{"id":374735,"date":"2024-02-14T00:01:00","date_gmt":"2024-02-13T23:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=374735"},"modified":"2024-09-16T15:27:45","modified_gmt":"2024-09-16T13:27:45","slug":"le-traitement-de-letat-de-mal-epileptique-refractaire-un-apercu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-traitement-de-letat-de-mal-epileptique-refractaire-un-apercu\/","title":{"rendered":"Le traitement de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique r\u00e9fractaire &#8211; un aper\u00e7u"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique est d\u00e9fini comme une crise d&#8217;\u00e9pilepsie d&#8217;une dur\u00e9e de &gt;5 min ou une s\u00e9rie de crises entre lesquelles l&#8217;\u00e9tat neurologique initial n&#8217;est pas retrouv\u00e9. Pour le traitement primaire de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique, l&#8217;administration rapide et suffisante de benzodiaz\u00e9pines, disponibles sous diff\u00e9rentes formes, constitue l&#8217;une des principales options.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p>L&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique est d\u00e9fini comme une crise d&#8217;\u00e9pilepsie d&#8217;une dur\u00e9e &gt;5 min ou une s\u00e9rie de crises entre lesquelles l&#8217;\u00e9tat neurologique initial n&#8217;est pas retrouv\u00e9. Avec une incidence de 10 \u00e0 40 pour 100 000 personnes-ann\u00e9es et une mortalit\u00e9 comprise entre 7 et 33%, l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique (EME) est \u00e0 la fois l&#8217;une des urgences neurologiques les plus fr\u00e9quentes et un \u00e9tat mettant en jeu le pronostic vital [1,2]. Le taux de mortalit\u00e9 des patients non conscients (8,2%) est nettement inf\u00e9rieur \u00e0 celui des patients conscients (33%) [2]. Les cons\u00e9quences \u00e0 long terme peuvent \u00eatre des troubles neurologiques, cognitifs et comportementaux et une r\u00e9duction significative de la qualit\u00e9 de vie. En outre, l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique peut \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une d\u00e9t\u00e9rioration significative du r\u00e9sultat clinique. Les complications telles que les fractures, l&#8217;immobilit\u00e9, une pneumonie par aspiration acquise dans le cadre du statut, mais aussi une limitation des comp\u00e9tences de la vie quotidienne suite \u00e0 un processus de r\u00e9cup\u00e9ration prolong\u00e9, apr\u00e8s le blocage ou des pertes fonctionnelles dues \u00e0 un s\u00e9jour prolong\u00e9 en soins intensifs, jouent notamment un r\u00f4le. L&#8217;issue d&#8217;un \u00e9tat de mal \u00e9pileptique est principalement d\u00e9termin\u00e9e par l&#8217;\u00e9tiologie de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique, le type ou le stade de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique, sa dur\u00e9e et l&#8217;\u00e2ge du patient [3]. Les facteurs pr\u00e9dictifs de SE r\u00e9currents \u00e9taient l&#8217;\u00e2ge &lt;4 ans, le sexe f\u00e9minin, l&#8217;absence de r\u00e9ponse m\u00e9dicamenteuse lors de la 1\u00e8re administration et les \u00e9tiologies symptomatiques et progressives.<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"traitement-de-letat-de-mal-epileptique-conforme-aux-recommandations\" class=\"wp-block-heading\">Traitement de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique conforme aux recommandations<\/h3>\n\n\n\n<p>Le succ\u00e8s du traitement de la SE est critique en termes de temps et d\u00e9pend d&#8217;un traitement neurologique et d&#8217;un diagnostic imm\u00e9diats. La phase pr\u00e9-hospitali\u00e8re rev\u00eat donc une grande importance dans les soins. Dans le cadre des lignes directrices actuelles, le traitement du SE chez l&#8217;adulte est structur\u00e9 en un sch\u00e9ma par \u00e9tapes <strong>(tableau 1) <\/strong>[4]. Apr\u00e8s avoir pris des mesures g\u00e9n\u00e9rales telles que l&#8217;assurance des param\u00e8tres vitaux (sch\u00e9ma ABCDE), la protection de la t\u00eate contre les blessures, l&#8217;<sub>administration<\/sub> d&#8217;O2 \u00e0 une <sub>saturation<\/sub> en O2 &lt;95% et une r\u00e9duction symptomatique de la temp\u00e9rature \u00e0 &gt;37,5\u00b0C, le traitement initial (niveau 1) consiste en l&#8217;administration de benzodiaz\u00e9pines. Les doses initiales chez les adultes &gt;40 kg de poids corporel (PC) sont de : loraz\u00e9pam 0,1 mg\/kg PC (max. 4 mg\/bolus, \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter 