{"id":368086,"date":"2023-11-02T07:19:06","date_gmt":"2023-11-02T06:19:06","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=368086"},"modified":"2023-11-02T07:19:14","modified_gmt":"2023-11-02T06:19:14","slug":"le-role-du-psychisme-dans-le-syndrome-du-colon-irritable-dans-la-gestion-interdisciplinaire-du-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-role-du-psychisme-dans-le-syndrome-du-colon-irritable-dans-la-gestion-interdisciplinaire-du-traitement\/","title":{"rendered":"Le r\u00f4le du psychisme dans le syndrome du c\u00f4lon irritable dans la gestion interdisciplinaire du traitement"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le syndrome du c\u00f4lon irritable est l&#8217;un des dysfonctionnements gastro-intestinaux les plus courants et affecte consid\u00e9rablement la qualit\u00e9 de vie des personnes qui en souffrent. On peut supposer que diff\u00e9rents aspects somatiques, psychologiques et sociaux sont \u00e9galement impliqu\u00e9s dans la physiopathologie de la maladie. En cons\u00e9quence, un concept de traitement multimodal est indiqu\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le syndrome du c\u00f4lon irritable (SCI) est un trouble fonctionnel du syst\u00e8me digestif inf\u00e9rieur [1] dont la pr\u00e9valence mondiale est estim\u00e9e \u00e0 environ 11% [2] et l&#8217;incidence \u00e0 environ 1,5% [3], le trouble \u00e9tant plus fr\u00e9quent chez les femmes que chez les hommes [4]. Avec une pr\u00e9valence de 5 \u00e0 10 % en Allemagne [2], le SDR est l&#8217;un des dysfonctionnements gastro-intestinaux les plus fr\u00e9quents [5]. Le RDS a un impact consid\u00e9rable sur la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es [6] et entra\u00eene des co\u00fbts directs (consultations m\u00e9dicales, m\u00e9dicaments, diagnostics, hospitalisations, etc. Le pr\u00e9sent article de synth\u00e8se est l&#8217;occasion de pr\u00e9senter les recommandations S3 r\u00e9vis\u00e9es pour le RDS [7], qui seront publi\u00e9es en Allemagne en 2021, ainsi que les recommandations actuelles concernant le diagnostic et le traitement du RDS. Cette ligne directrice a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e en collaboration avec les soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es correspondantes en Allemagne, mais aussi avec la participation de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de neurogastroent\u00e9rologie et de motilit\u00e9, et est \u00e9galement valable en Suisse.<\/p>\n\n<p>Selon les lignes directrices mises \u00e0 jour [7], un SDR est consid\u00e9r\u00e9 comme tel lorsque les trois crit\u00e8res suivants sont remplis : <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>des troubles chroniques, c&#8217;est-\u00e0-dire qui durent plus de trois mois ou qui sont r\u00e9currents, li\u00e9s \u00e0 l&#8217;intestin (par ex. douleurs abdominales, flatulences) et qui s&#8217;accompagnent g\u00e9n\u00e9ralement de modifications du transit ; <\/li>\n\n\n\n<li>les troubles am\u00e8nent la personne concern\u00e9e \u00e0 demander de l&#8217;aide et\/ou \u00e0 s&#8217;inqui\u00e9ter et les troubles sont suffisamment importants pour avoir un impact significatif sur la qualit\u00e9 de vie ; <\/li>\n\n\n\n<li>il n&#8217;y a pas de modifications caract\u00e9ristiques d&#8217;autres pathologies responsables des sympt\u00f4mes pr\u00e9sents.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p>En ce qui concerne le pronostic, les sympt\u00f4mes du SDR r\u00e9gressent spontan\u00e9ment chez une partie des patients, mais ils \u00e9voluent souvent vers la chronicit\u00e9. Le SDR ne semble pas \u00eatre associ\u00e9 au d\u00e9veloppement d&#8217;autres maladies gastro-intestinales ou d&#8217;autres maladies graves et ne pr\u00e9sente pas de mortalit\u00e9 accrue [8]. Une comorbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e avec les maladies mentales a toutefois \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e [9]. En raison de l&#8217;absence de traitement curatif, le traitement du SDR vise principalement \u00e0 soulager les sympt\u00f4mes [10]. Le pr\u00e9sent article traite des mesures th\u00e9rapeutiques \u00e0 prendre \u00e0 cet \u00e9gard dans le cadre du mod\u00e8le biopsychosocial. <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : Le syndrome du c\u00f4lon irritable est un trouble fonctionnel du syst\u00e8me digestif inf\u00e9rieur qui s&#8217;accompagne, entre autres, de sympt\u00f4mes intestinaux persistants, c&#8217;est-\u00e0-dire qui durent plus de trois mois ou qui sont r\u00e9currents, tels que des douleurs abdominales, des ballonnements et des modifications du transit, et qui affecte la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es.<br\/>de mani\u00e8re significative.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n<h3 id=\"pathogenese\" class=\"wp-block-heading\">Pathogen\u00e8se <\/h3>\n\n<p>Sur la base d&#8217;un mod\u00e8le biopsychosocial, on peut supposer que diff\u00e9rents aspects somatiques (par ex. [Epi]- g\u00e9n\u00e9tique, infections), psychologiques (par ex. stress chronique, comportement face \u00e0 la maladie) et sociaux (par ex. statut socio-\u00e9conomique) sont impliqu\u00e9s dans la pathophysiologie du RDS [11]. Ainsi, de nombreuses modifications biologiques associ\u00e9es aux sympt\u00f4mes du RDS ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es entre-temps [1,10]. Les anomalies les plus fr\u00e9quemment \u00e9tudi\u00e9es sont, par exemple, des troubles de la motilit\u00e9, une alt\u00e9ration de la r\u00e9ponse immunitaire ent\u00e9rale et des fonctions muqueuses, qui se traduisent par une barri\u00e8re intestinale et des s\u00e9cr\u00e9tions perturb\u00e9es, ainsi qu&#8217;une hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale. En ce qui concerne l&#8217;hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale, une alt\u00e9ration du traitement des signaux a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e au niveau neurologique dans les r\u00e9gions du cerveau responsables du traitement \u00e9motionnel ou sensorimoteur des signaux visc\u00e9raux [12]. Cette d\u00e9couverte pourrait fournir une explication plausible \u00e0 l&#8217;association entre le SDR et des facteurs psychologiques, et souligne en outre l&#8217;importance de l&#8217;axe intestin-cerveau dans la physiopathologie du SDR [13].