{"id":374655,"date":"2024-02-14T00:01:00","date_gmt":"2024-02-13T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=374655"},"modified":"2024-02-23T22:39:16","modified_gmt":"2024-02-23T21:39:16","slug":"gestion-efficace-du-traitement-a-la-lumiere-des-comorbidites-possibles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/gestion-efficace-du-traitement-a-la-lumiere-des-comorbidites-possibles\/","title":{"rendered":"Gestion efficace du traitement \u00e0 la lumi\u00e8re des comorbidit\u00e9s possibles"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le TDAH persiste \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte dans environ 80% des cas. Cependant, seule une petite partie des adultes concern\u00e9s est diagnostiqu\u00e9e, car les sympt\u00f4mes \u00e9voluent et les comorbidit\u00e9s sont souvent au premier plan. Un mod\u00e8le de traitement efficace est multimodal et comprend la psycho\u00e9ducation, la psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Un enfant hyperactif ? \u00c7a se d\u00e9veloppe ! Ce qui \u00e9tait autrefois la doctrine courante s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 inexact au fil du temps. On sait d\u00e9sormais que le trouble du d\u00e9ficit de l&#8217;attention\/hyperactivit\u00e9 (TDAH) se manifeste certes dans l&#8217;enfance, mais qu&#8217;en raison d&#8217;une forte tendance \u00e0 la chronicit\u00e9, il reste symptomatique \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte chez la majorit\u00e9 des personnes concern\u00e9es et n\u00e9cessite un traitement clinique chez une partie d&#8217;entre elles. Chez les enfants et les adolescents, la pr\u00e9valence se situe entre 3% et 5%, et chez les adultes, on estime que 1 \u00e0 4% des personnes concern\u00e9es sont atteintes. En cons\u00e9quence, la persistance du trouble du d\u00e9veloppement est d&#8217;environ 80% [1\u20134].  <\/p>\n\n<h3 id=\"pas-de-perturbation-des-temps-modernes\" class=\"wp-block-heading\">Pas de perturbation des temps modernes<\/h3>\n\n<p>Tout le monde associe le TDAH \u00e0 l&#8217;histoire de la bougeotte. Les premiers troubles du comportement chez l&#8217;enfant, correspondant \u00e0 un TDAH ou \u00e0 un trouble hyperkin\u00e9tique, apparaissent d\u00e8s le milieu du XIXe si\u00e8cle. Dans un aper\u00e7u historique du TDAH, il est fait r\u00e9f\u00e9rence dans ce contexte, entre autres, aux travaux de Hoffmann, Maudsley, Bourneville, Clouston et Ireland [5]. Par la suite, Kramer et Pollnow (1932) et Chess (1960), par exemple, ont donn\u00e9 des descriptions m\u00e9dicales sp\u00e9cialis\u00e9es plus conceptuelles des troubles hyperkin\u00e9tiques de l&#8217;enfant [6,7]. Le fait que le trouble puisse continuer \u00e0 se manifester \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte est essentiellement d\u00fb au groupe de travail de Paul Wender aux \u00c9tats-Unis au milieu des ann\u00e9es 1970. Celle-ci a men\u00e9 les premi\u00e8res \u00e9tudes syst\u00e9matiques sur des patients adultes atteints de TDAH, dont les r\u00e9sultats ont largement contribu\u00e9 \u00e0 la nouvelle approche [8,9].<\/p>\n\n<h3 id=\"maladie-souvent-masquee\" class=\"wp-block-heading\">Maladie souvent masqu\u00e9e<\/h3>\n\n<p>Cependant, le TDAH adulte n&#8217;est souvent pas diagnostiqu\u00e9. Les experts estiment que bien moins de 20% des patients sont officiellement diagnostiqu\u00e9s [10]. Deux facteurs principaux sont \u00e0 l&#8217;origine de cette situation. D&#8217;une part, il existe une \u00e9volution, en fonction de l&#8217;\u00e2ge, de la triade de sympt\u00f4mes principaux que sont les troubles de l&#8217;attention, l&#8217;hyperactivit\u00e9 et l&#8217;impulsivit\u00e9 <strong>(figure 1)<\/strong> [11]:<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Si l&#8217;hyperactivit\u00e9 motrice est particuli\u00e8rement importante pendant l&#8217;enfance, cette image se d\u00e9place souvent vers une agitation int\u00e9rieure en grandissant.