{"id":369303,"date":"2023-11-10T00:01:00","date_gmt":"2023-11-09T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=369303"},"modified":"2023-11-15T07:32:07","modified_gmt":"2023-11-15T06:32:07","slug":"les-defis-de-la-communication-pour-une-bonne-relation-medecin-patient","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-defis-de-la-communication-pour-une-bonne-relation-medecin-patient\/","title":{"rendered":"Les d\u00e9fis de la communication pour une bonne relation m\u00e9decin-patient"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La communication est l&#8217;un des facteurs les plus importants dans la relation m\u00e9decin-patient. La qualit\u00e9 de vie, la prise de d\u00e9cision et l&#8217;adh\u00e9sion des patients d\u00e9pendent souvent des comp\u00e9tences de communication du m\u00e9decin. De plus, une relation m\u00e9decin-patient \u00e9troite est la meilleure protection contre le suicide. Comment une communication r\u00e9ussie peut-elle se pr\u00e9senter &#8211; en particulier dans des situations \u00e9motionnellement charg\u00e9es ?<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Il n&#8217;est pas toujours facile de trouver le ton juste en tant que praticien, surtout dans une situation charg\u00e9e d&#8217;\u00e9motions pour les patients. Il ne s&#8217;agit pas n\u00e9cessairement des mots choisis ou du son de la voix. Les diff\u00e9rences de points de vue sur le traitement, par exemple, peuvent \u00e0 elles seules transformer le dialogue m\u00e9decin-patient en un exercice de haute voltige. Alors que le m\u00e9decin se concentre sur le meilleur traitement possible, la motivation du patient et son adh\u00e9sion au traitement, la personne concern\u00e9e privil\u00e9gie des th\u00e8mes tels que la s\u00e9curit\u00e9, la qualit\u00e9 de vie et l&#8217;espoir. Il est alors difficile de concilier tous les besoins. Surtout si l&#8217;on consid\u00e8re que le temps est une ressource rare. Les comp\u00e9tences en communication sont donc essentielles pour renforcer la relation avec les patients et leurs proches, promouvoir la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es et aider \u00e0 la prise de d\u00e9cision concernant le traitement.  <\/p>\n\n<p>Il ne faut pas sous-estimer l&#8217;importance de la communication et de sa propre attitude envers le patient. Lorsque l&#8217;incertitude et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 deviennent trop importantes, un entretien peut apporter de la s\u00e9curit\u00e9 et du soutien. Pour cela, il est indispensable d&#8217;aller chercher la personne concern\u00e9e l\u00e0 o\u00f9 elle se trouve. Quelle est sa compr\u00e9hension de la maladie jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent ? Quels sont ses espoirs, ses souhaits, ses conditions de vie ? Mais il est \u00e9galement important de savoir, par exemple, qui veut la th\u00e9rapie. S&#8217;agit-il de la personne concern\u00e9e elle-m\u00eame ou plut\u00f4t de ses proches ? Existe-t-il un &#8220;pour quoi&#8221; suffisant ? La question du besoin de s\u00e9curit\u00e9 doit \u00e9galement \u00eatre abord\u00e9e afin de pouvoir finalement mettre en place une gestion th\u00e9rapeutique adapt\u00e9e. Par la suite, un bon suivi de la qualit\u00e9 de vie est indiqu\u00e9 afin de pouvoir r\u00e9agir rapidement \u00e0 d&#8217;\u00e9ventuelles restrictions. Si des troubles apparaissent, si le patient est inquiet ou se d\u00e9bat avec son destin, il doit \u00eatre pris au s\u00e9rieux. Pour cela, il pourrait \u00eatre int\u00e9ressant de s&#8217;int\u00e9resser \u00e0 la communication attentive. Des \u00e9tudes ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&#8217;un lien durable et de qualit\u00e9 entre le patient et son oncologue offre une meilleure protection contre les pens\u00e9es suicidaires que toutes les autres r\u00e9alisations dans le domaine de la sant\u00e9 mentale, y compris les m\u00e9dicaments psychotropes [1]. En revanche, la probabilit\u00e9 qu&#8217;un patient envisage de se suicider ou meure par suicide augmente s&#8217;il se sent abandonn\u00e9 et sans soins [2]. La satisfaction et l&#8217;adh\u00e9sion des patients d\u00e9pendent donc de mani\u00e8re cruciale du dialogue m\u00e9decin-patient. Dans ce contexte, les comp\u00e9tences en communication sont g\u00e9n\u00e9ralement la cl\u00e9 du succ\u00e8s. Quelques astuces simples peuvent optimiser la conversation.