1 fois si n\u00e9cessaire) ou clonaz\u00e9pam 0,015 mg\/kg PC (max. 1 mg\/bolus, \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter 1 fois si n\u00e9cessaire) ou midazolam 0,2 mg\/kg PC (max. 10 mg\/bolus par voie intramusculaire (i.m.), intraveineuse (i.v.) ou intranasale (i.n.), \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter 1\u00d7 si n\u00e9cessaire) ou diaz\u00e9pam 0,15-0,2 mg\/kg PC (max. 10 mg\/bolus, \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter 1\u00d7 si n\u00e9cessaire). Pour les patients sans acc\u00e8s i.v., le midazolam doit \u00eatre administr\u00e9 par voie intramusculaire \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un applicateur ou par voie intranasale (10 mg pour &gt;40 kg, 5 mg pour &lt;40-13 kg PC) en une seule prise). Si le SE persiste apr\u00e8s l&#8217;administration initiale d&#8217;une benzodiaz\u00e9pine, il faut v\u00e9rifier si la dose \u00e9tait ad\u00e9quate, car le sous-dosage du traitement initial est fr\u00e9quent par crainte des effets secondaires immanents des benzodiaz\u00e9pines et peut entra\u00eener une r\u00e9duction du contr\u00f4le des crises. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, la benzodiaz\u00e9pine doit \u00eatre administr\u00e9e \u00e0 nouveau \u00e0 une dose suffisamment \u00e9lev\u00e9e dans le cadre du traitement initial.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1306\" height=\"1084\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-374443\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7.png 1306w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-800x664.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-1160x963.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-120x100.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-90x75.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-320x266.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-560x465.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-240x199.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-180x149.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-640x531.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_NP1_s7-1120x930.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1306px) 100vw, 1306px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Si l&#8217;administration initiale de benzodiaz\u00e9pine a \u00e9t\u00e9 suffisamment forte, il faut administrer une dose plus faible dans les 30 minutes. dans la 2\u00e8me niveau de traitement, des m\u00e9dicaments suppresseurs de crises (ASM) disponibles par voie intraveineuse peuvent \u00eatre administr\u00e9s. En tant que m\u00e9dicaments de la Le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam (LEV, 60 mg\/kg PC, max. 4500 mg en &gt;10 min i.v.) (non autoris\u00e9 pour le traitement de la SE), le valproate (VPA, 40 mg\/kg PC, max. 3000 mg en &gt;10 min i.v.) ou la fosph\u00e9nyto\u00efne (FPHT, 20 mg\/kg PC, max. 1500 mg en &gt;10 min i.v.) doivent \u00eatre administr\u00e9s en 1er choix [4]. La fosph\u00e9nyto\u00efne est certes autoris\u00e9e en Allemagne et en Autriche, mais elle n&#8217;y est pas commercialis\u00e9e et n&#8217;est pas autoris\u00e9e en Suisse, de sorte que cela ne joue aucun r\u00f4le dans la mise en \u0153uvre pratique du traitement dans les pays germanophones. Une autre alternative possible est l&#8217;administration de lacosamide \u00e0 une dose de 5 mg\/kg i.v., qui peut \u00eatre administr\u00e9e pendant 15 minutes [5]. Il convient toutefois de noter qu&#8217;une contre-indication en cas de bloc AV 2. ou 3\u00e8me degr\u00e9. L\u00e0 encore, il n&#8217;existe pas d&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 pour la th\u00e9rapie SE. Les premi\u00e8res s\u00e9ries de cas et les rapports de cas d\u00e9crivent une utilisation r\u00e9ussie du brivaracetam par voie intraveineuse dans le SE r\u00e9fractaire [6].