{"id":376117,"date":"2024-03-01T02:00:00","date_gmt":"2024-03-01T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-suspects-inhabituels\/"},"modified":"2024-04-01T00:12:52","modified_gmt":"2024-03-31T22:12:52","slug":"les-suspects-inhabituels","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-suspects-inhabituels\/","title":{"rendered":"Les suspects inhabituels"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L&#8217;OMS estime qu&#8217;il y a environ 200 millions de cas de pneumonie virale chaque ann\u00e9e dans le monde (le COVID-19 n&#8217;est pas pris en compte), dont la moiti\u00e9 concerne des enfants. Chez les adultes, environ 20% de toutes les pneumonies sont caus\u00e9es par des virus, le risque \u00e9tant particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 70 ans. Outre les &#8220;suspects habituels&#8221;, certains groupes \u00e0 risque peuvent \u00e9galement \u00eatre touch\u00e9s par des agents pathog\u00e8nes rares.  <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Les agents pathog\u00e8nes fr\u00e9quents des pneumonies virales sont la grippe, le SRAS-CoV-2 et le VRS. &#8220;Un adulte en bonne sant\u00e9 n&#8217;attrape que tr\u00e8s rarement un agent pathog\u00e8ne en dehors de ce spectre&#8221;, a constat\u00e9 le Dr Michael Knappik, du service des maladies respiratoires et pulmonaires, Wiener Gesundheitsverbund, Klinik Penzing, Vienne (A) [1]. Dans de tels cas, les patients immunod\u00e9prim\u00e9s, dont le syst\u00e8me immunitaire est affaibli, sont donc les plus touch\u00e9s. &#8220;D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, il existe des r\u00e9gions du monde o\u00f9 les maladies virales rares sont end\u00e9miques et peuvent entra\u00eener des infections graves, m\u00eame chez les personnes immunocomp\u00e9tentes&#8221;. Le Dr Knappik a abord\u00e9 en d\u00e9tail certains de ces agents pathog\u00e8nes rares.<\/p>\n\n<h3 id=\"pneumonie-virale-en-cas-dimmunosuppression\" class=\"wp-block-heading\">Pneumonie virale en cas d&#8217;immunosuppression<\/h3>\n\n<p>Les facteurs de risque les plus courants sont la transplantation d&#8217;organes (HSCT\/SOT), le VIH (en fonction du statut CD4) et les m\u00e9dicaments immunomodulateurs. Les agents pathog\u00e8nes susceptibles d&#8217;attaquer ces patients vuln\u00e9rables sont le CMV, le HSV, la varicelle, l&#8217;EBV, le bocavirus, le rhinovirus humain ou encore l&#8217;ad\u00e9novirus. &#8220;Beaucoup de ces agents pathog\u00e8nes provoquent des rhumes normaux chez les adultes immunocomp\u00e9tents et peuvent entra\u00eener une exacerbation de l&#8217;infection chez les patients asthmatiques ou atteints de BPCO, mais tr\u00e8s rarement seulement une pneumonie&#8221;, a expliqu\u00e9 l&#8217;expert.<\/p>\n\n<p><strong>Pneumonie \u00e0 CMV : <\/strong>la pneumonie \u00e0 CMV est particuli\u00e8rement redout\u00e9e apr\u00e8s une transplantation d&#8217;organe ainsi que chez les patients VIH dont l&#8217;infection est tr\u00e8s avanc\u00e9e (CD4 &lt;50 cellules\/\u03bcl), a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Knappik. Le diagnostic repose sur un scanner thoracique et l&#8217;histopathologie est consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;\u00e9talon-or pour d\u00e9terminer s&#8217;il s&#8217;agit par exemple d&#8217;une infection \u00e0 CMV ou d&#8217;une maladie avec manifestation organique. Cependant, les patients sont souvent dans un \u00e9tat critique, ce qui rend les praticiens plus r\u00e9ticents \u00e0 utiliser des diagnostics invasifs et \u00e0 prendre le risque de saignements. Alternativement, la PCR quantitative s&#8217;est \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9e efficace (BAL &gt;<sup>104-5<\/sup> cop\/ml).<\/p>\n\n<p>Le ganciclovir 5 mg\/kg i.v. q12h est utilis\u00e9 par voie parent\u00e9rale dans la phase initiale, lorsque le patient est encore instable. Mais le valganciclovir 900 mg q12h a \u00e9galement une tr\u00e8s bonne biodisponibilit\u00e9 orale, de sorte que le patient peut passer \u00e0 ce produit apr\u00e8s stabilisation, a expliqu\u00e9 l&#8217;infectiologue.