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1070\" height=\"630\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-367871\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen.png 1070w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-800x471.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-120x71.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-90x53.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-320x188.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-560x330.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-240x141.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-180x106.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/Kasten_Abkuerzungen-640x377.png 640w\" sizes=\"(max-width: 1070px) 100vw, 1070px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Dans le sens d&#8217;une telle implication de l&#8217;axe intestin-cerveau, une activation parasympathique r\u00e9duite semble \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e, surtout chez les patients souffrant de diarrh\u00e9e et de RDS pr\u00e9domin\u00e9 (RDS-D). Cette activation r\u00e9duite a pu \u00eatre mise en relation avec l&#8217;ampleur des plaintes, les exp\u00e9riences d&#8217;abus et les sympt\u00f4mes de d\u00e9pression [14]. De nombreuses \u00e9tudes montrent \u00e9galement une suractivation sympathique chez les patients souffrant de SDR [15], qui semble \u00e0 son tour \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 des niveaux de stress \u00e9lev\u00e9s [16]. En outre, les patients atteints de SDR pr\u00e9sentent des modifications induites par le stress, notamment au niveau de la motilit\u00e9 gastro-intestinale, du tonus autonome et de la r\u00e9ponse de l&#8217;axe HPA, sur fond d&#8217;alt\u00e9ration de l&#8217;axe intestin-cerveau [17].<\/p>\n\n<p>R\u00e9cemment, l&#8217;influence du microbiome sur l&#8217;axe intestin-cerveau a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e plus en d\u00e9tail en ce qui concerne l&#8217;apparition et le maintien du SDR [18]. Des modifications \u00e0 la fois de la quantit\u00e9 et de la qualit\u00e9 de l&#8217;ensemble des bact\u00e9ries intestinales ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9es chez les patients souffrant de RDS [18], le stress et la flore bact\u00e9rienne intestinale pouvant \u00e0 leur tour interagir et influencer, par exemple, la perception de la douleur visc\u00e9rale chez les patients souffrant de RDS [19]. Les modifications du microbiome chez les patients souffrant de RDS pourraient en outre fournir une explication de l&#8217;impact des infections et des traitements antibiotiques dans le d\u00e9veloppement du RDS.<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne les pr\u00e9dispositions g\u00e9n\u00e9tiques, le SDR est plus fr\u00e9quent dans les familles, parfois sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations : la probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper un SDR est environ deux \u00e0 trois fois plus \u00e9lev\u00e9e chez un parent d&#8217;une personne souffrant de SDR [20]. Les r\u00e9sultats des premi\u00e8res \u00e9tudes sugg\u00e8rent en outre que des facteurs \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques pourraient \u00e9galement \u00eatre impliqu\u00e9s dans la gen\u00e8se du SDR [21].<\/p>\n\n<p>Une comorbidit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e avec les troubles affectifs, en particulier les troubles anxieux et d\u00e9pressifs, est tr\u00e8s bien document\u00e9e dans le cas du SDR [22]. Le stress chronique et les comorbidit\u00e9s psychologiques sont consid\u00e9r\u00e9s comme des facteurs de risque pour l&#8217;apparition et le maintien du RDS [23]. Ainsi, des sympt\u00f4mes anxieux et d\u00e9pressifs \u00e9lev\u00e9s [24] et une qualit\u00e9 de vie r\u00e9duite [25] se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre des pr\u00e9dicteurs de la premi\u00e8re manifestation du SDR. En outre, la pr\u00e9valence d&#8217;\u00e9v\u00e9nements de vie stressants dans l&#8217;histoire (par exemple, les exp\u00e9riences d&#8217;abus ou les traumatismes de l&#8217;enfance) est plus \u00e9lev\u00e9e que chez les sujets sains de r\u00e9f\u00e9rence [26]. De plus, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs \u00e9valu\u00e9s par psychom\u00e9trie \u00e9taient positivement corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur [27] et pouvaient avoir un effet n\u00e9gatif sur la sensation de pl\u00e9nitude et de ballonnement [28]. Les troubles anxieux et d\u00e9pressifs peuvent \u00e9galement se d\u00e9velopper secondairement \u00e0 la suite de l&#8217;exposition aux troubles gastro-intestinaux chroniques [24]. En outre, les aspects de la gestion de la maladie ou des strat\u00e9gies d&#8217;adaptation face au stress et aux sympt\u00f4mes (en particulier le catastrophisme) ainsi que le comportement face \u00e0 la maladie appris, entre autres, dans l&#8217;environnement social (par exemple, l&#8217;interpr\u00e9tation des perceptions corporelles comme des &#8220;sympt\u00f4mes probl\u00e9matiques&#8221;, un comportement d&#8217;\u00e9vitement mal adapt\u00e9, etc.) semblent jouer un r\u00f4le important dans l&#8217;apparition et le maintien du SDR [29\u201331]. L&#8217;influence des traits de personnalit\u00e9 est \u00e9galement prise en compte dans certaines \u00e9tudes : l&#8217;\u00e9chelle de personnalit\u00e9 du n\u00e9vrosisme, notamment, semble jouer un r\u00f4le et devrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e plus avant dans le sens de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper un SDR . <\/p>\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, dans le cadre d&#8217;un mod\u00e8le biopsychosocial, la pathogen\u00e8se du SDR semble impliquer des processus complexes d&#8217;interaction entre le stress, la comorbidit\u00e9 psychologique et les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux, dans le sens d&#8217;un cercle vicieux [32].