{"id":374729,"date":"2024-03-17T00:01:00","date_gmt":"2024-03-16T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-offres-de-prevention-et-de-therapie-en-mutation\/"},"modified":"2024-03-17T00:01:08","modified_gmt":"2024-03-16T23:01:08","slug":"les-offres-de-prevention-et-de-therapie-en-mutation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-offres-de-prevention-et-de-therapie-en-mutation\/","title":{"rendered":"Les offres de pr\u00e9vention et de th\u00e9rapie en mutation"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le plus grand congr\u00e8s europ\u00e9en dans le domaine de la sant\u00e9 mentale s&#8217;est tenu \u00e0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re sous le th\u00e8me des processus \u00e9cologiques tels que le changement climatique, l&#8217;urbanisation croissante et la perte de biodiversit\u00e9. Les facteurs environnementaux ont des effets \u00e9vidents sur le psychisme humain, qu&#8217;il convient d&#8217;examiner \u00e0 la lumi\u00e8re du changement. En outre, de nombreux autres sujets d&#8217;actualit\u00e9 et de soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s pertinents \u00e9taient au programme.  <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une situation n&#8217;est en soi ni &#8220;bonne&#8221; ni &#8220;mauvaise&#8221;. Ce n&#8217;est que l&#8217;\u00e9valuation par l&#8217;homme qui les distingue comme inoffensifs ou dangereux. Le contexte dans lequel se d\u00e9roule l&#8217;\u00e9v\u00e9nement est d\u00e9terminant \u00e0 cet \u00e9gard. Il s&#8217;agit notamment du lieu, de la disposition des objets ou de la fr\u00e9quence. De m\u00eame, l&#8217;\u00e9valuation des stimuli peut \u00eatre influenc\u00e9e par les contextes. Cela se fait par le biais de processus d&#8217;apprentissage. De cette mani\u00e8re, il est possible de r\u00e9agir en fonction de la situation. En tant que &#8220;Occasion Setter&#8221;, un contexte peut repr\u00e9senter la s\u00e9curit\u00e9 ou le danger d&#8217;un stimulus dans un contexte et moduler en cons\u00e9quence le traitement des stimuli. Les limitations dans ces processus d&#8217;apprentissage constituent une partie du m\u00e9canisme pathologique du trouble de stress post-traumatique (PTSD). Dans ce cas, les patients d\u00e9veloppent des sympt\u00f4mes tels que des intrusions, des comportements d&#8217;\u00e9vitement, une surexcitation et une hypervigilance, ainsi que des humeurs et des pens\u00e9es n\u00e9gatives apr\u00e8s une situation traumatique. Les mod\u00e8les neurobiologiques sugg\u00e8rent que chez les patients atteints de PTSD, l&#8217;hippocampe est moins actif, tandis que l&#8217;amygdale pr\u00e9sente une activit\u00e9 accrue. Cependant, jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;existait pas de synth\u00e8se permettant d&#8217;analyser les sch\u00e9mas d&#8217;activation et de d\u00e9sactivation, ainsi que les r\u00e9seaux fonctionnels, sur plusieurs \u00e9tudes. L&#8217;objectif \u00e9tait donc de r\u00e9aliser une m\u00e9ta-analyse syst\u00e9matique de toutes les \u00e9tudes sur le conditionnement contextuel et le PTSD [1]. Il s&#8217;agissait de comparer des patients atteints de PTSD \u00e0 des sujets t\u00e9moins sains expos\u00e9s ou non \u00e0 un traumatisme. L&#8217;accent a \u00e9t\u00e9 mis sur les diff\u00e9rences entre les sch\u00e9mas d&#8217;activation neuronale fonctionnelle pendant le conditionnement contextuel et l&#8217;op\u00e9rationnalisation des contextes spatiaux dans les mod\u00e8les d&#8217;\u00e9tude. Treize \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 incluses, impliquant 326 patients atteints de PTSD, 176 t\u00e9moins expos\u00e9s \u00e0 un traumatisme et 75 t\u00e9moins sains non expos\u00e9s \u00e0 un traumatisme. La revue montre une activit\u00e9 accrue dans l&#8217;amygdale, l&#8217;ACC et l&#8217;insula et des r\u00e9sultats mitig\u00e9s pour l&#8217;hippocampe et le vmPFC. Aucun r\u00e9sultat statistiquement significatif n&#8217;a \u00e9t\u00e9 obtenu. Cependant, l&#8217;amygdale hyperactive dans le traitement des stimuli chez les patients atteints de PTSD n&#8217;a pas montr\u00e9 de diff\u00e9rences significatives lorsqu&#8217;elle \u00e9tait focalis\u00e9e sur des contextes.  <\/p>\n\n<h3 id=\"depression-resistante-au-traitement-et-ect\" class=\"wp-block-heading\">D\u00e9pression r\u00e9sistante au traitement et ECT<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des niveaux \u00e9lev\u00e9s de cha\u00eenes l\u00e9g\u00e8res de neurofilaments (NfL) sont un biomarqueur des dommages axonaux et sont associ\u00e9s \u00e0 la progression du d\u00e9clin cognitif. Il est possible qu&#8217;ils soient li\u00e9s \u00e0 la performance cognitive. Les NfL ne sont toutefois pas sp\u00e9cifiques \u00e0 une maladie. Aucune augmentation de la NfL n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 ce jour sous \u00e9lectroconvulsivoth\u00e9rapie (ECT). Une \u00e9tude a examin\u00e9 l&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle les NfL sont plus \u00e9lev\u00e9s dans la d\u00e9pression r\u00e9sistante aux traitements (TRD) par rapport \u00e0 des contr\u00f4les sains. En outre, une analyse de la NfL et de la r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;ECT est effectu\u00e9e par rapport au traitement habituel de la TRD [2]. L&#8217;\u00e9tude a port\u00e9 sur 85 patients atteints de TRD et 32 sujets t\u00e9moins sains (GK). 38 patients ont re\u00e7u une s\u00e9rie d&#8217;ECT, les autres des m\u00e9dicaments. Des examens psychologiques de test et des prises de sang ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s au moment de la ligne de base avant le 1er ECT ou avant le d\u00e9but du traitement et le dernier ECT ou apr\u00e8s quatre semaines. Aucune diff\u00e9rence entre TRD et GK n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans la ligne de base. Chez les patients TRD, la ligne de base NfL \u00e9tait corr\u00e9l\u00e9e avec \u0394BDI et \u0394MADRS. Aucune diff\u00e9rence de \u0394NfL n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre les non-r\u00e9pondeurs et les r\u00e9pondeurs.<\/p>\n\n<h3 id=\"reponse-aux-strategies-de-traitement-du-tdah\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9ponse aux strat\u00e9gies de traitement du TDAH<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;entra\u00eenement des potentiels corticaux lents (SCP) est une m\u00e9thode d&#8217;entra\u00eenement par neurofeedback (NF) visant \u00e0 r\u00e9guler l&#8217;excitation corticale. Elle est utilis\u00e9e, entre autres, dans le cas du trouble de l&#8217;attention\/hyperactivit\u00e9 (TDAH), car on suppose qu&#8217;il existe un d\u00e9ficit dans la r\u00e9gulation de l&#8217;activation ou de l&#8217;inhibition corticale. Dans l&#8217;ensemble, cela a permis d&#8217;enregistrer de bons r\u00e9sultats. Cependant, tous les participants \u00e0 l&#8217;entra\u00eenement n&#8217;ont pas montr\u00e9 la capacit\u00e9 de moduler leur activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale via la NF. Une \u00e9tude a examin\u00e9 dans quelle mesure les diff\u00e9rences dans les r\u00e9sultats d&#8217;apprentissage pouvaient \u00eatre attribu\u00e9es \u00e0 des caract\u00e9ristiques neuroanatomiques [3]. 25 sessions de formation SCP ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es sur trois mois. 38 participants ont termin\u00e9 la formation. Une augmentation de l&#8217;apprentissage a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez neuf participants et aucun apprentissage chez 29 autres. Un cluster significatif a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 dans la mati\u00e8re grise. Les r\u00e9gions du cluster font majoritairement partie des zones cibles sur lesquelles la formation SCP doit avoir un impact. Cependant, des preuves suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour conclure \u00e0 l&#8217;existence de conditions neuroanatomiques pour le succ\u00e8s de la NF.