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#8dd2fc96\"><tbody><tr><td><strong><em>R\u00e8gles de base en mati\u00e8re de communication<\/em><\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>Cr\u00e9er de bonnes conditions d&#8217;entretien : <\/strong>passer en revue attentivement les r\u00e9sultats au pr\u00e9alable, puis attirer l&#8217;attention sur le patient et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, lui demander des explications.<br\/>impliquer les proches.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Introduire le sujet : <\/strong>initier \u00e0 la discussion, donner le temps de s&#8217;armer, \u00e9valuer les connaissances pr\u00e9alables, signaler la disponibilit\u00e9 \u00e0 la discussion et le soutien.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Communiquer le diagnostic : <\/strong>Adapter le choix des mots au patient, clarifier le niveau d&#8217;information, laisser les \u00e9motions s&#8217;exprimer, supporter le silence, \u00e9couter activement.<\/td><\/tr><tr><td><strong>Encourager les questions : <\/strong>aborder les questions qui ne sont pas pos\u00e9es.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h3 id=\"vous-me-comprenez\" class=\"wp-block-heading\">Vous me comprenez ?<\/h3>\n\n<p>Chacun n&#8217;entend que ce qu&#8217;il comprend. Aussi absurde que cette phrase puisse para\u00eetre \u00e0 premi\u00e8re vue, elle contient une grande part de v\u00e9rit\u00e9. Si le patient ne peut pas suivre les explications du m\u00e9decin, le risque que le traitement ne soit pas appliqu\u00e9 comme il le souhaite est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. La non-conformit\u00e9 est un probl\u00e8me tr\u00e8s r\u00e9pandu. La moiti\u00e9 des m\u00e9dicaments ne sont en fait pas pris correctement &#8211; principalement parce que les patients \u00e9mettent des r\u00e9serves sur le traitement. Pourtant, celles-ci sont rarement adress\u00e9es au m\u00e9decin. De m\u00eame, la responsabilit\u00e9 est souvent report\u00e9e sur le m\u00e9decin. Que faut-il donc faire pour que le traitement soit plus efficace ? Une \u00e9tude a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les comp\u00e9tences en communication du m\u00e9decin sont corr\u00e9l\u00e9es \u00e0 la satisfaction des patients par un facteur de 0,71 [3]. L&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s est l&#8217;attention et la valorisation, car cela conduit directement \u00e0 une augmentation de l&#8217;estime de soi du patient. De plus, le patient doit \u00eatre bien inform\u00e9 et participer au processus de d\u00e9cision concernant la gestion du traitement. <\/p>\n\n<h3 id=\"un-bon-sentiment-des-le-debut\" class=\"wp-block-heading\">Un bon sentiment d\u00e8s le d\u00e9but<\/h3>\n\n<p>Le patient doit donc \u00eatre au centre de l&#8217;int\u00e9r\u00eat et de la communication. Prenez des d\u00e9cisions de mani\u00e8re participative et dans le cadre d&#8217;un processus de concertation mutuelle [4]. Toutefois, les bases d&#8217;un entretien positif sont pos\u00e9es d\u00e8s la premi\u00e8re prise de contact. C&#8217;est pourquoi les experts recommandent d&#8217;aller chercher le patient lui-m\u00eame dans la salle d&#8217;attente. Le contact visuel et l&#8217;\u00e9coute se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre d&#8217;autres param\u00e8tres importants. Pour de nombreux patients, il est important de pouvoir se confier d\u00e8s la premi\u00e8re minute. Un d\u00e9but de conversation ouvert, comme &#8220;Racontez s&#8217;il vous pla\u00eet&#8230;.