<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : le mod\u00e8le biopsychosocial prend en compte diff\u00e9rents facteurs somatiques et psychosociaux dans la physiopathologie du SDR et int\u00e8gre leurs multiples processus d&#8217;interaction. Ainsi, de nombreuses modifications biologiques associ\u00e9es aux sympt\u00f4mes du RDS ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es entre-temps. C&#8217;est surtout l&#8217;axe intestin-cerveau qui offre une explication plausible de l&#8217;association entre le SDR et les facteurs psychologiques. Des processus complexes d&#8217;interaction entre le stress, la comorbidit\u00e9 psychique et les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux, dans le sens d&#8217;un cercle vicieux, semblent \u00e9vidents.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n<h3 id=\"therapie\" class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9rapie<\/h3>\n\n<p>En raison de la grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la pathogen\u00e8se, de la manifestation des sympt\u00f4mes et des handicaps qui en r\u00e9sultent dans la vie quotidienne, il existe un large \u00e9ventail de principes de traitement potentiellement efficaces dans le cadre du mod\u00e8le biopsychosocial de la maladie.<strong> (Fig. 1). <\/strong>En raison de cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9, il n&#8217;est pas possible de d\u00e9signer &#8220;le&#8221; traitement standard du RDS, mais chaque intervention th\u00e9rapeutique pr\u00e9sente d&#8217;abord un caract\u00e8re probatoire. Dans ce cas, conform\u00e9ment aux lignes directrices S3, en cas de r\u00e9ponse partielle \u00e0 une monoth\u00e9rapie et\/ou pour traiter des troubles symptomatiques vari\u00e9s, il convient d&#8217;envisager aussi bien des combinaisons de diff\u00e9rentes substances m\u00e9dicamenteuses que des combinaisons de traitements m\u00e9dicamenteux et non m\u00e9dicamenteux [7]. Ces \u00e9l\u00e9ments de traitement sont examin\u00e9s plus en d\u00e9tail ci-dessous.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1116\" height=\"1068\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-367870 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1116px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1116\/1068;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12.png 1116w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-800x766.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-120x115.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-90x86.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-320x306.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-560x536.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-240x230.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-180x172.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/10\/abb1_NP5_s12-640x612.png 640w\" data-sizes=\"(max-width: 1116px) 100vw, 1116px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p><br\/><strong>Mode de vie : <\/strong>les donn\u00e9es actuelles concernant les recommandations fond\u00e9es sur des preuves relatives \u00e0 des modifications favorables du mode de vie (par exemple ne pas fumer, boire peu d&#8217;alcool, manger consciemment, faire suffisamment d&#8217;exercice, dormir suffisamment, r\u00e9duire le stress, etc.) sont rares et encore contradictoires (malgr\u00e9 des observations parfois positives) [33]. Il existe n\u00e9anmoins peu d&#8217;\u00e9tudes de qualit\u00e9 montrant que l&#8217;exercice physique, en particulier, peut avoir un effet positif (\u00e9ventuellement \u00e0 long terme) sur les sympt\u00f4mes du RDS sur une p\u00e9riode de douze semaines [34,35].<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : Selon les lignes directrices S3 actualis\u00e9es, en cas de r\u00e9ponse partielle \u00e0 une monoth\u00e9rapie et\/ou pour le traitement de diff\u00e9rents troubles, des concepts de traitement int\u00e9gratifs et multimodaux devraient \u00eatre appliqu\u00e9s dans le traitement du RDS. <\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>Nutrition\/r\u00e9gime : <\/strong>Selon les directives S3, les mesures nutritionnelles\/nutritionnelles th\u00e9rapeutiques font partie int\u00e9grante d&#8217;un concept th\u00e9rapeutique pour les patients souffrant de RDS [7]. Par exemple, des am\u00e9liorations des sympt\u00f4mes ont \u00e9t\u00e9 obtenues chez des patients souffrant de RDS \u00e0 pr\u00e9dominance obstipative (RDS-O) suite \u00e0 une augmentation de la consommation de fibres alimentaires (de pr\u00e9f\u00e9rence solubles) . Si les sympt\u00f4mes dominants sont la douleur, les ballonnements et la diarrh\u00e9e, il convient de recommander un <em>r\u00e9gime <\/em>dit <em>&#8220;Low FODMAP <\/em>&#8220;. Dans ce cas, les oligo-, di- et monosaccharides fermentescibles et les polyols (FODMAPs) doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s dans l&#8217;alimentation (phase d&#8217;\u00e9limination), sous le contr\u00f4le d&#8217;un di\u00e9t\u00e9ticien. Les FODMAP sont des glucides \u00e0 cha\u00eene courte qui sont mal absorb\u00e9s