<\/li>\n\n\n\n<li>Le trouble de l&#8217;attention persiste. Elle persiste chez 80% des personnes concern\u00e9es. Les difficult\u00e9s dans ce domaine se manifestent alors, par exemple, dans l&#8217;organisation du travail. <\/li>\n\n\n\n<li>L&#8217;impulsivit\u00e9 diminue chez 40% des patients, mais s&#8217;exprime encore souvent par des remarques d\u00e9plac\u00e9es ou lors de la participation \u00e0 la circulation routi\u00e8re.<\/li>\n\n\n\n<li>La d\u00e9sorganisation et la dysr\u00e9gulation \u00e9motionnelle sont des sympt\u00f4mes suppl\u00e9mentaires dont l&#8217;intensit\u00e9 augmente souvent au d\u00e9but de l&#8217;\u00e2ge adulte. <\/li>\n<\/ul>\n\n<p>Par exemple, une hyperactivit\u00e9 cliniquement remarquable dans l&#8217;enfance se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement de mani\u00e8re plus discr\u00e8te ou modifi\u00e9e chez l&#8217;adulte, par exemple sous la forme d&#8217;un tapotement nerveux des pieds ou d&#8217;un tambourinement des doigts pendant les p\u00e9riodes d&#8217;inactivit\u00e9 forc\u00e9e. De nombreuses personnes concern\u00e9es vivent des situations telles que les vols long-courriers, les sorties au cin\u00e9ma ou au th\u00e9\u00e2tre avec une grande tension int\u00e9rieure en raison de la limitation de leurs mouvements et essaient donc de les \u00e9viter au quotidien. D&#8217;apr\u00e8s les observations cliniques, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;une forte envie de bouger s&#8217;exprime dans des sports d&#8217;endurance extr\u00eames ou des sports \u00e0 risque.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1278\" height=\"762\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-374462\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12.png 1278w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-800x477.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-1160x692.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-120x72.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-90x54.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-320x191.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-560x334.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-240x143.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-180x107.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-640x382.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb1_NP1_s12-1120x668.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1278px) 100vw, 1278px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"risque-accru-daccident-chez-les-patients-non-traites\" class=\"wp-block-heading\">Risque accru d&#8217;accident chez les patients non trait\u00e9s<\/h3>\n\n<p>Ce fait est d&#8217;autant plus important que le TDAH adulte est associ\u00e9 \u00e0 un risque d&#8217;accident accru de 143% [12]. Rien que la probabilit\u00e9 d&#8217;un accident de voiture est trois fois plus \u00e9lev\u00e9e [13]. On estime qu&#8217;environ 22% des accidents de voiture auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9s si les personnes concern\u00e9es avaient re\u00e7u un traitement ad\u00e9quat, y compris pharmacologique [14]. Outre le d\u00e9ficit d&#8217;attention et la distractibilit\u00e9, les facteurs de risque \u00e0 l&#8217;origine des accidents comprennent un temps de r\u00e9action plus lent et une surestimation des capacit\u00e9s de conduite en raison d&#8217;une perception limit\u00e9e de soi [15]. Une \u00e9tude a examin\u00e9 la pr\u00e9valence du TDAH adulte dans une population de victimes d&#8217;accidents dans deux centres de traumatologie [16]. Les r\u00e9sultats montrent que parmi les victimes d&#8217;accidents, les personnes atteintes de TDAH \u00e9taient nettement surrepr\u00e9sent\u00e9es. Cependant, seulement 17% des personnes concern\u00e9es connaissaient d\u00e9j\u00e0 la maladie. Parmi eux, seul un tiers a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 pharmacologiquement.