{"id":379545,"date":"2024-06-27T00:01:00","date_gmt":"2024-06-26T22:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/?p=379545"},"modified":"2024-06-27T07:29:45","modified_gmt":"2024-06-27T05:29:45","slug":"gestion-du-traitement-a-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/gestion-du-traitement-a-jour\/","title":{"rendered":"Gestion du traitement \u00e0 jour"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Le carcinome des cellules r\u00e9nales est l&#8217;une des tumeurs malignes les plus rares chez l&#8217;adulte. En ce qui concerne les options de traitement m\u00e9dicamenteux, cette entit\u00e9 tumorale a n\u00e9anmoins connu ces derni\u00e8res ann\u00e9es une \u00e9volution aussi rapide que peu d&#8217;autres maladies malignes. Aujourd&#8217;hui, ce n&#8217;est pas seulement la th\u00e9rapie cibl\u00e9e qui est au centre de l&#8217;attention pour le carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9, mais aussi les traitements combin\u00e9s. <\/strong><\/p>\n\n<!--more-->\n\n<p>Le cancer du rein est le troisi\u00e8me cancer urologique le plus fr\u00e9quent. Chaque ann\u00e9e en Suisse, pr\u00e8s de 1000 personnes sont atteintes d&#8217;une tumeur r\u00e9nale maligne [1]. Cela repr\u00e9sente environ 2% de toutes les tumeurs malignes solides. La majorit\u00e9 des tumeurs appartiennent histologiquement aux carcinomes r\u00e9naux \u00e0 cellules claires, qui &#8211; selon le sous-type &#8211; ont un pronostic l\u00e9g\u00e8rement meilleur que les cancers du rein non \u00e0 cellules claires [2,3].  <\/p>\n\n<p>Toutefois, \u00e0 un stade avanc\u00e9, le pronostic est d\u00e9favorable pour la plupart des personnes atteintes : les trois quarts d&#8217;entre elles pr\u00e9sentent un risque moyen \u00e0 \u00e9lev\u00e9 de ne pas voir la maladie s&#8217;arr\u00eater [4]. Cependant, le paysage th\u00e9rapeutique du carcinome r\u00e9nal m\u00e9tastatique a consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9 avec l&#8217;arriv\u00e9e de nombreuses nouvelles autorisations de mise sur le march\u00e9. Aux th\u00e9rapies cibl\u00e9es sont venus s&#8217;ajouter les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires, qui peuvent d\u00e9sormais \u00eatre utilis\u00e9s en combinaison [5].<\/p>\n\n<h3 id=\"traitement-possible-au-stade-precoce\" class=\"wp-block-heading\">Traitement possible au stade pr\u00e9coce<\/h3>\n\n<p>Le traitement causal le plus efficace et le seul traitement curatif reste n\u00e9anmoins la chirurgie. Dans ce cas, une n\u00e9phrectomie radicale ou partielle peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e. La n\u00e9phrectomie partielle consiste \u00e0 conserver le plus de tissu r\u00e9nal fonctionnel possible, car l&#8217;insuffisance r\u00e9nale postop\u00e9ratoire est un facteur pronostique n\u00e9gatif. Cependant, leur succ\u00e8s au stade T2 d\u00e9pend d&#8217;une s\u00e9lection rigoureuse des patients et de l&#8217;expertise chirurgicale. En outre, \u00e0 des stades plus avanc\u00e9s, la chirurgie n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement utile qu&#8217;en combinaison avec d&#8217;autres mesures de traitement. On utilise alors en premier lieu des th\u00e9rapies combin\u00e9es cibl\u00e9es.  <\/p>\n\n<h3 id=\"gestion-des-traitements-cibles\" class=\"wp-block-heading\">Gestion des traitements cibl\u00e9s<\/h3>\n\n<p>La th\u00e9rapie cibl\u00e9e avec des inhibiteurs de tyrosine kinase, des inhibiteurs de mTOR ou des anticorps s&#8217;est \u00e9tablie au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. En particulier, l&#8217;inhibition du VEGFR (r\u00e9cepteur du facteur de croissance endoth\u00e9lial vasculaire) est l&#8217;option standard pour les patients dont le pronostic est favorable, dont les tumeurs n&#8217;ont pas pu \u00eatre op\u00e9r\u00e9es ou qui ont d\u00e9velopp\u00e9 des m\u00e9tastases [6] <strong>(tableau 1). <\/strong> <\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><a href=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1471\" height=\"864\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-379444\" style=\"width:500px\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34.png 1471w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-800x470.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-1160x681.png 1160w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-120x70.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-90x53.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-320x188.