{"id":371469,"date":"2023-12-11T00:01:00","date_gmt":"2023-12-10T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=371469"},"modified":"2024-01-04T21:52:29","modified_gmt":"2024-01-04T20:52:29","slug":"focus-sur-la-polypharmacie-defis-et-solutions-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/focus-sur-la-polypharmacie-defis-et-solutions-2\/","title":{"rendered":"Focus sur la polypharmacie &#8211; D\u00e9fis et solutions"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Avec l&#8217;\u00e2ge, les maladies augmentent &#8211; et avec elles la probabilit\u00e9 d&#8217;une polypharmacie. Celle-ci pr\u00e9sente toutefois de nombreux d\u00e9fis, car l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des personnes \u00e2g\u00e9es n\u00e9cessitent une approche diff\u00e9renci\u00e9e. Les patients souffrant de troubles psychiatriques sont particuli\u00e8rement expos\u00e9s aux effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En Allemagne, une personne sur cinq est \u00e2g\u00e9e de plus de 65 ans et six personnes sur 100 ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pass\u00e9 l&#8217;\u00e2ge de 80 ans. Les maladies augmentent avec l&#8217;\u00e2ge, ce qui rend la pharmacoth\u00e9rapie de plus en plus n\u00e9cessaire. La pharmacoth\u00e9rapie des personnes \u00e2g\u00e9es repr\u00e9sente un d\u00e9fi particulier, car l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des personnes \u00e2g\u00e9es n\u00e9cessitent une approche diff\u00e9renci\u00e9e [1]. Les personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de troubles psychiatriques pr\u00e9sentent un risque plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments, qui est d\u00fb \u00e0 la fois \u00e0 l&#8217;\u00e2ge et \u00e0 la multimorbidit\u00e9. La multimorbidit\u00e9 est pr\u00e9sum\u00e9e d\u00e8s lors qu&#8217;une personne est atteinte d&#8217;au moins deux maladies chroniques et est pr\u00e9sente chez 62% \u00e0 94% des personnes de plus de 65 ans, selon la m\u00e9thodologie d&#8217;enqu\u00eate [2,3]. La multimorbidit\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es comprend notamment, sur le plan somatique, l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, les cardiopathies isch\u00e9miques, les \u00e9tats douloureux permanents et l&#8217;insuffisance r\u00e9nale chronique. La d\u00e9pression et la d\u00e9mence sont les maladies psychiatriques les plus fr\u00e9quentes en g\u00e9riatrie [4].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les interactions pharmacologiques sont \u00e0 leur tour la cons\u00e9quence de la polypharmacie li\u00e9e \u00e0 la multimorbidit\u00e9 [5] (figure 1). Il est donc important de conna\u00eetre les avantages et les inconv\u00e9nients de la polypharmacie et les cons\u00e9quences possibles des interactions m\u00e9dicamenteuses chez les personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de troubles mentaux, afin de pouvoir identifier et limiter \u00e0 temps les risques particuliers.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1295\" height=\"1044\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-371229\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13.png 1295w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-800x645.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-1160x935.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-120x97.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-90x73.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-320x258.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-560x451.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-240x193.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-180x145.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-640x516.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb1_NP6_s13-1120x903.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1295px) 100vw, 1295px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"biologie-du-vieillissement-et-changements-physiologiques\" class=\"wp-block-heading\">Biologie du vieillissement et changements physiologiques<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les changements biologiques li\u00e9s au vieillissement constituent un processus complexe et individuel. D&#8217;un point de vue mol\u00e9culaire, il implique un stress oxydatif qui entra\u00eene des modifications d\u00e9l\u00e9t\u00e8res de la structure mol\u00e9culaire de l&#8217;ADN, des prot\u00e9ines, des lipides et des prostaglandines [6]. Les changements mitochondriaux, le raccourcissement des t\u00e9lom\u00e8res, l&#8217;apoptose, l&#8217;inflammation ainsi que les changements g\u00e9n\u00e9tiques avec une augmentation des mutations contribuent \u00e0 la modification des propri\u00e9t\u00e9s cellulaires qui peuvent favoriser, d\u00e9clencher ou acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9veloppement de maladies.