{"id":371169,"date":"2024-01-16T00:01:00","date_gmt":"2024-01-15T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/pas-de-reduction-des-saignements-etude-stopdapt-3\/"},"modified":"2024-01-26T10:58:02","modified_gmt":"2024-01-26T09:58:02","slug":"pas-de-reduction-des-saignements-etude-stopdapt-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/pas-de-reduction-des-saignements-etude-stopdapt-3\/","title":{"rendered":"Pas de r\u00e9duction des saignements (\u00e9tude STOPDAPT-3)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Pas de congr\u00e8s de l&#8217;ESC sans nouvelles \u00e9tudes sur le traitement antithrombotique apr\u00e8s une intervention coronarienne percutan\u00e9e. R\u00e9cemment, la monoth\u00e9rapie avec un bloqueur de P2Y12 est devenue une alternative int\u00e9ressante \u00e0 la double antiagr\u00e9gation plaquettaire (DAPT) avec un bloqueur de P2Y12 et un ASA, en raison d&#8217;un risque h\u00e9morragique plus faible. L&#8217;\u00e9tude STOPADAPT-3 vise \u00e0 d\u00e9terminer s&#8217;il est possible de se passer totalement d&#8217;ASS dans ce contexte [2].<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les patients souffrant d&#8217;un syndrome coronarien aigu (SCA) auraient un risque plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00e9v\u00e9nements isch\u00e9miques [3]. Par cons\u00e9quent, les lignes directrices actuelles recommandent des inhibiteurs des r\u00e9cepteurs P2Y12 plus r\u00e9cents et plus efficaces, comme le ticagrelor et le prasugrel, chez les patients atteints de SCA, tandis que le clopidogrel reste recommand\u00e9 chez les patients atteints de maladie coronarienne stable (MCS) [4,5]. Chez les patients atteints de SCA, les lignes directrices actuelles recommandent \u00e9galement l&#8217;utilisation d&#8217;anticoagulants avant une intervention coronarienne percutan\u00e9e (ICP), l&#8217;administration d&#8217;antiplaquettaires et un traitement antiplaquettaire double (DAPT) prolong\u00e9 en l&#8217;absence de risque h\u00e9morragique \u00e9lev\u00e9 [4,5]. En outre, l&#8217;acc\u00e8s transf\u00e9moral est souvent choisi pour l&#8217;ICP en cas de SCA, et il a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 qu&#8217;il \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 un risque de saignement plus \u00e9lev\u00e9 [6]. Par cons\u00e9quent, les patients atteints de SCA peuvent \u00e9galement pr\u00e9senter un risque de saignement plus \u00e9lev\u00e9 que les patients souffrant d&#8217;une maladie coronarienne stable. N\u00e9anmoins, la pr\u00e9sentation clinique de l&#8217;ACS n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 incluse comme crit\u00e8re dans l&#8217;Academic Research Consortium (ARC)-HBR, notamment parce qu&#8217;il n&#8217;existait pas d&#8217;\u00e9tudes ant\u00e9rieures comparant le risque de saignement apr\u00e8s ICP entre les patients atteints d&#8217;ACS et les patients coronariens stables [7].<\/p>\n\n<p>Une m\u00e9ta-analyse d&#8217;essais randomis\u00e9s portant sur des patients atteints de SCA a rapport\u00e9 que la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de stents recouverts de m\u00e9dicaments (DES) r\u00e9duisait le risque \u00e0 long terme de thrombose de stent, d&#8217;infarctus du myocarde et de d\u00e9c\u00e8s cardiaque par rapport aux stents \u00e0 m\u00e9tal nu [8]. L&#8217;\u00e9quilibre entre le risque d&#8217;isch\u00e9mie et le risque de saignement apr\u00e8s une ICP chez les patients atteints de SCA pourrait avoir \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement modifi\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e8re de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de DES.  <\/p>\n\n<h3 id=\"conception-et-resultats-de-stopdapt-3\" class=\"wp-block-heading\">Conception et r\u00e9sultats de STOPDAPT-3<\/h3>\n\n<p>L&#8217;objectif de STOPDAPT-3 \u00e9tait de d\u00e9terminer si l&#8217;arr\u00eat pr\u00e9coce du DAPT apr\u00e8s l&#8217;implantation d&#8217;un DES dans le cadre d&#8217;un SCA avec RBH pouvait r\u00e9duire les saignements graves sans augmenter le risque de complications cardiovasculaires.