{"id":365813,"date":"2023-09-22T00:01:00","date_gmt":"2023-09-21T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=365813"},"modified":"2023-10-24T19:00:19","modified_gmt":"2023-10-24T17:00:19","slug":"examen-des-nodules-thyroidiens-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/examen-des-nodules-thyroidiens-2\/","title":{"rendered":"Examen des nodules thyro\u00efdiens"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Avec l&#8217;utilisation croissante des techniques d&#8217;imagerie, l&#8217;incidence des nodules thyro\u00efdiens, en particulier ceux d\u00e9couverts par hasard, a fortement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En outre, la thyro\u00efde, en tant que r\u00e9gulateur important des processus m\u00e9taboliques, suscite de plus en plus l&#8217;int\u00e9r\u00eat des patients eux-m\u00eames, de sorte que davantage de nodules thyro\u00efdiens sont diagnostiqu\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9chographies thyro\u00efdiennes cibl\u00e9es, par exemple dans le cadre d&#8217;examens de contr\u00f4le dans les cabinets de m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec l&#8217;utilisation croissante des techniques d&#8217;imagerie, l&#8217;incidence des nodules thyro\u00efdiens, en particulier ceux d\u00e9couverts par hasard, a fortement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En outre, la thyro\u00efde, en tant que r\u00e9gulateur important des processus m\u00e9taboliques, suscite de plus en plus l&#8217;int\u00e9r\u00eat des patients eux-m\u00eames, de sorte que davantage de nodules thyro\u00efdiens sont diagnostiqu\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9chographies thyro\u00efdiennes cibl\u00e9es, par exemple dans le cadre d&#8217;examens de contr\u00f4le dans les cabinets de m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9valence augmente avec l&#8217;\u00e2ge et pr\u00e9sente \u00e9galement des diff\u00e9rences r\u00e9gionales en fonction de l&#8217;approvisionnement en iode. Les femmes sont plus souvent touch\u00e9es. Dans deux \u00e9tudes de population, des nodules thyro\u00efdiens ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s chez environ 40\u201350% des hommes \u00e2g\u00e9s de plus de 55 ans dans une r\u00e9gion du nord de l&#8217;Allemagne et chez 65\u201370% des hommes dans une r\u00e9gion du sud de l&#8217;Allemagne. Chez les femmes, environ 50\u201370% et 75\u201385% \u00e9taient concern\u00e9s. Chez les personnes \u00e2g\u00e9es de &lt;35 ans, les nodules thyro\u00efdiens \u00e9taient nettement plus rares (dans le nord &lt;20%, dans le sud entre environ 30-40%) [1]. Une carence en iode est consid\u00e9r\u00e9e dans le monde entier comme le principal facteur de risque dans l&#8217;apparition du goitre nodulaire [2]. En Suisse, l&#8217;iodation du sel de cuisine, initi\u00e9e en 1922, a pu apporter la contribution d\u00e9cisive \u00e0 la pr\u00e9vention du goitre d\u00fb \u00e0 une carence en iode, la teneur en iodure de potassium du sel ayant \u00e9t\u00e9 progressivement augment\u00e9e de 3,75 mg\/kg en 1952 \u00e0 25 mg\/kg \u00e0 partir de 2014. L&#8217;utilisation de sel de cuisine iod\u00e9 dans les m\u00e9nages priv\u00e9s est >80%, mais la part dans les aliments transform\u00e9s est insuffisante, entre autres en raison de l&#8217;internationalisation de l&#8217;industrie, m\u00eame en Suisse [3].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque des nodules thyro\u00efdiens sont d\u00e9couverts, la premi\u00e8re et la plus grande pr\u00e9occupation des patients est g\u00e9n\u00e9ralement de savoir s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un carcinome. D&#8217;un point de vue m\u00e9dical, la pr\u00e9sence de nodules multiples et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes dans un goitre multinodulaire est souvent un d\u00e9fi. Alors que la pr\u00e9valence de la multinodularit\u00e9 augmente avec l&#8217;\u00e2ge, le risque de malignit\u00e9 diminue [4]. L&#8217;incidence du carcinome de la thyro\u00efde est d&#8217;environ 7-15% et a fortement augment\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, avec notamment une augmentation du nombre de microcarcinomes papillaires diagnostiqu\u00e9s [5]. Parall\u00e8lement, la mortalit\u00e9 est rest\u00e9e faible et a m\u00eame l\u00e9g\u00e8rement diminu\u00e9 r\u00e9cemment, ce qui soul\u00e8ve la question de la pertinence clinique des microcarcinomes papillaires [6].