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le processus de vieillissement est donc associ\u00e9 \u00e0 des modifications importantes de la physiologie corporelle : ainsi, un retard de la motilit\u00e9 gastro-intestinale entra\u00eene une augmentation de la capacit\u00e9 d&#8217;absorption ou de r\u00e9sorption gastro-intestinale [7]. La teneur en graisse corporelle augmente, tandis que la teneur en eau diminue de 10 \u00e0 20 % et que la masse musculaire diminue \u00e9galement de mani\u00e8re significative. Cela signifie que le volume de distribution des psychotropes lipophiles, tels que les benzodiaz\u00e9pines ou les antid\u00e9presseurs tricycliques, augmente avec le risque d&#8217;une entr\u00e9e en action et d&#8217;une accumulation retard\u00e9es, tandis que, dans le m\u00eame temps, la concentration des substances hydrosolubles augmente [8]. <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les principales modifications pharmacocin\u00e9tiques concernent les reins et le foie. En raison de l&#8217;alt\u00e9ration progressive de la fonction r\u00e9nale avec l&#8217;\u00e2ge, due \u00e0 la diminution du nombre de n\u00e9phrons et \u00e0 la r\u00e9duction du d\u00e9bit de filtration glom\u00e9rulaire (DFG), les substances hydrophiles sont \u00e9limin\u00e9es par les reins dans une moindre mesure, ce qui n\u00e9cessite un ajustement de la dose des substances principalement \u00e9limin\u00e9es par voie r\u00e9nale, par exemple le lithium ou l&#8217;amisulpride.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9duction de la biotransformation h\u00e9patique li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge r\u00e9sulte d&#8217;une part d&#8217;une diminution de volume de 25 \u00e0 35% [9], et d&#8217;autre part d&#8217;une diminution du flux sanguin h\u00e9patique pouvant atteindre 40% [10,11], ce qui entra\u00eene une r\u00e9duction de l&#8217;activit\u00e9 enzymatique du cytochrome P-450 pouvant atteindre 30% et une alt\u00e9ration du m\u00e9tabolisme oxydatif [12]. En outre, la teneur en prot\u00e9ines plasmatiques est r\u00e9duite, ce qui entra\u00eene une augmentation de la concentration et de la toxicit\u00e9 des substances fortement li\u00e9es \u00e0 l&#8217;albumine, comme les benzodiaz\u00e9pines [13].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan pharmacodynamique, on observe des modifications au niveau de la neurotransmission pour presque tous les syst\u00e8mes de neurotransmetteurs, avec une diminution du nombre de cellules, une baisse de la densit\u00e9 des r\u00e9cepteurs et une r\u00e9duction de la synth\u00e8se des neurotransmetteurs. Au niveau du syst\u00e8me cholinergique, il existe une sensibilit\u00e9 accrue aux sympt\u00f4mes anticholinergiques p\u00e9riph\u00e9riques et centraux avec les m\u00e9dicaments ayant un profil anticholinergique, par exemple les antid\u00e9presseurs tricycliques [14]. Les modifications du syst\u00e8me noradr\u00e9nergique se traduisent par exemple par une sensibilit\u00e9 cardiovasculaire accrue aux antagonistes des r\u00e9cepteurs b\u00eata-adr\u00e9nergiques, ce qui entra\u00eene une hypotension orthostatique en cas de co-m\u00e9dication avec des m\u00e9dicaments antihypertenseurs, pouvant entra\u00eener des vertiges voire un collapsus. De m\u00eame, l&#8217;utilisation de substances antagonistes s\u00e9lectives de la dopamine doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue aux effets moteurs extrapyramidaux aigus, tels que les dystonies. Enfin, le cerveau des personnes \u00e2g\u00e9es est en principe plus vuln\u00e9rable aux substances qui influencent directement les fonctions du syst\u00e8me nerveux central, comme les psychotropes ou les analg\u00e9siques. Ainsi, la prise d&#8217;inhibiteurs de l&#8217;ac\u00e9tyl-cholinest\u00e9rase peut entra\u00eener un renforcement de l&#8217;effet de la digoxine ou des b\u00eatabloquants, avec pour cons\u00e9quence une bradycardie potentiellement mortelle. Les antagonistes du N-m\u00e9thyl-D-aspartate (NMDA), par exemple la m\u00e9mantine, peuvent augmenter les effets de l&#8217;hydrochlorothiazide, de la L-dopa, des antipsychotiques ou des inhibiteurs de la MAO en affectant la s\u00e9cr\u00e9tion tubulaire.<\/p>\n\n<h3 id=\"multimorbidite\" class=\"wp-block-heading\">Multimorbidit\u00e9<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La multimorbidit\u00e9 est d\u00e9finie comme la pr\u00e9sence simultan\u00e9e et continue d&#8217;au moins deux maladies chroniques et concerne plus de 2\/3 des personnes \u00e2g\u00e9es, plus de la moiti\u00e9 des personnes de plus de 65 ans ayant au moins trois maladies chroniques, dont les plus fr\u00e9quentes sont l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, l&#8217;ost\u00e9oarthrite, la cardiopathie isch\u00e9mique et le diab\u00e8te sucr\u00e9. On estime que d&#8217;ici 2035, le nombre de personnes souffrant d&#8217;au moins deux maladies chroniques atteindra 86,4%, avec la plus forte augmentation pour le cancer et le diab\u00e8te.