<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le traitement de niveau 2, en cas d&#8217;\u00e9chec de l&#8217;ASM i.v., une anesth\u00e9sie par intubation est pratiqu\u00e9e avec soit du thiopental, soit du midazolam, soit du propofol <strong>(tableau 2)<\/strong> [5]. En cas d&#8217;\u00e9chec de ce niveau de traitement, d&#8217;autres options th\u00e9rapeutiques sont propos\u00e9es dans la ligne directrice actuelle, mais elles sont en grande partie bas\u00e9es sur des rapports de cas individuels. \u00c0 ce stade, le SE est dit superr\u00e9fractaire (SRSE). Outre l&#8217;administration de barbituriques, de k\u00e9tamine, d&#8217;antagonistes NMDA, d&#8217;anesth\u00e9siques par inhalation tels que l&#8217;isoflurane ou le desflurane, on peut envisager l&#8217;administration ent\u00e9rale d&#8217;autres ASM &#8220;classiques&#8221; disponibles uniquement par voie orale ou des essais th\u00e9rapeutiques individuels avec la lidoca\u00efne, le r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne et la chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8.png\"><img decoding=\"async\" width=\"1828\" height=\"748\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-374442 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 1828px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1828\/748;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8.png 1828w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-800x327.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-1160x475.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-120x49.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-90x37.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-320x131.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-560x229.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-240x98.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-180x74.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-640x262.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-1120x458.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab2_NP1_s8-1600x655.png 1600w\" data-sizes=\"(max-width: 1828px) 100vw, 1828px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 id=\"problemes-actuels-dans-le-traitement-de-letat-de-mal-epileptique\" class=\"wp-block-heading\">Probl\u00e8mes actuels dans le traitement de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique<\/h3>\n\n\n\n<p>Le traitement rapide et \u00e0 dose suffisamment \u00e9lev\u00e9e du SE est d&#8217;une grande importance en termes de pronostic. Le traitement initial, en particulier, s&#8217;\u00e9carte encore souvent des recommandations de la ligne directrice. Guterman et al. 2021 ont pu montrer que le traitement du SE pr\u00e9clinique \u00e9tait rarement conforme aux lignes directrices pr\u00e9d\u00e9finies. Sur les 9176 admissions pr\u00e9hospitali\u00e8res pour \u00e9tat de mal \u00e9pileptique dans 743 \u00e9tablissements, 7665 patients (83,6%) ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par midazolam, 1264 (13,8%) par loraz\u00e9pam et 245 (2,7%) par diaz\u00e9pam. Il y a eu 357 cas (3,9% ; IC 95% : 3,5%-4,3%) o\u00f9 le traitement initial \u00e9tait conforme aux recommandations des experts en ce qui concerne la dose et le type recommand\u00e9s. La majorit\u00e9 des patients ont donc re\u00e7u des doses de benzodiaz\u00e9pines inf\u00e9rieures \u00e0 celles recommand\u00e9es [7].  <\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude SENSE, une \u00e9tude de cohorte trinationale, Kellinghaus et al. ont rapport\u00e9 que dans 15% des cas, aucune benzodiaz\u00e9pine n&#8217;a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e lors de la premi\u00e8re \u00e9tape du traitement. Les donn\u00e9es ont pu d\u00e9montrer que l&#8217;utilisation des benzodiaz\u00e9pines selon les lignes directrices \u00e9tait li\u00e9e au succ\u00e8s du traitement et \u00e0 un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 de SE perc\u00e9es [8].  <\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, toutes les \u00e9tudes ont montr\u00e9 que l&#8217;administration pr\u00e9-hospitali\u00e8re de benzodiaz\u00e9pines r\u00e9duisait le temps n\u00e9cessaire au contr\u00f4le des crises et la dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation des patients atteints de SE.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour optimiser le traitement initial, la simplification de l&#8217;administration des benzodiaz\u00e9pines gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;approbation des injecteurs et des applications nasales\/buccales repr\u00e9sentent une simplification de l&#8217;administration initiale par les secouristes et les soignants \u00e0 domicile, ce qui permettra d&#8217;optimiser davantage le traitement initial \u00e0 l&#8217;avenir [9].  <\/p>\n\n\n\n<p>Gawedzki et al. ont pu montrer en 2022, dans une \u00e9tude observationnelle monocentrique r\u00e9trospective men\u00e9e aux urgences, que la pr\u00e9sence d&#8217;un pharmacien accompagnant l&#8217;\u00e9quipe charg\u00e9e de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique r\u00e9duisait le d\u00e9lai m\u00e9dian d&#8217;administration du 1. et 2. ASM consid\u00e9rablement r\u00e9duit. De plus, le groupe de patients avec un pharmacien a re\u00e7u une dose m\u00e9diane plus \u00e9lev\u00e9e d&#8217;\u00e9quivalents de loraz\u00e9pam (2,5 mg [IQR 2\u20134] vs 2 mg [IQR 2\u20132]; p=0,04) et \u00e9tait plus susceptible de recevoir une dose initiale suffisamment \u00e9lev\u00e9e d&#8217;au moins 4 mg d&#8217;\u00e9quivalents de loraz\u00e9pam (38% vs 0% ; p=0,11). Cependant, aucune diff\u00e9rence n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans le LOS hospitalier ou la mortalit\u00e9 \u00e0 30 jours [10]. On en a conclu que la pr\u00e9sence d&#8217;un pharmacien ou d&#8217;un observateur du traitement augmentait la prise de conscience d&#8217;un traitement conforme aux lignes directrices.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre facteur cliniquement pertinent est la d\u00e9tection pr\u00e9coce de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique non convulsif (NCSE), car dans le cas de l&#8217;ES, un retard de diagnostic et de traitement entra\u00eene une augmentation de la mortalit\u00e9. Le SE non convulsif est l&#8217;une des urgences neurologiques les plus souvent n\u00e9glig\u00e9es, notamment parce qu&#8217;il est souvent associ\u00e9 \u00e0 des maladies internes graves qui rendent le diagnostic difficile [11]. L&#8217;\u00e9tude d&#8217;incidence de Leitinger et al. a montr\u00e9 que le SE non convulsif \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 un taux de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9 (CFR 27,65%). Avec une incidence de 12,1\/100 000, il s&#8217;agit d&#8217;une urgence fr\u00e9quente en \u00e9pileptologie [2].<\/p>\n\n\n\n<p>NCSE\/NCS (crise non convulsive) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s chez 21% des 170 sujets dans une unit\u00e9 de soins intensifs. Les crises cliniques ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le diagnostic EEG de NCSE\/NCS dans seulement 25% des cas. Les principaux facteurs de risque de NCSE\/ NCS \u00e9taient les maladies pr\u00e9existantes du SNC, par exemple les tumeurs du SNC, l&#8217;\u00e9pilepsie pr\u00e9existante, la m\u00e9ningite\/l&#8217;enc\u00e9phalite ou la d\u00e9tection de l&#8217;enc\u00e9phalomalacie \u00e0 l&#8217;IRM [12,13].  <\/p>\n\n\n\n<p>Si l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique persiste apr\u00e8s 1 heure ou 24 heures de traitement, on parle de SE r\u00e9fractaire ou supra-r\u00e9fractaire. Les SE r\u00e9fractaires et supra-r\u00e9fractaires ont un r\u00e9sultat nettement moins bon que les \u00e9tats de mal \u00e9pileptique faciles \u00e0 rompre. Strzelczyk et al. ont \u00e9tudi\u00e9 r\u00e9trospectivement les r\u00e9sultats et la dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation des patients pr\u00e9sentant un \u00e9tat de mal \u00e9pileptique r\u00e9fractaire et super r\u00e9fractaire. La base de donn\u00e9es &#8220;Gesundheitsforen Leipzig&#8221; a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e \u00e0 cet effet. Elle contient les diagnostics hospitaliers et ambulatoires, les co\u00fbts et les donn\u00e9es d\u00e9mographiques des patients atteints de SE. La majorit\u00e9 des patients atteints de SE non r\u00e9fractaire ont pu rentrer chez eux (78,1%), contre 70,1% pour l&#8217;ESR et seulement 31,7% pour le SRSE. Plus d&#8217;un tiers des patients atteints de SRSE (39,9%) sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, contre 15% des patients atteints d&#8217;ESR et 9,6% des patients atteints d&#8217;ESNR [14].<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"nouvelles-approches-therapeutiques-pour-le-traitement-du-se-supra-refractaire\" class=\"wp-block-heading\">Nouvelles approches th\u00e9rapeutiques pour le traitement du SE supra-r\u00e9fractaire<\/h3>\n\n\n\n<p>Actuellement, de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques, mais aussi des approches d\u00e9j\u00e0 connues, sont discut\u00e9es en tant qu&#8217;options th\u00e9rapeutiques possibles pour l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique r\u00e9fractaire. En premier lieu, il convient de mentionner d&#8217;autres tentatives de traitement m\u00e9dicamenteux :  <\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9tude de cohorte bicentrique suisse a inclus 205 patients, dont 27% ont re\u00e7u un anesth\u00e9sique apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec du m\u00e9dicament de premi\u00e8re ligne. Les r\u00e9sultats ont montr\u00e9 que l&#8217;anesth\u00e9sie en tant que traitement de seconde ligne est associ\u00e9e \u00e0 une dur\u00e9e m\u00e9diane de SE plus courte (0,5 versus 12,5 jours, p&lt;0,001), \u00e0 un temps d&#8217;hospitalisation en soins intensifs plus court (2 versus 5,5 jours, p&lt;0,001) et \u00e0 une dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation plus courte (8 versus 17 jours, p&lt;0,001) avec des taux de complications identiques par rapport \u00e0 l&#8217;anesth\u00e9sie en tant que traitement de troisi\u00e8me ligne.  [15].<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9cemment, l&#8217;utilisation du ph\u00e9nobarbital pour le traitement du SRSE a \u00e9t\u00e9 discut\u00e9e. Le ph\u00e9nobarbital est l&#8217;un des plus anciens ASM, utilis\u00e9 en clinique depuis 1912. Plusieurs rapports font \u00e9tat d&#8217;un effet suppresseur de crises important avec une faible s\u00e9dation. Parall\u00e8lement, des effets secondaires potentiels tels que l&#8217;hypotension, l&#8217;arythmie, l&#8217;augmentation du taux d&#8217;infection et l&#8217;hypopn\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s lors du traitement par le ph\u00e9nobarbital. Le ph\u00e9nobarbital entra\u00eene une augmentation de l&#8217;inhibition GABA-ergique et une diminution de l&#8217;excitation glutamatergique, ainsi qu&#8217;une inhibition des r\u00e9cepteurs AMPA. Le ph\u00e9nobarbital semble \u00eatre, dans certains cas, une option th\u00e9rapeutique pour le traitement de l&#8217;ESR qui ne doit pas \u00eatre oubli\u00e9e. Comme pour les autres ASM, un RCT serait souhaitable et n\u00e9cessaire pour \u00e9valuer la place dans le traitement du SE [16].<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les options th\u00e9rapeutiques non m\u00e9dicamenteuses, les options suivantes sont discut\u00e9es dans la ligne directrice actuelle : La stimulation transcr\u00e2nienne \u00e0 courant continu (tDCS), le stimulateur du nerf vague (VNS), le r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne et le refroidissement focal :<\/p>\n\n\n\n<p>Le TDCS est une technique de neuromodulation non invasive qui applique une faible stimulation par courant continu sur le cuir chevelu afin d&#8217;induire des effets polaris\u00e9s lin\u00e9aires et non lin\u00e9aires. La stimulation cathodique, en particulier, induit une hyperpolarisation dans les cellules neuronales et provoque des effets aigus et \u00e0 long terme potentiellement pertinents dans la physiopathologie du SRSE. Ng et al. ont test\u00e9 la faisabilit\u00e9 de l&#8217;utilisation de la stimulation transcr\u00e2nienne \u00e0 courant continu \u00e0 haute r\u00e9solution (hd-tDCS) dans le traitement de l&#8217;ESR. Chez 10 patients atteints d&#8217;ESR, aucun \u00e9v\u00e9nement ind\u00e9sirable n&#8217;est survenu au cours des 32 s\u00e9ances de hd-tDCS. Le TDCS pourrait \u00e9ventuellement \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une r\u00e9duction aigu\u00eb de l&#8217;entr\u00e9e pr\u00e9synaptique excitatrice ou \u00e0 une d\u00e9pression de la force synaptique m\u00e9di\u00e9e par les r\u00e9cepteurs N-m\u00e9thyl-D-aspartate (NMDA), qui peuvent produire des effets \u00e0 long terme, y compris une action transmembranaire, une migration des prot\u00e9ines et\/ou des effets anti-inflammatoires [17].  <\/p>\n\n\n\n<p>Le traitement du SE supra-r\u00e9fractaire par r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne (KD) constitue une approche tr\u00e8s prometteuse. Dans une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective non randomis\u00e9e, Koh et al. 140 patients atteints d&#8217;ESR. Parmi eux, 32 patients ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par KD. Parmi ceux-ci, le SE a \u00e9t\u00e9 franchi \u00e0 28 (81%). L&#8217;utilisation du KD a influenc\u00e9 la r\u00e9duction de l&#8217;\u00e9chelle de classement modifi\u00e9e (mRS) \u00e0 la sortie de l&#8217;h\u00f4pital, chez les personnes \u00e2g\u00e9es, en cas de scores de gravit\u00e9 \u00e9lev\u00e9s, sous traitement anesth\u00e9sique intraveineux continu (CIVAD) et chez les patients atteints de SRSE. De plus, les scores d&#8217;\u00e2ge et de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des crises, mais pas le CIVAD ou le SRSE, \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 un changement du score mRS m\u00e9di\u00e9 par KD \u00e0 3 mois. Sur la base de ces donn\u00e9es, les auteurs discutent d&#8217;un \u00e9ventuel effet neuroprotecteur du KD chez les patients SRSE [18].