{"id":375653,"date":"2024-04-15T00:01:00","date_gmt":"2024-04-14T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=375653"},"modified":"2024-04-16T15:36:25","modified_gmt":"2024-04-16T13:36:25","slug":"nouvelles-donnees-du-monde-reel-sur-lurticaire-a-la-lumiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/nouvelles-donnees-du-monde-reel-sur-lurticaire-a-la-lumiere\/","title":{"rendered":"Nouvelles donn\u00e9es du monde r\u00e9el sur l&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L&#8217;<em>urticaire <\/em>solaire est une photodermatose rare dont le diagnostic et le traitement ne sont pas encore unifi\u00e9s. Les r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude \u00e0 long terme ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans l&#8217;un des premiers num\u00e9ros de cette ann\u00e9e de la revue <em>Acta Dermato-Venereologica<\/em>. Pesqu\u00e9 et al. visaient \u00e0 analyser les caract\u00e9ristiques cliniques et th\u00e9rapeutiques d&#8217;une cohorte de patients atteints d&#8217;urticaire lumineuse dans le cadre d&#8217;un suivi \u00e0 long terme, en se concentrant sur l&#8217;\u00e9volution du traitement sous antihistaminiques et omalizumab.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>L&#8217;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e de janvier 2007 \u00e0 mai 2023 dans un service sp\u00e9cialis\u00e9 dans l&#8217;urticaire de l&#8217;Hospital del Mar, \u00e0 Barcelone (Espagne), chez des patients adultes ayant re\u00e7u un diagnostic d&#8217;urticaire lumineuse <strong>(encadr\u00e9) <\/strong>[1]. Le diagnostic a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli sur la base de l&#8217;anamn\u00e8se et des photoprovocations, qui ont permis de d\u00e9terminer la zone des longueurs d&#8217;onde d\u00e9clenchantes. Au total, 41 patients ont re\u00e7u un diagnostic d&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re au cours de cette p\u00e9riode. L&#8217;\u00e2ge moyen de d\u00e9but de la maladie \u00e9tait de 34,0 ans. La proportion de femmes (n=26 ; 63,4%) est plus importante que celle des hommes. La dermatite allergique de contact, la dermatite atopique et d&#8217;autres sous-types d&#8217;urticaire chronique inductible (CindU) \u00e9taient des comorbidit\u00e9s fr\u00e9quentes, tandis que seule une minorit\u00e9 de patients atteints d&#8217;urticaire lumineuse pr\u00e9sentaient une urticaire chronique spontan\u00e9e (CSU) ou des maladies auto-immunes (moins de 5% chacun).  <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-background\" style=\"background-color:#0792e33b\"><tbody><tr><td>Bien que la pathogen\u00e8se et l&#8217;\u00e9tiologie exactes de l&#8217;urticaire lumineuse ne soient pas encore totalement \u00e9lucid\u00e9es, on suppose que, comme pour une r\u00e9action allergique de type imm\u00e9diat (type I selon Coombs et Gell), les anticorps sp\u00e9cifiques de l&#8217;immunoglobuline E (IgE) d\u00e9clench\u00e9s par des photoallerg\u00e8nes se lient aux mastocytes, ce qui entra\u00eene la formation de papules.  [1\u20134]. Les r\u00e9actions cutan\u00e9es provoqu\u00e9es par les rayons ultraviolets (UVA et\/ou UVB) et\/ou la lumi\u00e8re visible dans le cadre d&#8217;une urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re apparaissent dans les minutes qui suivent l&#8217;exposition et commencent par un prurit prononc\u00e9, suivi d&#8217;un \u00e9ryth\u00e8me et d&#8217;une formation de papules d&#8217;intensit\u00e9 variable en fonction de la dose [2]. En particulier, si de grandes zones de la peau sont expos\u00e9es au spectre lumineux d\u00e9clencheur, des cas graves sont \u00e9galement possibles avec des maux de t\u00eate, des vertiges, des naus\u00e9es, un bronchospasme, une hypotension art\u00e9rielle et une tachycardie pouvant aller jusqu&#8217;au choc anaphylactique [2,5].  <\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<p>Les pouss\u00e9es d&#8217;urticaire lumineuse \u00e9taient accompagn\u00e9es d&#8217;urticaire (n=41, 10%), de d\u00e9mangeaisons (n=39, 95,1%), de br\u00fblures (n=11, 26,8%) ou m\u00eame d&#8217;angioed\u00e8me (n=3 ; 7,3%). Aucun sympt\u00f4me syst\u00e9mique associ\u00e9 n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9. Les sympt\u00f4mes cutan\u00e9s sont apparus en moyenne dans les 5 minutes suivant l&#8217;exposition et ont dur\u00e9 en moyenne 60 minutes. La plupart des patients ont r\u00e9agi positivement \u00e0 la photoprovocation (n=38 ; 92,7%), la gamme la plus courante de longueurs d&#8217;onde d\u00e9clenchantes \u00e9tant la combinaison des UVA et de la lumi\u00e8re visible (n=11 ; 29,7%).  <\/p>\n\n<h3 id=\"les-antihistaminiques-en-traitement-de-premiere-ligne-sont-majoritairement-efficaces\" class=\"wp-block-heading\">Les antihistaminiques en traitement de premi\u00e8re ligne sont majoritairement efficaces  <\/h3>\n\n<p>La valeur initiale moyenne du taux s\u00e9rique d&#8217;IgE \u00e9tait de 136,5 UI\/ml (IQR 338,5-50,5 UI\/ml) [1]. Des auto-anticorps (ANA et anti-TPO) n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s que chez un petit pourcentage de patients (9,8%). Les r\u00e9sultats concernant les porphyrines \u00e9taient normaux. La dur\u00e9e m\u00e9diane de suivi de la cohorte \u00e9tait de 60,0 mois. La grande majorit\u00e9 des patients (n=40 ; 97,6%) ont utilis\u00e9 la photoprotection. Les antihistaminiques ont \u00e9t\u00e9 le traitement de premi\u00e8re intention chez tous les patients, initialement \u00e0 une dose 2 fois sup\u00e9rieure, puis \u00e0 une dose 4 fois sup\u00e9rieure si cela ne suffisait pas \u00e0 obtenir un contr\u00f4le (n=18 ; 43,9%).<strong> (tableau 1). <\/strong>Chez les patients trait\u00e9s uniquement par antihistaminiques, la dur\u00e9e moyenne du traitement \u00e9tait de 33,8 (13,7-71,9) mois. Le nombre de patients chez lesquels 2 fois la dose a suffi pour obtenir un contr\u00f4le \u00e9tait de 82,1% (n=23\/28), une augmentation \u00e0 4 fois la dose a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 5 patients. La moiti\u00e9 de ce groupe de patients (14\/28) a pr\u00e9sent\u00e9 une r\u00e9mission compl\u00e8te (c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;absence de sympt\u00f4mes pendant au moins 12 mois apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat du m\u00e9dicament).  <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1465\" height=\"722\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-375582\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27.png 1465w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-800x394.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-1160x572.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-120x59.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-90x44.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-320x158.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-560x276.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-240x118.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-180x89.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-640x315.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/tab1_DP1_s27-1120x552.