{"id":366844,"date":"2023-09-27T14:23:53","date_gmt":"2023-09-27T12:23:53","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/diagnostic-plus-tardif-chez-les-femmes-et-maladie-plus-frequente-que-chez-les-hommes\/"},"modified":"2023-09-27T14:44:41","modified_gmt":"2023-09-27T12:44:41","slug":"diagnostic-plus-tardif-chez-les-femmes-et-maladie-plus-frequente-que-chez-les-hommes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/diagnostic-plus-tardif-chez-les-femmes-et-maladie-plus-frequente-que-chez-les-hommes\/","title":{"rendered":"Diagnostic plus tardif chez les femmes et maladie plus fr\u00e9quente que chez les hommes"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les femmes ont une alimentation plus saine, consultent plus souvent un m\u00e9decin et ont plus souvent recours \u00e0 des services de pr\u00e9vention que les hommes. N\u00e9anmoins, vous recevrez le diagnostic de maladie rhumatismale bien plus tard. Et ce, bien qu&#8217;elles souffrent plus souvent de rhumatismes et qu&#8217;elles d\u00e9clarent une charge de morbidit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e que les patients masculins. Ce sont les r\u00e9sultats d&#8217;une r\u00e9cente \u00e9tude de synth\u00e8se sur les diff\u00e9rences entre les sexes dans le diagnostic et le traitement des maladies rhumatismales.  <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Dans la majorit\u00e9 des maladies rhumatismales, la proportion de femmes touch\u00e9es est plus importante que celle des hommes. Cela concerne principalement les collag\u00e9noses et la polyarthrite rhumato\u00efde. Dans le cas des spondyloarthrites, la r\u00e9partition entre les sexes est \u00e9quilibr\u00e9e. Seules quelques maladies rhumatismales inflammatoires, comme la maladie de Behcet, touchent plus fr\u00e9quemment les hommes. &#8220;Il semble d&#8217;autant plus surprenant que les femmes re\u00e7oivent en moyenne un diagnostic beaucoup plus tard&#8221;, explique le Dr Uta Kiltz, privat-docent et m\u00e9decin-chef au Rheumazentrum Ruhrgebiet. La cause possible de ce ph\u00e9nom\u00e8ne pourrait \u00eatre que l&#8217;\u00e9volution de la maladie est g\u00e9n\u00e9ralement plus grave chez les hommes. C&#8217;est pourquoi les l\u00e9sions des organes apparaissent plus t\u00f4t et sont plus susceptibles d&#8217;indiquer une maladie rhumatismale. De m\u00eame, comme dans l&#8217;exemple de la scl\u00e9rose syst\u00e9mique, certains marqueurs et anticorps se forment plus t\u00f4t dans le sang des hommes. &#8220;De plus, les femmes pr\u00e9sentent un tableau plus vari\u00e9 de sympt\u00f4mes, ce qui peut rendre un diagnostic clair encore plus difficile&#8221;, explique Kiltz. Ces diff\u00e9rences s&#8217;expliquent notamment par des diff\u00e9rences hormonales, immunologiques et (\u00e9pi)g\u00e9n\u00e9tiques. Une analyse canadienne a \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes masculins \u00e9taient plus tardifs que leurs confr\u00e8res f\u00e9minins pour adresser leurs patients en rhumatologie, quel que soit leur sexe. Par cons\u00e9quent, le sexe du m\u00e9decin traitant peut \u00e9galement contribuer \u00e0 des diff\u00e9rences dans les soins.<\/p>\n\n<p>La question de savoir si l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments diff\u00e8re entre les sexes est controvers\u00e9e. Il est prouv\u00e9 que les traitements immunosuppresseurs ont un effet moins durable chez les femmes et que, par rapport aux hommes, elles atteignent beaucoup moins souvent l&#8217;objectif th\u00e9rapeutique d&#8217;une faible activit\u00e9 de la maladie. L&#8217;une des raisons pourrait \u00eatre que les femmes estiment que l&#8217;activit\u00e9 de la maladie est plus \u00e9lev\u00e9e que les hommes dans les d\u00e9clarations personnelles. En outre, les maladies rhumatismales peuvent avoir des cons\u00e9quences sociales et psychologiques qui diff\u00e8rent entre les hommes et les femmes. Cela est \u00e9galement li\u00e9 \u00e0 des diff\u00e9rences dans les attentes de la soci\u00e9t\u00e9 et les mod\u00e8les de r\u00f4le. &#8220;Nous n&#8217;en sommes qu&#8217;au d\u00e9but : il y a encore beaucoup de recherches \u00e0 faire pour comprendre suffisamment les facteurs contextuels pour permettre une m\u00e9decine personnalis\u00e9e&#8221;, explique Kiltz.  <\/p>\n\n<p>&#8220;Les r\u00e9sultats montrent que la rhumatologie a du retard \u00e0 rattraper dans ce domaine. Nous devons mieux comprendre les manifestations de la maladie en fonction du sexe et int\u00e9grer ces connaissances dans le diagnostic et le traitement&#8221;, souligne \u00e9galement le professeur Christoph Baerwald, pr\u00e9sident du congr\u00e8s de la DGRh et directeur \u00e9m\u00e9rite du d\u00e9partement de rhumatologie de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Leipzig.  <\/p>\n\n<h5 id=\"publication-originale\" class=\"wp-block-heading\">Publication originale :<\/h5>\n\n<p>Katinka Albrecht &amp; Anja Strangfeld : Diff\u00e9rences entre les sexes dans le diagnostic et le traitement des maladies rhumatismales inflammatoires<br\/>Die Innere Medizin volume 64, pages 744-751 (2023) ; Diff\u00e9rences entre les sexes dans le diagnostic et le traitement des maladies rhumatismales inflammatoires | SpringerLink<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les femmes ont une alimentation plus saine, consultent plus souvent un m\u00e9decin et ont plus souvent recours \u00e0 des services de pr\u00e9vention que les hommes. 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