&#8221;, ouvre l&#8217;espace de discussion dans lequel le malade peut exprimer ses besoins sans \u00eatre dirig\u00e9 dans une direction particuli\u00e8re. En moyenne, les m\u00e9decins interrompent leurs patients apr\u00e8s 11 \u00e0 24 secondes [5]. Cela peut entra\u00eener la perte d&#8217;informations importantes. En effet, il est fr\u00e9quent que les personnes concern\u00e9es ne commencent pas leur entretien par le sympt\u00f4me le plus p\u00e9nible, mais le gardent pour la fin [6]. Et l&#8217;exp\u00e9rience montre que les patients qui ne sont pas interrompus ont g\u00e9n\u00e9ralement termin\u00e9 leur expos\u00e9 au bout de 60 \u00e0 90 secondes de toute fa\u00e7on. <\/p>\n\n<h3 id=\"creer-une-base-sure\" class=\"wp-block-heading\">Cr\u00e9er une base s\u00fbre<\/h3>\n\n<p>Il est \u00e9galement important de garder \u00e0 l&#8217;esprit que la communication n&#8217;a pas pour but de r\u00e9soudre imm\u00e9diatement tous les probl\u00e8mes. Il s&#8217;agit plut\u00f4t de cr\u00e9er une base s\u00fbre et comp\u00e9tente pour la th\u00e9rapie. Il ne faut pas sous-estimer le risque de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence des contenus. Il peut y avoir de grandes diff\u00e9rences entre ce que le m\u00e9decin pense, ce qu&#8217;il dit et ce que le patient comprend. La paraphrase et le r\u00e9sum\u00e9 permettent de s&#8217;assurer que le m\u00e9decin et le patient parlent de la m\u00eame chose. De plus, il est important de faire des pauses pour permettre \u00e0 la personne concern\u00e9e d&#8217;assimiler ce qu&#8217;elle a entendu. Les questions de compl\u00e9tion permettent d&#8217;associer les plaintes \u00e0 un tableau clinique. L\u00e0 encore, la r\u00e8gle d&#8217;or est de poser des questions ouvertes plut\u00f4t que ferm\u00e9es. Ces derniers ne devraient \u00eatre utilis\u00e9s d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment qu&#8217;\u00e0 la fin de l&#8217;anamn\u00e8se, lorsque la focalisation devient plus \u00e9troite. Ensuite, on passe d&#8217;un entretien centr\u00e9 sur le patient \u00e0 un entretien centr\u00e9 sur le m\u00e9decin, ce qui met en \u00e9vidence l&#8217;\u00e9l\u00e9ment participatif fondamental de la relation. En effet, la prise de d\u00e9cision participative est d\u00e9finie comme un &#8220;processus d&#8217;interaction visant \u00e0 parvenir \u00e0 un accord dont la responsabilit\u00e9 est partag\u00e9e, avec la participation active et \u00e9gale du patient et du m\u00e9decin, sur la base d&#8217;informations partag\u00e9es&#8221; [7].<\/p>\n\n<h3 id=\"diminution-de-la-capacite-dabsorption-dans-des-situations-stressantes\" class=\"wp-block-heading\">Diminution de la capacit\u00e9 d&#8217;absorption dans des situations stressantes<\/h3>\n\n<p>En moyenne, les gens peuvent m\u00e9moriser sept nouvelles informations. Cependant, dans une situation de stress \u00e9motionnel, la capacit\u00e9 d&#8217;absorption est r\u00e9duite au minimum. Cela pourrait expliquer le fait que 93% de toutes les personnes concern\u00e9es souhaitent \u00eatre inform\u00e9es, mais que seulement 18% se sentent bien inform\u00e9es [8]. Par cons\u00e9quent, les informations pertinentes pour le patient doivent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9es \u00e0 la fin de l&#8217;entretien. De plus, il faut toujours demander ce qui est retenu de cette conversation. Il s&#8217;agit d&#8217;att\u00e9nuer les exag\u00e9rations n\u00e9gatives du patient et de lui montrer les possibilit\u00e9s d&#8217;\u00e9volution positive. C&#8217;est ce que l&#8217;on appelle l&#8217;effet de cadrage. La simple reformulation donne un sens diff\u00e9rent aux m\u00eames faits. Explication \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un exemple simple : dans la perception, il y a une diff\u00e9rence entre un yaourt compos\u00e9 de 5% de mati\u00e8res grasses et un yaourt sans mati\u00e8res grasses \u00e0 95%. Ou la fa\u00e7on de voir si un verre est \u00e0 moiti\u00e9 plein ou \u00e0 moiti\u00e9 vide. L&#8217;entretien doit donc prendre les craintes au s\u00e9rieux, mais aussi montrer les possibilit\u00e9s de d\u00e9veloppement. Ainsi, &#8220;Vous n&#8217;avez rien \u00e0 craindre. Il n&#8217;y a pratiquement jamais eu d&#8217;effets secondaires. Je ne vois pas pourquoi vous devriez vous inqui\u00e9ter. N&#8217;y pensez pas trop&#8230;.