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00f4le du transporteur de la noradr\u00e9naline (NET) a fait l&#8217;objet d&#8217;une attention accrue dans des \u00e9tudes r\u00e9centes sur le TDAH. Une \u00e9tude pr\u00e9c\u00e9dente a montr\u00e9 une disponibilit\u00e9 r\u00e9duite de NET dans les r\u00e9gions du cerveau impliqu\u00e9es dans l&#8217;attention chez des adultes atteints de TDAH non m\u00e9dicament\u00e9s. Cependant, la valeur pr\u00e9dictive des NET pour l&#8217;effet th\u00e9rapeutique d&#8217;un traitement pharmacologique a \u00e9t\u00e9 peu \u00e9tudi\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. L&#8217;objectif de l&#8217;\u00e9tude actuelle \u00e9tait donc de d\u00e9terminer si la r\u00e9ponse au traitement \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 la disponibilit\u00e9 individuelle de la NET avant le traitement dans le TDAH et si les troubles de sant\u00e9 et sociaux \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 la disponibilit\u00e9 de la NET [4]. Dix patients atteints de TDAH, \u00e2g\u00e9s de 26 \u00e0 53 ans, ont \u00e9t\u00e9 inclus. Tous ont re\u00e7u un traitement pharmacologique, dont 70% en monoth\u00e9rapie de m\u00e9thylph\u00e9nidate. 40% ont signal\u00e9 des s\u00e9quelles d\u00e9pressives et 20% d&#8217;autres comorbidit\u00e9s. La moiti\u00e9 des patients pr\u00e9sentaient une d\u00e9ficience faible, tandis que 40% et 10% pr\u00e9sentaient respectivement une d\u00e9ficience mod\u00e9r\u00e9e et une d\u00e9ficience importante. Cependant, aucune association significative n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence entre la disponibilit\u00e9 de NET avant le traitement et le handicap sanitaire\/social.<\/p>\n\n<h3 id=\"securite-de-la-medication-chez-les-patients-ages\" class=\"wp-block-heading\">S\u00e9curit\u00e9 de la m\u00e9dication chez les patients \u00e2g\u00e9s<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les services d&#8217;urgences psychiatriques, les patients g\u00e9riatriques repr\u00e9sentent jusqu&#8217;\u00e0 50% des consultations. Ce groupe est pr\u00e9dispos\u00e9 \u00e0 la survenue d&#8217;effets ind\u00e9sirables m\u00e9dicamenteux (EIM) en raison de la pr\u00e9sence fr\u00e9quente de comorbidit\u00e9s somatiques graves et de propri\u00e9t\u00e9s pharmacocin\u00e9tiques et dynamiques modifi\u00e9es. Dans les situations d&#8217;urgence psychiatrique, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;une m\u00e9dication au profil d&#8217;action s\u00e9datif et\/ou antipsychotique soit administr\u00e9e aux personnes concern\u00e9es \u00e0 des fins de d\u00e9sescalade. L&#8217;objectif d&#8217;une \u00e9tude \u00e9tait donc d&#8217;\u00e9valuer la s\u00e9curit\u00e9 de la m\u00e9dication pour les patients g\u00e9rontopsychiatriques dans un service d&#8217;urgence [5].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour ce faire, les rapports d&#8217;admission et les listes de m\u00e9dicaments des patients \u00e2g\u00e9s de &gt;65 ans ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s. La liste PRISCUS et la classification Fit fOR The Aged (FORTA) ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour \u00e9valuer l&#8217;utilisation d&#8217;une m\u00e9dication potentiellement inad\u00e9quate pour les personnes \u00e2g\u00e9es (PIM). Au cours de la p\u00e9riode d&#8217;observation, 81 personnes \u00e2g\u00e9es ont re\u00e7u une m\u00e9dication dans le cadre de l&#8217;accueil d&#8217;urgence. La majorit\u00e9 d&#8217;entre elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans le cadre d&#8217;une agitation et d&#8217;une psychopathologie li\u00e9e \u00e0 une substance. Les principales pathologies sous-jacentes \u00e9taient la d\u00e9pendance, la d\u00e9mence et le d\u00e9lire.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon la liste PRISCUS 2.0, 69,4% des prescriptions \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme des MIP. 65,9% des prescriptions ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9es critiques selon le label C du FORTA, 18,9% ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 jug\u00e9es \u00e0 \u00e9viter selon le label D du FORTA. Le loraz\u00e9pam, l&#8217;oxaz\u00e9pam, la pipamp\u00e9rone et l&#8217;halop\u00e9ridol \u00e9taient responsables de la plupart des d\u00e9calages de MIP ainsi que de la plupart des interactions m\u00e9dicamenteuses potentielles dans le collectif. Les interactions m\u00e9dicamenteuses potentielles apr\u00e8s la prescription de m\u00e9dicaments psychiatriques d&#8217;urgence concernaient souvent les cat\u00e9gories g\u00e9n\u00e9rales d&#8217;effets antagonistes, d&#8217;augmentation du risque de saignement et de modifications de l&#8217;ECG. Les prescriptions de PIM sont donc fr\u00e9quentes et leur utilisation dans les situations d&#8217;urgence g\u00e9rontopsychiatriques est difficile \u00e0 \u00e9viter. En vue d&#8217;\u00e9ventuelles interactions m\u00e9dicamenteuses, il convient donc de surveiller \u00e9troitement l&#8217;ECG et de surveiller cliniquement les signes de saignement.  <\/p>\n\n<h3 id=\"fluctuations-des-medicaments-liees-au-cycle\" class=\"wp-block-heading\">Fluctuations des m\u00e9dicaments li\u00e9es au cycle<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La prescription croissante de m\u00e9dicaments psychopharmacologiques aux femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er rend les diff\u00e9rences entre les sexes plus importantes dans le traitement m\u00e9dicamenteux. Les premi\u00e8res donn\u00e9es indiquent des diff\u00e9rences entre les sexes dans la neurobiologie des troubles affectifs et dans la pharmacodynamique et la cin\u00e9tique des m\u00e9dicaments. Par cons\u00e9quent, il est pertinent d&#8217;\u00e9tudier plus en d\u00e9tail les effets des variations hormonales du cycle menstruel sur l&#8217;action et le m\u00e9tabolisme des m\u00e9dicaments psychotropes [6].  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l&#8217;\u00e9valuation des niveaux de m\u00e9dicaments, les concentrations (CD) et les changements de pli (FC) ont \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9s \u00e0 trois moments. L&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9quilibre a pu \u00eatre suppos\u00e9 \u00e0 tout moment pour les m\u00e9dicaments suivants : Bupropion (n=8), Venlafaxine (n=4), Sertalin (n=5), Quietiapine (n=12) et Lithium (n=7). Seul le bupropion a montr\u00e9 des diff\u00e9rences significatives entre les moments dans les niveaux de m\u00e9dicaments. Cela indique une variation des niveaux de m\u00e9dicaments en fonction du cycle. L&#8217;efficacit\u00e9 clinique du bupropion pourrait \u00eatre affect\u00e9e par ces changements. En observant les taux hormonaux entre les patientes souffrant de troubles affectifs et les t\u00e9moins sains, des diff\u00e9rences significatives ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es pour la LH et l&#8217;estradiol. De futures \u00e9tudes d&#8217;intervention sont n\u00e9cessaires pour d\u00e9terminer la pertinence clinique de ce changement et pour d\u00e9velopper des proc\u00e9dures permettant d&#8217;optimiser le traitement pharmacologique des femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er.  <\/p>\n\n<h3 id=\"sante-mentale-des-proches-de-personnes-atteintes-dun-cancer\" class=\"wp-block-heading\">Sant\u00e9 mentale des proches de personnes atteintes d&#8217;un cancer<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le monde, environ 10 millions de personnes meurent chaque ann\u00e9e des suites d&#8217;un cancer. Par rapport aux pertes dues \u00e0 d&#8217;autres maladies, de nombreux proches disent s&#8217;\u00eatre attendus \u00e0 mourir du cancer. La p\u00e9riode entre l&#8217;annonce du diagnostic et la perte de la personne malade peut permettre aux proches de se pr\u00e9parer aux soins ou \u00e0 la mort de la personne et \u00e0 la p\u00e9riode qui suit. Ceci est op\u00e9rationnalis\u00e9 comme preparedness for caregiving, preparedness for death ou comme pre-loss grief.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que ces constructions peuvent avoir une influence sur la sant\u00e9 mentale des proches. Cependant, la plupart du temps, les construits ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment et les variables de sant\u00e9 importantes, telles que la somatisation, n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es. L&#8217;objectif d&#8217;une \u00e9tude \u00e9tait d&#8217;examiner les relations entre le deuil avant la perte, la pr\u00e9paration \u00e0 la mort et la pr\u00e9paration aux soins et diff\u00e9rentes variables de sant\u00e9 psychologique chez les proches de personnes atteintes d&#8217;un cancer [7].