<\/p>\n\n<h3 id=\"quand-lattention-fait-defaut\" class=\"wp-block-heading\">Quand l&#8217;attention fait d\u00e9faut<\/h3>\n\n<p>Les troubles de l&#8217;attention et de la concentration sont souvent mis en \u00e9vidence lorsque les adultes concern\u00e9s d\u00e9crivent des probl\u00e8mes dans leur vie quotidienne (professionnelle). Dans ce cas, il peut \u00eatre difficile d&#8217;organiser les processus, de planifier et de structurer les t\u00e2ches \u00e0 accomplir en raison d&#8217;une grande distractibilit\u00e9 et d&#8217;une ouverture aux stimuli. En cons\u00e9quence, il n&#8217;est pas rare que le comportement g\u00e9n\u00e9ral au travail soit caract\u00e9ris\u00e9 par l&#8217;inefficacit\u00e9 et une mauvaise gestion du temps. Les probl\u00e8mes de concentration peuvent provoquer des erreurs sur le lieu de travail et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, affecter les performances professionnelles. De m\u00eame, le manque de contr\u00f4le des impulsions peut poser des probl\u00e8mes aux personnes concern\u00e9es sur leur lieu de travail &#8211; mais aussi dans leur couple, leur famille et leur environnement social. Un comportement typique ici est l&#8217;intervention non sollicit\u00e9e dans les conversations et une tendance \u00e0 agir de mani\u00e8re non r\u00e9fl\u00e9chie et spontan\u00e9e [17].<\/p>\n\n<h3 id=\"les-comorbidites-dominent-souvent\" class=\"wp-block-heading\">Les comorbidit\u00e9s dominent souvent<\/h3>\n\n<p>La deuxi\u00e8me raison pour laquelle le TDAH adulte est souvent n\u00e9glig\u00e9 est la pr\u00e9sence \u00e9ventuelle de comorbidit\u00e9s. Dans la pratique de la psychiatrie adulte, le TDAH appara\u00eet rarement comme un trouble isol\u00e9. Chez environ quatre personnes atteintes sur cinq, le tableau clinique est totalement ou partiellement masqu\u00e9 par au moins une autre maladie mentale [18]. Une \u00e9tude d&#8217;observation multicentrique sur les adultes a montr\u00e9 que les comorbidit\u00e9s sont la r\u00e8gle plut\u00f4t que l&#8217;exception chez les patients adultes atteints de TDAH : Au moment du diagnostic du TDAH, la morbidit\u00e9 psychiatrique \u00e9tait de 66,2%, avec plus d&#8217;hommes concern\u00e9s [19]. Parmi les maladies concomitantes les plus fr\u00e9quentes du TDAH chez les adultes, on trouve<strong> (figure 2)<\/strong> [18]:<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Maladies de la d\u00e9pendance<\/li>\n\n\n\n<li>Troubles anxieux<\/li>\n\n\n\n<li>les troubles affectifs tels que la d\u00e9pression, la manie ou la bipolarit\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1792\" height=\"1350\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-374465 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1792px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1792\/1350;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13.png 1792w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-800x603.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-1160x874.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-320x240.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-300x225.png 300w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-560x422.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-240x180.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-180x136.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-640x482.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-1120x844.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/abb2_NP1_s13-1600x1205.