{"id":372753,"date":"2024-01-20T14:00:00","date_gmt":"2024-01-20T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/du-tractus-gastro-intestinal-a-la-vessie-et-vice-versa\/"},"modified":"2024-01-19T22:17:26","modified_gmt":"2024-01-19T21:17:26","slug":"du-tractus-gastro-intestinal-a-la-vessie-et-vice-versa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/du-tractus-gastro-intestinal-a-la-vessie-et-vice-versa\/","title":{"rendered":"Du tractus gastro-intestinal \u00e0 la vessie et vice-versa"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>En Suisse, plus de 4000 personnes sont atteintes chaque ann\u00e9e d&#8217;un cancer de l&#8217;intestin. Il ne provoque aucun sympt\u00f4me pendant une longue p\u00e9riode, de sorte que le d\u00e9pistage pr\u00e9coce rev\u00eat une importance particuli\u00e8re. Un autre \u00e9l\u00e9ment consiste \u00e0 agir sur la voie de signalisation afin d&#8217;am\u00e9liorer le pronostic. Le carcinome uroth\u00e9lial touche pr\u00e8s de 1400 personnes par an en Suisse. Des th\u00e9rapies combin\u00e9es pourraient \u00eatre efficaces dans ce domaine, comme le sugg\u00e8rent les r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes r\u00e9centes.  <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le cancer gastro-intestinal (GI sup\u00e9rieur\/inf\u00e9rieur et cancer h\u00e9patobiliaire) provoque plus de d\u00e9c\u00e8s par cancer que tout autre syst\u00e8me corporel. L&#8217;activation de la voie de signalisation Wnt favorise les cancers gastro-intestinaux courants, mais il est difficile d&#8217;agir avec certitude sur cette voie de signalisation. L&#8217;inhibition de la porcupine, une enzyme indispensable \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 du ligand de Wnt, a le potentiel clinique de supprimer Wnt de mani\u00e8re s\u00fbre et bien tol\u00e9r\u00e9e. Pr\u00e9cliniquement, les tumeurs GI pr\u00e9sentant des variantes de la voie de signalisation Wnt en amont (RNF43 loss of function [LoF], RSPO gain of function [GoF]) sont d\u00e9pendantes des ligands Wnt et particuli\u00e8rement sensibles au RXC004, un inhibiteur de porcupine de faible poids mol\u00e9culaire. En utilisant les donn\u00e9es Caris, 278 649 \u00e9chantillons de tumeurs humaines (provenant des 58 lign\u00e9es de tumeurs solides) ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s pour la pr\u00e9valence des variants de la voie Wnt en amont et des caract\u00e9ristiques associ\u00e9es [1].  <\/p>\n\n<p>La pr\u00e9valence de RNF43_LoF, RSPO2_GoF et RSPO3_GoF \u00e9tait respectivement de 1,3%, 0,1% et 0,3% dans toutes les lign\u00e9es ; elle est pass\u00e9e \u00e0 3,6%, 0,2% et 0,9% dans les lign\u00e9es GI. Les cancers les plus fr\u00e9quents en termes de pr\u00e9valence combin\u00e9e Wnt-ligand-d\u00e9pendante \u00e9taient le cancer colorectal : l&#8217;intestin gr\u00eale (9,6%), le cancer du c\u00f4lon (CRC ; 5,9%), le pancr\u00e9as (5,4%) et l&#8217;estomac (4,3%). Sur 15025 cas de CRC, 13886 (92%) \u00e9taient stables aux microsatellites (MSS). Parmi les cas de cancer du MSS, la pr\u00e9valence du RNF43_LoF \u00e9tait de 2,6% et celle du RSPO2\/3_GoF de 1,6% ; la pr\u00e9valence totale \u00e9tait donc de 4,2%. BRAF_V600E est apparu plus fr\u00e9quemment dans les cas de cancers MSS d\u00e9pendant des ligands Wnt (42%) que dans les cas WT (3,4%). Dans le cas des cancers MSS, les variantes de la Wnt en amont \u00e9taient associ\u00e9es \u00e0 un mauvais pronostic, soit dans tous les cas, soit dans les cas BRAF_WT par rapport aux cas WT.<\/p>\n\n<h3 id=\"traitement-combine-du-carcinome-urothelial\" class=\"wp-block-heading\">Traitement combin\u00e9 du carcinome uroth\u00e9lial<\/h3>\n\n<p>Le niraparib (N) est un inhibiteur de (PARP)-1\/-2 (inh) et le cabozantinib (C) est un inhibiteur de r\u00e9cepteur tyrosine kinase (RTK) qui cible plusieurs RTK (c-MET, TYRO3, AXL, MER). Il a \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 qu&#8217;une activation aberrante de c-MET pourrait r\u00e9duire la r\u00e9ponse aux inhibiteurs de PARP (PARPi).  <\/p>\n\n<p>Les donn\u00e9es pr\u00e9cliniques montrent que l&#8217;inhibition de c-Met rend les cellules plus sensibles au PARPi. La s\u00e9curit\u00e9 de N + C a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e dans le carcinome r\u00e9nal \u00e0 cellules claires avanc\u00e9 ou le carcinome uroth\u00e9lial m\u00e9tastatique (mUC). Des donn\u00e9es sur la s\u00e9curit\u00e9 et l&#8217;efficacit\u00e9 dans une cohorte d&#8217;expansion de mUC sont maintenant disponibles [2].  <\/p>\n\n<p>Ont \u00e9t\u00e9 inclus des patients avec un diagnostic histopathologique confirm\u00e9 de mUC (phase II), pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s par au moins deux th\u00e9rapies ant\u00e9rieures, dont une \u00e0 base de platine, et avec un score ECOG de 0-2. Des fonctions ad\u00e9quates de la moelle osseuse, du foie et des reins \u00e9taient n\u00e9cessaires. Les personnes concern\u00e9es ont re\u00e7u N\/C 100\/40 mg p.o. une fois par jour en cycles de 28 jours.  <\/p>\n\n<h3 id=\"premieres-donnees-interimaires-evaluees\" class=\"wp-block-heading\">Premi\u00e8res donn\u00e9es int\u00e9rimaires \u00e9valu\u00e9es<\/h3>\n\n<p>La premi\u00e8re analyse interm\u00e9diaire porte sur 44 patients mUC. L&#8217;\u00e2ge moyen \u00e9tait de 67 ans et 98% des patients \u00e9taient des hommes. Tous les patients avaient re\u00e7u un traitement \u00e0 base de platine et 80% avaient re\u00e7u une immunoth\u00e9rapie. Le nombre m\u00e9dian de cycles administr\u00e9s est de 3 et 13 patients sont encore sous traitement au moment de cette analyse. Le taux de contr\u00f4le de la maladie \u00e9tait de 47,7% et le TRO de 15,9%. Avec un suivi m\u00e9dian de 5,9 mois, la survie sans progression (PFS) m\u00e9diane et la survie globale \u00e9taient respectivement de 3,8 et 8,7 mois ; la PFS \u00e0 6 mois \u00e9tait de 31%. Les \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables les plus fr\u00e9quents, tous niveaux de gravit\u00e9 confondus, \u00e9taient les suivants : asth\u00e9nie (71%), hypertension (43%), diarrh\u00e9e (27%), constipation (27%), an\u00e9mie (25%) et \u00e9rythrodysesth\u00e9sie palmo-plantaire (23%). Il a donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;association N 100 mg\/j + C 40 mg\/j peut \u00eatre administr\u00e9e en toute s\u00e9curit\u00e9 et est cliniquement efficace dans une population non s\u00e9lectionn\u00e9e par biomarqueurs et fortement pr\u00e9trait\u00e9e.<\/p>\n\n<h3 id=\"traitement-combine-du-cancer-colorectal\" class=\"wp-block-heading\">Traitement combin\u00e9 du cancer colorectal<\/h3>\n\n<p>Contrairement \u00e0 d&#8217;autres cancers qui r\u00e9pondent \u00e0 des agents uniques, comme le cancer du poumon et la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde chronique, le cancer colorectal (CCR) est associ\u00e9 \u00e0 un r\u00e9seau complexe d&#8217;interactions entre des oncog\u00e8nes activateurs et est donc plus susceptible de r\u00e9pondre \u00e0 un traitement multicible. Environ 10% des mutations du CCR se trouvent au sein du g\u00e8ne BRAF, BRAFV600E \u00e9tant la plus fr\u00e9quente. Alors que cette mutation peut \u00eatre abord\u00e9e avec une efficacit\u00e9 relativement \u00e9lev\u00e9e par des th\u00e9rapies \u00e0 cible unique, il existe une cohorte de mutations BRAF atypiques qui entra\u00eenent une plus grande r\u00e9sistance aux traitements actuellement disponibles. De plus, une grande partie de ces mutations BRAF atypiques sont mal connues.  <\/p>\n\n<p>Une analyse en composantes principales et des m\u00e9thodes d&#8217;apprentissage de clustering semi-supervis\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour classer les mutants qui n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s par le syst\u00e8me de classification BRAF pr\u00e9c\u00e9dent [3]. En utilisant des r\u00e9seaux prot\u00e9ine-prot\u00e9ine d\u00e9j\u00e0 \u00e9tablis, ceux-ci ont \u00e9t\u00e9 superpos\u00e9s aux donn\u00e9es de potentialit\u00e9 des g\u00e8nes afin de classifier avec succ\u00e8s 84 nouvelles mutations BRAF.  <\/p>\n\n<p>Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que les mutations BRAF atypiques ont beaucoup plus de scores CERES positifs que les mutations de classe 1 et doivent donc, en raison de leur potentiel oncog\u00e9nique plus faible, collaborer avec d&#8217;autres oncog\u00e8nes pour favoriser l&#8217;oncogen\u00e8se. Plusieurs g\u00e8nes cl\u00e9s (y compris PIK3CA, EGFR et MEK) ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme cibles potentielles de m\u00e9dicaments pour les lign\u00e9es cellulaires pr\u00e9sentant des mutations BRAF atypiques de classe 2 et 3. Enfin, l&#8217;ancien syst\u00e8me de classification Yao a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu pour cr\u00e9er un syst\u00e8me de classification des mutants BRAF plus complet, le Yao Classification System Plus, qui inclut davantage de mutations BRAF atypiques.<\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : ESMO 2023<\/em><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Cook N, et al : Opportunit\u00e9s th\u00e9rapeutiques pour l&#8217;inhibition de la porcupine dans le cancer gastro-intestinal. 222P. 21.10.2023. Congr\u00e8s ESMO 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Castellano Gauna DE, et al : \u00c9tude de phase I-II du niraparib plus cabozantinib chez des patients atteints de cancer uroth\u00e9lial\/du rein en phase avanc\u00e9e (NICARAGUA trial). 2366P. 23.10.2023. Congr\u00e8s ESMO 2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Madduri AB, et al. : Extending a classification system for atypical BRAF mutations to improve targeted therapies in colorectal cancer cells. 27P. 22.10.2023. Congr\u00e8s ESMO 2023.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2023 ; 11(6) : 18 (publi\u00e9 le 16.12.23, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Suisse, plus de 4000 personnes sont atteintes chaque ann\u00e9e d&#8217;un cancer de l&#8217;intestin. 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