{"id":369724,"date":"2023-11-22T14:00:00","date_gmt":"2023-11-22T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/nouvelles-de-suisse\/"},"modified":"2023-12-01T09:58:04","modified_gmt":"2023-12-01T08:58:04","slug":"nouvelles-de-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/nouvelles-de-suisse\/","title":{"rendered":"Nouvelles de Suisse"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L&#8217;hypertension pulmonaire (HTP) et ses comorbidit\u00e9s sont toujours associ\u00e9es \u00e0 un mauvais pronostic et \u00e0 une esp\u00e9rance de vie r\u00e9duite.<br\/>La clinique de pneumologie de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich (USZ) m\u00e8ne des recherches sur diff\u00e9rentes formes et aspects de l&#8217;HTP. Les r\u00e9sultats de ces recherches ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s lors du congr\u00e8s ERS 2023.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>L&#8217;hypertension pulmonaire est une pathologie clinique complexe. La cause la plus fr\u00e9quente est la cardiopathie gauche. Cependant, on sait peu de choses sur l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie et le pronostic de l&#8217;HTP combin\u00e9e post et pr\u00e9capillaire (CpcPH). Dr Anna Titz, et ses coll\u00e8gues sont all\u00e9s au fond des choses [1].  <\/p>\n\n<p>Le registre suisse de l&#8217;HTP est une collaboration de 13 h\u00f4pitaux suisses, cr\u00e9\u00e9e en 1998, qui recense les patients atteints d&#8217;hypertension pulmonaire nouvellement diagnostiqu\u00e9e depuis l&#8217;an 2000. Les chercheurs ont concentr\u00e9 leur analyse sur les patients souffrant d&#8217;hypertension combin\u00e9e post- et pr\u00e9capillaire, un sous-groupe du groupe 2-PH d\u00e9fini par une pression d&#8217;occlusion &gt;15 unit\u00e9s Wood et une pression de r\u00e9sistance &gt;2 unit\u00e9s Wood. L&#8217;objectif de leur \u00e9tude \u00e9tait d&#8217;\u00e9valuer les caract\u00e9ristiques de base de la cohorte et le r\u00e9sultat \u00e0 long terme, de d\u00e9terminer une \u00e9ventuelle association entre les variables initiales et la mortalit\u00e9 totale, et d&#8217;analyser si la stratification d&#8217;\u00e9valuation du risque d\u00e9finie et valid\u00e9e pour l&#8217;HTAP pouvait \u00eatre applicable.<\/p>\n\n<p>Ils ont r\u00e9alis\u00e9 une analyse r\u00e9trospective de la survie du registre suisse de l&#8217;HTP, dans lequel les patients atteints d&#8217;HTPc enregistr\u00e9s entre 01\/2001 et 06\/2019 ont \u00e9t\u00e9 inclus. Les caract\u00e9ristiques initiales des patients (\u00e2ge, sexe, pression art\u00e9rielle pulmonaire moyenne (mPAP), pression art\u00e9rielle pulmonaire de coin (PAWP), r\u00e9sistance vasculaire pulmonaire (PVR) ainsi que les facteurs de risque, y compris le FC de l&#8217;OMS, la distance de marche de 6 minutes (6MWD) et le NT-proBNP, le traitement, les jours de suivi et les \u00e9v\u00e9nements (d\u00e9c\u00e8s ou perte de suivi) lors de la derni\u00e8re visite ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide de Kaplan Meier et de la r\u00e9gression de Cox.<\/p>\n\n<h3 id=\"mpap-46-mmhg-etait-associee-a-une-mortalite-plus-elevee\" class=\"wp-block-heading\">mPAP &gt;46 mmHg \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e<\/h3>\n\n<p>231 patients (59,3% de femmes, \u00e2ge 65\u00b112 ans, mPAP 48\u00b111 mmHg, PAWP 21\u00b15 mmHg, PVR 7,2\u00b14,8 WU) ont \u00e9t\u00e9 inclus. &#8220;De mani\u00e8re surprenante, nos donn\u00e9es montrent que 47% de notre cohorte a re\u00e7u une m\u00e9dication cibl\u00e9e sur l&#8217;HTP. Nous savons que les preuves d&#8217;une m\u00e9dication cibl\u00e9e chez les patients PH du groupe 2 sont rares et contradictoires&#8221;, a rappel\u00e9 le Dr Titz. &#8220;Nos donn\u00e9es montrent qu&#8217;il n&#8217;y a pas de lien significatif entre la m\u00e9dication PH cibl\u00e9e et la survie&#8221;.