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;\u00e2ge ne constitue pas en soi un risque d&#8217;effets ind\u00e9sirables m\u00e9dicamenteux, mais on estime qu&#8217;entre 18% et 47% des personnes de plus de 65 ans prennent plus de 5 m\u00e9dicaments et que plus de 10% en prennent m\u00eame plus de 10 [15,16]. Plus les patients sont \u00e2g\u00e9s et plus ils prennent de m\u00e9dicaments, plus la probabilit\u00e9 d&#8217;une hospitalisation est \u00e9lev\u00e9e. Jusqu&#8217;\u00e0 16% des hospitalisations sont li\u00e9es \u00e0 des effets ind\u00e9sirables li\u00e9s aux m\u00e9dicaments, qui sont souvent consid\u00e9r\u00e9s comme une cons\u00e9quence des comorbidit\u00e9s et de la polypharmacie qui en r\u00e9sulte. En outre, il est probl\u00e9matique que les effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments soient g\u00e9n\u00e9ralement plus graves chez les personnes \u00e2g\u00e9es que chez les personnes plus jeunes, ils sont moins souvent signal\u00e9s et donc moins souvent identifi\u00e9s. Enfin, les femmes pr\u00e9sentent un taux d&#8217;effets secondaires plus \u00e9lev\u00e9 que les hommes, probablement parce que les doses des diff\u00e9rentes substances sont trop \u00e9lev\u00e9es ou parce que des r\u00e9actions immunologiques sont provoqu\u00e9es.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Compte tenu de l&#8217;\u00e2ge avanc\u00e9, de la multimorbidit\u00e9 et de la polypharmacie qui en r\u00e9sulte, il est tout aussi important de conna\u00eetre le profil pharmacologique des diff\u00e9rentes substances prescrites que le comportement d&#8217;interaction de deux ou plusieurs substances afin de minimiser ou d&#8217;exclure autant que possible les risques d&#8217;interaction. La polypharmacie n&#8217;est pas n\u00e9cessairement d\u00e9savantageuse en soi [17], mais peut pr\u00e9senter des avantages compr\u00e9hensibles face \u00e0 une multimorbidit\u00e9 n\u00e9cessitant un traitement. Le probl\u00e8me se pose surtout lorsqu&#8217;une polypharmacie indiqu\u00e9e pour le traitement de plusieurs maladies n&#8217;est qu&#8217;insuffisamment ou pas du tout effectu\u00e9e ou accept\u00e9e. Cependant, la polypharmacie chez les personnes \u00e2g\u00e9es est souvent associ\u00e9e \u00e0 un risque croissant d&#8217;effets ind\u00e9sirables ou de toxicit\u00e9 [18].<\/p>\n\n<h3 id=\"polypharmacie\" class=\"wp-block-heading\">Polypharmacie<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bien qu&#8217;il existe de nombreuses d\u00e9finitions diff\u00e9rentes [19,20], le terme polypharmacie est g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;utilisation continue et simultan\u00e9e de cinq m\u00e9dicaments ou plus [21]. Les cons\u00e9quences n\u00e9gatives de la polypharmacie sont les interactions pharmacologiques, les troubles cognitifs, les chutes et les fractures, les hospitalisations prolong\u00e9es et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, la r\u00e9duction de la qualit\u00e9 de vie ou le d\u00e9c\u00e8s [22] <strong>(Fig. 2).<\/strong><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1316\" height=\"1551\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-371230 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1316px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1316\/1551;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13.png 1316w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-800x943.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-1160x1367.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-120x141.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-90x106.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-320x377.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-560x660.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-240x283.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-180x212.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-640x754.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/abb2_NP6_s13-1120x1320.png 1120w\" data-sizes=\"(max-width: 1316px) 100vw, 1316px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9valence de la polypharmacie chez les personnes \u00e2g\u00e9es est estim\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 60% [24]. Une \u00e9tude men\u00e9e en Irlande du Nord a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 18,3% des personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 65 ans prenaient une combinaison dangereuse de m\u00e9dicaments [25]. Une forte association entre une mortalit\u00e9 accrue et des associations m\u00e9dicamenteuses probl\u00e9matiques est observ\u00e9e en particulier avec les psychotropes, notamment les benzodiaz\u00e9pines, les antipsychotiques et les hypnotiques de type Z [26]. Une \u00e9tude am\u00e9ricaine a trouv\u00e9 une augmentation de 1,8 fois de la mortalit\u00e9 chez les personnes qui prenaient une combinaison irrationnelle de m\u00e9dicaments [27].