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 1792px) 100vw, 1792px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Le lien \u00e9tiologique pr\u00e9cis entre le TDAH et ces comorbidit\u00e9s n&#8217;est pas connu. Il est toutefois admis que le TDAH, en tant que maladie p\u00e9diatrique, se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement dans le temps avant le trouble comorbide. Une comorbidit\u00e9 psychique pourrait alors se d\u00e9velopper secondairement, par exemple \u00e0 la suite d&#8217;exp\u00e9riences n\u00e9gatives et de frustrations de longue date, en partie caus\u00e9es par le TDAH. Les efforts d&#8217;adaptation qui consomment de l&#8217;\u00e9nergie pourraient \u00e9galement jouer un r\u00f4le. Pour masquer les d\u00e9ficits, les personnes concern\u00e9es ont recours \u00e0 des m\u00e9canismes de compensation qui, \u00e0 la longue, demandent toutefois beaucoup d&#8217;\u00e9nergie. En effet, le cerveau des personnes souffrant de TDAH filtre moins automatiquement les informations que celui des personnes en bonne sant\u00e9. L&#8217;exc\u00e8s d&#8217;informations peut alors conduire \u00e0 l&#8217;incertitude et \u00e0 la perfection compensatoire. En cons\u00e9quence, les patients atteints de TDAH se trouvent plus souvent dans des situations stressantes, ce qui peut provoquer du stress. L&#8217;interaction entre une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue &#8211; comme c&#8217;est le cas avec le TDAH &#8211; et un stress accru peut alors conduire \u00e0 une maladie d\u00e9pressive. Ce qui est pertinent sur le plan clinique, c&#8217;est que ces troubles secondaires d\u00e9veloppent une dynamique au cours de l&#8217;\u00e9volution et peuvent dominer le tableau clinique global et masquer le SDAH [20]. La pr\u00e9valence estim\u00e9e de la d\u00e9pression chez les adultes atteints de TDAH est plus de neuf fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle de la cohorte saine [21]. De plus, les sympt\u00f4mes du TDAH sont associ\u00e9s \u00e0 un plus grand nombre d&#8217;\u00e9pisodes, \u00e0 des tendances suicidaires et \u00e0 une plus grande s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la d\u00e9pression [22].<\/p>\n\n<p>Peu de patients souffrant de d\u00e9pression, de troubles bipolaires ou de troubles anxieux re\u00e7oivent \u00e9galement un diagnostic de TDAH. Cela s&#8217;explique notamment par le fait que de nombreux sympt\u00f4mes se chevauchent. La d\u00e9pression, par exemple, a pour sympt\u00f4me principal la perturbation de la vie affective avec, entre autres, tristesse, perte d&#8217;estime de soi et troubles du sommeil. Les formes d&#8217;\u00e9volution peuvent aller d&#8217;un \u00e9pisode d\u00e9pressif avec disparition compl\u00e8te des sympt\u00f4mes \u00e0 des \u00e9pisodes r\u00e9currents, voire \u00e0 un \u00e9tat d\u00e9pressif de longue dur\u00e9e. Les patients souffrant de TDAH et d&#8217;une d\u00e9pression comorbide pr\u00e9sentent souvent une dysthymie. Une image n\u00e9gative de soi, la perturbation du sommeil ou encore la d\u00e9r\u00e9gulation \u00e9motionnelle peuvent \u00eatre observ\u00e9es dans les deux pathologies. Dans la plupart des cas, les patients sont alors trait\u00e9s pour leur d\u00e9pression, un TDAH coexistant \u00e9tant souvent n\u00e9glig\u00e9. Cela peut avoir un impact n\u00e9gatif sur le succ\u00e8s du traitement des comorbidit\u00e9s mentionn\u00e9es. Si le traitement de la d\u00e9pression ne r\u00e9pond pas, il convient donc de proc\u00e9der \u00e0 un examen plus approfondi en direction du TDAH. En effet, un traitement r\u00e9ussi de la maladie de base peut aider \u00e0 am\u00e9liorer les comorbidit\u00e9s en plus de l&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes de base [23\u201325]. Sans diagnostic, les personnes concern\u00e9es n&#8217;ont pas acc\u00e8s \u00e0 un traitement fond\u00e9 sur des preuves.<\/p>\n\n<h3 id=\"modele-de-traitement-multimodal\" class=\"wp-block-heading\">Mod\u00e8le de traitement multimodal<\/h3>\n\n<p>Le traitement doit tenir compte \u00e0 la fois des sympt\u00f4mes de base du TDAH et de la pr\u00e9sence de troubles comorbides et doit donc g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre multimodal. Il s&#8217;agit notamment d&#8217;utiliser les \u00e9l\u00e9ments th\u00e9rapeutiques disponibles que sont la psycho\u00e9ducation, la psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie <strong>(tableau 1).