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n&#8217;est donc pas recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un d\u00e9pistage g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de la thyro\u00efde par \u00e9chographie. Lors de l&#8217;examen des nodules thyro\u00efdiens, l&#8217;anamn\u00e8se, les facteurs de risque individuels et la clinique devraient toujours \u00eatre au premier plan. Il s&#8217;agit notamment de d\u00e9tecter les malignit\u00e9s et les autonomies fonctionnelles, mais aussi d&#8217;\u00e9viter les examens et les traitements inutiles. Cet article a pour but de vous guider sur la mani\u00e8re de proc\u00e9der de mani\u00e8re structur\u00e9e apr\u00e8s la d\u00e9couverte de nodules thyro\u00efdiens, sur l&#8217;algorithme d&#8217;\u00e9valuation suivi dans un centre thyro\u00efdien et sur les possibilit\u00e9s de traitement disponibles.<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"anamnese-et-examen-clinique\" class=\"wp-block-heading\">Anamn\u00e8se et examen clinique<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tous les nodules thyro\u00efdiens palpables ou d\u00e9couverts de mani\u00e8re incidente doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un examen plus approfondi. La premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 recueillir les ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux. Outre l&#8217;\u00e2ge du patient, les facteurs suivants jouent un r\u00f4le important dans le risque de malignit\u00e9 : une croissance rapide qui entra\u00eene parfois d\u00e9j\u00e0 un enrouement, une irradiation ant\u00e9rieure, en particulier de la t\u00eate et du cou, une exposition \u00e0 des retomb\u00e9es radioactives (par ex. des \u00e9v\u00e9nements survenus dans des r\u00e9acteurs de centrales nucl\u00e9aires) ou des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de carcinome papillaire de la thyro\u00efde (c&#8217;est-\u00e0-dire au moins trois parents du premier degr\u00e9 atteints). La pr\u00e9sence dans la famille de syndromes associ\u00e9s au cancer de la thyro\u00efde (par ex. n\u00e9oplasie endocrinienne multiple de type 2 (MEN2), syndrome de Cowden, polypose ad\u00e9nomateuse familiale (PAF), complexe de Carney [7]) est rare dans l&#8217;ensemble, mais constitue un facteur de risque important. L&#8217;examen clinique consiste \u00e0 examiner la taille de la thyro\u00efde et des nodules thyro\u00efdiens, leur consistance et leur d\u00e9placement, et \u00e0 rechercher une asym\u00e9trie et une douleur \u00e0 la pression. De m\u00eame, il faut v\u00e9rifier s&#8217;il existe une lymphad\u00e9nopathie cervicale. Il est important de reconna\u00eetre si des sympt\u00f4mes de compression, tels qu&#8217;une dysphagie, une dyspn\u00e9e, l&#8217;enrouement mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment ou &#8211; tr\u00e8s rarement &#8211; une congestion d&#8217;influence sup\u00e9rieure (dite &#8220;congestion d&#8217;influence sup\u00e9rieure&#8221;) sont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents. Signe de Pemberton,  <strong>Fig. 1)<\/strong>  existent.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><a href=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/abb1_hp12_s17.jpg\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/abb1_hp12_s17.jpg\" alt=\"\" style=\"width:500px;height:undefinedpx\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 id=\"diagnostic-de-laboratoire\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostic de laboratoire<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela implique tout d&#8217;abord un dosage de l&#8217;hormone thyr\u00e9ostimulante (TSH). Si elle est sup\u00e9rieure ou inf\u00e9rieure \u00e0 la plage de r\u00e9f\u00e9rence sp\u00e9cifique du laboratoire, les hormones thyro\u00efdiennes libres fT4 (thyroxine) et fT3 (triiodothyronine) doivent \u00e9galement \u00eatre d\u00e9termin\u00e9es. Le dosage de la fT3 est important, car en cas d&#8217;autonomie focale, il peut d\u00e9j\u00e0 y avoir une &#8220;hyperthyro\u00efdie