&#8221; peut \u00eatre mieux formul\u00e9 en disant par exemple : &#8220;Votre inqui\u00e9tude est compr\u00e9hensible. C&#8217;est le cas de beaucoup de mes patients au d\u00e9but. Mais vous verrez qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un produit bien tol\u00e9r\u00e9. Je le donne souvent avec succ\u00e8s. Vous vous sentirez nettement mieux et vous pourrez \u00e0 nouveau appr\u00e9cier les choses qui vous font plaisir&#8230;&#8221;. Une belle question directrice peut en outre \u00eatre, \u00e0 la fin d&#8217;un entretien, de r\u00e9fl\u00e9chir au d\u00e9ficit de connaissances qui pourrait nuire au patient jusqu&#8217;au prochain contact.  <\/p>\n\n<h3 id=\"une-structure-claire-pour-plus-de-securite\" class=\"wp-block-heading\">Une structure claire pour plus de s\u00e9curit\u00e9<\/h3>\n\n<p>Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 utile de suivre une structure claire, de la description de la situation \u00e0 la clarification du mandat de traitement, en passant par la d\u00e9finition des priorit\u00e9s, le traitement de la maladie et l&#8217;examen des ressources, afin de soutenir au mieux le patient. Dans toute communication m\u00e9decin-patient, le probl\u00e8me de la &#8220;perte du silence&#8221; peut survenir : Il peut y avoir une grande diff\u00e9rence entre ce que le m\u00e9decin veut dire et ce qu&#8217;il dit, il faut en \u00eatre conscient. Ce que le patient entend et ce qu&#8217;il comprend r\u00e9ellement peut \u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rent du message initial <strong>(figure 1). <\/strong>C&#8217;est pourquoi il est non seulement utile, mais n\u00e9cessaire, de se limiter \u00e0 quelques informations pertinentes et d&#8217;\u00eatre aussi clair que possible dans la transmission du message.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1267\" height=\"709\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-369067\" style=\"width:400px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13.png 1267w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-800x448.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-1160x649.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-120x67.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-90x50.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-320x179.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-560x313.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-240x134.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-180x101.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-640x358.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_OH5_s13-1120x627.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1267px) 100vw, 1267px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"quand-le-monde-est-a-lenvers\" class=\"wp-block-heading\">Quand le monde est \u00e0 l&#8217;envers<\/h3>\n\n<p>Ce qu&#8217;il faut toujours garder \u00e0 l&#8217;esprit : c&#8217;est une phrase &#8211; et le monde du patient s&#8217;\u00e9croule. La plupart des gens sont pris au d\u00e9pourvu lorsqu&#8217;ils apprennent qu&#8217;ils sont atteints d&#8217;une maladie potentiellement mortelle ou invalidante, ce qui les laisse dans l&#8217;incertitude et l&#8217;angoisse. Pour le patient, c&#8217;est toute sa vie qui change avec la maladie. Il est donc indispensable d&#8217;adopter une approche prudente et adapt\u00e9e \u00e0 la personne concern\u00e9e (tableau 1). Dans cette phase de vuln\u00e9rabilit\u00e9, une relation m\u00e9decin-patient renforc\u00e9e est d&#8217;autant plus importante. Le diagnostic est souvent suivi d&#8217;une d\u00e9pendance imm\u00e9diate aux prestataires de soins m\u00e9dicaux, souvent associ\u00e9e \u00e0 un activisme sauvage. Il est maintenant important de pr\u00eater attention aux sons faibles et de lire entre les lignes. En particulier, des sujets tels que la peur de la douleur, la situation familiale et le fardeau des proches, les exp\u00e9riences ant\u00e9rieures de la maladie ou, plus tard, la peur de la r\u00e9cidive sont des sujets qui doivent \u00eatre abord\u00e9s, mais qui ne sont pas toujours abord\u00e9s par la personne concern\u00e9e. <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14.png\"><img decoding=\"async\" width=\"874\" height=\"831\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-369066 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 874px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 874\/831;width:400px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14.png 874w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-800x761.