<\/strong> Dans le cadre du concept th\u00e9rapeutique, des mesures non m\u00e9dicamenteuses telles que l&#8217;information et la psycho\u00e9ducation sont propos\u00e9es comme base au d\u00e9but du traitement. De plus, des interventions psychoth\u00e9rapeutiques sont recommand\u00e9es, notamment en cas de probl\u00e8mes d&#8217;estime de soi souvent pr\u00e9sents chez les personnes atteintes ou d&#8217;autres maladies concomitantes [26]. Un traitement m\u00e9dicamenteux peut s&#8217;av\u00e9rer n\u00e9cessaire pour cr\u00e9er une base neurobiologique permettant aux patients d&#8217;acc\u00e9der \u00e0 d&#8217;autres mesures th\u00e9rapeutiques telles que la th\u00e9rapie comportementale. L&#8217;objectif de toutes les interventions th\u00e9rapeutiques est la r\u00e9mission la plus compl\u00e8te possible des sympt\u00f4mes et le r\u00e9tablissement du niveau de fonctionnement psychosocial.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1113\" height=\"1012\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-374466 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1113px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1113\/1012;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14.png 1113w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-800x727.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-120x109.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-90x82.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-320x291.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-560x509.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-240x218.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-180x164.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s14-640x582.png 640w\" data-sizes=\"(max-width: 1113px) 100vw, 1113px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"pharmacotherapie-fondee-sur-des-preuves\" class=\"wp-block-heading\">Pharmacoth\u00e9rapie fond\u00e9e sur des preuves<\/h3>\n\n<p>Pendant longtemps, il n&#8217;existait pas d&#8217;options th\u00e9rapeutiques pharmacologiques autoris\u00e9es pour les adultes dans de nombreux pays europ\u00e9ens. Il existe aujourd&#8217;hui au moins trois produits : le m\u00e9thylph\u00e9nidate (MPH) et la lisdexamph\u00e9tamine (LDX), qui sont des stimulants de r\u00e9f\u00e9rence, et l&#8217;amotox\u00e9tine (ATX), qui n&#8217;est pas un stimulant. Le choix de la pr\u00e9paration doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 individuellement <strong>(tableau 2, tableau 3).<\/strong> Selon le guide S3, outre le statut de l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 et les pr\u00e9f\u00e9rences des patients, la dur\u00e9e d&#8217;action souhait\u00e9e et le profil d&#8217;action attendu jouent \u00e9galement un r\u00f4le [26].<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14.png\"><img decoding=\"async\" width=\"910\" height=\"701\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-374467 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 910px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 910\/701;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14.png 910w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-800x616.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-120x92.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-320x247.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-560x431.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-240x185.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-180x139.