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">299 participants ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s. Les variables de sant\u00e9 collect\u00e9es \u00e9taient l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, la d\u00e9pression, la somatisation et la satisfaction de la vie. Les r\u00e9sultats montrent qu&#8217;une plus grande tristesse avant la perte \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 une plus grande d\u00e9pression, \u00e0 des sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, \u00e0 une somatisation et \u00e0 une moindre satisfaction de la vie. En revanche, le fait de se pr\u00e9parer davantage \u00e0 la mort \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 moins de somatisation. Les r\u00e9sultats indiquent que les personnes ayant un niveau \u00e9lev\u00e9 de deuil avant la perte et un faible niveau de pr\u00e9paration \u00e0 la mort ont besoin d&#8217;un soutien pr\u00e9coce. Les interventions doivent prendre en compte la sant\u00e9 mentale des proches des personnes atteintes d&#8217;un cancer et aborder le deuil avant la perte et les diff\u00e9rents aspects de la pr\u00e9paration \u00e0 la mort.  <\/p>\n\n<h3 id=\"psychotherapie-de-la-depression\" class=\"wp-block-heading\">Psychoth\u00e9rapie de la d\u00e9pression<\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les troubles d\u00e9pressifs s&#8217;accompagnent notamment d&#8217;un biais de congruence d&#8217;humeur, qui se traduit par une alt\u00e9ration du traitement et de la r\u00e9gulation des informations et des \u00e9motions, et qui est \u00e9galement visible au niveau du fonctionnement c\u00e9r\u00e9bral. L&#8217;influence de la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC) sur les sch\u00e9mas neuronaux n&#8217;est pas encore clairement \u00e9tablie \u00e0 l&#8217;heure actuelle. Une \u00e9tude de synth\u00e8se visait \u00e0 r\u00e9sumer les effets de la TCC sur l&#8217;activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale mesur\u00e9e par IRMf \u00e0 t\u00e2tons [8].<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les \u00e9chantillons de patients des \u00e9tudes incluses se composaient de 10 \u00e0 28 patients \u00e2g\u00e9s de 1 \u00e0 69 ans avec un diagnostic actuel de d\u00e9pression ou de dysthymie. L&#8217;intervention consistait en 5 \u00e0 36 s\u00e9ances de TCC sur une dur\u00e9e de 5 \u00e0 49 semaines et les t\u00e2ches d&#8217;IRM \u00e9taient principalement des t\u00e2ches de traitement ou de r\u00e9gulation des \u00e9motions ainsi que des t\u00e2ches avec r\u00e9compense mon\u00e9taire.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9sultats indiquent que la TCC peut modifier le fonctionnement du cerveau. En particulier, il y a une indication d&#8217;une r\u00e9activit\u00e9 limbique r\u00e9duite chez les patientes d\u00e9pressives apr\u00e8s TCC, ce qui sugg\u00e8re un traitement et une r\u00e9gulation normalis\u00e9s des \u00e9motions, ainsi qu&#8217;une augmentation de l&#8217;activit\u00e9 en cas de stimuli de r\u00e9compense dans les structures du syst\u00e8me de r\u00e9compense. De nombreux changements ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s dans l&#8217;ACC et le PFC, mais leur direction est moins claire. Ainsi, une diminution de l&#8217;activit\u00e9 limbique ne semble pas n\u00e9cessairement s&#8217;accompagner d&#8217;une augmentation du contr\u00f4le cognitif. Il reste \u00e0 savoir si les r\u00e9sultats contradictoires sont un probl\u00e8me m\u00e9thodologique ou le r\u00e9sultat de la diversit\u00e9 cliniquement visible des d\u00e9pressions, ou les deux.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Congr\u00e8s : dgppn 2023<\/em><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Weische O, et al. : M\u00e9ta-analyse sur le conditionnement et l&#8217;extinction contextuels de la peur chez les patients souffrant de stress post-traumatique. Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11.-02.12. Berlin.