T3&#8221; alors que la fT4 est encore dans la norme. En cas d&#8217;hyperthyro\u00efdie, il convient d&#8217;examiner \u00e0 nouveau la possibilit\u00e9 d&#8217;une contamination par l&#8217;iode (par exemple, l&#8217;administration r\u00e9cente d&#8217;un produit de contraste contenant de l&#8217;iode ou une m\u00e9dication \u00e0 base d&#8217;amiodarone) afin d&#8217;\u00e9tablir un diagnostic diff\u00e9rentiel. En outre, le titre de l&#8217;auto-anticorps TRAK (auto-anticorps anti-r\u00e9cepteur de la TSH) est tr\u00e8s utile. Si elle est \u00e9lev\u00e9e, cela indique tr\u00e8s sp\u00e9cifiquement une maladie de Basedow auto-immune. En pr\u00e9sence d&#8217;une hypothyro\u00efdie (subclinique) ou si l&#8217;\u00e9chographie r\u00e9v\u00e8le ult\u00e9rieurement des modifications parenchymateuses correspondantes, il convient \u00e9galement de mesurer les anticorps anti-thyroperoxydase (TPO-AK), signe d&#8217;une thyro\u00efdite chronique auto-immune de type Hashimoto. Le dosage des anticorps anti-thyroglobuline (anti-TG-AK) n&#8217;est pas n\u00e9cessaire et est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des situations particuli\u00e8res comme les contr\u00f4les de suivi des tumeurs apr\u00e8s un cancer diff\u00e9renci\u00e9 de la thyro\u00efde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En cas de nodules thyro\u00efdiens, il est \u00e9galement recommand\u00e9 de doser la calcitonine pour exclure un carcinome m\u00e9dullaire de la thyro\u00efde, car l&#8217;\u00e9chographie et la cytologie pr\u00e9sentent une faible sp\u00e9cificit\u00e9 pour cette entit\u00e9 tumorale. Cela permet d&#8217;am\u00e9liorer le pronostic gr\u00e2ce \u00e0 une d\u00e9tection plus pr\u00e9coce et s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 rentable [8]. Il convient de noter qu&#8217;il existe des plages de r\u00e9f\u00e9rence sp\u00e9cifiques au sexe et \u00e0 l&#8217;\u00e2ge et que certains facteurs peuvent influencer la valeur (par exemple, les m\u00e9dicaments tels que les inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons, l&#8217;insuffisance r\u00e9nale, etc.)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au plus tard avant une (h\u00e9mi)thyro\u00efdectomie imminente, l&#8217;hom\u00e9ostasie calcique devrait \u00e9galement \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e afin d&#8217;exclure un hyperparathyro\u00efdisme primaire. Un assainissement chirurgical pourrait alors \u00eatre envisag\u00e9 dans la m\u00eame s\u00e9ance, selon la localisation.<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"echographie\" class=\"wp-block-heading\">\u00c9chographie<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors de l&#8217;examen \u00e9chographique des nodules thyro\u00efdiens, des syst\u00e8mes de classification internationaux ont fait leurs preuves. Ils pr\u00e9sentent tous une valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e pour classer le risque de malignit\u00e9. En ce qui concerne la pr\u00e9vention des ponctions \u00e0 l&#8217;aiguille fine inutiles, il existe toutefois des diff\u00e9rences, par exemple entre la classification de l&#8217;Association am\u00e9ricaine de la thyro\u00efde (ATA) et la classification europ\u00e9enne (EU-TIRADS), plus courante chez nous, avec 43,8% contre 30,7% [9]. Les kystes et les nodules spongiformes sont class\u00e9s avantageusement dans le syst\u00e8me TIRADS de l&#8217;UE, avec un risque de malignit\u00e9 d&#8217;environ 0%. Le <strong>tableau 1<\/strong> pr\u00e9sente une vue d&#8217;ensemble des crit\u00e8res \u00e9chographiques.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><a href=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab1_hp12_s18.