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s14-640x493.png 640w\" data-sizes=\"(max-width: 910px) 100vw, 910px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Selon des \u00e9tudes, 75% des patients trait\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;un traitement MPH si le crit\u00e8re de r\u00e9ussite th\u00e9rapeutique est une r\u00e9duction des sympt\u00f4mes d&#8217;au moins 30% [27]. Plusieurs m\u00e9ta-analyses ont d\u00e9montr\u00e9 une efficacit\u00e9 significative sur les sympt\u00f4mes de base du TDAH [28\u201331]. En outre, il entra\u00eene une r\u00e9duction des troubles de la r\u00e9gulation \u00e9motionnelle [31]. Le stimulant inhibe la recapture de la dopamine et, dans une moindre mesure, de la noradr\u00e9naline de la fente synaptique vers le neurone pr\u00e9synaptique en inhibant les transporteurs de monoamine correspondants. Cela permet d&#8217;augmenter la concentration de transmetteurs dans la fente synaptique et d&#8217;optimiser la transmission du signal. <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1811\" height=\"776\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-374468 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1811px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1811\/776;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15.png 1811w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-800x343.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-1160x497.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-120x51.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-90x39.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-320x137.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-560x240.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-240x103.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-180x77.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-640x274.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-1120x480.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab3_NP1_s15-1600x686.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 1811px) 100vw, 1811px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>En revanche, l&#8217;effet du LDX est diff\u00e9rent. Cette prodrogue est hydrolys\u00e9e en d-amph\u00e9tamine active dans le cytosol des \u00e9rythrocytes. La D-amph\u00e9tamine provoque une lib\u00e9ration accrue de dopamine et de noradr\u00e9naline dans le cerveau et inhibe leur recapture dans le neurone pr\u00e9synaptique. En principe, l&#8217;efficacit\u00e9 semble \u00eatre comparable \u00e0 celle du MPH, avec une l\u00e9g\u00e8re tendance \u00e0 une intensit\u00e9 d&#8217;effet plus \u00e9lev\u00e9e sur le sympt\u00f4me principal . <\/p>\n\n<p>L&#8217;atomox\u00e9tine, un inhibiteur de la recapture de la noradr\u00e9naline, inhibe le transporteur de la nor\u00e9pin\u00e9phrine. Ainsi, la disponibilit\u00e9 de la noradr\u00e9naline dans la fente synaptique du neurone est augment\u00e9e. Sa prescription est surtout indiqu\u00e9e lorsque les stimulants sont inefficaces, mal tol\u00e9r\u00e9s ou rejet\u00e9s par le patient. Cependant, son efficacit\u00e9 est inf\u00e9rieure \u00e0 celle des stimulants [34].<\/p>\n\n<h3 id=\"traitement-a-long-terme-necessaire\" class=\"wp-block-heading\">Traitement \u00e0 long terme n\u00e9cessaire<\/h3>\n\n<p>En principe, la dur\u00e9e du traitement m\u00e9dicamenteux est fonction des besoins individuels du patient. Parfois, des interventions limit\u00e9es dans le temps peuvent \u00eatre utiles, par exemple lorsque des changements de conditions de vie risquent d&#8217;entra\u00eener des troubles fonctionnels. Toutefois, en g\u00e9n\u00e9ral, le traitement doit \u00eatre envisag\u00e9 \u00e0 long terme. Les \u00e9tudes d&#8217;\u00e9volution montrent qu&#8217;un traitement \u00e0 long terme sur plusieurs ann\u00e9es entra\u00eene une r\u00e9duction plus importante des sympt\u00f4mes et une am\u00e9lioration du niveau fonctionnel dans la vie quotidienne qu&#8217;un traitement \u00e0 court terme [35]. N\u00e9anmoins, il faut toujours pr\u00e9voir des tentatives d&#8217;arr\u00eat afin de v\u00e9rifier la persistance de l&#8217;indication \u00e0 la pharmacoth\u00e9rapie.  <\/p>\n\n<h3 id=\"la-gestion-du-traitement-a-la-lumiere-de-la-polypharmacie\" class=\"wp-block-heading\">La gestion du traitement \u00e0 la lumi\u00e8re de la polypharmacie<\/h3>\n\n<p>Le traitement du TDAH adulte en combinaison avec d&#8217;autres troubles soul\u00e8ve souvent la question des interactions potentielles entre les diff\u00e9rentes substances actives en raison de la polypharmacie. La d\u00e9pression \u00e9tant, comme nous l&#8217;avons signal\u00e9, une comorbidit\u00e9 particuli\u00e8rement fr\u00e9quente du TDAH, l&#8217;administration parall\u00e8le de stimulants et d&#8217;antid\u00e9presseurs rev\u00eat une grande importance. Mais l&#8217;administration suppl\u00e9mentaire d&#8217;antipsychotiques ou d&#8217;anticonvulsivants est \u00e9galement r\u00e9pandue. En outre, les m\u00e9dicaments internes et les produits d&#8217;autom\u00e9dication pris par les patients peuvent jouer un r\u00f4le.<\/p>\n\n<p>Le traitement avec des m\u00e9dicaments non coordonn\u00e9s peut avoir de graves cons\u00e9quences pour les personnes concern\u00e9es. En effet, 20 \u00e0 30 % des effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments (EIM) sont dus \u00e0 des interactions. Cependant, toutes les interactions potentielles ne sont pas cliniquement pertinentes et la plupart peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es. De m\u00eame, les m\u00e9dicaments contre le TDAH sont en principe faciles \u00e0 combiner. N\u00e9anmoins, il convient de veiller \u00e0 ce que la substance m\u00e9dicamenteuse utilis\u00e9e comme partenaire d&#8217;association ait une marge th\u00e9rapeutique r\u00e9duite. Les m\u00e9canismes cliniquement pertinents sont l&#8217;influence sur la biodisponibilit\u00e9, la modification des structures physiologiques, l&#8217;inhibition ou l&#8217;induction des enzymes CYP et des m\u00e9canismes de transport et les interactions pharmacodynamiques.<\/p>\n\n<p>Les enzymes CYP et les prot\u00e9ines de transport telles que les pompes \u00e0 glycoprot\u00e9ines P rev\u00eatent une importance particuli\u00e8re, car elles forment ensemble une barri\u00e8re pour prot\u00e9ger l&#8217;organisme des substances \u00e9trang\u00e8res. Les interactions avec le tabac, le jus de pamplemousse ou le millepertuis, entre autres, peuvent entra\u00eener un renforcement ou une perte d&#8217;efficacit\u00e9. Pour cette raison, les inhibiteurs et inducteurs puissants des enzymes CYP et de la glycoprot\u00e9ine P, tels que Es-\/Citralopram, clarithomycine\/\u00e9rythromycine, Metropolol, simvastatine ou halop\u00e9ridol doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s dans la mesure du possible [36\u201338].<\/p>\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le TDAH persiste \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte dans environ 80% des cas.<\/li>\n\n\n\n<li>Seule une petite partie des adultes concern\u00e9s sont diagnostiqu\u00e9s, car les sympt\u00f4mes \u00e9voluent et les comorbidit\u00e9s sont souvent au premier plan.<\/li>\n\n\n\n<li>Un mod\u00e8le de traitement efficace est multimodal et comprend la psycho\u00e9ducation, la psychoth\u00e9rapie et la pharmacoth\u00e9rapie.<\/li>\n\n\n\n<li>Les psychostimulants sont disponibles en tant que traitement pharmacologique de premier choix.  <\/li>\n\n\n\n<li>Le traitement par MPH peut am\u00e9liorer \u00e0 la fois la symptomatologie de base et la d\u00e9r\u00e9gulation \u00e9motionnelle.  <\/li>\n<\/ul>\n\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Nyberg E,et al. : TDAH chez les adultes. HOGREVE 2013.<\/li>\n\n\n\n<li>Fayyad J, et al : Br J Psychiatry 2007 ; 190 : 402-409.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00f6sler M, et al : Nervenarzt 2008 ; 3 : 320-327.<\/li>\n\n\n\n<li>Barbaresi WJ, et al : Pediatrics 2013 ; 131 : 637-644.<\/li>\n\n\n\n<li>Rothenberger A et Neum\u00e4rker KJ : Histoire scientifique du TDAH. Steinkopff Verlag Darmstadt 2005.<\/li>\n\n\n\n<li>Kramer F, Pollnow H : A propos d&#8217;un trouble hyperkin\u00e9tique chez l&#8217;enfant. Monatsschr Psychiatr Neurol 1932 ; 82 : 1-40.