dans l&#8217;intestin gr\u00eale. Au plus tard dans le gros intestin, ils deviennent alors osmotiquement actifs et fermentent rapidement, ce qui peut entra\u00eener des douleurs abdominales, des ballonnements et des selles molles et volumineuses. D\u00e8s que les sympt\u00f4mes s&#8217;am\u00e9liorent suite \u00e0 la phase d&#8217;\u00e9limination, les aliments \u00e0 plus forte teneur en FODMAP peuvent \u00eatre r\u00e9introduits progressivement [37]. Selon ce sch\u00e9ma, il est possible d&#8217;identifier les aliments qui d\u00e9clenchent ou aggravent les sympt\u00f4mes et ceux qui sont tol\u00e9r\u00e9s (phase d&#8217;identification de la tol\u00e9rance). Tous les aliments qui ont pu \u00eatre consomm\u00e9s sans sympt\u00f4mes sont ensuite inclus dans le plan d&#8217;alimentation \u00e0 long terme (phase d&#8217;alimentation \u00e0 long terme). Un certain nombre d&#8217;\u00e9tudes ont montr\u00e9 que la restriction des FODMAPs am\u00e9liorait les sympt\u00f4mes du RDS [38].<strong> <\/strong><\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : l&#8217;exercice physique peut avoir un effet avoir un effet positif sur les sympt\u00f4mes du RDS. <\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>M\u00e9dicaments ax\u00e9s sur les sympt\u00f4mes : <\/strong>la pharmacoth\u00e9rapie du RDS doit toujours \u00eatre ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes et tenir compte des plaintes dominantes [7]. Pour le traitement du RDS-D, la ligne directrice recommande la m\u00e9dication avec l&#8217;inhibiteur du p\u00e9ristaltisme lop\u00e9ramide (agoniste des r\u00e9cepteurs \u00b5-opio\u00efdes). Malgr\u00e9 de bonnes preuves d&#8217;efficacit\u00e9, l&#8217;eluxadoline, \u00e9galement \u00e0 base d&#8217;opio\u00efdes, ne devrait \u00eatre envisag\u00e9e que dans des cas individuels s\u00e9lectionn\u00e9s en cas de RDS-D r\u00e9fractaire \u00e0 d&#8217;autres traitements, car son utilisation semble \u00eatre associ\u00e9e, entre autres, \u00e0 des pancr\u00e9atites aigu\u00ebs et ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9e, en particulier chez les patients ayant subi une chol\u00e9cystectomie, souffrant de maladies des voies biliaires, d&#8217;alcoolisme, de cirrhose du foie et de dysfonctionnement du sphincter d&#8217;Oddi. L&#8217;inhibiteur de l&#8217;absorption du cholest\u00e9rol, la colestyramine, doit \u00eatre utilis\u00e9 pour traiter les diarrh\u00e9es chol\u00e9riques. Le colesevelam peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 dans le m\u00eame contexte physiopathologique. En outre, en cas de RDS-D r\u00e9fractaire \u00e0 d&#8217;autres traitements, un traitement hors indication avec des antagonistes 5-HT3 (par ex. ondans\u00e9tron) devrait \u00eatre essay\u00e9 [7].  <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le r\u00e9gime dit &#8220;low FODMAP&#8221;, en particulier, peut att\u00e9nuer les sympt\u00f4mes du RDS.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p>Les laxatifs de type macrogol doivent \u00eatre recommand\u00e9s pour le traitement des troubles de la constipation. En l&#8217;absence de r\u00e9ponse aux laxatifs conventionnels ou en cas d&#8217;intol\u00e9rance \u00e0 ces derniers, il convient d&#8217;essayer le traitement par le prucalopride, un agoniste 5-HT4. En outre, le linaclotide (agoniste de la guanylate cyclase C), un peptide, devrait \u00eatre recommand\u00e9 en cas de constipation r\u00e9fractaire aux laxatifs, notamment en cas de douleurs abdominales et de ballonnements associ\u00e9s, mais ce traitement n&#8217;est pas rembours\u00e9 en Allemagne. En l&#8217;absence d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 et en raison de sa disponibilit\u00e9 limit\u00e9e en Allemagne, la lubiprostone, qui appartient au groupe des activateurs des canaux chlorure, ne devrait \u00eatre envisag\u00e9e que dans des cas particuliers s\u00e9lectionn\u00e9s en cas de RDS-O r\u00e9fractaire \u00e0 tout autre traitement [7].<\/p>\n\n<p>Pour le traitement des douleurs associ\u00e9es au SDR, le guide S3 recommande l&#8217;utilisation de spasmolytiques tels que la butylscopolamine [7]. En outre, l&#8217;huile de menthe poivr\u00e9e, qui fait partie du groupe des phytoth\u00e9rapeutiques, s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e efficace pour traiter les sympt\u00f4mes du SDR et les ballonnements, et doit donc \u00eatre envisag\u00e9e en cons\u00e9quence. D&#8217;autres pr\u00e9parations phytoth\u00e9rapeutiques comme le m\u00e9lange de plantes STW-5 (Iberis Amara, racine d&#8217;ang\u00e9lique, fleurs de camomille, fruits de carvi, fruits de chardon-marie, feuilles de m\u00e9lisse, feuilles de menthe, ch\u00e9lidoine et racine de r\u00e9glisse) et STW-5-II (Iberis Amara, fleurs de camomille, fruits de carvi, feuilles de m\u00e9lisse, feuilles de menthe poivr\u00e9e et racine de r\u00e9glisse) ont permis de soulager les sympt\u00f4mes, en particulier les douleurs abdominales, et devraient \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es individuellement dans le concept de traitement.<\/p>\n\n<p>En outre, la rifaximine, un antibiotique non autoris\u00e9 en Allemagne pour cette indication, devrait \u00eatre envisag\u00e9e pour le traitement des ballonnements dans les cas de SDR r\u00e9fractaire sans constipation. Cependant, la question d&#8217;un \u00e9ventuel d\u00e9veloppement de r\u00e9sistance en cas d&#8217;utilisation r\u00e9currente et\/ou prolong\u00e9e n&#8217;est pas encore r\u00e9solue \u00e0 l&#8217;heure actuelle [7].<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : le traitement m\u00e9dicamenteux du SDR doit toujours \u00eatre ax\u00e9 sur les sympt\u00f4mes et tenir compte des plaintes dominantes. Ainsi, les inhibiteurs du p\u00e9ristaltisme sont principalement utilis\u00e9s dans le cadre du RDS-D et les laxatifs de type macrogol dans le traitement des troubles de la constipation. Les spasmolytiques, tels que la butylscopolamine, sont les plus utilis\u00e9s dans le traitement de la douleur associ\u00e9e au SDR.