<\/p>\n\n<p>Parmi les 13 258 patients, 5521 patients (42%) pr\u00e9sentaient un SCA (groupe SCA) et 7737 patients (58%) pr\u00e9sentaient une coronaropathie stable (groupe coronaropathie stable). Le groupe ACS comprenait 4081 patients (74%) atteints de STEMI et 1440 patients (26%) atteints de SCA non ST (NSTEACS), dont 1235 patients (22%) atteints de NSTEMI et 205 patients (3,7%) atteints d&#8217;EI. Les patients ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis en quatre groupes combin\u00e9s sur la base de la pr\u00e9sentation clinique (SCA, coronaropathie stable) et de la pr\u00e9sence d&#8217;ARC-HBR (SCA\/HBR : 2502 patients ; SCA\/No-HBR : 3019 patients ; coronaropathie stable\/HBR : 3905 patients ; coronaropathie stable\/No-HBR : 3832 patients).<\/p>\n\n<h3 id=\"caracteristiques-de-base-acs-vs-coronaropathie-stable\" class=\"wp-block-heading\">Caract\u00e9ristiques de base : ACS vs. coronaropathie stable<\/h3>\n\n<p>Dans la population \u00e9tudi\u00e9e ici, 48% des patients pr\u00e9sentaient un ARC-HBR. Les patients du groupe ACS \u00e9taient plus jeunes, souvent des hommes et des fumeurs, avaient un indice de masse corporelle plus faible et souffraient plus souvent d&#8217;insuffisance cardiaque et de fragilit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re que les patients du groupe ACS stable.<\/p>\n\n<p>En ce qui concerne les caract\u00e9ristiques proc\u00e9durales, le nombre total de stents \u00e9tait plus important, la longueur totale des stents plus longue et la taille minimale des stents plus petite dans le groupe coronarien stable que dans le groupe ACS. La voie transf\u00e9morale a \u00e9t\u00e9 choisie plus fr\u00e9quemment dans le groupe ACS que dans le groupe coronarien stable. En outre, les patients du groupe SCA ont re\u00e7u plus fr\u00e9quemment des statines, des \u03b2-bloqueurs, des inhibiteurs de l&#8217;enzyme de conversion de l&#8217;angiotensine\/bloqueurs des r\u00e9cepteurs de l&#8217;angiotensine II, des anticoagulants oraux et des inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons\/bloqueurs H2 que les patients du groupe coronarien stable. La pr\u00e9valence d&#8217;un traitement par statine \u00e0 haute intensit\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s faible dans les deux groupes.<\/p>\n\n<h3 id=\"resultats-cliniques-a-long-terme-acs-vs-coronaropathie-stable\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sultats cliniques \u00e0 long terme : ACS vs. coronaropathie stable<\/h3>\n\n<p>La dur\u00e9e m\u00e9diane de suivi pour les survivants \u00e9tait de 6,0 ans et des donn\u00e9es de suivi clinique compl\u00e8tes \u00e0 1, 3 et 5 ans ont \u00e9t\u00e9 recueillies pour 96,9%, 93,4% et 78,6% des patients, respectivement. L&#8217;incidence cumul\u00e9e de l&#8217;interruption permanente du DAPT \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9e dans le groupe ACS que dans le groupe coronarien stable, ce qui sugg\u00e8re que la dur\u00e9e du DAPT \u00e9tait significativement plus courte dans le groupe ACS que dans le groupe coronarien stable.<\/p>\n\n<p>L&#8217;incidence cumul\u00e9e sur 5 ans du r\u00e9sultat primaire de l&#8217;h\u00e9morragie (BARC type 3 ou 5 h\u00e9morragies) \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9e dans le groupe ACS que dans le groupe coronarien stable <strong>(figure 1A)<\/strong> [2]. Dans l&#8217;analyse de Landmark \u00e0 30 jours, l&#8217;incidence cumul\u00e9e du r\u00e9sultat primaire de l&#8217;h\u00e9morragie dans les 30 jours \u00e9tait \u00e9galement nettement plus \u00e9lev\u00e9e dans le groupe ACS que dans le groupe coronarien stable <strong>(figure 1B)<\/strong> [2]. Apr\u00e8s ajustement des facteurs confondants, l&#8217;augmentation du risque de SCA par rapport \u00e0 l&#8217;IC stable est rest\u00e9e significative pour la mesure primaire du saignement pendant toute la p\u00e9riode de suivi et dans les 30 jours, alors qu&#8217;elle n&#8217;\u00e9tait plus significative apr\u00e8s 30 jours. En ce qui concerne les types de saignement, l&#8217;incidence cumul\u00e9e des saignements au site d&#8217;acc\u00e8s, des saignements gastro-intestinaux et des autres saignements \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9e dans le groupe ACS que dans le groupe coronarien stable, tandis que l&#8217;incidence cumul\u00e9e des saignements intracr\u00e2niens ne diff\u00e9rait pas entre les deux groupes. L&#8217;incidence cumul\u00e9e de l&#8217;issue primaire de l&#8217;h\u00e9morragie n&#8217;\u00e9tait pas diff\u00e9rente entre les STEMI et les NSTEACS.