<\/li>\n\n\n\n<li>Chess S : Diagnostic et traitement de l&#8217;enfant hyperactif. NY State J Med 1960 ; 60 : 2379-2385.<\/li>\n\n\n\n<li>Wender PH : Attention Deficit Hyperactivity Disorder in Adults Psychiatr Clin North Am. 1998 ; 21(4) : 761-774.<\/li>\n\n\n\n<li>Wender PH, et al : Adults with ADHD. Une vue d&#8217;ensemble. Ann N Y Acad Sci. 2001 ; 931 : 1-16.<\/li>\n\n\n\n<li>Polyzoi M, et al : Neuropsychiatr Dis Treat. 2018 ; 14 : 1149-1161.<\/li>\n\n\n\n<li>Str\u00f6hlein B., et al. : NeuroTransmitter 2016 ; 27.<\/li>\n\n\n\n<li>Chien WC et a. Res Dev Disabil 2017 ; 65 : 57-73.<\/li>\n\n\n\n<li>Bron TI, et al : Accid Anal Prev 2018 ; 111 : 338-344.<\/li>\n\n\n\n<li>Chang Z, et al : JAMA Psychiatry 2017 ; 74 : 597-603.<\/li>\n\n\n\n<li>Barkely RA : Psychiatr Clin North Am 2004 ; 27(2) : 233-260.<\/li>\n\n\n\n<li>Kittel-Schneider S, et al : J Clin Med 2019 ; 8(10) : 1643.<\/li>\n\n\n\n<li>Krause J, Krause KH : TDAH \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte. \u00c9ditions Schattauer 2014.<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00f6sler M, Retz W : Diagnostic, diagnostic diff\u00e9rentiel et comorbidit\u00e9s du TDAH. Psychoth\u00e9rapie 2008 ; 13(2) : 175-183.<\/li>\n\n\n\n<li>Pineiro-Dieguez B, et al : J Atten Disord 2016 ; 20 : 1066-1075. <\/li>\n\n\n\n<li>Barkley RA : Trouble de l&#8217;hyperactivit\u00e9 avec d\u00e9ficit de l&#8217;attention. A handbook for diagnosis and treatment, 3e \u00e9d. Guilford, New York<\/li>\n\n\n\n<li>Chen Q, et al : PLoS one 2018 ; 13(9) : e0204516.<\/li>\n\n\n\n<li>https:\/\/register.awmf.org\/assets\/guidelines\/028-045k_S3_ADHS_ <a href=\"https:\/\/register.awmf.org\/assets\/guidelines\/028-045k_S3_ADHS_%0A2018-06.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><br\/>2018-06.pdf<\/a> (dernier acc\u00e8s le 16.01.2024).<\/li>\n\n\n\n<li>Adler L, et al : Patterns of psychiatric comorbidity with attention deficit\/hyperactivity disorder. Abstract 119. <sup>19th<\/sup> US Psychiatric &amp; Mental Health Congress ; novembre 2006 ; New Orleans, Louisiana.<\/li>\n\n\n\n<li>Rostain AL : Postgrad Med 2008, 120(3) : 27-38.<\/li>\n\n\n\n<li>Torgersen T, et al : Nord J Psychiatry 2006 ; 60(1) : 38-43.<\/li>\n\n\n\n<li>Groupe de travail des soci\u00e9t\u00e9s m\u00e9dicales scientifiques. Ligne directrice S3 : TDAH chez l&#8217;enfant, l&#8217;adolescent et l&#8217;adulte. Num\u00e9ro d&#8217;enregistrement 028-045. AWMF ; 2017.<\/li>\n\n\n\n<li>Retz W, R\u00f6sler M. R\u00e9sistance th\u00e9rapeutique dans le traitement du TDAH chez l&#8217;adulte. In : Schmaus M, Messer T. La r\u00e9sistance au traitement dans les maladies mentales. Munich : Elsevier ; 2009 : 175-188.<\/li>\n\n\n\n<li>Faraone SV, et al : J Clin Psychopharmacol 2004 ; 24 : 24-29.<\/li>\n\n\n\n<li>Koesters M, et al : J Psychopharmacol 2009 ; 23 : 733-744.<\/li>\n\n\n\n<li>Castells X, et al : CNS Drugs 2011 ; 25 : 157-169.<\/li>\n\n\n\n<li>Retz W, et al : Exp Rev Neurother 2012 ; 12 : 1241-1251.<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00e9sz\u00e1ros A, et al : Int J Neuropsychopharmacol 2009 ; 12 : 1137-1147.<\/li>\n\n\n\n<li>Stuhec M, Luki\u0107 P, Locatelli I. Ann Pharmacother 2018 ; 53 : 121-133.<\/li>\n\n\n\n<li>Cortese S, et al : Lancet Psychiatry 2018 ; 5 : 727-738.<\/li>\n\n\n\n<li>Fredriksen M, et al : Eur Neuropsychopharmacol 2013 ; 23 : 508-527.<\/li>\n\n\n\n<li>Schoretsanitis G, et al : Clinically Significant Drug Interactions with Agents for Attention-Deficit\/Hyperactivity Disorder, CNS Drugs 2019 ; 33(12) : 1201-1222.<\/li>\n\n\n\n<li>Ingelman-Sundberg M : Polymorphismes g\u00e9n\u00e9tiques du cytochrome P450 2D6 (CYP2D6) : cons\u00e9quences cliniques, aspects \u00e9volutifs et diversit\u00e9 fonctionnelle. Pharmacogenomics J 2005 ; 5 : 6-13.<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00fcller F, Fromm MF : Interactions m\u00e9dicament-drogue \u00e0 m\u00e9diation par transporteur. 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