{"id":378661,"date":"2024-05-18T14:00:00","date_gmt":"2024-05-18T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/atteindre-lobjectif-grace-a-un-traitement-adapte-a-chaque-etape-et-a-leducation-des-patients\/"},"modified":"2024-05-17T22:21:41","modified_gmt":"2024-05-17T20:21:41","slug":"atteindre-lobjectif-grace-a-un-traitement-adapte-a-chaque-etape-et-a-leducation-des-patients","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/atteindre-lobjectif-grace-a-un-traitement-adapte-a-chaque-etape-et-a-leducation-des-patients\/","title":{"rendered":"Atteindre l\u2019objectif gr\u00e2ce \u00e0 un traitement adapt\u00e9 \u00e0 chaque \u00e9tape et \u00e0 l\u2019\u00e9ducation des patients"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La mise \u00e0 jour du guide en langue allemande sur le traitement de la dermatite atopique (DA) est bas\u00e9e sur le guide EuroGuiDerm et a \u00e9t\u00e9 enrichie de plusieurs nouveaut\u00e9s importantes. La MA \u00e9tant une maladie inflammatoire chronique souvent r\u00e9cidivante et son traitement ad\u00e9quat n\u00e9cessitant une certaine adh\u00e9sion au traitement, l&#8217;information et l&#8217;instruction des patients rev\u00eatent une importance capitale.<\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>&#8220;Il est important d&#8217;expliquer aux patients les m\u00e9canismes de la pathologie afin que le sens et le but des mesures th\u00e9rapeutiques soient compris&#8221;, explique le professeur Dagmar Simon, m\u00e9decin-chef, Clinique universitaire de dermatologie, H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele, Berne [1]. Selon l&#8217;\u00e2ge des enfants concern\u00e9s, il est important d&#8217;impliquer les parents\/personnes qui s&#8217;occupent d&#8217;eux. Les deux m\u00e9canismes pathologiques les plus pertinents pour le traitement de la dermatite atopique (DA) sont le d\u00e9faut de barri\u00e8re et l&#8217;inflammation de type 2. &#8220;La dermatite atopique reste un diagnostic clinique&#8221;, a constat\u00e9 le professeur Simon [1]. Les crit\u00e8res de classification de Hanifin et Rajka, \u00e9tablis depuis des ann\u00e9es, ou les crit\u00e8res du UK Working-Party font toujours autorit\u00e9 [4,5]. La DA se manifeste cliniquement par des l\u00e9sions cutan\u00e9es ecz\u00e9mateuses r\u00e9currentes, une x\u00e9rodermie, un \u00e9ryth\u00e8me, une lich\u00e9nification, une desquamation. excoriations et \u00e9galement des l\u00e9sions suintantes. Les manifestations cutan\u00e9es peuvent varier consid\u00e9rablement d&#8217;une personne \u00e0 l&#8217;autre, en fonction du stade et de l&#8217;\u00e2ge. Alors que le visage est souvent touch\u00e9 chez les nourrissons, les l\u00e9sions cutan\u00e9es s&#8217;\u00e9tendent ensuite aux extr\u00e9mit\u00e9s et au tronc. Chez les jeunes enfants et les enfants d&#8217;\u00e2ge pr\u00e9scolaire, les foyers d&#8217;ecz\u00e9ma sont souvent accentu\u00e9s par les flexions et apparaissent principalement au niveau du creux des genoux, des plis des coudes, du cou, mais aussi de la nuque, du visage (en particulier des paupi\u00e8res), du dos des pieds et des mains. A l&#8217;\u00e2ge adulte, outre les grands plis articulaires, le visage et le cou sont pr\u00e9f\u00e9rentiellement touch\u00e9s [1].  <\/p>\n\n<h3 id=\"reponse-immunitaire-de-type-2-et-cercle-de-grattage-des-demangeaisons\" class=\"wp-block-heading\">R\u00e9ponse immunitaire de type 2 et cercle de grattage des d\u00e9mangeaisons<\/h3>\n\n<p>La physiopathologie de la MA est li\u00e9e \u00e0 une interaction complexe de facteurs g\u00e9n\u00e9tiques, de d\u00e9ficits de barri\u00e8re, d&#8217;une maladie de type 2 et d&#8217;une maladie g\u00e9n\u00e9tique.