 1415\u20131421. <\/li>\n\n\n\n<li>Criscione VD, et al : Actinic keratoses : natural history and risk of malignant transformation in the veterans affairs topical tretinoin chemoprevention trial. Cancer 2009 ; 115(11) : 2523-2530.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00abBiology of AK\u00bb, Symposium 8: Management of actinic keratosis and field cancerization, Prof. Dr. Nicole Kelleners-Smeets, EADO Annual Meeting, 20\u201322 April 2023. <\/li>\n\n\n\n<li>Thomson J, et al.: The Genomic Landscape of Actinic Keratosis. J Invest Dermatol 2021; 141(7): 1664\u20131674.e7.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00abImaging technologies as diagnostic tools for AK\u00bb, Symposium 8: Management of actinic keratosis and field cancerization, Dr. Giuseppe Micali, EADO Annual Meeting, 20\u201322 April 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Ahlgrimm-Siess V, et al.: Diagnostischer Nutzen der Konfokalmikroskopie als weiterf\u00fchrende Untersuchungsmethode von Gesichtsl\u00e4sionen. JDDG 2019; 17(3): 266\u2013274. <\/li>\n\n\n\n<li>AWMF: S3-Leitlinie Aktinische Keratose und Plattenepithelkarzinom der Haut. Register-Nr. 032-022OL, Version 2.0: https:\/\/register.awmf.org, (letzter Abruf 04.07.2023) <\/li>\n\n\n\n<li>\u00abTreatment Update \u2013 AK\u00bb, Dr. Girish Gupta, Symposium 8: Management of actinic keratosis and field cancerization, EADO Annual Meeting, 20\u201322 April 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00abNew approaches to study design in AK\u00bb, Prof. Dr. Thomas Dirschka, Symposium 8: Management of actinic keratosis and field cancerization, EADO Annual Meeting, 20\u201322 April 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Dirschka T, et al; Athens AK Study Group: A proposed scoring system for assessing the severity of actinic keratosis on the head: actinic keratosis area and severity index. J Eur Acad Dermatol Venereol 2017; 31(8): 1295\u20131302.<\/li>\n\n\n\n<li>Dirschka T, et al.: A proposed scoring system for assessing the severity of actinic keratosis on the head: actinic keratosis area and severity index. J Eur Acad Dermatol Venereol 2017; 31(8): 1295\u20131302.<\/li>\n\n\n\n<li>Dreno B, et al.: A Novel Actinic Keratosis Field Assessment Scale for Grading Actinic Keratosis Disease Severity. Acta dermato-venereologica 2017; 97(9): 1108\u20131113. <\/li>\n\n\n\n<li>Schmitz L, et al.: Actinic keratosis: correlation between clinical and histological classification systems. J Eur Acad Dermatol Venereol 2016; 30(8): 1303\u20131307.<\/li>\n\n\n\n<li>Babilas P, Landthaler M, Szeimies RM: Die aktinische Keratose. Hautarzt 2003; 54: 551\u2013562.<\/li>\n\n\n\n<li>Fu W, Cockerell CJ: The actinic (solar) keratosis: a 21st-century perspective. Arch Dermatol 2003; 139: 66\u201370.<\/li>\n\n\n\n<li>Schmitz L, et al.: Actinic keratosis area and severity index (AKASI) is associated with the incidence of squamous cell carcinoma. J Eur Acad Dermatol Venereol 2018; 32(5): 752\u2013756.<\/li>\n\n\n\n<li>Marks R, Rennie G, Selwood TS: Malignant transformation of solar keratoses to squamous cell carcinoma. Lancet 1988; 1: 795\u2013797. <\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>DERMATOLOGIE PRAXIS 2023; 33(4): 28\u201330<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les k\u00e9ratoses actiniques (KA) sont associ\u00e9es aux carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes, mais on sait encore peu de choses sur le risque de progression de certaines l\u00e9sions. 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