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les interactions entre les m\u00e9dicaments et l&#8217;alimentation peuvent \u00e9galement \u00eatre importantes : diff\u00e9rents antihypertenseurs, tels que les diur\u00e9tiques thiazidiques ou les antagonistes des r\u00e9cepteurs de l&#8217;angiotensine, les inhibiteurs de l&#8217;ECA ou les diur\u00e9tiques d&#8217;\u00e9pargne potassique peuvent entra\u00eener un d\u00e9ficit en zinc, les inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP) et la metformine provoquent souvent un d\u00e9ficit en vitamine B12 et une carence en vitamine C r\u00e9sulte parfois de la prise de doses \u00e9lev\u00e9es d&#8217;aspirine. <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chutes et les fractures sont des causes fr\u00e9quentes de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Ces alt\u00e9rations de la qualit\u00e9 de vie peuvent \u00eatre la cons\u00e9quence d&#8217;effets ind\u00e9sirables de m\u00e9dicaments ou d&#8217;un traitement combin\u00e9 avec des s\u00e9datifs, des antid\u00e9presseurs, des antipsychotiques ou des m\u00e9dicaments antiparkinsoniens. Environ 50% de ces substances qui favorisent le risque de chute sont des substrats des enzymes 2C19 ou 2D6 du cytochrome P450.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une \u00e9tude d&#8217;observation a permis de mesurer la concentration s\u00e9rique de psychotropes chez des patients \u00e2g\u00e9s admis dans un \u00e9tablissement de g\u00e9rontopsychiatrie [28]. Au total, 236 patients ont \u00e9t\u00e9 inclus. La consommation de drogues, les caract\u00e9ristiques des patients et les diagnostics ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s, et une analyse s\u00e9rique a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e sur 233 des patients pour un total de 56 m\u00e9dicaments psychotropes. Chez 11% des patients, les m\u00e9dicaments d\u00e9clar\u00e9s comme ayant \u00e9t\u00e9 pris n&#8217;\u00e9taient pas du tout d\u00e9tectables dans le s\u00e9rum. Une polypharmacie psychotrope, d\u00e9finie ici comme l&#8217;utilisation de trois m\u00e9dicaments psychotropes ou plus, a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e chez 47% des patients. <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il existe toutefois des exemples de traitements combin\u00e9s b\u00e9n\u00e9fiques en g\u00e9rontopsychiatrie. Par exemple, une \u00e9tude contr\u00f4l\u00e9e par placebo chez des personnes atteintes de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re a montr\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s l&#8217;ajout de la m\u00e9mantine au don\u00e9p\u00e9zil, le groupe trait\u00e9 par le verum pr\u00e9sentait des scores cliniques significativement meilleurs pour la cognition, l&#8217;impression clinique globale et les comp\u00e9tences quotidiennes par rapport au groupe placebo apr\u00e8s 24 semaines de traitement. Cependant, la confusion \u00e9tait significativement plus fr\u00e9quente par rapport au groupe placebo (7,9% contre 2,0%) [29].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En revanche, un autre essai contr\u00f4l\u00e9 et randomis\u00e9 portant sur des personnes atteintes de la maladie d&#8217;Alzheimer \u00e0 un stade mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re n&#8217;a pas montr\u00e9 d&#8217;avantages suppl\u00e9mentaires du traitement combin\u00e9 par rapport \u00e0 la monoth\u00e9rapie correspondante . <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une grande \u00e9tude de cohorte scandinave \u00e9valuant une polypharmacie d&#8217;antipsychotiques avec une amonoth\u00e9rapie antipsychotique chez des patients schizophr\u00e8nes, dans laquelle la proportion de patients de plus de 65 ans \u00e9tait de 15,3%, les avantages ont \u00e9t\u00e9, entre autres, un traitement combin\u00e9 de clozapine avec de l&#8217;aripiprazole, de clozapine avec un antipsychotique \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e ou de clozapine avec de la risp\u00e9ridone [31].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la prophylaxie de phase des troubles affectifs bipolaires, les lignes directrices S3 actuellement en vigueur recommandent, en l&#8217;absence de r\u00e9ponse \u00e0 une monoth\u00e9rapie, une th\u00e9rapie combin\u00e9e valproate plus qu\u00e9tiapine, valproate plus ziprasidone, valproate plus lithium, lithium plus qu\u00e9tiapine ou lithium plus ziprasidone [32].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une \u00e9tude r\u00e9trospective portant sur environ 27 400 patients hospitalis\u00e9s a permis d&#8217;identifier, en termes d&#8217;interactions pharmacologiques potentielles, principalement les psychotropes melperone, bupropion et dulox\u00e9tine, tous consid\u00e9r\u00e9s comme des inhibiteurs mod\u00e9r\u00e9s \u00e0 forts de l&#8217;enzyme h\u00e9patique CYP2D6. Le principal inducteur de l&#8217;enzyme CYP3A4 est la carbamaz\u00e9pine, pour laquelle il n&#8217;existe donc pratiquement plus d&#8217;indication dans le traitement des maladies mentales [33].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1303\" height=\"904\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-371225 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1303px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1303\/904;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14.png 1303w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-800x555.