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab1_hp12_s18.png\" alt=\"\" style=\"width:500px;height:undefinedpx\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 id=\"scintigraphie-de-la-thyroide\" class=\"wp-block-heading\">Scintigraphie de la thyro\u00efde<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En cas de TSH abaiss\u00e9e, une scintigraphie thyro\u00efdienne (g\u00e9n\u00e9ralement avec <sup>du 99mTC pertechn\u00e9tate<\/sup>) est indiscutable en compl\u00e9ment de l&#8217;\u00e9valuation \u00e9chographique pour d\u00e9tecter les autonomies focales. En revanche, si la TSH est dans la norme, les lignes directrices am\u00e9ricaines (ATA) indiquent qu&#8217;une scintigraphie n&#8217;est pas n\u00e9cessaire. N\u00e9anmoins, m\u00eame avec des taux de TSH normaux, des dysfonctionnements autonomes peuvent \u00eatre pr\u00e9sents. Cela d\u00e9pend \u00e9galement de l&#8217;apport en iode. Ainsi, en Allemagne, qui fait partie des zones de carence en iode, une scintigraphie est recommand\u00e9e pour les nodules thyro\u00efdiens &gt;1 cm, ind\u00e9pendamment de la valeur de la TSH. Dans une \u00e9tude multicentrique allemande, un examen de 1 262 nodules thyro\u00efdiens (849 patients) a permis de diagnostiquer des ad\u00e9nomes autonomes dans 19% des cas, avec une valeur moyenne de TSH de 1,18 mU\/l. Il y avait une corr\u00e9lation inverse entre le taux de TSH et le degr\u00e9 de suppression du tissu thyro\u00efdien entourant le nodule autonome. En cas de suppression totale des tissus environnants, la TSH \u00e9tait en moyenne de 0,42 mU\/l, et en cas de suppression mod\u00e9r\u00e9e, elle \u00e9tait en moyenne de 1,04 mU\/l [10]. Il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es pr\u00e9cises pour la Suisse, qui fait partie des pays ayant un bon approvisionnement en iode.<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"ponction-a-laiguille-fine-fnp\" class=\"wp-block-heading\">Ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine (FNP)<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les autonomies focales, le risque de malignit\u00e9 est extr\u00eamement faible et un examen cytologique plus pouss\u00e9 n&#8217;est donc pas indiqu\u00e9. Il est important d&#8217;en tenir compte, car il n&#8217;est pas rare que les nodules autonomes pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques \u00e9chographiques suspectes, telles que des microcalcifications. Il en r\u00e9sulterait de nombreuses erreurs d&#8217;interpr\u00e9tation, car il est impossible de distinguer un ad\u00e9nome folliculaire b\u00e9nin d&#8217;un carcinome folliculaire malin. Pour tous les autres nodules thyro\u00efdiens, y compris les nodules hypofonctionnels \u00e0 la scintigraphie, l&#8217;indication de FNP est pos\u00e9e sur la base des crit\u00e8res de malignit\u00e9 \u00e9chographique et de la taille du nodule. Par cons\u00e9quent, si le risque de malignit\u00e9 est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9lev\u00e9, le nodule doit \u00eatre retir\u00e9 \u00e0 partir d&#8217;une taille de  &gt;10 mm, en cas de risque interm\u00e9diaire  &gt;15 mm et \u00e0 faible risque  &gt;20 mm. En cas de kystes ou de nodules clairement spongiformes, il convient de renoncer \u00e0 un examen cytologique <strong>(tableau 1).<\/strong> Si, par exemple en cas de nodules incidents, d&#8217;autres informations sont disponibles, comme une activit\u00e9 accrue au FDG-PET\/CT, il faut en tenir compte dans la d\u00e9cision. Des syst\u00e8mes de classification ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s pour uniformiser le diagnostic cytologique, dont d\u00e9pendent \u00e9galement en grande partie les recommandations th\u00e9rapeutiques ult\u00e9rieures. Le syst\u00e8me am\u00e9ricain utilis\u00e9 par notre centre (classification de Bethesda avec six cat\u00e9gories,  <strong>Tab. 2)<\/strong>  Le syst\u00e8me de classification de Thy, qui comprend cinq cat\u00e9gories, est largement compatible avec le syst\u00e8me britannique. Pour un FNP diagnostique, au moins six groupes d&#8217;au moins dix thyr\u00e9ocytes bien conserv\u00e9s et \u00e9valuables cytologiquement sont requis.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><a href=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab2_hp12_s18.png\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/tab2_hp12_s18.png\" alt=\"\" style=\"width:500px;height:undefinedpx\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 id=\"diagnostics-moleculaires-supplementaires\" class=\"wp-block-heading\">Diagnostics mol\u00e9culaires suppl\u00e9mentaires<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, la cytologie ne permet pas de distinguer les ad\u00e9nomes folliculaires des carcinomes folliculaires. Il est \u00e9galement impossible de distinguer