<\/p>\n\n\n\n<p>En tant que m\u00e9thode hautement exp\u00e9rimentale, Niesvizky-Kogan et al. r\u00e9cemment le principe du refroidissement focal comme option de traitement des \u00e9pilepsies r\u00e9fractaires et de la SE. Pendant le refroidissement, il y aurait une diminution de la lib\u00e9ration des neurotransmetteurs de la pr\u00e9synapse et une perte des \u00e9pines dendritiques dans la postsynapse. En outre, il est cens\u00e9 influencer les propri\u00e9t\u00e9s \u00e9lectriques, les acides nucl\u00e9iques, les neurotransmetteurs, et la fonction des canaux de la membrane cellulaire. Cette m\u00e9thode est analogue \u00e0 celle du refroidissement global en cas d&#8217;arr\u00eat post-cardiovasculaire et de l\u00e9sion isch\u00e9mique n\u00e9onatale, discut\u00e9e dans le cadre de la neuroprotection, mais elle est consid\u00e9r\u00e9e comme plus s\u00fbre [19].<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;<em>\u00e9tat de mal \u00e9pileptique r\u00e9fractaire<\/em> d&#8217;apparition r\u00e9cente ( <em>new onset refractory status epilepticus<\/em>, NORSE) constitue un d\u00e9fi th\u00e9rapeutique. La majorit\u00e9 des patients pr\u00e9sentant un \u00e9tat de mal \u00e9pileptique r\u00e9fractaire r\u00e9cent d\u00e9veloppent un SRSE avec une \u00e9volution clinique d\u00e9favorable et un taux de l\u00e9talit\u00e9 de 12 \u00e0 27% [3]. Comme Sculier et al. Dans la plupart des cas, le traitement est difficile, 75% des patients NORSE ont besoin d&#8217;un traitement anesth\u00e9sique. Les auteurs ont pu montrer qu&#8217;une enc\u00e9phalite auto-immune est \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une bonne moiti\u00e9 des cas, ce qui fait qu&#8217;un traitement immunosuppresseur pr\u00e9coce est recommand\u00e9, comme la prednisolone ou, au cours de l&#8217;\u00e9volution, \u00e9ventuellement des immunoglobulines intraveineuses et une s\u00e9paration du plasma ou, en deuxi\u00e8me ligne, des m\u00e9dicaments immunomodulateurs comme par exemple le rituximab [3]. Les patients atteints de NORSE doivent \u00e9galement recevoir un traitement initial du SE conforme aux directives. En cas d&#8217;\u00e9volution r\u00e9fractaire de la SE, Sculier et al. une immunoth\u00e9rapie dans les 72 premi\u00e8res heures.  <\/p>\n\n\n\n<p>Une autre approche th\u00e9rapeutique int\u00e9ressante consiste \u00e0 moduler les facteurs qui influencent l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique, tels que le m\u00e9tabolisme du glucose et les niveaux de phosphate de pyridoxal. Dans une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective monocentrique men\u00e9e par M\u00fcller et al. a cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer si les complications du traitement intraveineux par valproate, utilis\u00e9 pour traiter la SE, \u00e9taient diff\u00e9rentes chez les patients diab\u00e9tiques et non diab\u00e9tiques. Au cours de la p\u00e9riode d&#8217;\u00e9tude, 408 patients et 482 \u00e9pisodes de SE ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s par APV par voie intraveineuse. Les comparaisons entre groupes n&#8217;ont pas montr\u00e9 de diff\u00e9rence significative dans les taux d&#8217;abandon du traitement. Des diff\u00e9rences ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans le taux de thrombocytop\u00e9nies (p=0,015), qui \u00e9taient plus fr\u00e9quentes chez les patients diab\u00e9tiques. Au total, 36 \u00e9pisodes d&#8217;hypoglyc\u00e9mie ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, dont deux sont survenus spontan\u00e9ment sous APV. Les auteurs ont conclu que le diab\u00e8te, en tant que comorbidit\u00e9 importante, pr\u00e9sente un risque potentiellement accru de mauvais r\u00e9sultats apr\u00e8s une SE [20].<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective r\u00e9alis\u00e9e par Rubinos et al. Une \u00e9tude men\u00e9e sur 293 patients a examin\u00e9 la relation entre les niveaux de phosphate de pyridoxal (PLP) et la SE \u00e9tablie (eSE). Le taux m\u00e9dian de PLP du groupe eSE (12 nmol\/l) \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 celui du groupe ICU-noSE (22 nmol\/l, p=0,003), hors USI (16 nmol\/l, p=0,05) et des groupes ambulatoires (36 nmol\/l, p &lt;0,001). Les patients atteints d&#8217;eSE pr\u00e9sentaient donc une pr\u00e9valence significativement plus \u00e9lev\u00e9e de taux marginaux et faibles de PLP (90 et 80% respectivement) par rapport aux autres patients des USI et hors USI (USI-noSE : 70, 50% ; non USI : 63, 54% ; ambulatoire : 38, 21%) [21]. Cependant, il n&#8217;existe pas encore d&#8217;\u00e9tudes th\u00e9rapeutiques sur l&#8217;administration de PLP.