<\/p>\n\n<p>De plus, l&#8217;analyse de Kaplan-Meier a permis de montrer que les femmes avaient une survie significativement plus longue que la moyenne. Une valeur de mPAP sup\u00e9rieure \u00e0 46 mmHg \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un taux de mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9. L&#8217;outil d&#8217;\u00e9valuation du risque \u00e0 quatre niveaux a \u00e9t\u00e9 en mesure de stratifier la survie en montrant que les patients \u00e0 haut risque pr\u00e9sentaient une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e que les patients \u00e0 risque faible et moyen. D&#8217;autre part, aucune influence significative de l&#8217;\u00e2ge ou de la PVR sur la survie n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e.<\/p>\n\n<p>La stratification du risque \u00e0 l&#8217;aide de facteurs de risque d\u00e9termin\u00e9s de mani\u00e8re non invasive, tels que l&#8217;OMS-FC, la 6MWD et le NTproBNP, comme cela a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 pour l&#8217;hypertension art\u00e9rielle pulmonaire, pourrait \u00eatre utile \u00e0 l&#8217;avenir pour le traitement de ces patients, a conclu le Dr Titz.<\/p>\n\n<h3 id=\"bonne-survie-a-long-terme-en-cas-de-cteph-avec-pea-et-bpa\" class=\"wp-block-heading\">Bonne survie \u00e0 long terme en cas de CTEPH avec PEA et BPA<\/h3>\n\n<p>Plusieurs approches th\u00e9rapeutiques peuvent \u00eatre envisag\u00e9es pour les patients souffrant d&#8217;hypertension pulmonaire thromboembolique chronique (HTPC), \u00e0 savoir l&#8217;endart\u00e9riectomie pulmonaire (PEA), l&#8217;angioplastie pulmonaire par ballonnet (BPA) et le traitement m\u00e9dicamenteux. Paula Appenzeller, USZ et Royal Papworth Hospital, Cambridge, et ses coll\u00e8gues ont \u00e9valu\u00e9 les r\u00e9sultats \u00e0 long terme d&#8217;une cohorte nationale du Royaume-Uni entre 2015 et 2022, lorsque les trois options de traitement \u00e9taient disponibles [2].<\/p>\n\n<p>&#8220;L&#8217;HTPC est une forme d&#8217;hypertension pulmonaire pr\u00e9capillaire qui survient comme complication aigu\u00eb d&#8217;une embolie pulmonaire aigu\u00eb. Dans le pass\u00e9, le seul traitement disponible \u00e9tait l&#8217;endart\u00e9riectomie pulmonaire chirurgicale (PEA), qui ne cible que les foyers proximaux de la maladie. Cependant, de plus en plus de patients pr\u00e9sentent une maladie distale, si bien que l&#8217;angioplastie pulmonaire par ballonnet (APB) et le traitement m\u00e9dicamenteux ont \u00e9t\u00e9 introduits plus r\u00e9cemment&#8221;, a expliqu\u00e9 la pneumologue. De nombreux patients pr\u00e9sentent donc une maladie proximale et distale qui se chevauchent, ce qui n\u00e9cessite une approche de traitement multimodale. L&#8217;analyse des chercheurs a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e au Royal Papworth Hospital NHS Foundation Trust \u00e0 Cambridge, au Royaume-Uni. Plus de 1350 patients ont \u00e9t\u00e9 inclus, le groupe PEA \u00e9tant le plus important (n=1102). Les groupes PEA et BPA (n=121) \u00e9taient des cohortes nationales, car les op\u00e9rations et les interventions au Royaume-Uni ne sont r\u00e9alis\u00e9es qu&#8217;\u00e0 Cambridge, tandis que le groupe non interventionnel (n=143) n&#8217;\u00e9tait compos\u00e9 que d&#8217;un seul centre et \u00e9tait tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Elle comprenait \u00e0 la fois des maladies non op\u00e9rables chirurgicalement et des patients techniquement op\u00e9rables mais pr\u00e9sentant d&#8217;autres obstacles \u00e0 l&#8217;intervention, tels que des comorbidit\u00e9s. Une fois le diagnostic de CTEPH pos\u00e9 chez les patients au Royaume-Uni, leurs cas ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s lors d&#8217;une r\u00e9union nationale de l&#8217;\u00e9quipe multidisciplinaire de CTEPH (MDT) en fonction de la distribution anatomique des caillots chroniques et des risques et avantages individuels.  <\/p>\n\n<p>L&#8217;\u00e2ge au d\u00e9but du traitement \u00e9tait tr\u00e8s diff\u00e9rent dans les trois groupes : les participants avaient en moyenne 60 ans dans le groupe PEA, 67 ans dans la cohorte BPA et 74 ans dans le groupe non interventionnel. En outre, les chercheurs ont pu constater que le PEA et le BPA pr\u00e9sentaient tous deux une r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle pulmonaire moyenne et de la r\u00e9sistance vasculaire pulmonaire lors du suivi. Cependant, bien que la PEA semble entra\u00eener une r\u00e9duction plus importante de l&#8217;h\u00e9modynamique, les r\u00e9sultats fonctionnels concernant les sympt\u00f4mes et le test de marche de 6 minutes \u00e9taient identiques \u00e0 ceux du groupe BPA.  <\/p>\n\n<p>Le taux de survie \u00e0 3 ans \u00e9tait de 91% pour la cohorte PEA, de 96% pour le groupe BPA et de 64% pour le groupe non interventionnel. BPA et PEA ne montrent donc pas de diff\u00e9rence significative dans le taux de survie \u00e0 trois ans<strong> (Fig. 1).<\/strong> &#8220;Si nous regardons la courbe, nous pouvons voir une baisse initiale juste apr\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;intervention dans le groupe PEA, principalement due \u00e0 des d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9coces apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration&#8221;, a expliqu\u00e9 Appenzeller. Pour les patients d\u00e9c\u00e9d\u00e9s avant le premier suivi, il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rence en termes de survie (95% vs 96%).<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1451\" height=\"1426\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-369425\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22.png 1451w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-800x786.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-1160x1140.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-120x118.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-90x88.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-320x314.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-560x550.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-240x236.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-180x177.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-640x629.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_PA4_s22-1120x1101.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1451px) 100vw, 1451px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Les patients atteints de CTEPH et trait\u00e9s par une intervention pr\u00e9sentent d&#8217;excellents taux de survie \u00e0 long terme, conclut Appenzeller. Parmi les patients adress\u00e9s \u00e0 la MTD nationale CTEPH, la plupart avaient une maladie proximale, de sorte que 82% ont re\u00e7u une PEA comme traitement. Selon lui, pour proposer un traitement multimodal et optimiser le r\u00e9sultat pour chaque patient, il est n\u00e9cessaire de faire appel \u00e0 un MDT exp\u00e9riment\u00e9 pour le choix du traitement, car si les traitements peuvent \u00eatre utilis\u00e9s c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, ils ne sont pas interchangeables car ils visent des r\u00e9partitions diff\u00e9rentes de la maladie.  <\/p>\n\n<h3 id=\"les-patients-pvd-stables-supportent-lair-en-altitude\" class=\"wp-block-heading\">Les patients PVD stables supportent l&#8217;air en altitude<\/h3>\n\n<p>Les voyages dans les r\u00e9gions touristiques de haute altitude sont de plus en plus populaires, y compris parmi les groupes potentiellement vuln\u00e9rables tels que les personnes souffrant d&#8217;hypertension pulmonaire pr\u00e9capillaire due \u00e0 une maladie vasculaire pulmonaire (MVP). Il existe peu de donn\u00e9es probantes sur les conseils \u00e0 donner aux patients atteints de MAP pour leurs prochains voyages en haute montagne.  <\/p>\n\n<p>Simon Raphael Schneider et ses coll\u00e8gues ont \u00e9tudi\u00e9 les effets sur la sant\u00e9 li\u00e9s \u00e0 l&#8217;altitude (ARAHE) lors d&#8217;une nuit pass\u00e9e \u00e0 2500 m\u00e8tres d&#8217;altitude et ont cherch\u00e9 \u00e0 savoir si l&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire permettait d&#8217;inverser les effets de l&#8217;altitude. Pour ce faire, les participants ont d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s \u00e0 basse altitude \u00e0 Zurich (470 m), puis \u00e0 2500 m d&#8217;altitude au S\u00e4ntis ou inversement.