certaines variantes folliculaires des carcinomes papillaires de la thyro\u00efde ou des nodules hyperplasiques pr\u00e9sentant un motif folliculaire. Elles sont toutes class\u00e9es dans la cat\u00e9gorie III (atypie de signification incertaine) ou IV (n\u00e9oplasie folliculaire) de Bethesda et concernent environ 15 \u00e0 25% de tous les pr\u00e9l\u00e8vements ponctuels [11]. La proc\u00e9dure ult\u00e9rieure consiste soit en une lobectomie pour confirmation histologique (en cas de r\u00e9sultats Bethesda IV), soit en un contr\u00f4le \u00e9chographique avec r\u00e9p\u00e9tition de la FNP (en cas de r\u00e9sultats Bethesda III). C&#8217;est pourquoi, en particulier dans le cas de r\u00e9sultats de cat\u00e9gorie Bethesda III, des examens compl\u00e9mentaires de g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire \u00e0 partir de l&#8217;aspirat peuvent \u00eatre utiles pour une prise de d\u00e9cision plus rapide. Dans notre clinique, nous recherchons des mutations dans les sept g\u00e8nes BRAF, KRAS, HRAS, NRAS, RET\/PTC1, RET\/PTC3 et PAX8\/PPARG. Comme seul un nombre limit\u00e9 de g\u00e8nes est analys\u00e9, la sp\u00e9cificit\u00e9 et la valeur pr\u00e9dictive positive sont \u00e9lev\u00e9es, mais la valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative n&#8217;est pas suffisante. Ainsi, si une mutation est d\u00e9tect\u00e9e, un traitement chirurgical est indiqu\u00e9. En cas de r\u00e9sultat n\u00e9gatif, le FNP doit \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9 et, en cas de nouveau r\u00e9sultat Bethesda III, une op\u00e9ration diagnostique doit finalement \u00eatre recommand\u00e9e. Entre-temps, certains tests commerciaux sont \u00e9galement disponibles, qui analysent beaucoup plus de g\u00e8nes, mais qui pr\u00e9sentent en m\u00eame temps des pertes de sp\u00e9cificit\u00e9 et de valeur pr\u00e9dictive positive et ne sont donc pas encore recommand\u00e9s en routine. N\u00e9anmoins, ce domaine est porteur d&#8217;avenir et pourrait aider \u00e0 \u00e9viter r\u00e9trospectivement des op\u00e9rations diagnostiques inutiles dans des cas peu clairs.<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"options-therapeutiques\" class=\"wp-block-heading\">Options th\u00e9rapeutiques<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La chirurgie de la thyro\u00efde est recommand\u00e9e en cas de d\u00e9tection d&#8217;un carcinome de la thyro\u00efde (cat\u00e9gories Bethesda V et VI), en cas de forte suspicion de carcinome (cat\u00e9gorie Bethesda IV ou III avec d\u00e9tection d&#8217;une mutation dans l&#8217;un des sept g\u00e8nes \u00e9tudi\u00e9s) et en cas de r\u00e9sultats incertains (cat\u00e9gorie Bethesda III r\u00e9p\u00e9t\u00e9e sans d\u00e9tection d&#8217;une mutation g\u00e9n\u00e9tique). L&#8217;\u00e9tendue de l&#8217;op\u00e9ration, \u00e0 savoir si une lobectomie ou une thyro\u00efdectomie totale est r\u00e9alis\u00e9e, d\u00e9pend d&#8217;une multifocalit\u00e9 et de la taille du carcinome.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si un carcinome m\u00e9dullaire de la thyro\u00efde a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9, une thyro\u00efdectomie totale est n\u00e9cessaire, ind\u00e9pendamment de la pr\u00e9sence de nodules thyro\u00efdiens. Nous n&#8217;aborderons pas dans cet article les cas particuliers, comme la thyro\u00efdectomie prophylactique des porteurs de la mutation du g\u00e8ne MEN2.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les nodules thyro\u00efdiens b\u00e9nins, la chirurgie est le traitement de choix, en particulier pour les grands goitres multinodulaires avec des sympt\u00f4mes de compression. Si un nodule solitaire provoque une symptomatologie de compression, une thermoablation cibl\u00e9e du nodule, r\u00e9alisable en ambulatoire, peut \u00e9galement \u00eatre propos\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 un certain volume et une l\u00e9sion b\u00e9nigne confirm\u00e9e (FNP Bethesda cat\u00e9gorie II). Il existe notamment l&#8217;ablation par radiofr\u00e9quence (RFA, mono ou bipolaire), mais aussi d&#8217;autres techniques comme le laser ou les micro-ondes. Dans les 12 mois, on peut esp\u00e9rer une r\u00e9duction de volume allant jusqu&#8217;\u00e0 80% avec