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-560x329.png 560w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-240x141.png 240w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-180x106.png 180w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-640x376.png 640w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/tab1_OH2_s34-1120x658.png 1120w\" sizes=\"(max-width: 1471px) 100vw, 1471px\" \/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<p>Le premier inhibiteur de point de contr\u00f4le, qui cible la prot\u00e9ine de surface PD-1, a ensuite \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 comme traitement de deuxi\u00e8me ligne apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;un traitement ant\u00e9rieur. Entre-temps, il est \u00e9galement possible d&#8217;effectuer un double blocage des points de contr\u00f4le immunitaire dans le cadre d&#8217;une utilisation pr\u00e9coce. Le traitement combin\u00e9 de l&#8217;inhibiteur de point de contr\u00f4le nivolumab et de l&#8217;anticorps anti-CTLA-4 ipilimumab a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9. Par rapport \u00e0 la th\u00e9rapie cibl\u00e9e, le double blocage des points de contr\u00f4le pr\u00e9sente des avantages chez les patients pr\u00e9sentant un risque initial moyen ou d\u00e9favorable. <\/p>\n\n<p>Apr\u00e8s 18 mois, 75% des personnes concern\u00e9es \u00e9taient encore en vie et la survie globale m\u00e9diane n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 atteinte pendant la p\u00e9riode de suivi de l&#8217;\u00e9tude. Chez 9% des personnes trait\u00e9es par immunoth\u00e9rapie, la maladie a compl\u00e8tement r\u00e9pondu au traitement, ce qui signifie que la tumeur \u00e9tait initialement ind\u00e9tectable apr\u00e8s le traitement [4]. Les chances d&#8217;obtenir une r\u00e9ponse optimale et une r\u00e9mission de longue dur\u00e9e gr\u00e2ce aux nouveaux agents th\u00e9rapeutiques s&#8217;accompagnent toutefois d&#8217;un taux \u00e9lev\u00e9 d&#8217;effets secondaires. Leur traitement n\u00e9cessite une \u00e9quipe de soins interdisciplinaire bien coordonn\u00e9e [5].<\/p>\n\n<h3 id=\"les-therapies-combinees-ameliorent-le-pronostic\" class=\"wp-block-heading\">Les th\u00e9rapies combin\u00e9es am\u00e9liorent le pronostic<\/h3>\n\n<p>Une autre voie de traitement immuno-oncologique du cancer du rein consiste \u00e0 combiner les substances cibl\u00e9es \u00e9prouv\u00e9es avec des inhibiteurs de points de contr\u00f4le. Dans ce domaine, il existe actuellement des combinaisons comprenant par exemple l&#8217;inhibiteur de tyrosine kinase Axitinib avec le pembrolizumab (anticorps anti-PD-1) ou Axitinib avec l&#8217;avelumab, \u00e9galement anticorps anti-PD-L1. Le pembrolizumab en association avec le lenvatinib et le nivolumab en association avec le cabozantinib peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s dans le carcinome r\u00e9nal avanc\u00e9 ou m\u00e9tastas\u00e9. Si les th\u00e9rapies combin\u00e9es ne peuvent pas \u00eatre utilis\u00e9es, il est possible de recourir \u00e0 une monoth\u00e9rapie avec, entre autres, le cabozantinib ou le sunitinib.  <\/p>\n\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"http:\/\/www.krebsliga.ch\/ueber-krebs\/zahlen-fakten\/-dl-\/fileadmin\/downloads\/sheets\/zahlen-krebs-in-der-schweiz.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.krebsliga.ch\/ueber-krebs\/zahlen-fakten\/-dl-\/fileadmin\/downloads\/sheets\/zahlen-krebs-in-der-schweiz.pdf<\/a> (dernier acc\u00e8s le 23.04.2024)<\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"http:\/\/www.onkopedia.com\/de\/onkopedia\/guidelines\/nierenzellkarzinom-hypernephrom\/@@guideline\/html\/index.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.onkopedia.com\/de\/onkopedia\/guidelines\/nierenzellkarzinom-hypernephrom\/@@guideline\/html\/index.html<\/a> (dernier acc\u00e8s le 23.04.2024)<\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"http:\/\/www.krebsgesellschaft.de\/basis-informationen-krebs\/krebsarten\/nierenkrebs.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.krebsgesellschaft.de\/basis-informationen-krebs\/krebsarten\/nierenkrebs.html<\/a> (dernier acc\u00e8s le 23.04.2024)<\/li>\n\n\n\n<li>Motzer RJ, Nizar M, Tannier MD, et al : Nivolumab plus ipilimumab versus sunitinib dans le carcinome avanc\u00e9 des cellules r\u00e9nales. N Engl J Med 2018 ; 378 : 1277-1290<\/li>\n\n\n\n<li>Zsch\u00e4bitz S, Ivanyi P, Delecluse S. R\u00e9volution dans le traitement syst\u00e9mique du carcinome m\u00e9tastatique des cellules r\u00e9nales. Le N\u00e9phrologue 2020 ; 15 : 12-19<\/li>\n\n\n\n<li>Ivanyi P, Gr\u00fcnwald V : Traitement syst\u00e9mique du carcinome des cellules r\u00e9nales. Oncologue 2019 ; 25 : 517-522<\/li>\n\n\n\n<li>Heng DYC, Xie W, Regan MM, et al : External validation and comparison with other models of the International Metastatic Renal-Cell Carcinoma Database Consortium prognostic model : a population-based study. Lancet Oncol 2013 ; 14 : 141-148.<\/li>\n<\/ol>\n\n<p><\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2024 ; 12(2) : 34<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le carcinome des cellules r\u00e9nales est l&#8217;une des tumeurs malignes les plus rares chez l&#8217;adulte. 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