<\/p>\n\n<p>Dans leur \u00e9tude randomis\u00e9e en cross-over, les chercheurs ont finalement inclus 27 (44% de femmes) patients stables souffrant de PVD (y compris d&#8217;hypertension art\u00e9rielle pulmonaire ou d&#8217;hypertension pulmonaire thromboembolique chronique) et les ont expos\u00e9s \u00e0 une altitude de 2500 m pendant environ 30 heures. Une ARAHE n\u00e9cessitant une th\u00e9rapie par O2 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finie comme une hypox\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re (<sub>SpO2<\/sub> &lt;80% pendant &gt;30 min). Le deuxi\u00e8me jour en altitude, la fonction cardiaque droite a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e par \u00e9chocardiographie, le mal aigu des montagnes (MAM) et les gaz art\u00e9riels, entre autres.  <\/p>\n\n<p>Les patients pr\u00e9sentant une hypox\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec de l&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire, le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation secondaire \u00e9tait alors de savoir si l&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire am\u00e9liorait l&#8217;oxyg\u00e9nation, mais aussi les valeurs h\u00e9modynamiques du c\u0153ur droit au repos et la distance de marche de 6 minutes. Au total, les chercheurs ont examin\u00e9 65 patients, dont 27 patients stables atteints de PVD, parmi lesquels 12 \u00e9taient des femmes et la plupart appartenaient \u00e0 la classe II de la NYHA (New York Heart Association). Au total, dix patients ont souffert d&#8217;une hypox\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re (<sub>SPO2<\/sub> &lt;80% &gt;30 min) : un apr\u00e8s quelques heures en altitude et la plupart au d\u00e9but de la premi\u00e8re nuit \u00e0 2500 m\u00e8tres. Sept patients ont souffert du mal aigu des montagnes (AMS). Heureusement, aucun d&#8217;entre eux n&#8217;a d\u00fb \u00eatre \u00e9vacu\u00e9 ou n&#8217;a souhait\u00e9 descendre plus t\u00f4t que pr\u00e9vu. Ils ont ainsi pu continuer avec l&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire et effectuer tous les tests avec de l&#8217;oxyg\u00e8ne.<\/p>\n\n<p>L&#8217;analyse des gaz du sang art\u00e9riel a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les patients qui avaient re\u00e7u de l&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire en altitude avaient d\u00e9j\u00e0 un niveau d&#8217;oxyg\u00e8ne significativement plus bas \u00e0 Zurich \u00e0 basse altitude, mais aussi une <sub>PaO2<\/sub> plus basse et un niveau de dioxyde de carbone (<sub>CO2<\/sub>) significativement plus \u00e9lev\u00e9. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, les patients qui n&#8217;ont pas re\u00e7u d&#8217;oxyg\u00e8ne en altitude avaient une forte tendance \u00e0 l&#8217;alcalose respiratoire \u00e0 2500 m\u00e8tres. &#8220;Nous pouvons donc en conclure que les patients qui ont re\u00e7u de l&#8217;oxyg\u00e8ne en ont \u00e9galement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9&#8221;.<\/p>\n\n<p>Si l&#8217;on consid\u00e8re les valeurs h\u00e9modynamiques, qui ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9es le deuxi\u00e8me jour pendant la phase de repos en altitude, aucune modification significative de la fr\u00e9quence cardiaque et du gradient de pression tricuspide n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les patients ayant re\u00e7u de l&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire. Chez les patients qui n&#8217;ont pas re\u00e7u d&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire, la fr\u00e9quence cardiaque a chang\u00e9, mais le gradient de pression tricuspide a \u00e9galement augment\u00e9.