la RFA [12]. Les autonomies unifocales constituent \u00e9galement une bonne indication pour l&#8217;AIR ( <strong>figure 2). <\/strong>Comme alternative, la th\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;iode radioactif est une option th\u00e9rapeutique s\u00fbre et non invasive qui a fait ses preuves depuis des d\u00e9cennies pour les autonomies uni- et multifocales sans sympt\u00f4me de compression. Si l&#8217;autonomie est au premier plan, mais que l&#8217;une des options th\u00e9rapeutiques d\u00e9finitives n&#8217;est pas envisageable (par exemple chez les patients \u00e2g\u00e9s et multimorbides), la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse avec un thyr\u00e9ostatique (carbimazole) a \u00e9galement sa place.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><a href=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/abb2_hp12_s19.jpg\"><img decoding=\"async\" data-src=\"https:\/\/assets.medizinonline.com\/sites\/default\/files\/styles\/article-default-image\/public\/field\/images\/abb2_hp12_s19.jpg\" alt=\"\" style=\"width:500px;height:undefinedpx\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les kystes thyro\u00efdiens simples symptomatiques qui ne pr\u00e9sentent pas de septa compliqu\u00e9, qui se vident facilement mais qui se remplissent \u00e0 nouveau malgr\u00e9 deux ou trois ponctions, l&#8217;ablation \u00e0 l&#8217;\u00e9thanol doit \u00eatre discut\u00e9e avec le patient comme un traitement peu invasif, peu co\u00fbteux et efficace.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, il convient de mentionner que les nodules thyro\u00efdiens asymptomatiques non suspects font g\u00e9n\u00e9ralement l&#8217;objet d&#8217;un contr\u00f4le \u00e9chographique de l&#8217;\u00e9volution pendant une certaine p\u00e9riode, en fonction des r\u00e9sultats du test EU-TIRADS et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, du test Bethesda. Durante et al. ont conclu de leur observation prospective multicentrique de 992 patients avec 1567 nodules thyro\u00efdiens sans facteurs de risque suppl\u00e9mentaires, qu&#8217;un an apr\u00e8s le premier diagnostic et en cas de constance ou de diminution de la taille (dans 85% des cas), un nouveau contr\u00f4le apr\u00e8s (3-)5 ans est suffisant [13].<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"messages-take-home\" class=\"wp-block-heading\">Messages Take-Home<\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les nodules thyro\u00efdiens sont fr\u00e9quents et doivent \u00eatre examin\u00e9s de mani\u00e8re structur\u00e9e (clinique, laboratoire, caract\u00e9ristiques \u00e9chographiques, scintigraphie si n\u00e9cessaire, FNP si n\u00e9cessaire).<\/li>\n\n\n\n<li>Les nodules thyro\u00efdiens sont facilement traitables, si n\u00e9cessaire. Il existe souvent plusieurs options en fonction de l&#8217;entit\u00e9 du nodule (contr\u00f4le \u00e9chographique de l&#8217;\u00e9volution, chirurgie, radioth\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;iode, thermoablation, ablation \u00e0 l&#8217;\u00e9thanol).<\/li>\n\n\n\n<li>Les nodules thyro\u00efdiens malins sont rares. Un traitement est curatif dans la plupart des cas s&#8217;il est diagnostiqu\u00e9 \u00e0 temps.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Meisinger C, et al.: Geographic variations in the frequency of thyroid disorders and thyroid peroxidase antibodies in persons without former thyroid disease within Germany. Eur J Endocrinol 2012; 167(3): 363\u2013371.<\/li>\n\n\n\n<li>Carl\u00e9 A, et al.: Epidemiology of nodular goitre. Influence of iodine intake. Best Pract Res Clin Endocrinol Metab 2014; 28(4): 465\u2013479.<\/li>\n\n\n\n<li>Andersson M, Herter-Aeberli I: Jodstatus in der Schweizer Bev\u00f6lkerung. Schweizer Ern\u00e4hrungsbulletin 2018; 63\u201383.<\/li>\n\n\n\n<li>Kwong N, et al.: The Influence of Patient Age on Thyroid Nodule Formation, Multinodularity, and Thyroid Cancer Risk. J Clin Endocrinol Metab 2015; 100(12): 4434\u20134440.<\/li>\n\n\n\n<li>Haugen BR, et al.: 2015 American Thyroid Association Management Guidelines for Adult Patients with Thyroid Nodules and Differentiated Thyroid Cancer: The American Thyroid Association Guidelines Task Force on Thyroid Nodules and Differentiated Thyroid Cancer. Thyroid 2016; 26(1): 1\u2013133.