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1465px) 100vw, 1465px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<h3 id=\"traitement-par-omalizumab-fc%ce%b5ri-comme-biomarqueur-possible-de-la-reponse\" class=\"wp-block-heading\">Traitement par omalizumab : Fc\u03b5RI comme biomarqueur possible de la r\u00e9ponse<\/h3>\n\n<p>En cas d&#8217;urticaire lumineuse r\u00e9sistante aux antihistaminiques, un essai de traitement par omalizumab a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 (n=13 ; 31,7%) [1]. Le traitement par l&#8217;anticorps anti-IgE a \u00e9t\u00e9 introduit chez 5 patients entre 2015 et 2018, chez 5 patients en 2019 et chez 3 patients entre 2020 et 2021. Dans ce groupe (n=13), la dur\u00e9e m\u00e9diane du traitement par omalizumab \u00e9tait de 51,4 mois. La valeur UCT basale m\u00e9diane \u00e9tait de 6. Chez tous les patients, l&#8217;omalizumab a \u00e9t\u00e9 initialement utilis\u00e9 \u00e0 une dose de 300 mg toutes les 4 semaines. La &#8220;Drug survival&#8221; \u00e0 12, 24 et 48 mois \u00e9tait respectivement de 100% (13\/13), 100% (12\/12) et 88,9% (8\/9). Une augmentation de la dose d&#8217;omalizumab \u00e0 450 mg toutes les 4 semaines a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire chez 3 patients pour lesquels un contr\u00f4le partiel\/complet a ensuite \u00e9t\u00e9 obtenu. Aucun patient n&#8217;a n\u00e9cessit\u00e9 une augmentation de la dose \u00e0 600 mg toutes les 4 semaines. Une r\u00e9duction progressive de la dose a \u00e9t\u00e9 tent\u00e9e chez 8 patients, mais seuls 5 patients ont pu arr\u00eater compl\u00e8tement l&#8217;omalizumab. Quatre de ces 5 patients ont pr\u00e9sent\u00e9 des rechutes d&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat du traitement. Au total, 4 patients continueront \u00e0 recevoir 300 mg toutes les 6 semaines et 3 patients recevront 300 mg toutes les 8 semaines. Les antihistaminiques n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s que chez 5\/13 patients \u00e0 la dose autoris\u00e9e (1\/5), 2 fois (3\/5) ou 3 fois (1\/5) apr\u00e8s 6 mois.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26.png\"><img decoding=\"async\" width=\"756\" height=\"449\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-375587 lazyload\" style=\"--smush-placeholder-width: 756px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 756\/449;width:500px\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26.png 756w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26-120x71.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26-90x53.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26-320x190.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26-560x333.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26-240x143.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26-180x107.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Ubersicht1_DP1_s26-640x380.png 640w\" data-sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement par omalizumab, des mesures UCT et Fc\u03b5RI ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es chez 11 patients aux semaines 4, 8, 12 et 24. Pour les UCT, une augmentation rapide et significative des valeurs m\u00e9dianes a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e, ce qui indique une am\u00e9lioration du contr\u00f4le des sympt\u00f4mes chez les patients trait\u00e9s par l&#8217;omalizumab. En outre, la variation de l&#8217;expression de Fc\u03b5RI dans les basophiles apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement par omalizumab au cours de la m\u00eame p\u00e9riode a montr\u00e9 une baisse significative par rapport \u00e0 la valeur initiale \u00e0 la semaine 4, qui s&#8217;est poursuivie jusqu&#8217;\u00e0 la semaine 24. Aucun effet ind\u00e9sirable de l&#8217;omalizumab n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 chez aucun patient.  <\/p>\n\n<h3 id=\"discussion\" class=\"wp-block-heading\">Discussion <\/h3>\n\n<p>Les caract\u00e9ristiques d\u00e9mographiques de la cohorte sont coh\u00e9rentes avec les \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes [6\u20138] et confirment que l&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re est plus fr\u00e9quente chez les femmes jeunes et adultes. En ce qui concerne les comorbidit\u00e9s, cette \u00e9tude a confirm\u00e9 que la dermatite atopique et d&#8217;autres CindU sont plus fr\u00e9quentes en cas d&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re. Les caract\u00e9ristiques cliniques de l&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re et les r\u00e9sultats de la photoprovocation se sont av\u00e9r\u00e9s similaires \u00e0 ceux des \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes. En ce qui concerne les caract\u00e9ristiques diagnostiques en laboratoire, l&#8217;absence de contexte s\u00e9rologique auto-immun et\/ou inflammatoire a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 postul\u00e9e pour d&#8217;autres types d&#8217;urticaire chronique, comme le CSU auto-immun [9].  <\/p>\n\n<p>En cas d&#8217;urticaire lumineuse, la d\u00e9termination pr\u00e9cise de la plage de longueurs d&#8217;onde d\u00e9clenchantes permet de choisir des produits de protection solaire ou des sources lumineuses dot\u00e9es d&#8217;un filtre UV appropri\u00e9. Cependant, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que chez de nombreux patients, le seuil du d\u00e9clencheur physique pertinent est bas, ce qui rend pratiquement impossible l&#8217;\u00e9vitement total des sympt\u00f4mes [12]. Dans certains cas, une th\u00e9rapie de rush de trois jours avec des UV-A s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e efficace pour induire la tol\u00e9rance [13\u201315]. Comme l&#8217;induction de la tol\u00e9rance ne dure que quelques jours, une exposition quotidienne coh\u00e9rente au stimulus au niveau de seuil actuel est n\u00e9cessaire. Les antihistaminiques H1 de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (H1-AH-2G) constituent le traitement symptomatique de premier choix. Des effets th\u00e9rapeutiques parfois durables ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 obtenus en combinant le photo-hardening et des antihistaminiques [13\u201315]. Pour les patients qui ne r\u00e9pondent pas suffisamment \u00e0 H1-AH-2G, l&#8217;omalizumab est la prochaine \u00e9tape de l&#8217;algorithme th\u00e9rapeutique. La dose initiale recommand\u00e9e est de 300 mg toutes les 4 semaines, la posologie est ind\u00e9pendante du taux s\u00e9rique total.  <\/p>\n\n<p>Les caract\u00e9ristiques th\u00e9rapeutiques dans la pr\u00e9sente \u00e9tude indiquent que les sympt\u00f4mes de l&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 bien contr\u00f4l\u00e9s chez une proportion significative de patients avec une dose d&#8217;antihistaminique 2 fois sup\u00e9rieure \u00e0 la dose normale, sans qu&#8217;aucune autre mesure th\u00e9rapeutique ne soit n\u00e9cessaire pendant le suivi [1]. Au cours d&#8217;un suivi m\u00e9dian de 60 mois, une r\u00e9mission compl\u00e8te et durable a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez environ un tiers des patients. De plus, une valeur basale faible au test de contr\u00f4le de l&#8217;urticaire (UCT ; score d&#8217;\u00e9valuation de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie) \u00e9tait un crit\u00e8re clinique diff\u00e9rentiel significatif (p&lt;0,01) pour l&#8217;administration d&#8217;omalizumab. Les auteurs de l&#8217;\u00e9tude indiquent qu&#8217;il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;un pr\u00e9dicteur possible d&#8217;un manque de r\u00e9ponse aux antihistaminiques et de la prescription ult\u00e9rieure d&#8217;omalizumab, ainsi que d&#8217;une urticaire prolong\u00e9e [1].  <\/p>\n\n<p>Des publications ant\u00e9rieures ont montr\u00e9 que les sympt\u00f4mes de l&#8217;urticaire \u00e0 la lumi\u00e8re sont d\u00e9clench\u00e9s par l&#8217;implication d&#8217;une voie de signalisation IgE [3,4,10,11]. L&#8217;association de l&#8217;am\u00e9lioration clinique avec la r\u00e9duction du Fc\u03b5RI chez les r\u00e9pondeurs \u00e0 l&#8217;omalizumab souligne l&#8217;importance de la physiopathologie d&#8217;une hypersensibilit\u00e9 de type 1 m\u00e9di\u00e9e par les IgE dans l&#8217;urticaire lumineuse en pratique clinique. Selon les connaissances actuelles, on suppose que la lumi\u00e8re incidente est absorb\u00e9e par une mol\u00e9cule pr\u00e9curseur dans le derme, ce qui entra\u00eene l&#8217;activation du chromophore [2]. Le photoproduit qui en r\u00e9sulte agit comme un photoallerg\u00e8ne contre lequel se forment des IgE sp\u00e9cifiques qui se lient aux mastocytes de la peau. La fixation du photoallerg\u00e8ne sur le r\u00e9cepteur Fc\u03b5RI de l&#8217;IgE entra\u00eene une r\u00e9action antig\u00e8ne-anticorps suivie d&#8217;une d\u00e9granulation des mastocytes, ce qui se traduit par la symptomatologie clinique de l&#8217;urticaire lumineuse avec formation de papules, \u00e9ryth\u00e8me et d\u00e9mangeaisons.  <\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :  <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Pesqu\u00e9 D, et al.: Solar Urticaria: An Ambispective Study in a Long-term Follow-up Cohort with Emphasis on Therapeutic Predictors and Outcomes. Acta Derm Venereol 2024 Jan 8;104: adv25576.<\/li>\n\n\n\n<li>Gaebelein-Wissing N, et al.: Lichturtikaria: Klinik, Diagnostik, Verlauf und Therapiemanagement bei 27 Patienten. JDDG 2020;18(11): 1261\u20131269. <\/li>\n\n\n\n<li>Goetze S, Elsner P: Solar urticaria. JDDG Ges 2015; 13: 1250\u20131253.<\/li>\n\n\n\n<li>McSweeney SM, et al.: Pathogenesis of solar urticaria: Classic perspectives and emerging concepts. Exp Dermatol 2022; 31: 586\u2013593.<\/li>\n\n\n\n<li>Haylett AK, et al.: Solar urticaria in 145 patients: assessment of action spectra and impact on quality of life in adults and children. Photodermatol, Photoimmunol, Photomedicine 2018; 34: 262\u2013268. <\/li>\n\n\n\n<li>Morgado-Carrasco D, et al.: Clinical and photobiological response in eight patients with solar urticaria under treatment with omalizumab, and review of the literature. Photodermatol Photoimmunol Photomed 2018; 34: 194\u2013199.<\/li>\n\n\n\n<li>Snast I, et al.: Real-life experience in the treatment of solar urticaria: retrospective cohort study. Clin Exp Dermatol 2019; 44: e164\u2013e170.<\/li>\n\n\n\n<li>Photiou L, Foley P, Ross G. Solar urticaria \u2013 an Australian case series of 83 patients. Australas J Dermatol 2019; 60: 110\u2013117.<\/li>\n\n\n\n<li>Pesqu\u00e9 D, et al.: Autoimmune diseases and low baseline immunoglobulin E in chronic spontaneous urticaria: a clinical and therapeutic prospective analysis in real clinical practice. J Allergy Clin Immunol Pract 2023; 11: 3763\u20133771.e5<\/li>\n\n\n\n<li>McSweeney SM, et al.: Systematic review of the clinical characteristics and natural history of solar urticaria. JAAD 2023; 89: 138\u2013140. <\/li>\n\n\n\n<li>Maurer M, et al.: Management and treatment of chronic urticaria (CU). JEADV 2015; 29: 16\u201332.<\/li>\n\n\n\n<li>Lehmann P, Schwarz T: Lichtdermatosen: Diagnostik und Therapie. Dt Arztebl Int 2011; 108(9): 135\u2013141. <\/li>\n\n\n\n<li>Zuberbier T, et al.: Deutsche S3-Leitlinie zur Klassifikation, Diagnostik und Therapie der Urtikaria, 2022. AWMF-Leitlinienregister (013-028).<\/li>\n\n\n\n<li>Beissert S, et al.: UVA rush hardening for the treatment of solar urticaria. Case Reports. JAAD 2000; 42(6): 1030\u20131032. <\/li>\n\n\n\n<li>H\u00f6lzle E: Lichturtikaria. In: E H\u00f6lzle: Photodermatosen und Lichtreaktionen der Haut. Wissenschaftliche Verlagsgesellschaft, Stuttgart, 2003: 130\u2013153.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>DERMATOLOGIE PRAXIS 2024; 34(1): 26\u201327<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;urticaire solaire est une photodermatose rare dont le diagnostic et le traitement ne sont pas encore unifi\u00e9s. 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