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>Probiotiques : <\/strong>En raison de la grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 m\u00e9thodologique et qualitative des \u00e9tudes, il n&#8217;est pas possible \u00e0 l&#8217;heure actuelle de se prononcer sur l&#8217;efficacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale des probiotiques dans le traitement des sympt\u00f4mes associ\u00e9s au RDS. Cependant, des \u00e9tudes cliniques randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es ont montr\u00e9 que certaines souches probiotiques courantes en Allemagne (par exemple Bifidobacterium, Lactobacillus) et des produits multi-esp\u00e8ces am\u00e9lioraient de mani\u00e8re significative les sympt\u00f4mes typiques du SDR tels que la douleur, les ballonnements, les changements de fr\u00e9quence et de consistance des selles, ainsi que la qualit\u00e9 de vie et la satisfaction g\u00e9n\u00e9rale des participants. Par cons\u00e9quent, conform\u00e9ment \u00e0 la ligne directrice, tout essai de traitement par probiotiques devrait \u00eatre effectu\u00e9 \u00e0 titre probatoire et ne devrait \u00eatre poursuivi qu&#8217;apr\u00e8s une r\u00e9duction convaincante de la g\u00eane [7].<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : des souches probiotiques individuelles et des produits multi-esp\u00e8ces ont d\u00e9j\u00e0 prouv\u00e9 leur efficacit\u00e9, mais l&#8217;efficacit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale des probiotiques n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e, de sorte que toute tentative de traitement par des probiotiques a d&#8217;abord un caract\u00e8re probatoire.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>Psychotropes : <\/strong>selon les lignes directrices, l&#8217;antid\u00e9presseur tricyclique amitriptyline devrait \u00eatre utilis\u00e9 chez les adultes, entre autres, pour le traitement de la douleur (\u00e0 l&#8217;exception de la constipation), mais devrait \u00eatre \u00e9vit\u00e9 autant que possible chez les patients \u00e2g\u00e9s en raison de son effet secondaire anticholinergique [7]. De plus, comme les antid\u00e9presseurs tricycliques prolongent le temps de transit oro-c\u00e6cal et gastro-intestinal total, il semble appropri\u00e9 d&#8217;utiliser les tricycliques en cas de RDS-D [39]. En revanche, les antid\u00e9presseurs de type ISRS raccourcissent le temps de transit oro-caecale, de sorte qu&#8217;il semble judicieux de les utiliser en cas de RDS-O. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 que les \u00e9tudes sur l&#8217;utilisation des ISRS dans le cadre du SDR ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats incoh\u00e9rents jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent et qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 pour l&#8217;utilisation des ISRS dans le cadre du SDR en Allemagne, les antid\u00e9presseurs de type ISRS ne peuvent \u00eatre envisag\u00e9s qu&#8217;en cas de comorbidit\u00e9 psychologique, conform\u00e9ment \u00e0 la ligne directrice mise \u00e0 jour. En outre, l&#8217;utilisation de l&#8217;inhibiteur de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (IRSN), la dulox\u00e9tine, peut \u00eatre envisag\u00e9e chez les adultes pr\u00e9sentant des troubles anxieux et d\u00e9pressifs comorbides [40].<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : l&#8217;antid\u00e9presseur tricyclique amitriptyline, en particulier, est utilis\u00e9 chez les adultes, notamment pour traiter les douleurs associ\u00e9es au SDR. Les antid\u00e9presseurs de type ISRS ne peuvent \u00eatre envisag\u00e9s qu&#8217;en cas de comorbidit\u00e9 psychiatrique, selon la ligne directrice mise \u00e0 jour.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n<p><strong>Psychoth\u00e9rapie :  <\/strong>Selon la ligne directrice S3, les \u00e9l\u00e9ments psycho\u00e9ducatifs, tels que la transmission d&#8217;informations sur le SDR et le lien entre les \u00e9motions stressantes et l&#8217;apparition des sympt\u00f4mes, sont utiles en tant qu&#8217;offre rentable dans le cadre des autres traitements [7], car ils ont d\u00e9montr\u00e9 des effets positifs sur les sympt\u00f4mes ainsi que sur la qualit\u00e9 de vie des patients souffrant de SDR [9]. En outre, des strat\u00e9gies de gestion du stress et\/ou de la maladie (coping) devraient \u00eatre recommand\u00e9es individuellement comme mesures adjuvantes au sens de mesures d&#8217;auto-assistance guid\u00e9es [41]. Plusieurs \u00e9tudes ont permis d&#8217;obtenir une r\u00e9duction des sympt\u00f4mes du SDR et une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es. Les premiers r\u00e9sultats indiquent que les offres en ligne<em>(interventions de sant\u00e9 en ligne<\/em>) peuvent notamment constituer un compl\u00e9ment utile [42].