<\/p>\n\n<p>Dans le domaine de l&#8217;h\u00e9mato-oncologie, il arrive que des patients soient r\u00e9fractaires malgr\u00e9 ce traitement et que l&#8217;on observe une charge virale croissante ou du moins non d\u00e9croissante. Pour ces cas, le maribavir est disponible depuis 2022, ce qui montre une am\u00e9lioration significative dans ce groupe de patients.<\/p>\n\n<h3 id=\"pneumonie-virale-en-cas-dantecedents-a-letranger\" class=\"wp-block-heading\">Pneumonie virale en cas d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger<\/h3>\n\n<p>Parmi les rares agents pathog\u00e8nes ayant des ant\u00e9c\u00e9dents \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger figure toujours le<em> coronavirus<\/em>MERS<em> (Middle Eastern Respiratory Syndrome)<\/em>, qui a \u00e9t\u00e9 le deuxi\u00e8me coronavirus \u00e0 provoquer une \u00e9pid\u00e9mie de grande ampleur apr\u00e8s le SRAS-CoV-1. La transmission se fait principalement par les chameaux, plus rarement par les chauves-souris. L&#8217;incidence a toutefois consid\u00e9rablement diminu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es : en 2023, il n&#8217;y avait que deux cas confirm\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale, ce qui rend le MERS-CoV presque n\u00e9gligeable.<\/p>\n\n<p><strong>Hantavirus : <\/strong>l&#8217;hantavirus peut provoquer le <em>syndrome (cardio)pulmonaire de Hanta<\/em> (HPS\/HCPS). Les hantavirus appartiennent \u00e0 la famille des Bunyaviridae, il existe environ 20 esp\u00e8ces pathog\u00e8nes pour l&#8217;homme dans le monde. L&#8217;incidence est d&#8217;environ 200 cas par an au niveau mondial, dont une trentaine rien qu&#8217;aux \u00c9tats-Unis. La transmission se fait par a\u00e9rosols (f\u00e8ces, urine, cadavres) de rongeurs et par morsures d&#8217;animaux. La p\u00e9riode d&#8217;incubation est relativement courte, de l&#8217;ordre de 14 jours (7 \u00e0 30 jours), et le principal moyen de diagnostic est la PCR.<\/p>\n\n<p>Les hantavirus dits du Vieux Monde provoquent une n\u00e9phrite \u00e9pid\u00e9mique ou de la fi\u00e8vre avec syndrome r\u00e9nal et sont surtout pr\u00e9sents en Europe et en Asie. En termes d&#8217;incidence, ils sont en t\u00eate au niveau mondial, mais il existe environ 15 hantavirus diff\u00e9rents dans le nouveau monde, qui peuvent tous entra\u00eener des syndromes cardio-pulmonaires, a expliqu\u00e9 le Dr Knappik.  <\/p>\n\n<p>La symptomatologie pr\u00e9coce du SPH est plut\u00f4t non sp\u00e9cifique et comprend de la fi\u00e8vre, des myalgies et des sympt\u00f4mes gastro-intestinaux. Ce n&#8217;est qu&#8217;aux stades ult\u00e9rieurs que la toux, les infiltrats bilat\u00e9raux, l&#8217;\u0153d\u00e8me pulmonaire et le SDRA apparaissent. En laboratoire, on constate une augmentation des leucocytes et \u00e9galement une augmentation de l&#8217;h\u00e9moglobine ainsi qu&#8217;une thrombocytop\u00e9nie. Il n&#8217;existe pas de traitement sp\u00e9cifique, &#8220;mais il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la mortalit\u00e9 peut \u00eatre r\u00e9duite si les patients sont mis sous ECMO \u00e0 un stade pr\u00e9coce&#8221;. Avec un taux de mortalit\u00e9 de 40%, le pronostic reste toutefois relativement mauvais.<\/p>\n\n<p><strong>Virus Nipah :<\/strong> le virus Nipah appartient \u00e0 la famille des Paramyxoviridae, il poss\u00e8de une incidence d&#8217;environ 200 cas par an et une p\u00e9riode d&#8217;incubation de 4 \u00e0 14 jours. Ici aussi, le diagnostic se fait par PCR (ELISA). Le virus est principalement transmis par les roussettes, qui se nourrissent de fruits et transmettent l&#8217;agent pathog\u00e8ne par le sang, la salive et l&#8217;urine. Les fruits contamin\u00e9s peuvent infecter les personnes et ensuite propager le virus d&#8217;une personne \u00e0 l&#8217;autre. Il en va de m\u00eame pour les porcs.  <\/p>\n\n<p>L&#8217;aire de r\u00e9partition du virus Nipah est l&#8217;Inde et le Bangladesh, et une seule \u00e9pid\u00e9mie a eu lieu en Malaisie \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990. Les taux de mortalit\u00e9 dans ces zones sont sup\u00e9rieurs \u00e0 70%. La symptomatologie est \u00e9galement plut\u00f4t non sp\u00e9cifique au d\u00e9but, avec des sympt\u00f4mes de type grippal (fi\u00e8vre, maux de t\u00eate), puis des sympt\u00f4mes respiratoires apparaissent \u00e9galement. Environ 3 \u00e0 14 jours apr\u00e8s ces derniers, des sympt\u00f4mes neurologiques (enc\u00e9phalite) s&#8217;ajoutent typiquement, avec des vertiges, des convulsions et un coma, dont l&#8217;issue finale est souvent fatale.<\/p>\n\n<p>Sur le plan th\u00e9rapeutique, il n&#8217;existe aucune \u00e9tude probante. Les \u00e9tudes sur les animaux ont montr\u00e9 une activit\u00e9 du Remdesivir in vitro, &#8220;mais cela doit \u00eatre \u00e9tudi\u00e9 plus en profondeur&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Knappik.<\/p>\n\n<p><strong>Grippe aviaire Influenza A (H5N1) : <\/strong>La premi\u00e8re description de la grippe A (H5N1) remonte \u00e0 1996, mais il n&#8217;y a pas encore eu d&#8217;\u00e9pid\u00e9mie majeure chez l&#8217;homme. Pourtant, rien qu&#8217;au cours des 10 derni\u00e8res ann\u00e9es, 9 nouveaux virus pathog\u00e8nes diff\u00e9rents pour l&#8217;homme ont \u00e9t\u00e9 transmis par les volailles \u00e0 l&#8217;homme. La plupart du temps, il ne s&#8217;agissait que de quelques cas isol\u00e9s et il n&#8217;y a pas eu de transmission interhumaine. 8 des 9 foyers ont eu lieu en Chine.<\/p>\n\n<p>En 2020, un nouveau variant du H5N1 est apparu par r\u00e9assortiment. Il s&#8217;agit d&#8217;une combinaison de H5N8 et de H5N1 qui se transmet tr\u00e8s efficacement entre les volailles et entre les volailles et les oiseaux sauvages. En cons\u00e9quence, un cas a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en Am\u00e9rique latine \u00e0 l&#8217;automne 2022 et, en octobre de la m\u00eame ann\u00e9e, un \u00e9levage de visons en Espagne comptant 50 000 animaux a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9. Dans ce cas, des transmissions de mammif\u00e8re \u00e0 mammif\u00e8re ont eu lieu, les visons mourant souvent d&#8217;infections respiratoires. D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la d\u00e9tection est de plus en plus fr\u00e9quente chez les mammif\u00e8res, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;expert, y compris les pr\u00e9dateurs comme les renards, les ours ou les l\u00e9opards, mais aussi les animaux domestiques comme les chats et les chiens.<\/p>\n\n<p>&#8220;Chez les volailles, la grippe aviaire n&#8217;est pas vraiment une maladie respiratoire, mais plut\u00f4t gastro-intestinale. Mais lorsque des oiseaux sauvages morts sont mang\u00e9s par des pr\u00e9dateurs, des infections se produisent, ce qui a notamment entra\u00een\u00e9 la mort massive de phoques dans l&#8217;Antarctique&#8221;. De m\u00eame, lors d&#8217;une \u00e9pid\u00e9mie parmi les chats en Pologne en 2023, le virus avait \u00e9t\u00e9 transmis aux animaux par la nourriture.  <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"2192\" height=\"1772\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-376043\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31.png 2192w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-800x647.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-1160x938.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-2048x1656.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-120x97.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-90x73.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-320x259.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-560x453.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-1920x1552.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-240x194.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-180x146.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-640x517.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-1120x905.