<\/p>\n\n<p>L&#8217;incidence cumul\u00e9e sur 5 ans du crit\u00e8re isch\u00e9mique primaire n&#8217;\u00e9tait pas significativement diff\u00e9rente entre les deux groupes pendant toute la p\u00e9riode de suivi ou dans les 30 jours<strong> (Fig. 1C, 1D)<\/strong> [2]. Apr\u00e8s ajustement pour les constructeurs, l&#8217;augmentation du risque d&#8217;ACS par rapport \u00e0 une coronaropathie stable est rest\u00e9e non significative pour le crit\u00e8re isch\u00e9mique primaire. Le risque d&#8217;ACS par rapport \u00e0 une coronaropathie stable pour le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation isch\u00e9mique primaire \u00e9tait significativement plus faible dans les 30 jours, mais plus \u00e9lev\u00e9 apr\u00e8s 30 jours. L&#8217;augmentation du risque de SCA par rapport \u00e0 une coronaropathie stable \u00e9tait significative pour toutes les causes de d\u00e9c\u00e8s, la mort cardiaque, la mort cardiovasculaire, la mort non cardiovasculaire, l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral isch\u00e9mique, la thrombose d\u00e9finitive de stent et la revascularisation des vaisseaux cibles, mais pas pour l&#8217;infarctus du myocarde selon la d\u00e9finition de l&#8217;ARTS. L&#8217;incidence cumul\u00e9e du r\u00e9sultat isch\u00e9mique primaire ne diff\u00e9rait pas entre les STEMI et les NSTEACS.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"2222\" height=\"2709\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-370942\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47.png 2222w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-800x975.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-1160x1414.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-1680x2048.png 1680w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-120x146.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-90x110.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-320x390.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-560x683.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-1920x2341.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-240x293.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-180x219.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-640x780.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-1120x1365.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb1_CV4_s47-1600x1951.png 1600w\" sizes=\"(max-width: 2222px) 100vw, 2222px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"caracteristiques-initiales-selon-le-tableau-clinique-et-le-rbh\" class=\"wp-block-heading\">Caract\u00e9ristiques initiales selon le tableau clinique et le RBH<\/h3>\n\n<p>Les caract\u00e9ristiques initiales et le traitement m\u00e9dicamenteux diff\u00e9raient significativement entre les quatre cat\u00e9gories en fonction des ant\u00e9c\u00e9dents cliniques (SCA et coronaropathie stable) et de la pr\u00e9sence d&#8217;ARC-HBR. Les patients du groupe ACS\/HBR \u00e9taient plus \u00e2g\u00e9s, avaient un indice de masse corporelle plus faible et souffraient plus souvent d&#8217;insuffisance cardiaque et de fragilit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n\n<h3 id=\"resultats-cliniques-a-long-terme-en-fonction-de-la-presentation-clinique-et-du-rbh\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sultats cliniques \u00e0 long terme en fonction de la pr\u00e9sentation clinique et du RBH<\/h3>\n\n<p>Dans les quatre groupes, l&#8217;incidence cumul\u00e9e de l&#8217;interruption permanente du DAPT \u00e9tait la plus \u00e9lev\u00e9e dans le groupe ACS\/HBR. L&#8217;incidence cumul\u00e9e sur 5 ans du r\u00e9sultat de l&#8217;h\u00e9morragie primaire a diminu\u00e9 dans l&#8217;ordre suivant : ACS\/HBR, coronaropathie stable\/HBR et ACS\/No-HBR, suivi par le groupe coronaropathie stable\/No-HBR <strong>(figure 2A)<\/strong> [2]. Dans les 30 jours, l&#8217;incidence cumul\u00e9e du r\u00e9sultat primaire de l&#8217;h\u00e9morragie \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e dans les deux groupes de SCA avec et sans RBH que dans les deux groupes de coronarographie stable avec et sans RBH <strong>(figure 2B)<\/strong> [2]. Le risque ajust\u00e9 pour le r\u00e9sultat primaire de l&#8217;h\u00e9morragie \u00e9tait beaucoup plus \u00e9lev\u00e9 dans le groupe ACS\/HBR et mod\u00e9r\u00e9ment plus \u00e9lev\u00e9 dans les groupes ACS\/No-HBR et coronarographie stable\/HBR que dans le groupe coronarographie stable\/No-HBR (respectivement HR 3,05 [IC 95% 2,64-3,54 ; p&lt;0,0001], HR 1,69 [IC 95% 1,45-1,98 ; p&lt;0,0001] et HR 1,69 [IC 95% 2,64-3,54 ; p&lt;0,0001]). HR 1,89 [IC 95% 1,66-2,15 ; p&lt;0,0001]).