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-1160x805.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-120x83.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-90x62.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-320x222.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-560x389.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-240x167.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-180x125.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-640x444.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab1_NP6_s14-1120x777.png 1120w\" data-sizes=\"(max-width: 1303px) 100vw, 1303px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une autre analyse transversale r\u00e9trospective (n=94) chez des personnes \u00e2g\u00e9es hospitalis\u00e9es de 60 \u00e0 69 ans a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un risque accru d&#8217;allongement de l&#8217;intervalle QTc avec, entre autres, les associations de chlorpromazine avec la prom\u00e9thazine, l&#8217;halop\u00e9ridol ou le k\u00e9toconazole, la prom\u00e9thazine plus l&#8217;halop\u00e9ridol, la risp\u00e9ridone plus l&#8217;halop\u00e9ridol, l&#8217;halop\u00e9ridol plus le k\u00e9toconazole et les associations de ziprasidone avec l&#8217;amitriptyline, l&#8217;halop\u00e9ridol ou la chlorpromazine.  <strong>(Tab. 1, Tab. 2).<\/strong><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15.png\"><img decoding=\"async\" width=\"2186\" height=\"967\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-371226 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 2186px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2186\/967;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15.png 2186w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-800x354.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-1160x513.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-2048x906.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-120x53.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-90x40.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-320x142.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-560x248.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-1920x849.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-240x106.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-180x80.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-640x283.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-1120x495.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab2_NP6_s15-1600x708.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 2186px) 100vw, 2186px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En principe, toute initiation d&#8217;une pharmacoth\u00e9rapie repose sur une \u00e9valuation du succ\u00e8s escompt\u00e9 et sur un rapport risque\/b\u00e9n\u00e9fice. Celle-ci doit toujours faire l&#8217;objet d&#8217;un examen critique, surtout en cas de traitement \u00e0 long terme. Pour minimiser la polypharmacie en cas de multimorbidit\u00e9 ou pour \u00e9tablir une priorit\u00e9 th\u00e9rapeutique sur une base rationnelle, il est donc n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation diff\u00e9renci\u00e9e des m\u00e9dicaments et de la strat\u00e9gie pharmacoth\u00e9rapeutique [1]. <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En Allemagne, les listes PRISCUS [35] et FORTA [36] sont les plus connues et donc les plus utilis\u00e9es <strong>(tableau 3).<\/strong><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15.png\"><img decoding=\"async\" width=\"2211\" height=\"1319\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-371227 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 2211px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2211\/1319;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15.png 2211w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-800x477.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-1160x692.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-2048x1222.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-120x72.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-90x54.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-320x191.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-560x334.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-1920x1145.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-240x143.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-180x107.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-640x382.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-1120x668.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab3_NP6_s15-1600x955.