<br\/>et des facteurs environnementaux [6]. La dysr\u00e9gulation immunitaire est principalement due aux cellules T helper 2 (Th2).<\/p>\n\n<p>et les cytokines qu&#8217;elles produisent, notamment l&#8217;interleukine (IL)-4 et l&#8217;IL-13. La r\u00e9action Th2 est associ\u00e9e \u00e0 des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;IgE et \u00e0 des r\u00e9ponses immunitaires \u00e9osinophiles [7]. De plus, les cytokines Th2 renforcent encore la barri\u00e8re cutan\u00e9e d\u00e9j\u00e0 perturb\u00e9e dans la MA, ce qui peut notamment favoriser la p\u00e9n\u00e9tration d&#8217;agents irritants. Des \u00e9tudes montrent que le microbiote cutan\u00e9 contribue \u00e0 la r\u00e9gulation des r\u00e9ponses immunitaires [8]. Une pr\u00e9sence accrue de <em>Staphylococcus aureus <\/em>est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la MA [9]. Le TSLP peut \u00e0 son tour stimuler les neurones sensoriels impliqu\u00e9s dans l&#8217;induction des d\u00e9mangeaisons [10]. Cela peut cr\u00e9er une boucle de r\u00e9troaction dans laquelle les dommages m\u00e9caniques caus\u00e9s par le grattage entra\u00eenent une r\u00e9gulation \u00e9lev\u00e9e de l&#8217;expression de TSLP [11]. &#8220;Les d\u00e9mangeaisons sont un sympt\u00f4me majeur de la MA&#8221;, a soulign\u00e9 l&#8217;intervenante [1]. Les sympt\u00f4mes de prurit peuvent entra\u00eener des troubles du sommeil. En outre, les patients atteints de la MA souffrent souvent de comorbidit\u00e9s atopiques [2,3].  <\/p>\n\n<h3 id=\"risque-de-marche-atopique\" class=\"wp-block-heading\">Risque de &#8220;marche atopique<\/h3>\n\n<p>Par d\u00e9finition, l&#8217;atopie est une hypersensibilit\u00e9 de la peau et des muqueuses aux facteurs environnementaux ou aux agressions quotidiennes de nature m\u00e9canique, chimique et immunologique [12\u201314]. La plupart du temps, la DA pr\u00e9c\u00e8de les autres maladies atopiques. Parmi ces derni\u00e8res, outre la rhinite\/rhinoconjonctivite allergique et l&#8217;asthme bronchique, on compte souvent les allergies alimentaires m\u00e9di\u00e9es par les immunoglobulines (Ig)E et l&#8217;\u0153sophagite \u00e0 \u00e9osinophiles [12\u201314]. Les patients atteints de DA p\u00e9diatrique (&#8220;early-onset&#8221; AD) sont particuli\u00e8rement expos\u00e9s \u00e0 une &#8220;marche atopique&#8221;. Les m\u00e9canismes exacts qui conduisent au d\u00e9veloppement de comorbidit\u00e9s atopiques chez les patients atteints de la MA n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement \u00e9lucid\u00e9s. Mais on sait d\u00e9sormais que de nombreuses sous-populations de lymphocytes T et de cytokines impliqu\u00e9es dans la physiopathologie de la DA jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans d&#8217;autres maladies atopiques [15\u201317]. En ce sens, l&#8217;inflammation cutan\u00e9e peut contribuer \u00e0 une sensibilisation allergique syst\u00e9mique chez [18,19].  <\/p>\n\n<h3 id=\"traitement-par-etapes\" class=\"wp-block-heading\">Traitement par \u00e9tapes  <\/h3>\n\n<p>Le traitement de la MA doit \u00eatre adapt\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, \u00e0 l&#8217;\u00e9volution de la maladie, \u00e0 la localisation des l\u00e9sions et \u00e0 la souffrance du patient [20]. Il est recommand\u00e9 de suivre un traitement progressif adapt\u00e9 \u00e0 l&#8217;expression clinique. Par ailleurs, il est conseill\u00e9 d&#8217;\u00e9viter les facteurs de d\u00e9clenchement individuels [20,21]. &#8220;L&#8217;\u00e9ducation des patients est vraiment importante&#8221;, a soulign\u00e9 le professeur Simon [1]. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;adh\u00e9sion peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e par des plans de traitement et des instructions adapt\u00e9es au patient.  <\/p>\n\n<p><strong>Soins de base : <\/strong>outre l&#8217;\u00e9vitement des facteurs de provocation et des allerg\u00e8nes pertinents, le traitement de base de la DA consiste principalement en l&#8217;application r\u00e9guli\u00e8re de topiques hydratants et relipidants, contenant par exemple de la glyc\u00e9rine ou de l&#8217;ur\u00e9e [20]. Il faut toujours appliquer des \u00e9mollients, en particulier apr\u00e8s la douche ou le bain. &#8220;Le traitement de base est tr\u00e8s important &#8211; m\u00eame si les patients re\u00e7oivent un traitement syst\u00e9mique, des \u00e9mollients doivent \u00eatre appliqu\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement&#8221;, a expliqu\u00e9 l&#8217;intervenante [1].<\/p>\n\n<p><strong>Traitement anti-inflammatoire topique : <\/strong>pour les ecz\u00e9mas l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s, les corticost\u00e9ro\u00efdes topiques (TCS) sont le premier choix. Le professeur Simon recommande l&#8217;utilisation de TCS de classe II (par ex. m\u00e9thylprednisolone, prednicarbate) ou de classe III (par ex. mom\u00e9tasone) [1]. Commencer par une fr\u00e9quence de 1\u00d7 par jour et, lorsque les sympt\u00f4mes se sont am\u00e9lior\u00e9s, soit suivre le sch\u00e9ma de tapering (1\u00d7 tous les deux jours, 1\u00d7 tous les trois jours), soit passer directement au traitement d&#8217;entretien (2\u00d7\/semaine). Les TCS entra\u00eenent un d\u00e9but d&#8217;action plus rapide que les inhibiteurs topiques de la calcineurine (TCI). Par cons\u00e9quent, les TCS sont consid\u00e9r\u00e9s comme un traitement de premi\u00e8re ligne en cas d&#8217;exacerbation aigu\u00eb. Toutefois, l&#8217;utilisation des TCS doit \u00eatre limit\u00e9e dans le temps ou intermittente afin d&#8217;\u00e9viter l&#8217;atrophie cutan\u00e9e comme effet secondaire potentiel [20]. Les TCI (tacrolimus, pim\u00e9crolimus) peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en seconde ligne comme alternative topique. Dans les r\u00e9gions sensibles, les TCI sont \u00e9ventuellement pr\u00e9f\u00e9rables aux TCS. La fr\u00e9quence d&#8217;application recommand\u00e9e pour le TCI est initialement de 2\u00d7\/jour. Dans le cadre d&#8217;un traitement d&#8217;entretien proactif, on peut ensuite passer \u00e0 une application 2\u00d7\/semaine, comme pour les TCS. &#8220;Un traitement topique est suffisant pour la plupart des patients, mais dans les cas plus graves, un traitement syst\u00e9mique doit \u00eatre envisag\u00e9&#8221;, a-t-elle ajout\u00e9 [1].  <\/p>\n\n<p><strong>Luminoth\u00e9rapie : <\/strong>selon la ligne directrice, le traitement par phototh\u00e9rapie (UVA-1, UVB \u00e0 bande \u00e9troite) peut \u00eatre envisag\u00e9 dans les phases aigu\u00ebs de la maladie chez les patients &gt;18 ans pr\u00e9sentant des l\u00e9sions mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res de la MA.  <\/p>\n\n<p><strong>Traitement syst\u00e9mique : <\/strong>si l&#8217;ecz\u00e9ma n&#8217;est pas suffisamment trait\u00e9 par les traitements topiques\/la phototh\u00e9rapie, l&#8217;utilisation de m\u00e9dicaments syst\u00e9miques doit \u00eatre envisag\u00e9e [20]. En Suisse, pour obtenir une prise en charge par l&#8217;assurance maladie, il est n\u00e9cessaire d&#8217;utiliser un traitement syst\u00e9mique conventionnel avant de pouvoir passer \u00e0 un traitement par des m\u00e9dicaments biologiques ou des inhibiteurs de JAK (JAK-i).  <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>\n  <em>M\u00e9dicaments syst\u00e9miques conventionnels : <\/em>\n<\/strong>La ciclosporine est le repr\u00e9sentant le plus fr\u00e9quemment utilis\u00e9 de ce groupe de m\u00e9dicaments [20,22]. L&#8217;azathioprine et le m\u00e9thotrexate sont moins souvent utilis\u00e9s. Selon la ligne directrice, les immunosuppresseurs conventionnels ne doivent \u00eatre utilis\u00e9s que comme traitement \u00e0 court terme ou intermittent et en \u00e9valuant les risques d&#8217;effets secondaires possibles.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\n  <em>Les m\u00e9dicaments biologiques : <\/em>\n<\/strong>Actuellement, deux anticorps monoclonaux sont disponibles pour le traitement de la DA mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re. Dupilumab (Dupixent\u00ae) est autoris\u00e9 en Suisse depuis 2019 [22,23]. En cons\u00e9quence, il existe d\u00e9j\u00e0 de nombreuses donn\u00e9es empiriques sur cet agent immunomodulateur. Le dupilumab se lie \u00e0 la sous-unit\u00e9 alpha du r\u00e9cepteur de l&#8217;IL-4 (IL-4R\u03b1), bloquant ainsi la liaison au r\u00e9cepteur de l&#8217;IL-4 et de l&#8217;IL-13 [24,25]. Le m\u00e9dicament biologique est g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s bien tol\u00e9r\u00e9 et peut d\u00e9sormais \u00eatre utilis\u00e9 chez les adolescents et les enfants (\u00e0 partir de 6 mois) [22]. Les effets secondaires les plus fr\u00e9quents sont des r\u00e9actions locales au site d&#8217;injection et des conjonctivites. L&#8217;intervenante pr\u00e9cise qu&#8217;ils se traitent g\u00e9n\u00e9ralement bien \u00e0 l&#8217;aide de gouttes ophtalmiques ; le cas \u00e9ch\u00e9ant, il faut envisager d&#8217;adresser le patient \u00e0 un ophtalmologue [1]. Avec le tralokinumab (Adtralza\u00ae), qui a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 en Suisse en 2022, un autre m\u00e9dicament biologique est disponible pour le domaine d&#8217;indication de la MA [22,23]. La bonne efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 du tralokinumab ont d\u00e9sormais \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9es \u00e0 long terme. Alors que dans l&#8217;UE, ce m\u00e9dicament biologique peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 pour les adolescents, l&#8217;autorisation officielle en Suisse se limite actuellement aux patients AD de plus de 18 ans (\u00e9tat de l&#8217;information 04.03.2024) [22,23].  <\/li>\n\n\n\n<li><strong>\n  <em>Les inhibiteurs de JAK :<\/em>\n<\/strong> Les JAK-i inhibent, avec une s\u00e9lectivit\u00e9 variable, la transduction du signal des cytokines pro-inflammatoires au niveau intracellulaire et emp\u00eachent ainsi la transduction du signal de diff\u00e9rents r\u00e9cepteurs situ\u00e9s en amont. Le premier repr\u00e9sentant de la classe des JAK-i \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 dans la MA a \u00e9t\u00e9 le baricitinib (Olumiant\u00ae) [22]. Plus tard, les autorisations de mise sur le march\u00e9 de l&#8217;upadacitinib (Rinvoq\u00ae) et de l&#8217;abrocitinib (Cibinqo\u00ae) ont suivi [22]. Les trois substances inhibent JAK-1 et le baricitinib inhibe \u00e9galement JAK-2. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, les JAK-i ne sont autoris\u00e9s que pour les patients adultes atteints de la MA [22]. Il s&#8217;agit de m\u00e9dicaments dont le d\u00e9but d&#8217;action est tr\u00e8s rapide, bien que le profil de s\u00e9curit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral des JAK-i fasse l&#8217;objet de controverses. Il existe un consensus sur le fait que certaines pr\u00e9cautions doivent \u00eatre prises. Des alternatives th\u00e9rapeutiques doivent \u00eatre envisag\u00e9es, en particulier chez les patients pr\u00e9sentant certaines maladies pr\u00e9existantes (par ex. maladies cardiovasculaires) ou des facteurs