<\/p>\n\n<p>Dans les 30 jours, le risque ajust\u00e9 de r\u00e9sultat h\u00e9morragique primaire \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9 dans les deux groupes ACS avec et sans RBH, et mod\u00e9r\u00e9ment plus \u00e9lev\u00e9 dans le groupe avec RC\/ RBH stable que dans le groupe avec RC\/ RBH non stable. \u00c0 30 jours, le risque ajust\u00e9 de r\u00e9sultat h\u00e9morragique primaire \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9 dans les deux groupes RBH avec et sans SCA que dans le groupe RBH stable\/non RBH.<\/p>\n\n<p>L&#8217;incidence cumul\u00e9e sur 5 ans du r\u00e9sultat isch\u00e9mique primaire \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9e dans les deux groupes RBH que dans les deux groupes non RBH tout au long de la p\u00e9riode de suivi. L&#8217;incidence cumul\u00e9e sur 5 ans du r\u00e9sultat isch\u00e9mique primaire \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9e dans les deux groupes RBH que dans les deux groupes sans RBH pendant toute la p\u00e9riode de suivi<strong> (Fig. 2C)<\/strong> [2] ainsi que dans et apr\u00e8s 30 jours <strong>(Fig. 2D)<\/strong> [2]. Le risque ajust\u00e9 de r\u00e9sultat isch\u00e9mique primaire \u00e9tait l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9 dans les deux groupes RBH que dans le groupe coronarien stable\/non RBH, alors qu&#8217;il ne diff\u00e9rait pas significativement entre les groupes SCA\/non RBH et coronarien stable\/non RBH.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" width=\"2202\" height=\"2844\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-370945 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 2202px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2202\/2844;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48.png 2202w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-800x1033.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-1160x1498.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-1586x2048.png 1586w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-120x155.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-90x116.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-320x413.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-560x723.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-1920x2480.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-240x310.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-180x232.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-640x827.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-1120x1447.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/abb2_CV4_s48-1600x2066.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 2202px) 100vw, 2202px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"resultat-de-lhemorragie-primaire-a-30-jours-selon-le-site-dacces\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sultat de l&#8217;h\u00e9morragie primaire \u00e0 30 jours selon le site d&#8217;acc\u00e8s<\/h3>\n\n<p>L&#8217;incidence cumul\u00e9e \u00e0 30 jours du r\u00e9sultat primaire de l&#8217;h\u00e9morragie (BARC type 3 ou 5 h\u00e9morragies) \u00e9tait significativement plus \u00e9lev\u00e9e chez les patients ayant une voie f\u00e9morale que chez ceux ayant une voie radiale.<\/p>\n\n<h3 id=\"laspirine-reste-la-pierre-angulaire-du-traitement\" class=\"wp-block-heading\">L&#8217;aspirine reste la &#8220;pierre angulaire&#8221; du traitement<\/h3>\n\n<p>L&#8217;auteur de l&#8217;\u00e9tude, le Dr Masahiro Natsuaki de l&#8217;Universit\u00e9 de Saga au Japon, a r\u00e9sum\u00e9 les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude STOPDAPT-3 comme suit : &#8220;La strat\u00e9gie sans aspirine n&#8217;a pas permis de r\u00e9duire le nombre d&#8217;h\u00e9morragies graves dans le mois suivant l&#8217;ICP par rapport \u00e0 la strat\u00e9gie DAPT, mais elle n&#8217;\u00e9tait pas inf\u00e9rieure en termes de crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation cardiovasculaire co-primaire avec