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 2211px) 100vw, 2211px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La liste PRISCUS s&#8217;inspire de la liste am\u00e9ricaine Beers, publi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1991 aux \u00c9tats-Unis, qui r\u00e9pertorie les m\u00e9dicaments consid\u00e9r\u00e9s comme risqu\u00e9s dans le traitement des patients g\u00e9riatriques [37]. La liste PRISCUS 2.0 est une liste transpos\u00e9e en Allemagne de m\u00e9dicaments fr\u00e9quemment prescrits et potentiellement pr\u00e9occupants pour les personnes \u00e2g\u00e9es. Elle comprend 177 m\u00e9dicaments potentiellement inappropri\u00e9s pour les patients \u00e2g\u00e9s, des alternatives th\u00e9rapeutiques possibles \u00e0 ces substances et d&#8217;autres recommandations pour la pratique clinique. Cette liste n&#8217;est pas exhaustive et ne remplace pas l&#8217;\u00e9valuation du rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque pour chaque patient, mais elle a pour but d&#8217;attirer l&#8217;attention sur les probl\u00e8mes particuliers li\u00e9s au traitement m\u00e9dicamenteux des personnes \u00e2g\u00e9es. C&#8217;est pourquoi elle ne se contente pas de dresser la liste des m\u00e9dicaments \u00e0 risque et de leurs effets secondaires potentiels, mais mentionne \u00e9galement les alternatives sans danger <strong>(tableau 4). <\/strong>La version compl\u00e8te de la liste PRISCUS 2.0 est disponible sur www.priscus2-0.de.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16.png\"><img decoding=\"async\" width=\"2201\" height=\"1441\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-371228 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 2201px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 2201\/1441;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16.png 2201w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-800x524.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-1160x759.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-2048x1341.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-120x79.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-90x59.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-320x210.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-560x367.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-1920x1257.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-240x157.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-180x118.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-640x419.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-1120x733.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/tab4_NP6_s16-1600x1048.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 2201px) 100vw, 2201px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La liste FORTA (Fit fOR The Aged) offre un aper\u00e7u \u00e0 la fois des m\u00e9dicaments inefficaces et des m\u00e9dicaments dont l&#8217;utilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e pour les patients \u00e2g\u00e9s. Sur la base d&#8217;\u00e9tudes et d&#8217;expertises, diff\u00e9rentes m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es avec 299 substances ou classes de substances pour 30 domaines d&#8217;indication dans le traitement des pathologies typiques du vieillissement. L&#8217;\u00e9valuation des m\u00e9dicaments se fait en quatre cat\u00e9gories. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation sont les suivants : Observance du traitement par les patients, tol\u00e9rance en fonction de l&#8217;\u00e2ge, fr\u00e9quence des contre-indications. Les m\u00e9dicaments sont class\u00e9s comme suit :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Cat\u00e9gorie A (indispensable) : <\/strong>Le m\u00e9dicament a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 test\u00e9 sur des patients \u00e2g\u00e9s dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes de grande envergure, l&#8217;\u00e9valuation des b\u00e9n\u00e9fices est clairement positive.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Cat\u00e9gorie B (b\u00e9n\u00e9fique) : <\/strong>L&#8217;efficacit\u00e9 est prouv\u00e9e chez les patients \u00e2g\u00e9s, mais il existe des restrictions en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 et d&#8217;efficacit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Cat\u00e9gorie C (discutable) :<\/strong> Il existe un rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque d\u00e9favorable pour les patients \u00e2g\u00e9s. Une surveillance \u00e9troite des effets et des effets secondaires est n\u00e9cessaire. Si plus de 3 m\u00e9dicaments sont pris simultan\u00e9ment, il est recommand\u00e9 de supprimer ces m\u00e9dicaments en premier. Le m\u00e9decin doit rechercher des alternatives.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Cat\u00e9gorie D (\u00e0 \u00e9viter) :<\/strong> Ces m\u00e9dicaments doivent presque toujours \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. Le m\u00e9decin doit trouver des alternatives. La plupart des substances de ce groupe figurent \u00e9galement sur des listes n\u00e9gatives telles que la liste PRISCUS.