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/abb1_PA1_s31-1600x1293.png 1600w\" sizes=\"(max-width: 2192px) 100vw, 2192px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Chez l&#8217;homme, on dispose d&#8217;une vingtaine d&#8217;ann\u00e9es d&#8217;exp\u00e9rience et d&#8217;environ 880 cas de H5N1 enregistr\u00e9s<strong> (figure 1). <\/strong>Le taux de mortalit\u00e9 par cas<em> (<\/em> CFR) est \u00e9lev\u00e9 (50%) et la transmission interhumaine n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e. Le nouveau clade ne semble pas aussi pathog\u00e8ne et la transmission \u00e0 l&#8217;homme difficile : malgr\u00e9 une forte augmentation dans le monde, seuls quelques cas pathog\u00e8nes pour l&#8217;homme ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. L&#8217;OMS aussi pr\u00e9sente le clade actuel avec un potentiel pand\u00e9mique encore faible.<\/p>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : WATL 2024<\/em><\/p>\n\n<p>Sources : <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Knappik M : Expos\u00e9 &#8220;Die Pneumologie geht viral &#8211; seltene Erreger von viraler Pneumonien&#8221;. 8e congr\u00e8s de l&#8217;Association scientifique pour le traitement des maladies pulmonaires (WATL). Num\u00e9rique, 13.01.2024.<\/li>\n\n\n\n<li>Adlhoch C, Fusaro A, Gonzales JL, et al : Avian influenza overview September-December 2023. EFSA Journal 2023 ; 21(12) : e8539 ; doi : 10.2903\/j.efsa.2023.8539.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2024 ; 6(1) : 30-31 (publi\u00e9 le 6.3.24, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;OMS estime qu&#8217;il y a environ 200 millions de cas de pneumonie virale chaque ann\u00e9e dans le monde (le COVID-19 n&#8217;est pas pris en compte), dont la moiti\u00e9 concerne des&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":376125,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Agents pathog\u00e8nes rares des pneumonies virales  ","footnotes":""},"category":[11428,11315,11510,11477,11535,11549],"tags":[74701,74702,74624,9523,815,74697,74630,74626,5649,18024,74625,74706,74705,720,74704],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-376117","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-infectiologie","category-medecine-interne-generale","category-medecine-tropicale-et-medecine-des-voyages","category-pneumologie-fr","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-agents-viraux","tag-antecedents-medicaux-a-letranger","tag-cmv","tag-covid-19","tag-grippe","tag-grippe-aviaire","tag-h5n1","tag-hanta","tag-hantavirus","tag-immunosuppression","tag-nipah","tag-pneumonie-a-cmv","tag-pneumonies","tag-virus","tag-virus-nipah","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-08 13:14:10","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":376131,"slug":"i-sospetti-insoliti","post_title":"I sospetti insoliti","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/i-sospetti-insoliti\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":376147,"slug":"os-suspeitos-invulgares","post_title":"Os suspeitos invulgares","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/os-suspeitos-invulgares\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":376160,"slug":"los-sospechosos-inusuales","post_title":"Los sospechosos inusuales","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/los-sospechosos-inusuales\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/376117","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=376117"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/376117\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":376127,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/376117\/revisions\/376127"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/376125"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=376117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=376117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=376117"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=376117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}