<\/li>\n\n\n\n<li>Vaccarella S, et al.: Worldwide Thyroid-Cancer Epidemic? The Increasing Impact of Overdiagnosis. N Engl J Med 2016; 375(7): 614\u2013617.<\/li>\n\n\n\n<li>Kobaly K, et al.: Contemporary Management of Thyroid Nodules. Annu Rev Med 2022; 73: 517\u2013528.<\/li>\n\n\n\n<li>Fugazzola L: Medullary thyroid cancer \u2013 An update. Best Pract Res Clin Endocrinol Metab 2022; 101655.<\/li>\n\n\n\n<li>Grani G, et al.: Reducing the Number of Unnecessary Thyroid Biopsies While Improving Diagnostic Accuracy: Toward the \u00abRight\u00bb TIRADS. J Clin Endocrinol Metab 2019; 104(1): 95\u2013102.<\/li>\n\n\n\n<li>Schenke SA, et al.: Distribution of Functional Status of Thyroid Nodules and Malignancy Rates of Hyperfunctioning and Hypofunctioning Thyroid Nodules in Germany. Nuklearmedizin 2022.<\/li>\n\n\n\n<li>Grani G, et al.: Molecular analysis of fine-needle aspiration cytology in thyroid disease: where are we? Curr Opin Otolaryngol Head Neck Surg 2021; 29(2): 107\u2013112.<\/li>\n\n\n\n<li>Dobnig H, et al.: Radiofrequency ablation of thyroid nodules: \u00abGood Clinical Practice Recommendations\u00bb for Austria. Wien Med Wochenschr 2020; 170(1\u20132): 6\u201314.<\/li>\n\n\n\n<li>Durante C, et al.: The natural history of benign thyroid nodules. JAMA 2015; 313(9): 926\u2013935.<\/li>\n\n\n\n<li>Russ G, et al.: European Thyroid Association Guidelines for Ultrasound Malignancy Risk Stratification of Thyroid Nodules in Adults: The EU-TIRADS. Eur Thyroid J 2017; 6(5): 225\u2013237.<\/li>\n\n\n\n<li>Cibas ES, Ali SZ: The 2017 Bethesda System for Reporting Thyroid Cytopathology. Thyroid 2017; 27(11): 1341\u20131346.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2023; 11(4): 6\u201310<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec l&#8217;utilisation croissante des techniques d&#8217;imagerie, l&#8217;incidence des nodules thyro\u00efdiens, en particulier ceux d\u00e9couverts par hasard, a fortement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En outre, la thyro\u00efde, en tant que r\u00e9gulateur&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":133698,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Maladies de la thyro\u00efde","footnotes":""},"category":[11549,11404,11531,22616,11315,11438,11389,11492],"tags":[11999,27324,44106,40303],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-365813","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-rx-fr","category-endocrinologie-et-diabetologie","category-formation-continue","category-formation-continue-cme","category-medecine-interne-generale","category-medecine-nucleaire","category-oncologie","category-radiologie-fr","tag-formation-continue-cme","tag-nodules-thyroidiens","tag-ponction-a-laiguille-fine","tag-sonographie-fr-2","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-27 05:55:31","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":365814,"slug":"chiarimento-dei-noduli-tiroidei-2","post_title":"Chiarimento dei noduli tiroidei","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/chiarimento-dei-noduli-tiroidei-2\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":365815,"slug":"esclarecimento-dos-nodulos-da-tiroide","post_title":"Esclarecimento dos n\u00f3dulos da tiroide","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/esclarecimento-dos-nodulos-da-tiroide\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":365812,"slug":"aclaracion-de-los-nodulos-tiroideos-2","post_title":"Aclaraci\u00f3n de los n\u00f3dulos tiroideos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/aclaracion-de-los-nodulos-tiroideos-2\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/365813","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=365813"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/365813\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":367807,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/365813\/revisions\/367807"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=365813"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=365813"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=365813"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=365813"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}