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour plus d&#8217;informations, consultez le site www.umm.uni-heidelberg.de\/klinische-pharmakologie\/forschung\/forta-projekt-deutsch, o\u00f9 vous pouvez t\u00e9l\u00e9charger la derni\u00e8re version. La liste FORTA, la premi\u00e8re \u00e9valuation positive\/n\u00e9gative des m\u00e9dicaments destin\u00e9s au traitement des patients \u00e2g\u00e9s, vient d&#8217;\u00eatre num\u00e9ris\u00e9e. Cette liste ne se contente pas d&#8217;indiquer les m\u00e9dicaments inadapt\u00e9s aux patients \u00e2g\u00e9s, comme dans une liste purement n\u00e9gative, mais d\u00e9signe \u00e9galement les m\u00e9dicaments dont l&#8217;utilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e ; il s&#8217;agit donc \u00e9galement d&#8217;une liste positive.<\/p>\n\n<h3 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pharmacoth\u00e9rapie de la personne \u00e2g\u00e9e exige de la prudence, les meilleures comp\u00e9tences pharmacologiques et une approche diff\u00e9renci\u00e9e. La modification des conditions pharmacocin\u00e9tiques et pharmacodynamiques n\u00e9cessite une s\u00e9lection individualis\u00e9e des substances et un dosage adapt\u00e9 aux troubles et \u00e0 la situation. La polypharmacie due \u00e0 des comorbidit\u00e9s ou \u00e0 une r\u00e9sistance au traitement doit toujours \u00eatre \u00e9valu\u00e9e au cas par cas et de mani\u00e8re critique en termes de b\u00e9n\u00e9fices et de risques.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La biologie du vieillissement s&#8217;accompagne de changements physiologiques de grande ampleur qui peuvent avoir des cons\u00e9quences pharmacodynamiques et pharmacocin\u00e9tiques.<\/li>\n\n\n\n<li>Les personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de troubles psychiatriques ont un taux de mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 que les autres.<br\/>Le risque d&#8217;effets ind\u00e9sirables est plus \u00e9lev\u00e9 en raison de l&#8217;\u00e2ge et de la multimorbidit\u00e9. <\/li>\n\n\n\n<li>La polypharmacie dans le traitement des personnes \u00e2g\u00e9es souffrant de troubles mentaux est principalement le r\u00e9sultat d&#8217;une multimorbidit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge.<\/li>\n\n\n\n<li>C&#8217;est pourquoi, pour le traitement des personnes \u00e2g\u00e9es, la connaissance des maladies somatiques et de leur pharmacoth\u00e9rapie d&#8217;une part est aussi importante que le comportement d&#8217;interaction des psychotropes indiqu\u00e9s d&#8217;autre part.<\/li>\n\n\n\n<li>Des instruments valides et bien \u00e9valu\u00e9s (liste Priskus, liste Forta) sont disponibles dans les pays germanophones pour \u00e9valuer les risques dans le but de les limiter.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Wehling M,Burkhardt H : Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse pour les personnes \u00e2g\u00e9es. 2019 : Springer Berlin Heidelberg.<\/li>\n\n\n\n<li>van den Akker M, Buntinx F, Knottnerus JA : Comorbidit\u00e9 ou multimorbidit\u00e9. European Journal of General Practice, 1996. 2(2) : 65-70.<\/li>\n\n\n\n<li>Violan C, et al : Prevalence, determinants and patterns of multimorbidity in primary care : a systematic review of observational studies. PLoS One, 2014. 9(7) : e102149.<\/li>\n\n\n\n<li>McLean G, et al : The influence of socioeconomic deprivation on multimorbidity at different ages : a cross-sectional study. Br J Gen Pract, 2014. 64(624) : e440-447.<\/li>\n\n\n\n<li>Tveito M, et al : Correlates of major medication side effects interfering with daily performance : results from a cross-sectional cohort study of older psychiatric patients. Int Psychogeriatr, 2016. 28(2) : 331-340.<\/li>\n\n\n\n<li>Harman D : Implication des radicaux libres dans le vieillissement. Physiopathologie et implications th\u00e9rapeutiques. Drugs Aging, 1993. 3(1) : 60-80.<\/li>\n\n\n\n<li>Orr WC, Chen CL : Vieillissement et contr\u00f4le neuronal du tractus gastro-intestinal : IV. Aspects cliniques et physiologiques de la motilit\u00e9 gastro-intestinale et du vieillissement. Am J Physiol Gastrointest Liver Physiol, 2002. 283(6) : G1226-1231.<\/li>\n\n\n\n<li>Pea F : Pharmacokinetics and drug metabolism of antibiotics in the elderly. Expert Opin Drug Metab Toxicol, 2018. 14(10) : 1087-1100.<\/li>\n\n\n\n<li>Schmucker DL : Fonction h\u00e9patique et m\u00e9tabolisme des m\u00e9dicaments en phase I chez les personnes \u00e2g\u00e9es : un paradoxe. Drugs Aging, 2001. 18(11) : 837-851.<\/li>\n\n\n\n<li>Wynne HA, et al. : The effect of age upon liver volume and apparent liver blood flow in healthy man. Hepatology, 1989, 9(2) : 297-301.<\/li>\n\n\n\n<li>Le Couteur DG, McLean AJ : Le foie vieillissant. Drug clearance and an oxygen diffusion barrier hypothesis. Clin Pharmacokinet, 1998. 34(5) : 359-373.<\/li>\n\n\n\n<li>Tan JL, et al. : Age-Related Changes in Hepatic Function : An Update on Implications for Drug Therapy. Drugs Aging, 2015. 32(12) : 999-1008.<\/li>\n\n\n\n<li>Valerio C, et al. : Solution d&#8217;albumine humaine pour les patients atteints de cirrhose et d&#8217;insuffisance h\u00e9patique aigu\u00eb ou chronique : au-del\u00e0 de la simple expansion de volume. World J Hepatol, 2016. 8(7) : 345-354.<\/li>\n\n\n\n<li>Lange-Asschenfeldt C, Benkert O : Psychopharmaka im Alter und bei internistischen Erkrankungen, in Compendium der Psychiatrischen Pharmakotherapie, O. Benkert and H. Hippius, Editors. 