<\/p>\n\n<p>En outre, des m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques sp\u00e9cialis\u00e9es doivent \u00eatre propos\u00e9es dans le cadre du concept de traitement, si elles sont indiqu\u00e9es. En ce qui concerne l&#8217;indication de base pour une psychoth\u00e9rapie, ind\u00e9pendamment de la m\u00e9thode utilis\u00e9e, le souhait du patient, une qualit\u00e9 de vie significativement affect\u00e9e par les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux et d&#8217;\u00e9ventuelles comorbidit\u00e9s psychologiques sont des facteurs d\u00e9terminants [41]. Dans ce contexte, il existe des preuves \u00e9videntes de l&#8217;efficacit\u00e9 des psychoth\u00e9rapies pour le SDR, la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale \u00e9tant de loin celle qui a fait l&#8217;objet du plus grand nombre d&#8217;\u00e9tudes publi\u00e9es. Celle-ci s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e efficace et sup\u00e9rieure aux conditions de contr\u00f4le [43]. Il existe moins d&#8217;\u00e9tudes sur les m\u00e9thodes psychodynamiques, mais leur efficacit\u00e9 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e [43]. Les formes de th\u00e9rapie bas\u00e9es sur la pleine conscience ont \u00e9galement montr\u00e9 des effets positifs faibles \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s dans certaines \u00e9tudes, mais en raison du nombre encore r\u00e9duit d&#8217;\u00e9tudes, les lignes directrices n&#8217;\u00e9mettent pas encore de recommandations d\u00e9finitives \u00e0 leur sujet [7].<\/p>\n\n<p>La seule m\u00e9thode psychoth\u00e9rapeutique sp\u00e9cifique \u00e0 un organe dans le cadre du traitement du SDR est l&#8217;hypnose dirig\u00e9e vers le ventre <em>(gut-directed hypnosis,<\/em> GDH), pour laquelle plusieurs m\u00e9ta-analyses ont rapport\u00e9 des effets positifs sur l&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes avec des effets d&#8217;intensit\u00e9 moyenne [44,45]. Toutefois, les maladies mentales graves (par exemple, les d\u00e9pressions graves et les troubles paniques) sont consid\u00e9r\u00e9es comme des contre-indications relatives.<\/p>\n\n<p>La th\u00e9rapie de relaxation (par ex. relaxation musculaire progressive selon Jacobson, training autog\u00e8ne) ne devrait pas \u00eatre propos\u00e9e en monoth\u00e9rapie, mais dans le cadre d&#8217;un concept de traitement multimodal [7], de m\u00eame que le yoga bas\u00e9 sur la pleine conscience. Si la psychoth\u00e9rapie est indiqu\u00e9e, elle peut \u00e9ventuellement \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une psychopharmacoth\u00e9rapie . <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remarque : il est prouv\u00e9 que les \u00e9l\u00e9ments psycho\u00e9ducatifs sont utiles en tant qu&#8217;offre rentable dans le cadre d&#8217;autres traitements. L&#8217;efficacit\u00e9 de la psychoth\u00e9rapie dans le cadre du SDR ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises, des m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques sp\u00e9cialis\u00e9es doivent \u00eatre propos\u00e9es dans le cadre du concept de traitement lorsque l&#8217;indication est appropri\u00e9e (par exemple en cas de comorbidit\u00e9 psychique). L&#8217;hypnose abdominale est utilis\u00e9e comme m\u00e9thode psychoth\u00e9rapeutique sp\u00e9cifique \u00e0 un organe dans le cadre du traitement du SDR.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n<h3 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h3>\n\n<p>Le mod\u00e8le biopsychosocial prend en compte diff\u00e9rents facteurs somatiques et psychosociaux dans la physiopathologie du RDS et int\u00e8gre leurs multiples processus d&#8217;interaction. En outre, des points de d\u00e9part th\u00e9rapeutiques peuvent \u00eatre identifi\u00e9s et mis en \u0153uvre aux niveaux biologique, psychologique et social. Dans ce contexte, les approches th\u00e9rapeutiques int\u00e9gratives et multimodales semblent particuli\u00e8rement prometteuses dans le traitement du SDR et leur efficacit\u00e9 devrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e plus avant dans la recherche clinique.<\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le syndrome de l&#8217;intestin irritable est un trouble fonctionnel<br\/>du syst\u00e8me digestif inf\u00e9rieur, qui s&#8217;accompagne entre autres de douleurs persistantes,<br\/>Les patients atteints de la maladie de Crohn sont souvent confront\u00e9s \u00e0 des troubles intestinaux tels que des douleurs abdominales, des ballonnements et des modifications du transit intestinal, ce qui entra\u00eene une grande souffrance pour les personnes concern\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li>En se basant sur un mod\u00e8le biopsychosocial, on peut supposer que diff\u00e9rents aspects somatiques, psychologiques et sociaux sont impliqu\u00e9s dans la physiopathologie du SDR. Les processus complexes d&#8217;interaction entre le stress, la comorbidit\u00e9 psychique et les sympt\u00f4mes gastro-intestinaux, dans le sens d&#8217;un cercle vicieux, sont \u00e9vidents. <\/li>\n\n\n\n<li>En cons\u00e9quence, l&#8217;\u00e9ventail des interventions th\u00e9rapeutiques visant \u00e0 traiter les sympt\u00f4mes du SDR et \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es est tr\u00e8s large. Les points de d\u00e9part th\u00e9rapeutiques peuvent \u00eatre identifi\u00e9s et mis en \u0153uvre aux niveaux biologique, psychologique et social. <\/li>\n\n\n\n<li>Dans ce contexte, les approches th\u00e9rapeutiques int\u00e9gratives et multimodales semblent particuli\u00e8rement prometteuses dans le traitement du SDR et leur efficacit\u00e9 devrait \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e plus avant dans la recherche clinique.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Mearin F, Lacy BE, Chang L, et al : Bowel disorders. Gastroenterology 2016 Feb 18 ; S0016-5085(16)00222-5. <\/li>\n\n\n\n<li>Lovell RM, Ford AC. : Pr\u00e9valence globale et facteurs de risque du syndrome de l&#8217;intestin irritable : une m\u00e9ta-analyse. Clinical Gastroenterology and Hepatology 2012 ; 10(7) : 712-721.e4. <\/li>\n\n\n\n<li>Halder SLS, Locke GR, Schleck CD et al : Natural history of functional fastrointestinal disorders : A 12-year longitudinal population-based study. Gastroenterology 2007 ; 133(3) : 799-807.e1. <\/li>\n\n\n\n<li>Andrews EB, Eaton SC, Hollis KA, et al : Prevalence and demographics of irritable bowel syndrome : results from a large web-based survey. Alimentary Pharmacology &amp; Therapeutics 2005 ; 22(10) : 935-942. <\/li>\n\n\n\n<li>Lacy BE, Patel NK : Rome criteria and a diagnostic approach to irritable bowel syndrome. Journal of Clinical Medicine 2017 ; 6(11) : 99. <\/li>\n\n\n\n<li>Gralnek IM, Hays RD, Kilbourne A, et al : The impact of irritable bowel syndrome on health-related quality of life. Gastroenterology 2000 ; 119(3) : 654-660. <\/li>\n\n\n\n<li>Layer P, Andresen V, Allescher H, et al : Update S3-Leitlinie Reizdarmsyndrom : Definition, Pathophysiologie, Diagnostik und Therapie des Reizdarms der Deutschen Gesellschaft f\u00fcr Gastroenterologie, Verdauungs- und Stoffwechselkrankheiten (DGVS) und der Deutschen Gesellschaft f\u00fcr Neurogastroenterologie und Motilit\u00e4t (DGNM). AWMF 2021.