de risque (par ex. risque accru de thromboembolie veineuse) ainsi que dans le groupe d&#8217;\u00e2ge des plus de 65 ans, et les maladies infectieuses chroniques doivent \u00eatre exclues avant le d\u00e9but du traitement. Il convient toutefois de noter que les mises en garde figurant dans l&#8217;information professionnelle sont bas\u00e9es sur des donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes men\u00e9es chez des patients atteints de polyarthrite rhumato\u00efde et ne sont que partiellement transposables au domaine d&#8217;indication de la MA. Les mesures compl\u00e8tes de d\u00e9pistage et de suivi sont d\u00e9crites en d\u00e9tail dans la ligne directrice [20].<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><em>Congr\u00e8s : Allergy &amp; Immunology Update  <\/em><\/p>\n\n<p><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"2480\" height=\"2094\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-378295\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2.png 2480w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-800x675.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-1160x979.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-2048x1729.png 2048w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-120x101.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-90x76.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-320x270.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-560x473.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-1920x1621.png 1920w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-240x203.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-180x152.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-640x540.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-1120x946.png 1120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-1600x1351.png 1600w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/04\/Interviewkasten_DP2-2320x1959.png 2320w\" sizes=\"(max-width: 2480px) 100vw, 2480px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p><\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :  <\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>&#8220;Managing atopic dermatitis : with focus in adolescents&#8221;, Symposium III : Th2 driven inflammation, Prof. Dr. med. D. Simon, Allergy &amp; Immunology Update, 26-28.01.2024.<\/li>\n\n\n\n<li>Werfel T, et al. : Ligne directrice sur la dermatite atopique [ecz\u00e9ma atopique ; dermatite atopique], 2016, S2k, num\u00e9ro de registre AWMF : 013-027.<\/li>\n\n\n\n<li>Deckert S, Kopkow C, Schmitt J : Nonallergic comorbidities of atopic eczema : an overview of systematic reviews. Allergy 2014 ; 69(1) : 37-45.<\/li>\n\n\n\n<li>Hanifin JM, Rajka G : Caract\u00e9ristiques diagnostiques de la dermatite atopique. Acta dermato venereological 1980 : 44-70.<\/li>\n\n\n\n<li>Williams HC, et al. : The U.K. Working Party&#8217;s Diagnostic Criteria for Atopic Dermatitis. I. Derivation of a minimum set of discriminators for atopic dermatitis. Br J Dermatol 1994 ; 131(3) : 383-396.<\/li>\n\n\n\n<li>Traidl S, Werfel T, Traidl-Hoffmann C : Ecz\u00e9ma atopique : les r\u00e9sultats physiopathologiques comme le d\u00e9but d&#8217;une nouvelle \u00e8re d&#8217;options th\u00e9rapeutiques. Handb Exp Pharmacol 2021. doi : 10.1007\/164_2021_492.<\/li>\n\n\n\n<li>Berger A : R\u00e9ponses Th1 et Th2 : que sont-elles ? BMJ 2000 ; 321 : 424.<\/li>\n\n\n\n<li>Yamazaki Y, Nakamura Y, N\u00fa\u00f1ez G : R\u00f4le du microbiote dans l&#8217;immunit\u00e9 de la peau et la dermatite atopique. Allergol Int 2017 ; 66 : 539-544.