<\/p>\n\n\n\n<h3 id=\"conclusion\" class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique est l&#8217;une des urgences les plus fr\u00e9quentes en neurologie. Les formes \u00e9volutives de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique r\u00e9fractaire et super-r\u00e9fractaire, en particulier, continuent de repr\u00e9senter un d\u00e9fi pour la pratique clinique. Un traitement initial \u00e0 dose suffisamment \u00e9lev\u00e9e, administr\u00e9 le plus rapidement possible apr\u00e8s le diagnostic, peut r\u00e9duire le taux d&#8217;\u00e9volutions r\u00e9fractaires. L&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique, en particulier lorsque la conscience n&#8217;est pas conserv\u00e9e, est un tableau clinique potentiellement l\u00e9tal qui n\u00e9cessite initialement un traitement et une surveillance en soins intensifs. Un traitement conforme aux lignes directrices doit \u00eatre mis en place d\u00e8s le d\u00e9but. De nouvelles approches th\u00e9rapeutiques de l&#8217;ESR, comme le r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne ou la tDCS, qui ont montr\u00e9 des r\u00e9sultats prometteurs, devraient \u00eatre envisag\u00e9es. Des \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires sont ici n\u00e9cessaires pour \u00e9valuer l&#8217;efficacit\u00e9 en dehors des cas individuels.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Messages Take-Home<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>L&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique est d\u00e9fini comme une crise d&#8217;\u00e9pilepsie d&#8217;une dur\u00e9e &gt;5 min ou une s\u00e9rie de crises entre lesquelles l&#8217;\u00e9tat neurologique initial n&#8217;est pas retrouv\u00e9.  <\/li>\n\n\n\n<li>Pour le traitement primaire de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique, l&#8217;administration rapide et suffisante de benzodiaz\u00e9pines, disponibles sous diff\u00e9rentes formes (intraveineuse, intramusculaire, intranasale, buccale\/sublinguale, rectale), constitue l&#8217;une des principales options.<\/li>\n\n\n\n<li>Le traitement d&#8217;un \u00e9tat de mal \u00e9pileptique doit \u00eatre effectu\u00e9 dans une unit\u00e9 de soins intensifs.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Knake S, Rosenow F, Vescovi M, et al. : Status Epilepticus Study Group Hessen (SESGH). Incidence de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique chez les adultes en Allemagne : une \u00e9tude prospective bas\u00e9e sur la population. \u00c9pilepsie. 2001 juin ; 42(6) : 714-718. doi : 10.1046\/j.1528-1157.2001.01101.x. PMID : 11422324.<\/li>\n\n\n\n<li>Leitinger M ; Trinka E ; Giovannini G, et al : Epidemiology of status epilepticus in adults : A population-based study on incidence, causes, and outcomes (2019). In : Epilepsia 60(1), 53-62. doi : 10.1111\/epi.14607.<\/li>\n\n\n\n<li>Sculier C, Ga\u00ednza-Lein M, S\u00e1nchez Fern\u00e1ndez I, Loddenkemper T : Long-term outcomes of status epilepticus : A critical assessment (2018). Dans : Epilepsia 59 Suppl 2, 155-169. doi 10.1111\/epi.14515.<\/li>\n\n\n\n<li>Rosenow F, Weber J, et al : \u00c9tat de mal \u00e9pileptique chez l&#8217;adulte. Ligne directrice S2k. (2020) : Ed. par la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de neurologie (DGN). Disponible en ligne sur www.dgn.org\/leitlinien, derni\u00e8re mise \u00e0 jour le 30.06.2020, derni\u00e8re r\u00e9vision le 27.10.2023.<\/li>\n\n\n\n<li>Misra Usha K, Dubey D, Kalita J : A randomized controlled trial of lacosamide versus sodium valproate in status epilepticus (2017). Dans : Epilepsia. doi : 10.1111\/epi.13706.<\/li>\n\n\n\n<li>Strzelczyk A, Steinig I, Willems LM, et al. : Treatment of refractory and super-refractory epilepticus status with brivaracetam : A cohort study from two German university hospitals. (2017b). In : Epilepsy &amp; behavior : E&amp;B 70 (Pt A), 177-181. doi : 10.1016\/j.yebeh.2017.03.028.<\/li>\n\n\n\n<li>Guterman EL, Burke JF, Sporer KA : Prehospital Treatment of Status Epilepticus in the United States (2021). In : JAMA 326 (19), 1970-1971. doi : 10.1001\/jama.2021.15964.