<\/li>\n\n\n\n<li>Huster F et al. Cha\u00eenes l\u00e9g\u00e8res de neurofilaments (NfL) et r\u00e9ponse dans la d\u00e9pression r\u00e9sistante au traitement et l&#8217;\u00e9lectroconvulsivoth\u00e9rapie (ECT). Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11.-02.12. Berlin.<\/li>\n\n\n\n<li>Weber L, et al. : SCP-neurofeedback pour le TDAH : le succ\u00e8s de l&#8217;entra\u00eenement peut-il \u00eatre pr\u00e9dit \u00e0 partir de la structure du cerveau ? Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11.-02.12. Berlin.<\/li>\n\n\n\n<li>Huang J, et al. : Relation entre la disponibilit\u00e9 du transporteur central de la noradr\u00e9naline et la r\u00e9ponse \u00e0 un traitement pharmacologique chez les adultes atteints de TDAH. Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11.-02.12. Berlin.<\/li>\n\n\n\n<li>Schulze Westhoff M, et al. : S\u00e9curit\u00e9 de la m\u00e9dication chez les personnes \u00e2g\u00e9es dans les urgences psychiatriques. Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11.-02.12. Berlin.<\/li>\n\n\n\n<li>Spadi J, et al. : Fluctuations m\u00e9dicamenteuses d\u00e9pendant du cycle menstruel dans les troubles affectifs &#8211; MAMBA. Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11-02.12. Berlin.<\/li>\n\n\n\n<li>Schmidt V, et al. : La relation entre le deuil avant la perte, la pr\u00e9paration \u00e0 la mort et aux soins, et la sant\u00e9 mentale des proches de personnes trait\u00e9es pour un cancer. Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11.-02.12. Berlin.<\/li>\n\n\n\n<li>K\u00f6nig P, et al. : M\u00e9canismes neuronaux de la psychoth\u00e9rapie dans la d\u00e9pression &#8211; une revue syst\u00e9matique d&#8217;\u00e9tudes longitudinales en IRMf. Poster. Congr\u00e8s dgppn 2023. 29.11.-02.12. Berlin.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2024 ; 22(1) : 34-35 (publi\u00e9 le 2.2.24, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le plus grand congr\u00e8s europ\u00e9en dans le domaine de la sant\u00e9 mentale s&#8217;est tenu \u00e0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re sous le th\u00e8me des processus \u00e9cologiques tels que le changement&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":374737,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Psychiatrie et psychoth\u00e9rapie","footnotes":""},"category":[11527,11489,11535,11549],"tags":[14976,74182,21256,17315],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-374729","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-depression-fr","tag-fluctuations-des-medicaments","tag-ptsd-fr","tag-tdah-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-26 09:19:45","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":374745,"slug":"modificare-i-programmi-di-prevenzione-e-terapia","post_title":"Modificare i programmi di prevenzione e terapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/modificare-i-programmi-di-prevenzione-e-terapia\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":374761,"slug":"alterar-os-programas-de-prevencao-e-terapia","post_title":"Alterar os programas de preven\u00e7\u00e3o e terapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/alterar-os-programas-de-prevencao-e-terapia\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":374774,"slug":"cambiar-los-programas-de-prevencion-y-terapia","post_title":"Cambiar los programas de prevenci\u00f3n y terapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/cambiar-los-programas-de-prevencion-y-terapia\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/374729","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=374729"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/374729\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":374740,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/374729\/revisions\/374740"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/374737"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=374729"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=374729"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=374729"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=374729"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}