une marge relative de 50%. L&#8217;aspirine, utilis\u00e9e dans le cadre du DAPT pendant une p\u00e9riode limit\u00e9e d&#8217;un mois apr\u00e8s l&#8217;ICP, pourrait avoir exerc\u00e9 un effet protecteur sur les l\u00e9sions coronaires vuln\u00e9rables, notamment chez les patients atteints de SCA, sans entra\u00eener d&#8217;augmentation importante des saignements graves. La DAPT devrait rester la strat\u00e9gie de r\u00e9f\u00e9rence pour l&#8217;ICP, m\u00eame \u00e0 l&#8217;\u00e8re de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de stents recouverts de m\u00e9dicaments&#8221;. [1]\n\n<p>Lors de la discussion des r\u00e9sultats de STOPDAPT-3 apr\u00e8s la pr\u00e9sentation \u00e0 chaud, Marco Valgimigli, directeur adjoint de la cardiologie interventionnelle au Cardiocentro Ticino Institute de Lugano en Suisse, a d\u00e9clar\u00e9 que les donn\u00e9es de STOPDAPT-3 ne montrent aucun b\u00e9n\u00e9fice pour les h\u00e9morragies graves et un signal de dommages potentiels en termes de thromboses de stents subaigu\u00ebs si le traitement \u00e0 l&#8217;aspirine est omis apr\u00e8s une ICP. &#8220;Les taux d&#8217;\u00e9v\u00e9nements absolus \u00e9taient extr\u00eamement faibles, 0,2% contre 0,6%, mais sans aucun doute plus \u00e9lev\u00e9s dans le groupe sans aspirine&#8221;, a conclu Valgimigli. &#8220;L&#8217;impact sur la pratique clinique est clair. L&#8217;aspirine reste une pierre angulaire dans la phase p\u00e9riproc\u00e9durale et aigu\u00eb de l&#8217;ICP chez les patients sans indication d&#8217;anticoagulation orale&#8221;.  <\/p>\n\n<p>Les lignes directrices recommandent une DAPT de six mois pour les patients atteints de SCA et de RBH, et de 12 mois sans RBH. Pour les patients non-ACS, la ligne directrice recommande un DAPT de 1 \u00e0 3 mois.<\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : ESC 2023<\/em><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Natsuaki M : STOPDAPT-3 : une strat\u00e9gie antithrombotique sans aspirine pour l&#8217;intervention coronarienne percutan\u00e9e. Hot Line Session 3, Congr\u00e8s ESC 2023, Amsterdam, 26.08.2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Natsuaki M, et al : Effets du syndrome coronarien aigu et de l&#8217;art\u00e9riopathie coronarienne stable sur les saignements et le risque isch\u00e9mique apr\u00e8s une intervention coronarienne percutan\u00e9e. Circ J. 2021;85 : 1928-1941.<\/li>\n\n\n\n<li>Yamaji K, et al : R\u00e9sultats \u00e0 long terme apr\u00e8s l&#8217;implantation d&#8217;un stent coronaire chez des patients pr\u00e9sentant une infarctus du myocarde aigu ou non (une observation de l&#8217;\u00e9tude sur les r\u00e9sultats de la d\u00e9monstration de la revascularisation coronaire-Kyoto Registry Cohort-2). Am J Cardiol 2015 ; 116 : 15-23.<\/li>\n\n\n\n<li>Valgimigli M, et al : 2017 ESC focused update on dual antiplatelet therapy in coronary artery disease developed in collaboration with EACTS : The task force for dual antiplatelet therapy in coronary artery disease of the European Society of Cardiology (ESC) and of the European Association for Cardio-Thoracic Surgery (EACTS). Eur Heart J 2018 ; 39 : 213-260.<\/li>\n\n\n\n<li>Nakamura M, et al : JCS 2020 guideline focused update on anti-thrombotic therapy in patients with coronary artery disease. Circ J 2020 ; 84 : 831-865.<\/li>\n\n\n\n<li>Valgimigli M, et al : Radial versus femoral access in patients with acute coro- nary syndromes undergoing invasive management : A randomised multicentre trial. Lancet 2015 ; 385 : 2465-2476.<\/li>\n\n\n\n<li>Urban P, et al : D\u00e9finition du risque \u00e9lev\u00e9 d&#8217;h\u00e9morragie chez les patients subissant une intervention coronarienne percutan\u00e9e. Circulation 2019 ; 140 : 240-261.<\/li>\n\n\n\n<li>Valgimigli M, et al : Effects of cobalt-chromium everolimus eluting stents or bare metal stent on fatal and non- fatal cardiovascular events : Patient level meta-analysis. BMJ 2014 ; 349 : g6427.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>CARDIOVASC 2023 ; 22(4) : 46-50 (publi\u00e9 le 28.11.23, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pas de congr\u00e8s de l&#8217;ESC sans nouvelles \u00e9tudes sur le traitement antithrombotique apr\u00e8s une intervention coronarienne percutan\u00e9e. 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