<\/li>\n\n\n\n<li>Kellinghaus C, Rossetti AO, Trinka E, et al : SENSE registry for status epilepticus. \u00c9pilepsie. 2018 Oct ; 59 Suppl 2 : 150-154.<br>doi : 10.1111\/epi.14495. Epub 2018 Aug 29. PMID : 30159884<\/li>\n\n\n\n<li>Halliday AJ, Santamaria J, D&#8217;Souza WJ : Pre-hospital benzodiazepines associated with improved outcomes in out-of-hospital status epilepticus : A 10-year retrospective cohort study (2021). Dans : Epilepsy research 179, 106846. doi : 10.1016\/j.eplepsyres.2021.106846.<\/li>\n\n\n\n<li>Gawedzki P, Celmins L, Fischer D : Implication des pharmaciens dans le traitement anti\u00e9pileptique de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique dans les services d&#8217;urgence (2022). In : The American journal of emergency medicine 59, 129-132. doi : 10.1016\/j.ajem.2022.07.002.<\/li>\n\n\n\n<li>Drislane FW : Pr\u00e9sentation, \u00e9valuation et traitement de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique non convulsif (2000). Dans : Epilepsy &amp; behavior : E&amp;B 1 (5), 301-314. doi : 10.1006\/ebeh.2000.0100.<\/li>\n\n\n\n<li>Laccheo I, Sonmezturk H, Bhatt AB, et al. : Non-convulsive status epilepticus and non-convulsive seizures in neurological ICU patients (2015). In : Neurocritical care 22 (2), 202-211. doi : 10.1007\/s12028-014-0070-0.<\/li>\n\n\n\n<li>Spindler M, Jacks LM, Chen X, et al : Spectrum of nonconvulsive status epilepticus in patients with cancer (2013). In : Journal of clinical neurophysiology : official publication of the American Electroencephalographic Society 30 (4), 339-343. doi : 10.1097\/WNP.0b013e31829ddcdb.<\/li>\n\n\n\n<li>Strzelczyk A, Ansorge S, Hapfelmeier J, et al. : Co\u00fbts, dur\u00e9e de s\u00e9jour et mortalit\u00e9 de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique super-r\u00e9fractaire : une \u00e9tude de population en Allemagne (2017a). In : Epilepsia 58 (9), 1533-1541. DOI : 10.1111\/epi.13837.<\/li>\n\n\n\n<li>Sutter R, J\u00fcnger AL, Baumann SM, et al. : Equilibrer les risques et les b\u00e9n\u00e9fices de l&#8217;anesth\u00e9sie dans l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique (2023). In : Epilepsy &amp; behavior : E&amp;B 138, 109027. doi : 10.1016\/j.yebeh.2022.109027.<\/li>\n\n\n\n<li>Trinka E : Ph\u00e9nobarbital dans l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique &#8211; Red\u00e9couverte d&#8217;un m\u00e9dicament efficace. Epilepsy Behav 2023 Avr ; 141 : 109104. doi : 10.1016\/j.yebeh.2023.109104.<\/li>\n\n\n\n<li>Ng MC, El-Alawi H, Toutant D, et al. : Une \u00e9tude pilote de la stimulation transcr\u00e2nienne directe en haute d\u00e9finition du courant dans l&#8217;\u00e9tat \u00e9pileptique r\u00e9fractaire : l&#8217;essai SURESTEP (2023). In : Neurotherapeutics : the journal of the American Society for Experimental NeuroTherapeutics 20(1), 181-194. doi : 10.1007\/s13311-022-01317-5.<\/li>\n\n\n\n<li>Koh S, Kim T-J, Shin H-B, et al. : Expanding Indications for a Ketogenic Diet as an Adjuvant Therapy in Adult Refractory Status Epilepticus : an Exploratory Study Using Moderation Analysis (2022). In : Neurotherapeutics : the journal of the American Society for Experimental NeuroTherapeutics 19 (5), 1526-1534. doi : 10.1007\/s13311-022-01282-z.<\/li>\n\n\n\n<li>Niesvizky-Kogan I, Bass M, Goldenholz SR, Goldenholz M : Focal Cooling for Drug-Resistant Epilepsy : A Review (2022). Dans : JAMA neurology 79 (9), 937-944. doi : 10.1001\/jamaneurol.2022.1936.<\/li>\n\n\n\n<li>M\u00fcller A, Hofen-Hohloch Jv, Awissus C, et al : Le diab\u00e8te sucr\u00e9 affecte-t-il le profil de s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;acide valpro\u00efque pour le traitement de l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique ? Une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective (2022). In : Neurological research and practice 4(1), 52. doi : 10.1186\/s42466-022-00212-w.<\/li>\n\n\n\n<li>Rubinos C, Bruzzone MJ, Blodgett C, et al : Association of Serum Pyridoxal Phosphate Levels with Established Status Epilepticus (2023). In : Neurocritical care 38(1), 41-51. DOI : 10.1007\/s12028-022-01579-z.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2024; 22(1): 6\u201310<\/em><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique est d\u00e9fini comme une crise d&#8217;\u00e9pilepsie d&#8217;une dur\u00e9e de &gt;5 min ou une s\u00e9rie de crises entre lesquelles l&#8217;\u00e9tat neurologique initial n&#8217;est pas retrouv\u00e9. 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