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-120x114.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-90x86.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-320x304.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-560x532.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-240x228.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-180x171.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab1_OH5_s14-640x609.png 640w\" data-sizes=\"(max-width: 874px) 100vw, 874px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"faire-attention-a-ses-propres-besoins\" class=\"wp-block-heading\">Faire attention \u00e0 ses propres besoins<\/h3>\n\n<p>\u00catre le porteur de mauvaises nouvelles est \u00e9galement stressant pour le m\u00e9decin. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, il faut \u00e9valuer la situation de mani\u00e8re professionnelle et agir en cons\u00e9quence. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, on est aussi un \u00eatre humain avec des sentiments et de l&#8217;empathie, ce qui doit aussi \u00eatre adress\u00e9. Le patient est en crise. Celle-ci est d\u00e9finie comme &#8220;une surcharge aigu\u00eb d&#8217;un syst\u00e8me habituel de comportement et d&#8217;adaptation&#8221; [9]. Ce qui suit est un \u00e9tat de choc qui, outre un sentiment intense de menace, provoque un d\u00e9s\u00e9quilibre mental. N\u00e9anmoins, il y a une pression pour agir. Ce n&#8217;est pas une situation facile. Rougissement, transpiration, tachycardie, p\u00e2leur et naus\u00e9es peuvent alors survenir, tout comme une surexcitation, une irritabilit\u00e9 accrue et des sautes d&#8217;humeur importantes. Si le patient se d\u00e9foule sur vous, il est essentiel de r\u00e9aliser que cela n&#8217;a rien \u00e0 voir avec vous en tant que porteur du message. Ce n&#8217;est pas pour rien qu&#8217;on ex\u00e9cutait autrefois les porteurs de mauvaises nouvelles. Celui qui fait preuve de compr\u00e9hension s&#8217;approche g\u00e9n\u00e9ralement mieux du patient que celui qui repousse la r\u00e9action. <\/p>\n\n<p>Mais pour beaucoup, l&#8217;horreur sans voix ou les pleurs sont encore plus difficiles \u00e0 supporter que les comportements agressifs. M\u00eame si le sentiment de vouloir aider est compr\u00e9hensible, il n&#8217;est pas possible. Les platitudes n&#8217;ont pas leur place en ce moment. Vous pouvez souvent montrer votre compassion simplement en tendant un mouchoir \u00e0 la personne concern\u00e9e. Proposez \u00e9galement d&#8217;\u00eatre disponible \u00e0 tout moment pour un entretien en cas de besoin. En g\u00e9n\u00e9ral, cette situation de stress aigu dure de plusieurs heures \u00e0 trois jours maximum. Si les sympt\u00f4mes persistent, le patient ne dispose pas de ressources suffisantes pour faire face \u00e0 la situation. Le sentiment d&#8217;impuissance et de perte de contr\u00f4le prend le dessus. Des strat\u00e9gies d&#8217;adaptation doivent alors \u00eatre propos\u00e9es afin de surmonter la crise.<\/p>\n\n<h3 id=\"un-guide-dentretien-pour-vous-aider\" class=\"wp-block-heading\">Un guide d&#8217;entretien pour vous aider<\/h3>\n\n<p>L&#8217;un des guides d&#8217;entretien les plus populaires, sp\u00e9cialement con\u00e7u pour l&#8217;oncologie, est le protocole SPIKES <strong>(tableau 2)<\/strong> [10]. Il a pour but de permettre au m\u00e9decin de remplir les quatre objectifs principaux de l&#8217;entretien d&#8217;annonce de mauvaises nouvelles : recueillir des informations aupr\u00e8s du patient, communiquer les informations m\u00e9dicales, soutenir le patient et obtenir la coop\u00e9ration du patient pour \u00e9laborer une strat\u00e9gie ou un plan de traitement pour l&#8217;avenir. M\u00eame en cas de mauvaises nouvelles, une bonne communication a une influence positive sur la r\u00e9ceptivit\u00e9, la satisfaction du patient, l&#8217;adh\u00e9sion et donc sur le succ\u00e8s du traitement. L&#8217;amabilit\u00e9, l&#8217;int\u00e9r\u00eat et la domination mod\u00e9r\u00e9e du m\u00e9decin se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s particuli\u00e8rement positifs [11].