<\/li>\n\n\n\n<li>Spiller R, Aziz Q, Creed F, et al : Guidelines on the irritable bowel syndrome : mechanisms and practical management. Gut 2007 ; 56(12) : 1770-1798. <\/li>\n\n\n\n<li>Weibert E, Stengel A : Le r\u00f4le de la psychoth\u00e9rapie dans le traitement du syndrome de l&#8217;intestin irritable. Psychother Psychosom Med Psychol 2019 ; 69(9-10) : 360-371. <\/li>\n\n\n\n<li>Enck P, Aziz Q, Barbara G, et al : Syndrome de l&#8217;intestin irritable. Nat Rev Dis Primers 2016 ; 2 : 16014. <\/li>\n\n\n\n<li>Drossman DA : Troubles gastro-intestinaux fonctionnels : histoire, physiopathologie, caract\u00e9ristiques cliniques, et Rome IV. Gastroenterology 2016 ; 150(6) : 1262-1279.e2. <\/li>\n\n\n\n<li>Mayer EA, Gupta A, Kilpatrick LA, Hong JY : Imagerie des m\u00e9canismes c\u00e9r\u00e9braux dans la douleur visc\u00e9rale chronique. Pain 2015 ; 156 : S50-63. <\/li>\n\n\n\n<li>Raskov H, Burcharth J, Pommergaard HC, Rosenberg J : Syndrome de l&#8217;intestin irritable, le microbiote et l&#8217;axe du bien-cerveau. Gut Microbes 2016 ; 7(5) : 365-383. <\/li>\n\n\n\n<li>Mazurak N, Seredyuk N, Sauer H et al : Heart rate variability in the irritable bowel syndrome : a review of the literature. Neurogastroenterology &amp; Motility 2012 ; 24(3) : 206-216. <\/li>\n\n\n\n<li>Liu Q, Wang EM, Yan XJ, Chen SL : Fonctionnement autonome dans le syndrome de l&#8217;intestin irritable mesur\u00e9 par la variabilit\u00e9 du rythme cardiaque : une m\u00e9ta-analyse. Journal of Digestive Diseases 2013 ; 14(12) : 638-646.  <\/li>\n\n\n\n<li>Heitkemper M, Jarrett M, Cain K, et al : Increased urine catecholamines and cortisol in women with irritable bowel syndrome. Am J Gastroenterol 1996 ; 91(5) : 906-913. <\/li>\n\n\n\n<li>Chang L : Le r\u00f4le du stress sur les r\u00e9ponses physiologiques et les sympt\u00f4mes cliniques dans le syndrome de l&#8217;intestin irritable. Gastroenterology 2011 ; 140(3) : 761-765. <\/li>\n\n\n\n<li>Kennedy PJ, Cryan JF, Dinan TG, Clarke G : Syndrome de l&#8217;intestin irritable : un trouble de l&#8217;axe microbiome-bien-cerveau ? World J Gastroenterol 2014 ; 20(39) : 14105-14125. <\/li>\n\n\n\n<li>Moloney RD, Johnson AC, O&#8217;Mahony SM, et al : Stress and the microbiota-gut-brain axis in visceral pain : relevance to irritable bowel syndrome. CNS Neurosci Ther 2016 ; 22(2) : 102-117. <\/li>\n\n\n\n<li>Saito YA : Le r\u00f4le de la g\u00e9n\u00e9tique dans le SCI. Gastroenterol Clin North Am 2011 ; 40(1) : 45-67. <\/li>\n\n\n\n<li>Dinan TG, Cryan J, Shanahan F et al : IBS : An epigenetic perspective. Nat Rev Gastroenterol Hepatol 2010 ; 7(8) : 465-471. <\/li>\n\n\n\n<li>Whitehead WE, Palsson O, Jones KR : Systematic review of the comorbidity of irritable bowel syndrome with other disorders : what are the causes and implications ? Gastroenterology 2002 ; 122(4) : 1140-1156. <\/li>\n\n\n\n<li>Tanaka Y, Kanazawa M, Fukudo S, Drossman DA : Mod\u00e8le biopsychosocial du syndrome de l&#8217;intestin irritable. J Neurogastroenterol Motil 2011 ; 17(2) : 131-139. <\/li>\n\n\n\n<li>Koloski NA, Jones M, Kalantar J, et al : The brain&#8211;gut pathway in functional gastrointestinal disorders is bidirectional : a 12-year prospective population-based study. Gut 2012 ; 61(9) : 1284-1290. <\/li>\n\n\n\n<li>Ford AC, Forman D, Bailey AG, et al : Irritable bowel syndrome : a 10-yr natural history of symptoms and factors that influence consultation behavior. Am J Gastroenterol 2008 ; 103(5) : 1229-1239 ; quiz 1240. <\/li>\n\n\n\n<li>Chitkara DK, van Tilburg MAL, Blois-Martin N, Whitehead WE : Early life risk factors that contribute to irritable bowel syndrome in adults : a systematic review. Am J Gastroenterol 2008 ; 103(3) : 765-774 ; quiz 775. <\/li>\n\n\n\n<li>Elsenbruch S, Rosenberger C, Enck P et al : Les troubles affectifs modulent le traitement neuronal des stimuli de douleur visc\u00e9rale dans le syndrome de l&#8217;intestin irritable : une \u00e9tude IRMf. Gut 2010 ; 59(4) : 489-495. <\/li>\n\n\n\n<li>Van Oudenhove L, T\u00f6rnblom H, St\u00f6rsrud S, et al : Depression and somatization are associated with increased postprandial symptoms in patients with irritable bowel syndrome. Gastroenterology 2016 ; 150(4) : 866-874. <\/li>\n\n\n\n<li>Drossman DA, Leserman J, Li Z et al : Effects of coping on health outcome among women with gastrointestinal disorders. Psychosom Med 2000 ; 62(3) : 309-317. <\/li>\n\n\n\n<li>Van Oudenhove L, Crowell MD, Drossman DA, et al : Biopsychosocial aspects of functional gastrointestinal disorders. Gastroenterology 2016 ; S0016-5085(16)00218-3. <\/li>\n\n\n\n<li>Lackner JM, Gudleski GD, Thakur ER, et al : The impact of physical complaints, social environment, and psychological functioning on IBS patients&#8217; health perceptions : looking beyond GI symptom severity. Am J Gastroenterol 2014 ; 109(2) : 224-233. <\/li>\n\n\n\n<li>Blanchard EB, Lackner JM, Jaccard J et al : The role of stress in symptom exacerbation among IBS patients. J Psychosom Res 2008 ; 64(2) : 119-128. <\/li>\n\n\n\n<li>Kang SH, Choi SW, Lee SJ, et al : The effects of lifestyle modification on symptoms and quality of life in