<\/p>\n\n<p>&#8220;En r\u00e9sum\u00e9, nous pouvons donc dire que les patients stables atteints de PVD, qui ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 deux jours \u00e0 2500 m pendant 30 heures, supportent subjectivement assez bien cette altitude, a d\u00e9clar\u00e9 le pneumologue. Cependant, plus d&#8217;un tiers (37%) des patients ont pr\u00e9sent\u00e9 une hypox\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re qui a pu \u00eatre corrig\u00e9e par un apport suppl\u00e9mentaire d&#8217;oxyg\u00e8ne. Des diff\u00e9rences physiologiques significatives entre 470 m et 2500 m ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es chez les patients non hypox\u00e9miques, mais plus chez ceux qui ont re\u00e7u de l&#8217;<sub>O2<\/sub>.<\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : ERS 2023<\/em><\/p>\n\n<p><br\/><em>Source : European Respiratory Society (ERS) International Congress 2023, Milan ; Session &#8220;Novelties in pulmonary hypertension management&#8221; ; 10.09.2023.<\/em><\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Titz A : R\u00e9sultat \u00e0 long terme des patients souffrant d&#8217;hypertension pulmonaire combin\u00e9e post- et pr\u00e9-capillaire (Pr\u00e9sentation ID 747).<\/li>\n\n\n\n<li>Appenzeller P : Long term outcome in chronic thromboembolic pulmonary hypertension in the multimodality treatment era : a UK national cohort analysis (Presentation ID 741).<\/li>\n\n\n\n<li>Schneider SR : Altitude related adverse effect and therapeutic benefit of supplemental oxygen in patients with pulmonary vascular disease during an overnight stay at 2500 m (Pr\u00e9sentation ID 748).<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2023; 5(4): 22\u201324<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;hypertension pulmonaire (HTP) et ses comorbidit\u00e9s sont toujours associ\u00e9es \u00e0 un mauvais pronostic et \u00e0 une esp\u00e9rance de vie r\u00e9duite.La clinique de pneumologie de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich (USZ) m\u00e8ne&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":369729,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Traitement de l'hypertension pulmonaire","footnotes":""},"category":[11378,11527,11477,11535,11549],"tags":[72267,25105,72264,16919,72266,16925,72265],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-369724","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-etudes","category-pneumologie-fr","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-bpa-fr","tag-cteph-fr","tag-endarteriectomie-pulmonaire","tag-hypertension-arterielle-pulmonaire","tag-pea-fr","tag-ph-fr","tag-pvd-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-21 10:45:48","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":369692,"slug":"notizie-dalla-svizzera","post_title":"Notizie dalla Svizzera","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/notizie-dalla-svizzera\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":369701,"slug":"noticias-da-suica","post_title":"Not\u00edcias da Su\u00ed\u00e7a","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/noticias-da-suica\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":369682,"slug":"noticias-de-suiza","post_title":"Noticias de Suiza","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/noticias-de-suiza\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/369724","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=369724"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/369724\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":371027,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/369724\/revisions\/371027"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/369729"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=369724"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=369724"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=369724"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=369724"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}