2018, Springer : Berlin Heidelberg. 937-950.<\/li>\n\n\n\n<li>Kim J, Parish AL : Polypharmacie et gestion des m\u00e9dicaments chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Nurs Clin North Am, 2017. 52(3) : 457-468.<\/li>\n\n\n\n<li>Nascimento R, et al : Polypharmacie : un d\u00e9fi pour les soins de sant\u00e9 primaires du syst\u00e8me de sant\u00e9 unifi\u00e9 br\u00e9silien. Rev Saude Publica, 2017. 51(suppl 2) : 19s.<\/li>\n\n\n\n<li>Payne RA, et al : Is polypharmacy always hazardous ? A retrospective cohort analysis using linked electronic health records from primary and secondary care. Br J Clin Pharmacol, 2014. 77(6) : 1073-1082.<\/li>\n\n\n\n<li>Field TS, et al : Risk factors for adverse drug events among nursing home residents. Arch Intern Med, 2001. 161(13) : 1629-1634.<\/li>\n\n\n\n<li>Masnoon N, et al. : Qu&#8217;est-ce que la polypharmacie ? Une revue syst\u00e9matique des d\u00e9finitions. BMC Geriatr, 2017. 17(1) : 230.<\/li>\n\n\n\n<li>20. Mortazavi SS, et al : Defining polypharmacy in the elderly : a systematic review protocol. BMJ Open, 2016. 6(3) : e010989.<\/li>\n\n\n\n<li>Rankin A, et al : Interventions to improve the appropriate use of polypharmacy for older people. Cochrane Database Syst Rev, 2018. 9(9) : Cd008165.<\/li>\n\n\n\n<li>Caughey GE, et al : Increased risk of hip fracture in the elderly associated with prochlorperazine : is a prescribing cascade contributing ? Pharmacoepidemiol Drug Saf, 2010. 19(9) : 977-982.<\/li>\n\n\n\n<li>Payne RA, et al : Prevalence of polypharmacy in a Scottish primary care population. Eur J Clin Pharmacol, 2014. 70(5) : 575-581.<\/li>\n\n\n\n<li>Borchelt M, Steinhagen-Thiessen E : R\u00e9\u00e9ducation g\u00e9riatrique ambulatoire &#8211; \u00e9valuation de la situation actuelle et des perspectives. Z Gerontol Geriatr, 2001. 34 Suppl 1 : 21-29.<\/li>\n\n\n\n<li>Ryan C, et al : Potentially inappropriate prescribing in an Irish elderly population in primary care. Br J Clin Pharmacol, 2009. 68(6) : 936-947.<\/li>\n\n\n\n<li>Counter D, Millar JWT, McLay JS : Hospital readmissions, mortality and potentially inappropriate prescribing : a retrospective study of older adults discharged from hospital. Br J Clin Pharmacol, 2018. 84(8) : 1757-1763.<\/li>\n\n\n\n<li>Muhlack DC, et al : The Association of Potentially Inappropriate Medication at Older Age With Cardiovascular Events and Overall Mortality : A Systematic Review and Meta-Analysis of Cohort Studies. J Am Med Dir Assoc, 2017. 18(3) : 211-220.<\/li>\n\n\n\n<li>Tveito M, et al : Psychotropic medication in geriatric psychiatric patients : use and unreported use in relation to serum concentrations. Eur J Clin Pharmacol, 2014. 70(9) : 1139-1145.<\/li>\n\n\n\n<li>Tariot PN, et al : Traitement par la m\u00e9mantine chez les patients atteints de la maladie d&#8217;Alzheimer mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re recevant d\u00e9j\u00e0 le don\u00e9p\u00e9zil : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. JAMA, 2004. 291(3) : 317-324.<\/li>\n\n\n\n<li>Howard R, et al : Donepezil and memantine for moderate-to-severe Alzheimer&#8217;s disease. N Engl J Med, 2012. 366(10) : 893-903.<\/li>\n\n\n\n<li>Tiihonen J, et al : Association of Antipsychotic Polypharmacy vs Monotherapy With Psychiatric Rehospitalization Among Adults With Schizophrenia. JAMA Psychiatry, 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Bauer M, et al : S3-Leitlinie zur Diagnostik und Therapie Bipolarer St\u00f6rungen. 2020 : Springer Berlin Heidelberg.<\/li>\n\n\n\n<li>Hefner G, et al : Prevalence and sort of pharmacokinetic drug-drug interactions in hospitalized psychiatric patients. J Neural Transm (Vienna), 2020. 127(8) : 1185-1198.<\/li>\n\n\n\n<li>Kratz T, Diefenbacher A : Traitement psychopharmacologique chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Deutsches Aerzteblatt Online, 2019.<\/li>\n\n\n\n<li>Holt S, Schmiedl S, Th\u00fcrmann PA : M\u00e9dicaments potentiellement inappropri\u00e9s chez les personnes \u00e2g\u00e9es : la liste PRISCUS. Dtsch Arztebl Int, 2010. 107(31-32) : 543-551.<\/li>\n\n\n\n<li>Kuhn-Thiel AM, et al : Consensus validation of the FORTA (Fit fOR The Aged) List : a clinical tool for increasing the appropriateness of pharmacotherapy in the elderly. Drugs Aging, 2014 ; 31(2) : 131-140.<\/li>\n\n\n\n<li>Beers MH : Crit\u00e8res explicites pour d\u00e9terminer l&#8217;utilisation potentiellement inappro-pri\u00e9e de m\u00e9dicaments par les personnes \u00e2g\u00e9es. Une mise \u00e0 jour. Arch Intern Med 1997 ; 157 : 1531-1536.<\/li>\n\n\n\n<li>Mosshammer D, et al. : Polypharmacie &#8211; une tendance \u00e0 la hausse avec des effets impr\u00e9visibles. Dtsch Arztebl Int, 2016. 113(38) : 627-633.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2023 ; 21(6) : 12-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, les maladies augmentent &#8211; et avec elles la probabilit\u00e9 d&#8217;une polypharmacie. 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