<\/li>\n\n\n\n<li>Nakatsuji T, et al : Staphylococcus aureus exploite les d\u00e9fauts de la barri\u00e8re \u00e9pidermique dans la dermatite atopique pour d\u00e9clencher l&#8217;expression de cytokines. J Invest Dermatol 2016 ; 136 : 2192-2200.  <\/li>\n\n\n\n<li>Wilson SR, et al : La cytokine TSLP d\u00e9riv\u00e9e des cellules \u00e9pith\u00e9liales de la dermatite atopique active les neurones pour induire l&#8217;ecz\u00e9ma. Cell 2013 ; 155 : 285-295.<\/li>\n\n\n\n<li>Oyoshi MK, et al : Une blessure m\u00e9canique polarise les cellules dendritiques de la peau pour \u00e9lire une r\u00e9ponse TH2 en induisant l&#8217;expression de la lymphopo\u00ef\u00e9tine du stroma thymique cutan\u00e9. J Allergy Clin Immunol 2010 ; 126 : 976-984.e5.<\/li>\n\n\n\n<li>Paller AS, et al : La marche atopique et la multimorbidit\u00e9 atopique : de nombreuses trajectoires, de nombreuses voies. J Allergy Clin Immunol 2019;143 : 46-55.<\/li>\n\n\n\n<li>Johansson SG, et al. : Nomenclature r\u00e9vis\u00e9e des allergies \u00e0 usage mondial : rapport du comit\u00e9 de r\u00e9vision de la nomenclature de l&#8217;Organisation mondiale de l&#8217;allergie, octobre 2003. J Allergy Clin Immunol 2004 ; 113 : 832-836.  <\/li>\n\n\n\n<li>Buhl T, Werfel T : [Atopische Dermatitis \u2013 Perspektiven und unerf\u00fcllte medizinische Bedarfe]. J Dtsch Dermatol Ges. 2023 ; 21(4) : 349-354.<\/li>\n\n\n\n<li>Wambre E, et al : Une sous-population de cellules TH2 humaines ph\u00e9notypiquement et fonctionnellement distincte est associ\u00e9e aux troubles allergiques. Sci Transl Med 2017 ; 9 : eaam9171.<\/li>\n\n\n\n<li>Cianferoni A, Spergel J : L&#8217;importance du TSLP dans les maladies allergiques et son r\u00f4le en tant que cible th\u00e9rapeutique potentielle. Expert Rev Clin Immunol 2014 ; 10 : 1463-1474.<\/li>\n\n\n\n<li>Qu N, et al : R\u00f4les pivots des cytokines li\u00e9es au T-helper 17, IL-17, IL-22, et IL-23, dans les maladies inflammatoires. Clin Dev Immunol 2013 ; 2013 : 968549.<\/li>\n\n\n\n<li>Hill DA, Spergel JM : The atopic march : critical evidence and clinical relevance. Ann Allergy Asthma Immunol 2018 ; 120 : 131-137.<\/li>\n\n\n\n<li>Brunner PM, et al : La signature prot\u00e9omique sanguine de la dermatite atopique p\u00e9diatrique pr\u00e9coce montre une inflammation syst\u00e9mique et est distincte de la maladie \u00e0 long terme de l&#8217;adulte. J Am Acad Dermatol 2019 ; 81 : 510-519.<\/li>\n\n\n\n<li>Werfel T, et al. : S3-Leitlinie &#8220;Atopische Dermatitis&#8221;, 2023, AWMF-Registerr. 013-027 (mise \u00e0 jour : 16\/06\/2023), <a href=\"https:\/\/register.awmf.org\/de\/leitlinien\/detail\/013-027\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/register.awmf.org\/de\/leitlinien\/detail\/013-027,<\/a>(derni\u00e8re consultation 04.03.2024).<\/li>\n\n\n\n<li>Akdis CA, et al : Diagnostic et traitement de la dermatite atopique chez l&#8217;enfant et l&#8217;adulte : Acad\u00e9mie europ\u00e9enne d&#8217;allergologie et d&#8217;immunologie clinique\/Acad\u00e9mie am\u00e9ricaine d&#8217;allergie, d&#8217;asthme et d&#8217;immunologie\/PRACTALL Consensus Report. J Allergy Clin Immunol 2006 ; 118(1) : 152-169.<\/li>\n\n\n\n<li>Swissmedic : Information sur les m\u00e9dicaments, <a href=\"http:\/\/www.swissmedicinfo.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.swissmedicinfo.ch,<\/a>(derni\u00e8re consultation 04.03.2024)  <\/li>\n\n\n\n<li>PharmaWiki, PharmaWiki, <a href=\"http:\/\/www.pharmawiki.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.pharmawiki.ch,<\/a>(derni\u00e8re consultation 04.03.2024)<\/li>\n\n\n\n<li>McCormick SM, Heller NM : Commentaire : R\u00e9cepteurs et signalisation de l&#8217;IL-4 et de l&#8217;IL-13. Cytokines 2015 ; 75(1):38-50.<\/li>\n\n\n\n<li>Hamilton JD, Ungar B, Guttman-Yassky E : Drug evaluation review : dupilumab in atopic dermatitis. Immunotherapy 2015q ; 7(10):1043-58.