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14.png\"><img decoding=\"async\" width=\"2023\" height=\"1080\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-369068 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 2023px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2023\/1080;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14.png 2023w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-800x427.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-1160x619.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-120x64.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-90x48.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-320x171.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-560x299.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-1920x1025.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-240x128.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-180x96.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-640x342.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-1120x598.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab2_OH5_s14-1600x854.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 2023px) 100vw, 2023px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"le-patient-difficile\" class=\"wp-block-heading\">Le patient difficile<\/h3>\n\n<p>Le patient ne r\u00e9agit pas toujours comme le m\u00e9decin l&#8217;attend. L&#8217;ensemble des processus peut alors \u00eatre \u00e9branl\u00e9, car il faut plus de temps, d&#8217;\u00e9nergie et d&#8217;attention. Les scientifiques ont v\u00e9rifi\u00e9 diff\u00e9rents types de patients qui ont d\u00e9velopp\u00e9 des strat\u00e9gies individuelles pour \u00eatre per\u00e7us en tant qu&#8217;individus et b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un soutien \u00e9motionnel <strong>(tableau 3). <\/strong>En principe, plus l&#8217;estime de soi est faible, plus la vuln\u00e9rabilit\u00e9 est grande. C&#8217;est pourquoi il est essentiel que le m\u00e9decin r\u00e9agisse avec calme et habilet\u00e9, surtout dans ce cas.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1970\" height=\"993\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-369069 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1970px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1970\/993;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15.png 1970w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-800x403.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-1160x585.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-120x60.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-90x45.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-320x161.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-560x282.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-1920x968.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-240x121.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-180x91.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-640x323.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-1120x565.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/tab3_OH5_s15-1600x806.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 1970px) 100vw, 1970px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"apprendre-a-comprendre-le-langage-non-verbal\" class=\"wp-block-heading\">Apprendre \u00e0 comprendre le langage non verbal<\/h3>\n\n<p>Plus de 90% de notre impact communicatif ne provient pas de nos mots. Elle r\u00e9sulte plut\u00f4t du langage corporel, des gestes, des mimiques, du rythme et de la hauteur de la voix [12]. En s&#8217;exer\u00e7ant, on peut certes parvenir \u00e0 para\u00eetre ouvert, calme et \u00e0 l&#8217;\u00e9coute \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur, alors qu&#8217;on bouillonne \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur. Mais les signaux non verbaux ne deviennent convaincants que si nous pensons effectivement de mani\u00e8re valorisante. Un \u00e9tat de curiosit\u00e9 r\u00e9ceptive peut \u00eatre utile dans ce cas. Au lieu de s&#8217;offusquer d&#8217;une r\u00e9action, on peut se demander comment et sur quelle base elle a bien pu se produire. En adoptant une attitude d&#8217;observation, on se sent moins facilement attaqu\u00e9 personnellement. En fin de compte, le comportement d\u00e9pend moins de la situation objective que de son interpr\u00e9tation. Sur la base de son propre v\u00e9cu et de ses exp\u00e9riences, il \u00e9met des hypoth\u00e8ses sur la mani\u00e8re dont une situation va se d\u00e9rouler. C&#8217;est pourquoi deux personnes dans la m\u00eame situation peuvent r\u00e9agir diff\u00e9remment. <\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La communication est l&#8217;un des facteurs les plus importants dans la relation m\u00e9decin-patient.<br\/>ratio.<\/li>\n\n\n\n<li>La qualit\u00e9 de vie, la prise de d\u00e9cision et l&#8217;adh\u00e9sion d\u00e9pendent souvent de<br\/>les comp\u00e9tences en communication du m\u00e9decin.<\/li>\n\n\n\n<li>Une relation m\u00e9decin-patient \u00e9troite est la meilleure protection contre le suicide.<\/li>\n\n\n\n<li>Les comp\u00e9tences en communication jouent g\u00e9n\u00e9ralement un r\u00f4le plus important que l&#8217;exp\u00e9rience clinique du m\u00e9decin.<\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;attention et l&#8217;estime cr\u00e9ent la confiance.<\/li>\n\n\n\n<li>Les pauses dans la conversation permettent au patient de suivre mentalement.<\/li>\n\n\n\n<li>Les situations \u00e9motionnelles affectent la capacit\u00e9 d&#8217;absorption.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Trevino KM, Abbot CH, Fish MJ et al. Alliance patient-oncologue comme protection contre les id\u00e9es suicidaires chez les jeunes adultes atteints d&#8217;un cancer avanc\u00e9. Cancer 2014 ; 120 : 2272-2281.<\/li>\n\n\n\n<li>Allebeck P, Bolund C. Suicides et tentatives de suicide chez les patients canc\u00e9reux. Psychol Med 1991 ; 21 : 979-984.<\/li>\n\n\n\n<li>Langewitz W, Denz M, Keller A, et al : Temps de parole spontan\u00e9 au d\u00e9but de la consultation en clinique externe : \u00e9tude de cohorte. BMJ 2002 ; 325(7366) : 682-683.<\/li>\n\n\n\n<li>Stewart MA, Brown JB, Weston WW, et al : Patient-centered medicine : Transforming the clinical method. Deuxi\u00e8me \u00e9dition. Int J Integr Care 2005 ; 5 : e20.<\/li>\n\n\n\n<li>Wilm S, Knauf A, Peters T, Bahrs O : Quand le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste interrompt-il ses patients au d\u00e9but de la consultation ? Z Allg Med 2004 ; 80 : 53-57.<\/li>\n\n\n\n<li>Burack RC, Carpenter RR : The predictive value of the presenting complaint. The Journal of Family Practice 1983 ; 16(4) : 749-754.<\/li>\n\n\n\n<li>Bieber C, Gschwendtner K, M\u00fcller N, Eich W. Prise de d\u00e9cision participative (PEF) &#8211; le patient et le m\u00e9decin en tant qu&#8217;\u00e9quipe. Psychother Psych Med 2016 ; 66 : 195-207.<\/li>\n\n\n\n<li>Ochsner KN, Gross JJ, et al : Cognitive Emotion Regulation : Insights from Social Cognitive and Affective Neuroscience. Curr Dir Psychol Sci 2008 ; 17(2) : 153-158.<\/li>\n\n\n\n<li>Simmich T, Reimer C : Aspects psychoth\u00e9rapeutiques de l&#8217;intervention de crise. Une revue de la litt\u00e9rature avec une attention particuli\u00e8re pour les 10 derni\u00e8res ann\u00e9es. Psychoth\u00e9rapeute 1998, 43 : 143-156.<\/li>\n\n\n\n<li>Baile WF, Buckman, Lenzi R, et al : SPIKES-A six-step protocol for delivering bad news : application to the patient with cancer. Oncologist 2000 ; 5 : 302-311.<\/li>\n\n\n\n<li>Swedlund MP, et al : Effet du style de communication et des relations entre le m\u00e9decin et la famille sur la satisfaction vis-\u00e0-vis des soins des maladies chroniques p\u00e9diatriques. Health Commun. 2012 ; 27 : 498-505.<\/li>\n\n\n\n<li>Ehlich K, Rehbein J : Mod\u00e8le et institution : recherches sur la communication scolaire. 1986.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2023 ; 11(5) : 12-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La communication est l&#8217;un des facteurs les plus importants dans la relation m\u00e9decin-patient. 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