patients with irritable bowel syndrome : a prospective observational study. Gut Liver 2011 ; 5(4) : 472-477. <\/li>\n\n\n\n<li>Johannesson E, Simr\u00e9n M, Strid H, et al : Physical activity improves symptoms in irritable bowel syndrome : a randomized controlled trial. Am J Gastroenterol 2011 ; 106(5) : 915-922. <\/li>\n\n\n\n<li>Johannesson E, Ringstr\u00f6m G, Abrahamsson H, Sadik R : L&#8217;intervention visant \u00e0 augmenter l&#8217;activit\u00e9 physique dans le syndrome de l&#8217;intestin irritable montre des effets positifs \u00e0 long terme. World J Gastroenterol 2015 ; 21(2) : 600-608. <\/li>\n\n\n\n<li>Zuckerman MJ : The role of fiber in the treatment of irritable bowel syndrome : therapeutic recommendations. J Clin Gastroenterol 2006 ; 40(2) : 104-108. <\/li>\n\n\n\n<li>Hetterich L, Stengel A : Aspects m\u00e9dico-nutritionnels du syndrome du c\u00f4lon irritable &#8211; une mise \u00e0 jour. M\u00e9decine nutritionnelle actuelle 2020 ; 45(4) : 276-285. <\/li>\n\n\n\n<li>Rao SSC, Yu S, Fedewa A : Revue syst\u00e9matique : les fibres alimentaires et le r\u00e9gime alimentaire restreint en FODMAP dans la gestion de la constipation et du syndrome du c\u00f4lon irritable. Aliment Pharmacol Ther 2015 ; 41(12) : 1256-1270. <\/li>\n\n\n\n<li>Hetterich L, Zipfel S, Stengel A : Troubles somatoformes gastro-intestinaux. Fortschr Neurol Psychiatr 2019 ; 87(9) : 512-525. <\/li>\n\n\n\n<li>Ford AC, Lacy BE, Harris LA, et al : Effect of antidepressants and psychological therapies in irritable bowel syndrome : an updated systematic review and meta-analysis. Official journal of the American College of Gastroenterology | ACG 2019 ; 114(1) : 21-39. <\/li>\n\n\n\n<li>Hetterich L, Stengel A : Interventions psychoth\u00e9rapeutiques dans le syndrome de l&#8217;intestin irritable. Frontiers in Psychiatry 2020 ; 11 : 286. <\/li>\n\n\n\n<li>Beatty L, Lambert S : A systematic review of Internet-based self-help therapeutic interventions to improve distress and disease-control among adults with chronic health conditions. Clinical Psychology Review 2013 ; 33(4) : 609-622. <\/li>\n\n\n\n<li>Black CJ, Thakur ER, Houghton LA et al. : Efficacit\u00e9 des th\u00e9rapies psychologiques pour le syndrome de l&#8217;intestin irritable : revue syst\u00e9matique et m\u00e9ta-analyse en r\u00e9seau. Gut 2020 ; 69(8) : 1441-1451. <\/li>\n\n\n\n<li>Webb AN, Kukuruzovic RH, Catto-Smith AG, Sawyer SM. : Hypnoth\u00e9rapie pour le traitement du syndrome de l&#8217;intestin irritable. Cochrane Database Syst Rev 2007 ; 4 : CD005110. <\/li>\n\n\n\n<li>Krouwel M, Farley A, Greenfield S et al : Systematic review, meta-analysis with subgroup analysis of hypnotherapy for irritable bowel syndrome, effect of intervention characteristics. Complementary Therapies in Medicine 2021 ; 57 : 102672.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2023 ; 21(5) : 10-15<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le syndrome du c\u00f4lon irritable est l&#8217;un des dysfonctionnements gastro-intestinaux les plus courants et affecte consid\u00e9rablement la qualit\u00e9 de vie des personnes qui en souffrent. On peut supposer que diff\u00e9rents&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":368094,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Fait ou fiction","footnotes":""},"category":[11527,22616,11414,11489,11549],"tags":[71655,16966,16965,16964],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-368086","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-formation-continue-cme","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-hypnotherapie-fr","tag-hypnotherapie-bien-dirigee","tag-modele-biopsychosocial","tag-syndrome-du-colon-irritable","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-18 02:39:11","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":368101,"slug":"il-ruolo-della-psiche-nella-sindrome-dellintestino-irritabile-nella-gestione-terapeutica-interdisciplinare","post_title":"Il ruolo della psiche nella sindrome dell'intestino irritabile nella gestione terapeutica interdisciplinare","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/il-ruolo-della-psiche-nella-sindrome-dellintestino-irritabile-nella-gestione-terapeutica-interdisciplinare\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":368115,"slug":"o-papel-da-psique-na-sindrome-do-intestino-irritavel-na-gestao-terapeutica-interdisciplinar","post_title":"O papel da psique na s\u00edndrome do intestino irrit\u00e1vel na gest\u00e3o terap\u00eautica interdisciplinar","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-papel-da-psique-na-sindrome-do-intestino-irritavel-na-gestao-terapeutica-interdisciplinar\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":368128,"slug":"el-papel-de-la-psique-en-el-sindrome-del-intestino-irritable-en-la-gestion-de-la-terapia-interdisciplinar","post_title":"El papel de la psique en el s\u00edndrome del intestino irritable en la gesti\u00f3n de la terapia interdisciplinar","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/el-papel-de-la-psique-en-el-sindrome-del-intestino-irritable-en-la-gestion-de-la-terapia-interdisciplinar\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368086","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=368086"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368086\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":368097,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368086\/revisions\/368097"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/368094"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=368086"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=368086"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=368086"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=368086"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}