<\/li>\n\n\n\n<li>Wollenberg A, et al : European guideline (EuroGuiDerm) on atopic eczema : part I &#8211; systemic therapy. J Eur Acad Dermatol Venereol 2022 ; 36(9) : 1409-1431.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>DERMATOLOGIE PRAXIS 2024 ; 34(2) : 28-29 (publi\u00e9 le 24.4.24, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La mise \u00e0 jour du guide en langue allemande sur le traitement de la dermatite atopique (DA) est bas\u00e9e sur le guide EuroGuiDerm et a \u00e9t\u00e9 enrichie de plusieurs nouveaut\u00e9s&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":378665,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Dermatite atopique","footnotes":""},"category":[11549,11362,11527,11428,11539,11535],"tags":[14304,14304,17180,12636,5437,13449,13449,11586,35423,66097,12408,14309,14309,75976,75976,75973,75973,26801,26801,75975,75975,21276,21276,28641],"powerkit_post_featured":[],"class_list":{"0":"post-378661","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","6":"category-rx-fr","7":"category-dermatologie-et-venerologie","8":"category-etudes","9":"category-infectiologie","10":"category-interviews-fr","11":"category-rapports-de-congres","12":"tag-azathioprine-fr","14":"tag-ciclosporine","15":"tag-dermatite-atopique-fr","16":"tag-dermatite-atopique","17":"tag-dupilumab-fr","19":"tag-education-des-patients","20":"tag-hopital-de-lile-de-berne","21":"tag-marche-atopique","22":"tag-medicaments-biologiques","23":"tag-methotrexate-fr","25":"tag-methylprednisolone-fr","27":"tag-mometason-fr","29":"tag-pimecrolimus-fr","31":"tag-prednicarbat-fr","33":"tag-tacrolimus-fr","35":"tag-therapie-par-etapes","36":"pmpro-has-access"},"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-26 23:43:30","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":378587,"slug":"raggiungere-lobiettivo-con-il-trattamento-adattato-allo-stadio-e-leducazione-del-paziente","post_title":"Raggiungere l\u2019obiettivo con il trattamento adattato allo stadio e l\u2019educazione del paziente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/raggiungere-lobiettivo-con-il-trattamento-adattato-allo-stadio-e-leducazione-del-paziente\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":378604,"slug":"atingir-o-objetivo-com-tratamento-adaptado-a-fase-e-educacao-dos-doentes","post_title":"Atingir o objetivo com tratamento adaptado \u00e0 fase e educa\u00e7\u00e3o dos doentes","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/atingir-o-objetivo-com-tratamento-adaptado-a-fase-e-educacao-dos-doentes\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":378675,"slug":"alcanzar-el-objetivo-con-un-tratamiento-adaptado-al-estadio-y-la-educacion-del-paciente","post_title":"Alcanzar el objetivo con un tratamiento adaptado al estadio y la educaci\u00f3n del paciente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/alcanzar-el-objetivo-con-un-tratamiento-adaptado-al-estadio-y-la-educacion-del-paciente\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/378661","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=378661"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/378661\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":379590,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/378661\/revisions\/379590"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/378665"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=378661"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=378661"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=378661"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=378661"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}